Maka-Maka est un mot hawaïen qui désigne deux personnes engagées dans une relation libertine. Et c’est bien ce dont il s’agit ici, puisque ce manga décrit les relations amoureuses entre deux amies, Jun et Nini, l’une étudiante, l’autre créatrice de mode. Ce sont des jeunes femmes très libérées : Nini a un petit ami, mais ne rechigne pas, bien au contraire, à passer des moments intimes avec son amie Jun, qui elle non plus ne dit pas non aux garçons.
Donc oui, Maka-Maka est ce qu’on pourrait appeler vulgairement un « manga de cul ». Que cela soit dit d’emblée, il est à réserver aux adultes. Cependant, son contenu est suffisamment intéressant pour que l’on s’y attache.
A la différence d’œuvres comme celles d’Ebine Yamaji par exemple, il n’y a pas de quête de sexualité dans cet ouvrage. Jun et Nini assument complètement leur bisexualité et, même si elles aiment les garçons, avouent à plusieurs reprises qu’elles préfèrent souvent se retrouver ensemble. Détail révélateur, leurs relations avec des hommes sont simplement suggérées, rarement montrées : Maka-Maka se concentre sur la relation lesbienne de Jun et Nini. Maka-Maka est donc une collection de petits moments intimes où les deux complices en profitent pour discuter sur tout et rien, pour partager joies et peines, doutes et succès.
Maka-Maka est « chaud ». L’auteur nous fait le plaisir de ne verser ni dans la pudibonderie hypocrite ni dans le cru gynécologique et arrive à un équilibre rarement atteint dans le manga érotique. Les situations et les actions des personnages sont crédibles et la mise en scène atteint, il faut bien l’avouer, des sommets d’érotisme, notamment dans la scène au téléphone. Le dessin est clair, l’auteur a pris le parti du réalisme, indispensable ici pour ne pas tomber dans la caricature. Le fait que l’album soit d’origine en couleur joue également beaucoup : cela permet à Kishi Torajiro de mettre en relief les corps de ses héroïnes, de les sublimer tout en restant dans le plus grand réalisme. Dans la salle de bain, sous la lune, on a vraiment l’impression d’y être, comme si ces deux adorables chipies nous avaient conviés en tant que spectateurs à leurs ébats amoureux. Et ça marche ! Maka-Maka n’aurait sans doute pas la même saveur s’il était resté en noir et blanc…
Ne vous attendez donc pas à un scénario construit, à une progression de la narration. Maka-Maka n’est rien d’autre que ce qu’il veut être : une collection de moments dans la vie de ses protagonistes, une étude de caractère de deux filles libérées et jouisseuses. Du coup, on regrette parfois de ne pas être une femme et de ne pouvoir se joindre à elles, tant tout cela semble naturel, sans arrière-pensées ni revendications. On peut par contre s’attendre à ce que les caractères des deux petites diablesses soient approfondis dans les prochains volumes.
Bref, si vous cherchez un bon moment de détente sans prise de tête, de sexe sans complexes ni complications, de fraîcheur dans ce monde de brutes, n’hésitez pas, que vous soyez un homme ou une femme, Maka-Maka vous comblera sans doute !
Bien bien bien….Maka-maka semble être une palette colorée de plaisirs et complicité entre ces deux coquinettes….ça me dirait bien de lire et regarder…
Maka Maka le retour(^^) est sorti…étude des caractères et instantanés croustillants….Ahhh le charme des cabines d’essayage…
Merci pour l’info. Si Xavier ne saute pas dessus, je m’occuperai de parler de ce dernier volume. Hé oui, le tome 2 est semble-t-il le dernier des aventures complices de nos amies.
Je vais essayer en effet de me le procurer
le cul, moteur du monde!!!
[...] fin) des aventures libertines de Jun et Nini, les deux complices libérées de Maka-Maka. Je disais dans ma chronique du volume précédent que ce second et dernier tome serait sans doute l’occasion pour Kishi Torajiro [...]
[...] fois chez Delcourt (qui apparaît sur nombre de blogs féminins) et la réussite discrète de Maka Maka et sa suite (auprès des adolescentes principalement), voici Arthur & Janet édité chez [...]