Imaginez Mercredi, la fille de la Famille Adams. Rajoutez une pincée de Tim Burton période Etrange Noël de Mr Jack et Noces Funèbres, avec un soupçon de Beetlejuice pour l’humour. N’oubliez pas une bonne dose de Ted Naifeh. Secouez, laissez mourir. Vous obtiendrez alors Lenore, telle que Roman Dirge l’a imaginée. Du coup, on se pose très clairement la question de la santé mentale de l’auteur, d’autant qu’il n’hésite pas à se mettre en scène dans des tranches de vie généralement catastrophiques…
Lenore, c’est gore, c’est ignoble, c’est drôle, c’est grinçant. On y meurt, généralement d’horrible manière, on y croise des créatures improbables et on est bien content que ce ne soit qu’un livre ! Et ce cocktail détonnant donne une œuvre singulière, totalement à part dans le monde du comics. Roman Dirge est finalement un digne représentant de ce monde « underground » du comics américain, comme peu l’être d’une certaine manière Ted Naifeh, qui a signé une page en « tribute » à Roman Dirge dans Noogies.
Lenore, on aime ou on n’aime pas. Si je vous en parle, c’est bien sûr parce que j’ai adoré, mais il est vrai que ces albums demandent peut-être un petit temps d’adaptation, sauf bien sûr si vous êtes déjà fans des œuvres précitées et peut-être aussi des Contes de la Crypte. Mais ce serait dommage de passer à côté des aventures de la chipie morte, tout en les réservant tout de même à un public averti…
Discussion
Aucun commentaire pour “Lenore”
Poster un commentaire