Alors, c’est l’histoire de Fennec, un bébé fennec qui en a assez que les serpents lui cassent les pieds dans sa savane (alors qu’ils en ont même pas, d’abord, des pieds). Alors, Fennec, il part chercher le collier de Chaman. Comme ça, il pourra faire pleuvoir partout dans la savane et ça leur fera les pieds, aux serpents (qui en ont pas). Alors, il part à la recherche du collier. Et il se fait plein de copains : un singe qui voit rien mais qui connaît plein de choses, un tamanoir un peu lourd et très bête, un perroquet qui lit dans son caca et puis plein d’autres.
Alors, c’est l’histoire de Fennec, un bébé fennec, qui en a assez que les serpents lui cassent les pieds dans sa savane
Et finalement, il le trouve le collier, mais en fait c’est pas vraiment ça qu’il cherchait. Et alors la fin elle est drôlement bien.
Moi j’ai bien aimé Fennec. Voilà.
Fin.
Capucine.
Fennec c’est rien moins qu’une chouette BD qui a été, à la base, écrite pour les enfants. Pourtant, elle a ce je ne sais quoi de frais et de joli tout plein qui pousse les grands enfants à la lire et la relire.
Tout concourt ici à charmer le lecteur de plus de 6 ans d’âge mental.
Le dessin de Yoann d’abord (Toto l’ornithorynque) saute littéralement aux yeux. C’est juste beau de simplicité. Un trait fin et discret, des couleurs chatoyantes et acidulées posées à la peintures à l’eau et des petits z’animaux méga choubidoux, Fennec en tête.
Ensuite le scénario et les dialogues de TRONDHEIM. Fennec plaira aux petits pour ses personnages rigolos (l’espèce de cochon balourd est à mourir de rire*) et ses dialogues enfantins (« T’as cacaté dans notre habitation ! »), le tout saupoudré (aspergé ?) d’un peu de cruauté pas trop méchante.
Parce que Fennec n’est pas aussi angélique qu’il en a l’air. Aussi mignon soit-il, c’est en fait un vrai petit diable qui ne s’en laisse pas conter par les autres animaux. Manger ou être mangé, voilà un adage qu’il a bien assimilé, lui.
L’histoire raconte donc la quête de Fennec qui part à la recherche d’un collier magique. Les planches sont découpées en deux strips de 6 cases, chacun marquant un gag tout en assurant la continuité.
Fennec, c’est aussi une espèce de quête initiatique ponctuée de réflexions philosophiques sur Dieu, les autres, le bien, le mal… que les petits bouts de 8-10 ans peuvent tout à fait appréhender.
Une BD drôle ET pédagogique, c’est pas si courant hein ?
Voilà donc une bien belle BD et je remercie encore une fois chaudement ma libraire préférée (Coucou Amélie) d’avoir (un peu) insisté pour que je la lise.
Foncez, ça vaut le coup. Vite lu mais encore plus vite relue et re-relue. Que du bonheur.
*Moi je lui donne la voix d’Henri GUIBET doublant le dinosaure de Toy Story
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