BD Franco-Belge

Alim le tanneur

Informations complémentaires

  • Titre de la série : Alim le tanneur
  • Nombre de tomes : 3
  • Scénariste : Wilfried LUPANO
  • Dessinateur : Virginie AUGUSTIN
  • Editeur : Delcourt
  • Genre : Prophétique

Copyright Delcourt 2004

Gloire au prophète

Gloire à Jésameth qui a traversé les eaux jusqu’à l’île des dieux pour leur rappeler l’existence des hommes et leurs tristes conditions de vie. Jésameth est devenu une icône adorée au nom de laquelle les jésaméthains partent en croisade pour rallier les peuples à leur prophète, s’il le faut par la force.

Alim est tanneur, hors caste dans la grande cité sacrée de Brahmalem. Un soir, alors que tous font la fête pour « le Jour du Départ », il découvre dans les entrailles d’un poisson sirène échoué… l’armure de Jésameth, la vraie. Pas de doute possible.

Le voilà donc en possession d’objets propres à anéantir toute sa civilisation et par là même, obligé de fuir avec Bul, sa « brindille » de 4 ans et Pépé, son beau-père.

LUPANO nous enchante dès le premier volume avec ce joli conte sur une religion d’amour et de violence, mise à mal par la découverte d’un mensonge.

Le dessin de Virginie AUGUSTIN est très joli : tout en rondeur, il semble sortir tout droit d’un studio d’animation Disney. Alim n’est pas sans rappeler Aladdin, tant dans les personnages que dans ses décors. Les couleurs chaudes et chatoyantes flattent la rétine et les différents protagonistes deviennent rapidement attachants.

Situé deux ans après le 1er, le 2e tome surprend par la tournures des évènements : finie la menace des reliques pour l’empire. LUPANO n’en parle en tout cas presque plus et se concentre sur les conquêtes de Torq Djihid le sanguinaire, Torq Djihid qui ne tolère aucune autre religion que celle de Jésameth. Rattrapé par ce dernier, Alim est encore une fois contraint de fuir.

Virginie AUGUSTIN en profite pour abandonner le style « Aladdin » et se tourne vers le style « Mulan ». Le dessin est toujours aussi magnifique et les couleurs aussi biens choisies.

10 ans plus tard… Séparé de sa fille depuis la fin du tome 2, Alim se retrouve en cage, traité comme une bête par un faux sorcier. Mais le destin le rattrape et le voilà de nouveau sur la piste de Jésameth.

Cette fois, AUGUSTIN nous la joue « Kusko l’Empereur mégalo » et c’est toujours aussi beau. La jeune femme a vraiment du talent, c’est indéniable.

Copyright Delcourt 2007

Copyright Delcourt 2007

Le scénario, lui, nous perd un peu. Pourquoi tous ces sauts de puce dans le temps ? Que sont devenues Bul (qui doit avoir 16 ans maintenant) et Cléolia ? Où sont les reliques ?

A la fin du tome 2 on se demande déjà où LUPANO veut nous emmener et le tome 3 fini de nous perdre dans ses intentions. Ce n’est pas plus mal, finalement, mais les trois tomes sont quand même assez décousus et déconcertants.

Quoi qu’il en soit, Alim le tanneur reste une excellente BD dont j’attends la suite avec impatience.

Dans le même genre, consultez les articles suivants

Discussion

Aucun commentaire pour “Alim le tanneur”

Poster un commentaire