Enfin !!
Après de longs mois, d’interminables mois d’attente, le nouveau Baker Street est sorti. Le cheval qui murmurait à l’oreille de Sherlock Holmes (comprenne qui lira) marque le retour du détective le plus puéril de la bande dessinée et de tout le petit monde qui l’entoure : l’affreux LESTRADE, l’avinée Mme HUDSON et même le club des sports dangereux (qui accueille un nouveau membre… de poids).
Retour sur une série drôlissime.
« Le plus grand des détectives, oui c’est lui, Sherlock HOLMES le voici… »
En fait, non, ce Sherlock là n’a rien à voir avec celui de MIYAZAKI ou même avec l’original.
Celui qui nous intéresse ici est bête, méchant, jaloux, de mauvaise foi et puéril.
Il est bien évidemment accompagné du Docteur WATSON, son collègue, ami, faire valoir et souffre douleur. Et pour les épauler, Scotland Yard a mis à leur disposition l’inspecteur LESTRADE (ça l’éloigne du service, ils sont contents du coup, au Yard), aussi laid que bête et inversement.
Enfin, que serait Sherlock HOLMES sans Mme HUDSON la gouvernante, saoule de la première à la dernière planche qui leur prépare des petits déjeuners organiques et du thé au méthanol.
Le premier volume est un recueil d’histoires courtes, pré-publiées dans Spirou (ceci expliquant cela); dans le 2e tome HOLMES devra résoudre plusieurs affaires dans une histoire continue; les volumes 3 et 4 narrent une longue aventure de Londres aux Indes.
C’est méchant, caustique, irrévérencieux et… bourré de références.
D’ailleurs, si vous hésitez à acquérir la série, jetez un coup d’œil aux 4e de couv’ des 3 premiers tomes (j’insiste, pas la 4e du dernier volume, attention spoiler!): si vous riez ou simplement souriez, c’est gagné, jetez vous sur les albums.
C’est méchant, caustique, irrévérencieux et… bourré de références.
Ce qui fait la réussite des enquêtes (la longue aventure sur 2 volumes est vraiment à part dans la série) c’est que l’énigme est (très) souvent capillotractée (tirée par les cheveux quoi), et on se demande comment HOLMES (et VEYS) a pu en arriver à ces conclusions.
Pierre VEYS est un scénariste bourré d’humour et de non sens, une sorte de Gotlieb élevé par les Monthy Python.
Du grand n’importe quoi du début à la fin. Et ça marche.
Fidèle à la réputation du public lyonnais, je me considère (humblement) comme difficile, surtout en matière de bande dessinées d’humour. Et là, même en ayant déjà lu la série 3 ou 4 fois, je me suis surpris à sourire voire à rire ouvertement (attirant sur ma personne les regards interrogateurs des zombies parisiens dérangés par mes ricanements nasaux).
L’humour joue sur tous les tableaux: jeux de mots débiles, tartes à la crème, situations burlesques, personnages stupides, running gags (d’ailleurs, lisez IMPÉRATIVEMENT les volumes dans l’ordre de parution)…
Nicolas BARRAL nous offre des beaux dessins, au style épuré, fidèles à la tradition de la bédé dite « gros nez » d’humour. Pas de déception de ce côté là.
L’intérêt ne vient pas du classicisme du trait (attention, je n’ai jamais dit que c’était moche, hein!) mais des talents combinés de VEYS pour les gags et de BARRAL pour la mise en scène, cartoonesque.
Ça va vite, les répliques fusent, les gags abondent (en moyenne un par case!) et on passe un excellent moment.
Dans la même veine et des mêmes auteurs, je vous conseille Les aventures de Philip et Francis, parodie proprement hilarante de Blake et Mortimer qui ne demande aucune connaissance particulière de la série d’origine pour être appréciée. Un véritable régal.
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