« Qui garde les gardiens ? »
Dans les années 30, un savant fou allemand a mis au point une formule secrète permettant de modifier l’A.D.N. de l’homme pour lui conférer des capacités surhumaines.
70 ans et deux générations plus tard, on compte près de 2000 « supers » dans le ciel de la planète. Les gentils protègent la population des vilains et tout le monde est content. Mais si héros et vilains se mettent royalement sur la courge au milieu des passants, qui les empêche de déraper ?
C’est pour répondre à cette question que la C.I.A. a mis en place une petite équipe dirigée par Butcher. Elle est chargée de surveiller les « supers » et parfois de les rappeler à l’ordre. Bienvenue dans un monde sombre où les « super slips » se livrent aux pires exactions quand les caméras sont éteintes.
Quand les supers dépassent les bornes des limites, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres.
Dans sa parodie La Pro Garth ENNIS nous montrait sa vision très personnelle des supers-lycras, où de gentils lapins de trois semaines découvraient le monde avec une super-prostituée.
Il poursuivait en relançant la licence du Punisher, accentuant son côté héros-psychopathe dans des scénarii particulièrement adultes.
Avec The Boys, il passe la vitesse supérieure et nous livre une histoire totalement anti super-héros.
Ici, une multinationale gère l’image des supers collants pendant qu’ils défendent la planète. Mais derrière les sourires ultrabrite et les opérations caritatives se cachent de sales personnages, imbus de leur personne qui regardent avec arrogance et dédain le petit monde sous leur pied.
L’équipe de Butcher est là pour leur rappeler leurs obligations et éventuellement les remettre dans le droit chemin. J’en connais qui vont prendre une fessée.
Le titre a tellement secoué le milieu que DC Comics, éditeur initial, a gentiment demandé aux auteurs d’aller se faire publier ailleurs.
Garth n’est pas vraiment un scénariste qu’on qualifierait de « bucolique ». On lui doit pas mal de choses bien adultes et bien grasses comme Hellblazer, Preacher, ou Judge Dredd .
Dès le départ, il nous met dans l’ambiance : A-train (équivalent de Flash) explose contre un mur la copine de Ptit Hughie pendant que Butcher prend violemment la directrice de la C.I.A. en levrette sur son bureau. Ambiance.
Les dialogues sont crus, les bordées d’injures fusent et les situations glauques se succèdent. Une super héroïne veut intégrer les 7 (équivalent de la J.L.A.) ? Pas de problème mais elle va devoir donner de sa personne à ses futurs partenaires.
Au dessin on retrouve Darick ROBERTSON, déjà responsable de l’immense Transmetropolitain (avec un autre amoureux de l’humanité, Warren ELLIS). Encore une fois, il se glisse sans problème dans un monde dur et glauque et nous sert des trognes de tueurs et des mises en scènes bien crades.
Chaud devant ça tache !
Le titre a tellement secoué le milieu que DC Comics, éditeur initial, a gentiment demandé aux auteurs d’aller se faire publier ailleurs. Pas chien, il leur a quand même laissé les droits de la série pour qu’ils puissent continuer l’aventure. C’est Dynamite Entertainment qui a récupéré les compères et poursuit la série là où DC l’avait laissée.
Alors oui, The Boys c’est glauque, adulte et très violent. Oui, le titre est à réserver à un public très averti. Mais bon sang que c’est bon !
Nous voilà face à une série qui secoue carrément le monde du comic book dans tous les sens.
Début des années 90, les supers se mettent à faire de la politique et rappellent à l’ordre les dirigeants du monde (The Authority, Cla$$war, Suprem Power…). Début des années 2000, les supers déconnent et les espions du gouvernement les recadrent. The Boys marque-t-il l’émergence d’un nouveau courant ?
En attendant de le savoir, profitez de la sortie française de la série et jetez vous dessus sans retenue.
Allez, hop, pour vous éviter de chercher je vous file le lien vers le site de l’éditeur américain, Dynamic Entertainment. Merci qui ?
merci cruchot!
Alors ça aussi ça me plait bien ! ♥
Vais encre devoir vendre des photos de mon gosse et ma femme
Bon eh bien c’est tellement bien, apparemment, que c’est épuisé de partout. Plus qu’à attendre un éventuel re-tirage :’(