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Max et Compagnie/Kimagure Orange Road

Informations complémentaires

  • Nombre de tomes : 18 volumes pour la série complète
  • Dessinateur : Izumi Matsumoto
  • Editeur : Jump Comics / J'ai Lu Manga
  • Genre : Chronique amoureuse
  • Date de publication : 1984-1988 au Japon
Copyright Izumi Matsumoto / Jump Comics 1984

Copyright Izumi Matsumoto / Jump Comics 1984

Kimagure Orange Road est un titre que les français connaissent bien, et encore mieux dans sa traduction, Max et Compagnie. A l’origine manga de Matsumoto Izumi, publié entre 1984 et 1988 dans les pages du magazine Jump Comics, il a bien entendu rapidement fait l’objet d’une adaptation animée. C’est cette adaptation qui est parvenue la première en France, sur l’ancienne chaîne de la 5, à cette époque bénie pour les amateurs de japanimation où la chaîne de Berlusconi voulait se démarquer de Dorothée en proposant un choix de dessins animés plus vaste. Il faut malheureusement remarquer que Max & Cie n’est pas passé à travers une censure bizarre et souvent incompréhensible, comme la comparaison des versions animées japonaises et françaises le montre aisément…

Ce ne fut que bien plus tard que le manga atteint nos rivages, sous l’impulsion de la désormais défunte collection manga de J’ai Lu. Là encore, le travail d’édition n’était pas tout à fait à la hauteur : J’ai Lu utilisait notoirement du papier de basse qualité, pas toujours coupé de manière très harmonieuse et la traduction n’était pas sans défauts.

Mais baste de ces considérations techniques, attachons-nous au manga lui-même ! Max & Cie raconte l’histoire de Maxime (Kyôsuke Kasuga en VO) et de son triangle amoureux avec Sabrina (Madoka Ayukawa) et Pamela (Hikaru Hiyama). Lycéen, Max arrive dans sa nouvelle ville de résidence et, se promenant dans un parc, y rencontre Sabrina, pour laquelle il craque instantanément. Il a la surprise de la retrouver dans son nouveau lycée, où elle a plutôt mauvaise réputation, comme d’ailleurs Pamela. Cette dernière va craquer pour Max, après l’avoir vu réaliser un exploit sportif alors qu’il se croyait seul dans le gymnase. Car c’est bien là le problème, la famille de Max dispose de pouvoirs psychiques telles que la télékinésie ou la téléportation… Pratique ? Pas toujours, quand cela doit rester un secret bien gardé et que les deux jeunes sœurs de Max ne font pas toujours attention à ce qu’elles font… Max va donc se retrouver dans un triangle amoureux, adulé par Pamela qui ne lui est pas indifférente, mais amoureux en réalité de la belle Sabrina, énigmatique et rebelle.

Force est de constater que le dessin a vieilli. Si on reconnaît les protagonistes sans aucun problème, on ne peut pas dire que le style de Matsumoto Izumi soit particulièrement flamboyant. Cela est vrai notamment dans les premiers volumes, où on sent que Matsumoto Izumi cherche encore sa technique. Le dessin des personnages va évoluer considérablement durant toute la série, pour arriver à une maturité cette fois plutôt agréable à partir de la moitié de la série. Les décors sont également de plus en plus travaillés.

Copyright Izumi Matsumoto / J'ai Lu

Copyright Izumi Matsumoto / J'ai Lu

Tout cela ne fait pas de Max & Cie un « grand » manga. L’intérêt de cette œuvre est plutôt à chercher dans la galerie de personnages. Max est un éternel indécis, qui ne peut se résoudre à briser le cœur de Pamela dont il apprécie la compagnie, mais qui rêve d’être avec Sabrina. Bien souvent, ses pouvoirs serviront de ressort comique à l’intrigue, en provoquant des quiproquos et des situations embarrassantes pour lui, et qui lui feront dire souvent que ces pouvoirs sont plus une malédiction qu’une bénédiction. Surtout quand son cousin s’en mêle et met la pagaille ! Mais le personnage central, en définitive, reste Sabrina/Madoka. C’est l’archétype de la bad girl/grande sœur au grand cœur, jugée par les autres sur les apparences mais qui a un cœur en or. Pamela la considère d’ailleurs comme une sorte de modèle, la « sempai » des relations hiérarchiques japonaises, ce qui complique évidemment la situation de Max. Le charisme de Sabrina y fait pour beaucoup et elle est restée de très nombreuses années en haut des classements des personnages féminins préférés au Japon, bien après la fin du manga et de la série télévisée.

Max & Cie a donc le charme de l’adolescence, des premières amours que les adultes croient insouciantes mais qui se révèlent bien compliquées pour ceux qui la vivent. Même s’il peut paraître naïf et désuet aux adultes de maintenant, nul doute qu’il réveillera également en eux ce parfum de paradis perdu, cette nostalgie pour les temps enfuis de la jeunesse dont on ne garde finalement que les bons souvenirs.

Max & Cie n’est donc pas un « grand » manga, mais c’est un manga attachant, aux personnages avec lesquels on peut facilement s’identifier, un de ces petits coups de cœur qu’on ne peut vraiment expliquer mais qui réconfortent ! Espérons une réédition rapide de cette œuvre, car les exemplaires français ont parfois la fâcheuse manie d’atteindre des sommes déraisonnables sur eBay,,,

Discussion

3 commentaires pour “Max et Compagnie/Kimagure Orange Road”

  1. juste pour illustrer l’article, le petit générique entêtant de l’animé version française
    http://fr.youtube.com/watch?v=hjX2Yql1QWM

    attention les oreilles :)

    Posté par Androids974 | 31 octobre 2008, 12:25
  2. Ah, merci pour ce petit moment de pure nostalgie en ce qui me concerne ! Je ne ratais pas un épisode à l’époque (j’étais au collège) ! :D Et avec le recul, je le trouve toujours bien meilleur que bon nombre de ceux qui ont été « commis » par l’équipe à Dorothée…

    Posté par Xavier | 31 octobre 2008, 13:05
  3. Que de souvenirs tout cela. J’aimais beaucoup regarder l’animé étant plus jeune.

    Posté par Benoît | 31 octobre 2008, 13:13

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