
copyright Guillaume Bouzard / Dargaud 2008
Oui, je sais, je parle encore de Guillaume Bouzard sur Kroniks, après le troisième volume de son Autobiography… Mais qu’est-ce que j’y peux, moi, si j’adore ce qu’il fait ? A part essayer de garder une certaine objectivité pour vous en parler ?
Car oui, j’aime Plageman, j’aime Coincoin l’homme manchot empereur, j’aime son Autobiography… et cette Autobiography of a mitroll ne déroge pas à la règle. Elle se place d’ailleurs dans la droite ligne de l’Autobiography of me too : on y retrouve Bouzard lui-même, sa compagne et son chien Flopi. La mère de Bouzard vient de faire un malaise et se sentant sur la fin elle fait venir son fils pour lui révéler le secret de ses origines : son père serait en fait un troll ! Non, pas les provocateurs sur les forums, les versions Tolkien, avec du poil ! Et voilà Bouzard parti à la recherche de ses origines, puisque cela fait de lui un demi-troll, un « mitroll ».
Rassurons tout le monde : la mère de Bouzard se porte bien, comme lui-même l’a révélé au cours d’un entretien avec la presse spécialisée. C’est juste un pitch, une manière complètement décalée de commencer une histoire. Car Bouzard reste fidèle à son style, tant graphique que narratif : personnages caricaturés mais attachants, scènes incongrues et remarques absurdes, humour de bon aloi et amis aux ressources cachées. Cet album reste ce qu’il devait être : une tranche d’humour, de délire comme Bouzard sait si bien les faire, sur fond de road-movie et de buddy-movie pour la seconde partie.
La différence avec ses œuvres précédentes est qu’il s’agit là du début d’une série. Ce tome 1 est donc l’occasion de lancer le scénario, de camper les personnages et de les lancer sur les routes incertaines de la recherche des origines. Comme tout tome 1, il se termine sur un petit cliffhanger des familles, histoire de nous dire « restez à l’écoute pour la suite » et c’est de bonne guerre.
Voilà donc un album fort sympathique, avec ce petit truc en plus qui fait qu’on attend impatiemment la suite. Ceux qui connaissent et apprécient Bouzard ont déjà certainement fait l’acquisition de cet album. Il serait dommage pour les autres de passer à côté de la découverte d’un auteur attachant.
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