
copyright Murata-Hamori / Glénat 1996 - 1999
Noritaka Sawamura compte bien sur son entrée au lycée pour changer de vie. En effet, il arrive dans un nouvel établissement où personne ne le connait et où il pourra repartir de zéro. Car au collège, un zéro, c’est bien comme ça qu’il était considéré, pour son allure de gringalet et sa poltronnerie, ce qui lui valait d’être la tête de Turc de la classe…
Les premiers jours de lycée sont comme un rêve pour lui. Personne ne se moque de lui et sa voisine de table, l’extrêmement charmante Miki, semble bien disposée envers lui. Noritaka a tout de suite le coup de foudre et Miki ne semble pas être insensible. Mais voilà, lors d’un match de base-ball, sa couardise légendaire reprend le dessus : il se baisse pour éviter une balle qu’il aurait pu attraper et Miki, qui était derrière lui, la prend en pleine figure… C’en est fini de l’idylle, Miki lui déclarant froidement qu’elle déteste les faibles.
Le pauvre Noritaka ne veut pourtant pas en rester là et décide de s’inscrire dans un club de sport de combat pour prouver à sa belle qu’il n’est pas une femmelette. Hélas, tous ses essais se soldent par des échecs cuisants et il commence à devenir la risée du lycée ! Jusqu’au moment où, par hasard, il tombe sur un club décrépit : c’est le club de Muay-Thai, dirigé par le coach Maruyama et ne comptant pour tout membre qu’un étudiant étranger, le thaïlandais Tchan-Poua. A première vue, le coach ne sait pas trop quoi faire de cet adolescent tout mou, mais devant son insistance, il accepte de le laisser faire un essai. Au moment où Noritaka commence à frapper le sac de sable, le coach Maruyama semble pourtant détecter chez lui des prédispositions au combat et accepte de le prendre sous son aile !
Les méthodes de Maruyama sont cependant tout sauf orthodoxes et Noritaka est dubitatif quant à la capacité du coach à lui enseigner des choses. Noritaka n’aura pourtant pas le choix : sa maladresse légendaire le place dans une situation inconfortable où, pour défendre l’honneur de Miki, il doit se battre contre un des champions du club de boxe de l’école ! C’est le début pour Noritaka d’une longue série d’entraînements et de combats contre des adversaires toujours plus forts…
Noritaka est un manga de baston, certes, mais qui ne se prend jamais au sérieux. L’humour est omniprésent, bien que parfois tellement japonais qu’il peut sembler bizarre aux yeux des occidentaux. Si les entraînements de Maruyama sont fantaisistes, on sent que les auteurs du manga sont eux-mêmes des fans de sports de combat, ce qui permet paradoxalement de garder un certain réalisme aux scènes d’action. La série parvient à garder son dynamisme tout au long des 18 tomes, même s’il faut prendre le tournoi aux USA comme une grosse parodie des tournois à la Dragon Ball. Les auteurs ont parsemé leur manga de caricatures de personnalités, la plupart du temps très reconnaissables, comme Jean Reno ou Stan Hansen (légendaire catcheur américain) dans la seconde partie du manga.
Bref, Noritaka est un manga sans prétentions mais attachant, une lecture recommandée pour tous les amateurs d’humour déjanté et de baston !
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