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Powers

Informations complémentaires

  • Titre de la série : Powers
  • Titre du tome : 1 - Qui a tué Retro Girl ; 2 - Jeu de rôle ; 3 - Groupies ; 4 - Super-groupe
  • Scénariste : Brian Michael BENDIS
  • Dessinateur : Michael Avon OEMING
  • Editeur : Semic/Panini Comics
  • Genre : Super policier
Copyright Panini Comics 2009

Copyright Panini Comics 2009

Christian WALKER et Deena PILGRIM sont deux limiers à part. Affectés à la brigade criminelle, ils sont en charge de tous les crimes impliquant des super-héros.
Deena va découvrir en suivant Christian les bas fonds de la ville et les coulisses de la vie des supers, les coups bas, les amours secrets et les jalousies parfois mortelles. Leurs enquêtes seront grandement facilitées par les nombreux contacts de WALKER dans le monde des « powers » ; à se demander comment il les connaît si bien d’ailleurs.

Powers est donc une série policière qui se déroule dans les coulisses criminelles des supers héros. Et il est vrai qu’il existe déjà de nombreuses autres séries traitant plus ou moins du même sujet : Gotham Central*, Top Ten, Alias, Sam and Twitch ou même The Boys. Alors pourquoi celle là plus qu’une autre ?

D’abord parce que personne n’a dit qu’il fallait choisir. Toutes ces séries situées dans les « coulisses » ont chacune leur univers, propre ou partagé, leur approche et leur style. Le point commun serait que leur lecture suppose des bases plus ou moins solides de l’univers des supers-héros.
Powers ne demande aucun bagage particulier. Il suffit simplement d’apprécier les histoires de supers (dans lesquelles ils tiennent le plus souvent le rôle du mort) et surtout les bons polars bien ficelés.

Ensuite parce que Brian Michael BENDIS. Ce scénariste est tout bonnement devenu l’un des auteurs les plus influents dans le monde des comics. Il a commencé comme auteur indépendant sur des titres comme Torso (l’enquête vraie d’Elliot NESS sur le premier tueur en série reconnu), Jinx et Powers avant d’être rapidement repéré par les grandes maisons d’édition. En quelques années de dur labeur, il va réussir à s’imposer pour livrer des œuvres majeurs chez Marvel (House of M, Secret War ou encore l’univers Ultimate, cocrée avec Warren ELLIS) ou chez DC (Batman Chronicles).

Dans sa série la plus personnelle (et récompensée par de nombreux prix, dont un EISNER 2001 dès sa première année de publication), BENDIS met en scène tous ses thèmes de prédilection : les crimes glauques, les histoires de flics et surtout l’envers du décor. Partant du principe que tout ou presque a déjà été dit, il s’est demandé par quel angle raconter des histoires de surhommes. Depuis, il n’aime rien tant qu’imaginer ce qui se passe entre les encapés quand le grand public ne regarde pas : règlement de comptes hors caméra (Powers), infirmière de nuit pour héros blessés (Alias), opérations clandestines (Secret War)… BENDIS laisse aller son imagination pour défricher des terrains peu explorés jusque là.

Enfin parce que Michael Avon OEMING. Avec son style cartoon tendance baroque, il a su donner une identité visuelle à la série. Jouant avec la lumière et les ombres, son graphisme rond et néo-rétro rappelle souvent l’excellente série animée du Batman.

Copyright Semic 2003

Copyright Semic 2003

La force de la narration de OEMING réside dans sa capacité à sortir du classicisme dans la mise en scène. Il n’hésite pas à balader son lecteur dans tous les sens ; faisant fi des barrières imposées par le format d’une page, il utilise tout l’espace que lui offrent deux feuilles mises côte à côte pour étaler ses cases, mélanger des vignettes horizontales, verticales, superposées, ou tout simplement se lâcher sur d’immenses doubles pages pleines de puissance. Un régal pour le lecteur, un cauchemar d’éditeur. Le résultat est parfois déroutant mais l’histoire y gagne en dynamisme et renforce les dialogues percutants du scénariste.

Initialement publiée par Sémic, Powers s’était arrêté au tome 3 quand l’éditeur a mis la clef sous la porte. Pendant de nombreuses années, les fans français s’étaient résignés à se tourner vers l’import et l’anglais dans le texte. C’était sans compter sur Panini Comics qui poursuit la série avec ce tome 4 et une promesse dans l’éditorial : rattraper le retard sur la publication américaine (toujours en cours avec un 12e chapitre sorti en 2009).
Chaque histoire étant complète, il n’est pas nécessaire de les lire dans l’ordre (même si c’est bien évidemment conseillé). Un nouveau lecteur pourra donc sans problème se jeter sur le 4e tome en attendant la réédition des premiers dans les mois à venir. D’autant que la situation est résumée au début de ce volume.

Powers est une série qui mérite beaucoup plus que le succès confidentiel qu’elle a connu en France et la reprise de sa publication ne doit pas passer inaperçue.
Site officiel de BENDIS

* Powers et Gotham Central partagent pas mal de points commun, leurs auteurs respectifs BENDIS et Ed BRUBAKER ne cachant pas leur passion pour les enquêtes criminelles et les procédures policières.

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Discussion

Un commentaire pour “Powers”

  1. [...] monde est confiée aux bons soins de Brian MICKAEL BENDIS, qui a déjà prouvé sa valeur ici ou là.  BENDIS est nommé maître d’œuvre sur le projet et a carte blanche pour le développer. [...]

    Posté par Kroniks | Le point sur l’univers Marvel Ultimate | 25 janvier 2010, 11:49

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