BD Franco-Belge

Celle que je voudrais être

Informations complémentaires

  • Titre de la série : Celle que
  • Nombre de tomes : 2 de 3
  • Titre du tome : Celle que je voudrais être
  • Scénariste : Vanyda
  • Dessinateur : Vanyda
  • Editeur : Dargaud
  • Nombre de planches : 189
  • ISBN : 978-2-5050-0575-9
Copyright Dargaud 2009

Copyright Dargaud 2009

Suite des péripéties de Valentine. Séparée de ses copines lors de son passage en seconde, elle va devoir apprendre à partager son temps entre son ancienne bande et ses nouveaux amis.
C’est l’occasion pour elle de s’ouvrir à de nouveaux mondes et de faire de nouvelles rencontre comme Juliette et Melvin les danseurs de hip-hop ou encore Yamina qui la poussera à s’inscrire au club de mangas de son lycée.
De découvertes musicales en prises de conscience citoyenne, Valentine grandit, mûrit, et porte un regard différent sur le monde qui l’entoure. Se dessine alors la future femme qu’elle sera.

Lors de la sortie de du premier tome, Celle que je ne suis pas, j’avais écrit combien l’ennui m’avait habité lors de sa lecture alors que je ne pouvais que louer le talent de Vanyda pour raconter des histoires.
Cette suite a-t-elle eu le même effet soporifique sur moi ? Oui et non. En fait, là encore je suis partagé même si je reconnais avoir un peu plus accroché cette fois.

La série s’adresse clairement aux jeunes filles de 15 à 18 ans et aux jeunes femmes qui voudraient se replonger dans leurs émois d’adolescence. Je suis donc très loin du cœur de cible.
Je ne peux dès lors absolument pas me projeter dans cette jeune femme en construction. Pour moi, cette histoire ne présente aucun intérêt. Pourtant, je dois reconnaître que Valentine se révèle finalement attachante et sa bande d’amis plutôt sympathique.
Vanyda aura donc réussi ce tour de force de m’intéresser un tant soit peu à la vie banale d’une jeune fille de 15 ans. Très fort.

Vanyda arrive à rendre crédible cette jeune fille obligée de se construire seule. L’absence d’un père protecteur, rassurant, est une blessure béante qu’elle tente de cacher. Une histoire quelconque finalement, celle d’une ado sensible qui doit grandir dans une famille décomposée, mais délicatement et subtilement racontée. L’auteur a surtout un don pour ciseler précisément la psychologie de son héroïne et la faire évoluer en douceur.

Cette succession de petits riens, gracieusement mis bout à bout, déroule un récit simple et attachant. C’est cette même banalité qui m’avait fait adorer l’Immeuble d’en face, le quotidien de ses habitants et ces petits riens qui parlent à chacun.

Et puis, Vanyda c’est aussi un graphisme. Mélange de trait asiatique et d’ambiances européennes, son dessin fin et délicat donne corps à ses personnages. S’appuyant sur le genre shojo (manga pour filles), elle a su dépasser le stade de l’imitation pour imprimer son style et le transposer dans une ambiance européenne.
Détails dans les décors, douceurs des cadrage, finesse des traits, inventivité des garde-robes…  tout ce que j’avais déjà dénoncé dans mon premier billet.

Alors oui, j’aime le travail de Vanyda, son approche humaine et tendre de l’ordinaire et son dessin fin et chaleureux. Et non, je n’aime pas la série Celle que…, que je reconnais pourtant comme excellente à tout point de vue. Elle reste pour moi une agréable découverte, sans plus.
Une série conseillée en fait à tous ceux qui ne sont pas moi.

Il ne me reste plus qu’à patienter et attendre que Vanyda en finisse avec ce cycle et revienne à des histoires plus universelles (un tome trois pour l’Immeuble d’en face, c’est possible ?).

Retrouvez l’univers de Vanyda sur son site personnel.

Discussion

Un commentaire pour “Celle que je voudrais être”

  1. Hello Guillaume !
    (J’ai supposé que Cruchot c’était toi, si je me trompe, merci de corriger :o ))

    Merci pour cette chronique qui traduit exactement ce que je ressens quand je lis cette série…
    J’ai hâte que le tome 3 sorte, comme tu t’en doutes… mais je comprends qu’il t’aie ennuyé ;)
    Hééé oui, les premiers émois d’adolescente, tu n’as pas connu, héhéhé.

    En tous cas, sur tes bons conseils, je suis allée piller la librairie de Nation, qu’en fait je connaissais déjà (il me semblait qu’avant c’était une librairie BDNet, mais peut-être que je confonds). En tout cas, ils avaient toujours ma carte de fidélité…

    Je n’ai pas encore eu le temps de lire toutes vos chroniques mais je repasserai bien sûr une autre fois…Je vous souhaite une bonne continuation !

    Je finirais sur une citation de Boulet librement adaptée : « La BD, c’est la force ! »

    Tchouss !

    Posté par Claire | 29 août 2009, 22:00

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