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Jack of Fables

Informations complémentaires

  • Titre de la série : Jack of Fables
  • Titre du tome : La grande évasion (ou presque)
  • Scénariste : Bill Willingham
  • Dessinateur : Tony Akins
  • Editeur : Panini Comics
  • Genre : fantastique, action, aventure
  • Collection : Vertigo
  • Nombre de planches : 85
  • Date de publication : août 2009
  • ISBN : 978-2809408423

copyright B. Willingham / Panini Comics 2009

copyright B. Willingham / Panini Comics 2009

Jack le tueur de géants, le héros de la fable Jack et le haricot magique, est un truand. Fort en gueule, toujours prêt à profiter de son prochain, un peu veule aussi, pas vraiment le type qu’on aimerait fréquenter… Et pourtant, il va avoir droit à une série à lui tout seul !! Vous l’aurez deviné aisément, Jack of Fables est une série dérivée (un « spin-off ») de l’excellent série de Bill Willingham, Fables, dont on vous a d’ailleurs déjà parlé sur Kroniks. Ce premier tome suit d’ailleurs le tome 8 de Fables, récemment paru, où on voyait un Jack exilé de Fableville prendre le contrôle d’un studio hollywoodien et voguer sur le succès… jusqu’à la chute, provoquée par la révélation aux autorités de Fableville de son identité. Et puisque ce qu’a fait Jack est interdit aux Fables, le Shérif de Fableville (la Bête) est envoyé y mettre bon ordre.

Au début de Jack of Fables, Jack fait donc du stop, avec pour tout bagage un attaché-case contenant un million de dollars en liquide. Ca ne va pas durer longtemps, il va se faire kidnapper par des agents de la mystérieuse maison de retraite du Rameau d’Or et perdre son million de dollars dans la confusion. Oui, dit comme ça, c’est vrai que ça fait bizarre… Cette maison de retraite cache en fait de bien plus sombres desseins : son directeur, le Bibliothécaire, a pour but d’éradiquer la présence des Fables dans le monde réel. Il les enferme donc dans cet endroit (qui ressemble tout de même plus à une prison dorée qu’à un bagne) pour que les Communs les oublient et donc que ces Fables perdent tout pouvoir… et toute mémoire de leur existence précédente.

Évidemment, ça n’est pas du goût de Jack, qui va tenter de se faire la belle, modèle Grande Evasion. Il a des alliés, dont le moindre n’est pas Boucle d’Or, la tueuse psychopathe qui avait tenté de mener la Révolution de la Ferme des Fables et qui avait été laissée pour morte. Elle avait en fait été récupérée par les agents du Bibliothécaire. Il va falloir cependant se méfier du personnel et des redoutables Bag Men, les agents de sécurité chargés de rattraper les fuyards.

Jack of Fables ne déçoit pas par rapport à la série dont il est issu : l’ironie mordante des scenarii est toujours là. On aurait peut-être aimé un peu plus de développements sur le Bibliothécaire, sa vraie nature et les raisons de sa haine envers les Fables. est-il un agent de l’Ennemi ? Travaille-t-il pour son propre compte ? La suite de Jack of Fables nous le dira peut-être… La patte graphique de Tony Akins se compare tout à fait à celle de Mark Buckingham, même si elle garde son identité propre. Visuellement on est dans une continuité fidèle, mais pas un bête décalque d’un style précis. Bref, c’est du bon boulot, et si vous appréciez Fables, Jack of Fables ne devrait pas vous décevoir.

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