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Le point sur l’univers Marvel Ultimate

Informations complémentaires

    Le point sur l'univers Ultimate après une décennie de publication

Panini, l’éditeur en France de Marvel et DC, vient de terminer la publication en kiosques de la première série de l’univers Ultimate. En décembre 2009 est sorti le dernier épisode et en janvier 2010 l’éditeur a proposé dans un hors série les épisodes Requiem. La publication de la nouvelle saison est d’ores et déjà programmée pour avril 2010.

Le moment est donc idéal pour revenir sur une décennie de publication ultime et in fine orienter subtilement le lecteur perdu mais curieux vers le meilleur de la production.

N.D.R. : Cher lecteur, tu es prié de bien vouloir lire cet article en entier et avec attention, je ne me suis pas fadé une soirée de 4 heures à le rédiger pour des nèfles. Merci pour moi.

Et pour ton confort sache, estimé lecteur, que les renvois sont dynamiques : un clic sur le numéro t’emmènera directement sur la note correspondante et une fois sur la note, tu cliques sur la petite flèche pour revenir là où tu en étais dans le texte. C’est fort hein !

On prend les même et on recommence.

En 2000, alors que le monde du comic books est touché par une crise sans précédent impactant dangereusement les ventes, la maison Marvel lance sous l’impulsion de son éditeur en chef Joe QUESADA et de Bill JEMAS une nouvelle ligne de super héros prenant place dans un monde alternatif au marvelverse classique[1]

L’idée de base était de relancer les ventes en touchant un nouveau public: d’une part celui qui avait décroché de la continuité, et d’autre part le grand public qui connait les supers à travers les médias de masse mais ne veut pas se fader 40 ans d’histoires.

Le thème consiste donc à reprendre les locomotives Marvel les plus connues et de les replacer dans un monde plus actuel, plus réaliste, bref plus en phase avec le siècle naissant. Les séries commencent à zéro, les héros sont à défricher et les auteurs ont toute latitude pour raconter les meilleures histoires possibles, n’étant encore une fois pas liés par la continuité classique[2]

La destinée de ce nouveau monde est confiée aux bons soins de Brian MICKAEL BENDIS, qui a déjà prouvé sa valeur ici ou .  BENDIS est nommé maître d’œuvre sur le projet et a carte blanche pour le développer. Il sera rapidement rejoint par le britannique Mark MILLAR (Civil War, Wanted!, Superman Red Son) qui apportera sa touche personnelle pour tirer encore la gamme vers le haut. En somme deux valeurs sûres aux épaules aussi larges que le talent.

Copyright Marvel 2000

C’est Brian Mickael BENDIS qui ouvre le bal en 2000 avec Ultimate Spiderman où le tisseur revient vers ce qui a fait sa gloire à l’époque: un ado de 15 ans avec des problèmes de lycéen est mordu par une araignée génétiquement modifiée et acquiert des supers pouvoirs.

Rapidement, les ventes décollent et le monde Ultimate commence son expansion. Spidey est suivi par les Ultimate X-Men.  La gamme est étoffée en 2002 avec Ultimates, une version des Vengeurs revue et corrigée par l’impolitiquement correct Mark MILLAR et enfin 2004 avec Ultimate Fantastic Four. Initiés par BENDIS et MILLAR, elle est confiée sur un arc à Warren ELLIS (Transmetropolitan, Fell, et qui s’était déjà fait remarquer sur … Fatalis 2099) avant d’être définitivement attribuée à un MILLAR hyperprolifique.

En France, les épisodes ont été compilés dans la collection Marvel DELUXE, épais et luxueux pavés agrémentant les épisodes de jolis bonus (interview, couvertures alternatives, recherches graphiques…). Une superbe édition que pas mal d’américains nous envient.

Le background de ces séries dites « continues » est enrichi par des mini séries centrées sur des personnages annexes version Ultimate: Daredevil, Elektra ou encore une version de Batman et Robin (en fait Hawk Owl et Woody). Les histoires sont alors confiées à un aéropage d’auteurs de talent, comme Greg RUCKA (Queen and Country, Whiteout,…) Brian K VAUGHAN (Y le dernier homme) ou encore Stuart IMMONEM (Rising Stars, Superman; Identité Secrète…) qui tous s’en donnent à cœur joie pour faire évoluer ce monde vierge.

Toutes les mini-séries ont été publiées par Panini sous forme de fascicules hors série, aisément trouvables en occasion, de même que les séries Ulltimate Origines, centrées sur les origines des héros. Toutes sont intéressantes et apportent un réel plus à ce monde.

Enfin, et pour être complet sur les à cotés, il faut mentionner la série de seize épisodes, tous scénarisés par BENDIS, de Ultimate Marvel Team Up, dans lesquels Spiderman est associé à différents héros (L’homme-Chose, Daredevil, la Torche Humaine ou encore Hulk).

L’univers Ultimate connaitra par ailleurs plusieurs cross over.Copyright Marvel

Tout d’abord Ultimate War (mini-série en 4 épisodes scénarisée par MILLAR et mise en images par Chris BACHALO), où les X-Men affrontent les Ultimates[3].

Ultimate Six (scénarisée par BENDIS), confronte Spiderman aux Ultimates (encore et toujours).

Et enfin la trilogie Ultimate Nightare, Ultimate Secret (révélant la naissance des mutants) et Ultimate Extinction, consacrée à l’attaque de la terre par Gah Lak Tus (et marquant les apparition de Mah Vhel, de la Vision ou du Silver Surfer, grande classe dans sa version ultimate).

Pour être complet, sur les crossovers il faut mentionner la rencontre entre l’équipe de Captain América avec l’Esquadron Suprême (Supreme Power). Les deux univers partagent en effet le même réalisme. L’arc n’est pas vraiment inoubliable mais il aura des répercussions sur la suite (et notamment Ultimatum). En effet, à l’issue de la rencontre explosive entre les deux équipes, il y aura échange de personnages, Zarda (équivalent de Wonder Woman et l’égale de Superman) voyagera vers le monde ultime en échange de quoi Nick FURY restera dans le monde suprême. D’ailleurs, ne manquez pas la rencontre de la Princesse du Pouvoir avec Hulk (dans un court épisode d’excellente facture) qui se termine dans le noir d’une chambre de motel. Excellent !

Copyright Marvel 2001

Copyright Marvel 2004

Malgré le talent des auteurs impliqués et la qualité générale des séries (principalement Ultimates, mais on y reviendra plus loin), les ventes atteignent difficilement celles de l’univers classique. Ultimate Spiderman commence à 54 000 exemplaires et passé le côté collector des premiers numéros, la série stagnera à 45 000. Rejoint par des X-Men qui démarrent pourtant fort (les mutants sont depuis longtemps la locomotive de la maison d’édition), la gamme Ultimate va stagner et certains la voient déjà reléguée dans les cartons, à côté de 2099. Pire, les mauvaises langues s’imaginent qu’Ultimate n’est qu’un caprice de QUESADA qui cherche en douce à imposer son bébé pour remplacer l’univers classique. Et puis en 2002, tout bascule avec la sortie des Ultimates de MILLAR qui occuperont le haut des ventes, à plus de 130 000 exemplaires et qui deviendront la locomotive de la gamme, au point que certaines séries occuperont jusqu’à 7 places dans le Top Ten des ventes de comics[4] .

La série Ultimates est en effet la plus innovante de la gamme. Mark MILLAR sera celui qui se détachera le Copyright Marvelplus de l’univers d’origine pour proposer des personnages réalistes et des thèmes adultes où les supers costumés sont présentés comme des mercenaires aux ordres du gouvernement, prêts à envahir un pays si on le leur demande.

MILLAR et HITCH, s’inscrivant totalement dans le concept de base ( un univers et des personnages réalistes), emportent tous les suffrages et donnent une nouvelle image des supers héros au grand public. Pour preuve, ce sont bel et bien les versions Ultimate qui seront retenues pour les nouveaux films produits par Marvel: le catapultage de Bruce BANNER dans L’Incroyable Hulk[5] reprend la mise en scène de HITCH à la fin de Ultimates 1, et Robert DOWNEY JR et Samuel L. JACKSON, aperçu en Nick FURY[6] sont les sosies de leurs personnages de papier.

D’ailleurs, la rupture n’est pas que scénaristique puisque tranchant avec les dessins assez cartonny des premières séries de la gamme, le dessinateur façonne des personnages réalistes et parfaitement crédibles, facilitant encore la projection du lecteur dans ce monde rendu si proche du nôtre par le scénariste.

Malheureusement, le remplacement de MILLAR et HITCH à la fin de la saison 2 au profit de Jeph LOEB (scénario) et Joe MADUREIRA (dessins) marquera le début de la fin.

Plus ça change, plus c’est la même chose.

Après neuf ans de publication (et plus d’une centaine d’épisodes pour Spiderman), la gamme Ultimate commence à montrer ses limites. L’idée originelle s’éloigne et les auteurs, consciemment ou non, reviennent aux fondamentaux et à l’univers d’origine.

C’est que le double pari d’Ultimate tend vers la schizophrénie: il faut d’un côté donner vie à un monde différent, tout en captant le grand public qui connait les héros classiques à travers les films, les dessins animés ou les jeux vidéos. Peu à peu le grand écart se réduit et les versions Ultimate finissent par se rapprocher de leurs homologues originaux. Avec le recul, le lecteur un peu connaisseur se rend compte que les différences sont finalement assez mineures: les pouvoirs des personnages, leurs relations, leurs caractères, ne diffèrent guère voire pas du tout de leurs modèles originaux.

Encore une fois, seuls MILLAR et HITCH avaient réussi à apporter de la réelle nouveauté: Thor est un hippie altermondialiste, Œil de Faucon est marié avec des enfants; surtout, MILLAR n’hésite pas à jouer la carte de la provocation en présentant ses Vengeurs comme une équipe suprême américaine flirtant avec le fascisme.

Quand la main passe au couple LOEB / MADUREIRA, les Ultimates abandonnent leur statut de mercenaires pour redevenir un groupe très classique de héros. La série, bancale, est unanimement rejetée par le public parce qu’aseptisée, apolitique et finalement régressive.

Quant aux autres séries, Spiderman, FF et X-Men, elles ronronnent dans leur petit monde. L’effet de nouveauté est passé, les auteurs tournent en rond et n’osent plus vraiment prendre de risques.

Devant la chute des ventes et la baisse générale de qualité, la direction de Marvel prend une décision radicale: des têtes doivent tomber. Ce seront celles des supers.

On efface tout et on re- recommence

Et voilà comment on arrive à Ultimatum. Le principe ? Simplissime. La Sorcière Rouge, fille de Magnéto, est assassinée par Fatalis (dans Ultimates 3, l’arc honni de LOEB et MADUREIRA). Furieux, Magnéto décide de punir les humains et déclenche des catastrophes sur toute la planète en inversant les pôles et modifiant l’axe de la planète: une gigantesque vague déferle sur New York, l’Asie est secouée par d’immenses éruptions volcaniques et l’Europe est plongée dans une ère glaciaire.

En cinq épisodes, Jeph LOEB et David FINCH font le ménage parmi les lycras et peu en réchapperont. La liste des victimes, toutes tuées violemment, est longue et surprenante: Angel déchiqueté par Dent de Sabre, Cyclope abattu par un sniper d’une balle dans la tête, Xavier la nuque brisée par sa Némésis… Même les locomotives y passent: Wolverine (vraiment ?), Thor, Fatalis, Magnéto…  Et l’image de la Guêpe, les entrailles à l’air et dévorée par le Blob, restera longtemps gravée dans la mémoire des lecteurs (elle a un goût de poulet parait-il).

L’idée est simple: faire le ménage et repartir de zéro avec quelques têtes d’affiches sauvées des eaux et de Copyright Marvel 2010nouvelles recrues. En ce sens Ultimatum respecte son pitch à la lettre et ne déçoit pas: la série n’est qu’une succession de morts violentes (et parfois gores) et de règlements de comptes, parfois  grossièrs (la mort de Thor est un monument de facilité). Même la fin est ridicule: pris de remord, Magnéto rétabli les pôles et l’axe de la Terre en trois cases De toute façon, Ultimatum n’a jamais eu la prétention de se poser comme une série recherchée et inspirée. Elle n’est qu’un coup d’éponge sur le passé et une transition vers l’avenir. Elle est au final au monde Marvel Ultimate ce que Final Crisis est à la Distinguée Concurrence : une purge.

En France, Ultimatum s’est donc achevé avec le numéro 43 du mensuel Ultimates et Panini a publié en janvier 2010 les épisodes Requiem, où les X-Men enterrent leurs morts, les F.F. se séparent et J.J. JAMESON publie la nécrologie de Spiderman (mais est-il vraiment mort?). Fidèle à lui-même, BENDIS (dans Spiderman) clôt une saison en posant les bases de la suivante.

En Avril, l’éditeur commencera la publication des nouvelles séries baptisées « Ultimate Comics«   aux États Unis avec notamment le retour très attendu de MILLAR sur les Ultimates (et Carlos PACHECO aux dessins, plus que ravi de travailler avec MILLAR mais qui du coup regrette de ne pas pouvoir se lancer dans production de la suite d’Arrowsmith[7].

Ces nouvelles séries sont actuellement en cours de parution aux États-Unis et les ventes ne sont pas mirobolantes, à peine au niveau des séries précédentes. Les chiffres ne sont pas décevants mais tout porte à penser que les lecteurs ne sont pas dupes quant aux artifices utilisés par la Maison des Idées (un nouveau nom de gamme, une nouvelle numérotation et de presque nouveaux auteurs n’apportent pas forcément de la nouveauté).

« Oui, c’est bien beau cet article. Mais nous, alors, quoi qu’on lit dans tout ça ? » piaffe le lecteur très (im)patient

Parce qu’il pose un monde nouveau mais dont la base est connue et parce qu’il n’est pas du tout besoin de se coltiner 40 ans d’histoires, l’univers Ultimate est idCopyright Marvel 2009éal pour les lecteurs qui souhaitent lire des aventures de supers héros.

La gamme est vaste et globalement de bonne qualité. Je vous conseille donc les séries suivantes:

Les Ultimates de Mark MILLAR et Brian HITCH (publiés en France chez Marvel Delux) sont à lire en priorité, soit Ultimates 1, 2-1 et 2-2. La série est superbe, adulte, politique, cynique…, bref tout simplement jouissive. Hulk est une véritable machine à tuer et son « Hulk va t’arracher la tête et pisser dans ton crâne » restera longtemps dans les mémoires. A lire impérativement.

Le cross over Gah Lak Tus est excellent parce que scénarisé par Warren ELLIS. L’auteur, fidèle à lui-même, crée une situation apocalyptique désespérée pour la renverser au dernier moment avec un deus ex-machina impossible à prévoir. Malheureusement, la trilogie est éparpillée un peu partout dans les éditions françaises et ne fait pas l’objet d’une compilation propre. Il vous faudra soit trouver les fascicules correspondant chez  votre libraire préféré  soit vous tourner vers la compilation américaine (Ultimate Galactus Trilogy).

Ensuite, vous pouvez sans soucis aborder les mini-séries suivantes, sorties en kiosques et disponibles d’occasion: Soldat de plomb (ou la relecture Ultimate de Batman)[8], Iron Man I et II [9] et surtout Wolverine VS Hulk[10], où le mutant griffu est littéralement coupé en deux par le géant vert et doit ramper jusqu’à ses jambes avant que le colosse ne les dévore. Les dessins taillés à la serpe et énergiques de Lenil YIU (Secret Invasion) sont superbes. Qui plus est l’histoire est signée Damon LINDELOF, scénariste d’Avatar (le dessin animé) ou de Lost.

Encore une fois, ces hors série s’inscrivent hors de la continuité et ne nécessitent aucune connaissance particulière pour être appréciés.  Tous sont auto-conclusifs (Panini appelle ça des « sagas complètes ») et peuvent être lus individuellement (surtout Soldats de Plomb, dont les personnages ne seront pas repris dans les séries continues).

La série Ultimate Spiderman, dirigée par BENDIS et toujours compilée chez Marvel DELUXE, est assez légère et agréable à lire. Les aventures de ce tisseur adolescent et bondissant apportent un vent de fraîcheur bienvenu. D’autant que les dessins de Mark BAGLEY, très ronds, reflètent parfaitement la cible visée des jeunes lecteurs.

Quant aux Ultimate X-Men, bien que scénarisés par MILLAR, ils manquent un peu de relief pour en faire des incontournables. Conseillés, tout comme ses FF (hé ho, c’est du MILLAR après tout !) mais après avoir découvert les séries précédentes.

Enfin, il sera toujours temps de découvrir les nouveaux Ultimates et consorts lors de la sortie de la toute nouvelle saison en kiosques français dès Avril 2010.

Lien utile : L’univers Ultimate sur Wikipédia


  1. L’idée n’est pas neuve: les lecteurs les plus anciens se souviennent sûrement de la série 2099 qui mettait en scène les descendants des héros en … 2099, les plus curieux ont certainement lu 1610, les amateurs de chair fraîche connaissent Marvel Zombies et les plus impatients attendent Marvel Apes. []
  2. Le monde Marvel classique est appelé Terre-616, celui d’Ultimate est la Terre-1610. []
  3. Disponible notamment dans le recueil Ultimate X-Men 3 []
  4. Source Comic Box #62 Janvier-Février 2010. []
  5. Produit par Universal et Marvel et réalisé par Louis LE TERRIER, sorti en 2008 []
  6. Aperçu dans l’après générique d’Iron Man. Il ne faut jamais partir du ciné ou arrêter un DVD pendant le générique ! []
  7. voir son interview dans le Comic Box #62 de janvier/février 2010 où il explique notamment comment il a pensé les designs et échangé avec MILLAR qu’il qualifie de fou ! []
  8. Hors Série n° 3, Avril 2004 []
  9. Hors Série n° 5 et 6, respectivement Juillet 2006 et Octobre 2008 []
  10. Hors Série n° 9, Octobre 2009 []

Discussion

7 commentaires pour “Le point sur l’univers Marvel Ultimate”

  1. Y a pas à dire, beau boulot !!

    Posté par Xavier | 25 janvier 2010, 9:15
  2. Allez maintenant tu nous fait la même pour Noir :D

    Posté par Tyb | 28 janvier 2010, 11:27
  3. Chiche?… Dans dix ans!

    Posté par Cruchot | 29 janvier 2010, 0:13
  4. impressionnant travail !! mais même si j’apprécie d’avoir accès à un décryptage du monde Marvel, j’en reste au même point sur les appréhensions que j’ai à l’égard de cet univers

    Posté par morue la fée | 31 janvier 2010, 11:16
  5. Mise à jour de l’article pour signaler la sortie en ce beau mois de mai de la trilogie Galactus dans la collection Marvel Delux: gros pavé, grandes planches, jolis bonus. Vous n’avez maintenant plus aucune raison de passer à côté.
    Enfin, on signalera les début en kiosques d’Ultimate Spiderman et des nouveaux Ultimates de Millar et Pacheco (chez Panini Comics, 4€). Sortie aussi d’un nouvel Hors Série consacré à Iron Man et scénarisé par rien moins que Warren ELLIS. Un must qu’il sera difficile de trouver dans quelques mois.

    Posté par Cruchot | 16 mai 2010, 20:00
  6. Bonjour,

    désolé de commenter un vieux sujet mais je viens de découvrir votre blog. Ayant passé ma jeunesse à m’user les yeux sur les pages des comics Marvel, je suis content de pouvoir découvrir leur évolution. Par contre quand j’ai voulu m’y remettre un peu, j’ai commencé par les ultimates Spider-Man: j’ai détesté, je n’ai pas retrouvé le coté anti-héros qui faisait le charme de la série, du coup je n’ai pas osé m’attaquer aux X-men. Par contre « Ultimatum » m’a l’air intéressant. Je vous remercie pour la présentation, je vais essayer de me le procurer.

    En ce qui concerne les tentatives de relance, ce qui me semble être le plus intéressant est la série « Civil War », qui à permis de bouleverser l’univers Marvel tout en restant dans la continuité. Surtout, je trouve qu’elle a eu l’intelligence de mettre en lumière la partie sombre des comics, en l’occurrence l’esprit de propagande en obligeant le lecteur à choisir. En comparaison, et bien que comprenant les raisons, je trouve le principe des ultimates un peu facile en se contentant d’un erase/rewind pour attirer un nouveau public et faire « d’jeun’s ».

    J’aurais une petite question: savez-vous si ces scénaristes de talent que sont Chris Claremont et Louise Simonson ont participé à des Ultimates?

    En tout cas merci pour votre blog, et désolé pour ce pavé.

    Posté par Le Révérend | 17 février 2011, 10:52
  7. Bonjour Mon Révérend,

    Non, Claremont et Simonson n’ont pas participé à l’univers Ultimate.
    Par contre Chris Claremont (le papa des X-Men modernes pour ceux qui ne connaissent pas) a une actualité française ces jours ci. Panini sort en effet une histoire spéciale du scénariste dessinée par … Milo Manara. Il s’agit d’un une aventure inédite des X-Women (Storm, Psyloke, Kitty et Rogue).

    Concernant Civil War, il est vrai que ce cross-over s’est bien fait remarquer tant pour par sa qualité (Millar oblige) que pour son final. Les cross-over annuels suivants n’ont pas été aussi convaincants.

    Je vais essayer de prendre le temps de rédiger un article sur les cross-over Marvel depuis House of M. Si possible avant le prochain, Fear Itself, prévu aux Etats Unis pour ce printemps.

    Posté par Cruchot | 17 février 2011, 19:22

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