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	<title>Kroniks &#187; Xavier</title>
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	<description>le blog bd qui vous dit bonne année</description>
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		<title>Seuls</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 01:52:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Imaginez : vous vous réveillez un beau matin pour découvrir qu’autour de vous, tout le monde a disparu ! Pourtant, la veille tout était normal, un banal soir d’été bien qu’un peu chaud, peut-être… Bref, c’est le choc. Et quand en plus, vous êtes un enfant, le choc est encore plus grand. C’est pourtant ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3126" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/seuls.jpg"  class="wmp" id="wmp1"><img class="size-medium wp-image-3126" title="seuls" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/seuls-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Vehlmann- Gazzotti / Dupuis 2006</p></div>
<p>Imaginez : vous vous réveillez un beau matin pour découvrir qu’autour de vous, tout le monde a disparu ! Pourtant, la veille tout était normal, un banal soir d’été bien qu’un peu chaud, peut-être… Bref, c’est le choc. Et quand en plus, vous êtes un enfant, le choc est encore plus grand.</p>
<p>C’est pourtant ce qui vient de se passer à Fortville, banale petite cité française. Et Dodji erre de par les rues. Certes, il semble plus étonné qu’effrayé, mais il est tout de même heureux de tomber sur Leïla et Terry au coin d’une rue. Au moins certains ont été épargnés par « l’évènement » ! Par la suite ils vont d’ailleurs rencontrer Camille, puis Yvan, dans le même cas qu’eux.</p>
<p>Mais cinq « rescapés », ça ne fait pas beaucoup, et surtout, ça n’apporte aucune explication sur ce qui s’est passé. Pourquoi tout le monde a disparu ? Pourquoi les seuls survivants jusque-là sont des enfants ? Et pourquoi seulement ces cinq-là ? Quand est-ce que les secours vont arriver ? D’autant que si les humains ont disparu, les cinq ne sont pas seuls dans la ville : outre les chiens et autres animaux de compagnie, un certain nombre d’animaux se sont échappés d’un cirque de passage. Quand vous tombez nez-à-nez avec un tigre dans le jardin, ça surprend…</p>
<p>Il va donc falloir survivre, maintenant. Heureusement, l’électricité fonctionne toujours, comme tous les autres appareils d’ailleurs. Et nos cinq compères ne sont pas sans ressources. Si Dodji est incontestablement le plus hardi, Leïla est une bricoleuse hors pair, Camille et Yvan des têtes bien faites et Terry… bon, Terry il a 5 ans, c’est déjà pas mal ! En définitive, cela fait tout à fait penser au célèbre « Club de Cinq » de notre enfance. Et les cinq amis auront bien besoin de leurs talents respectifs, car ils ne sont peut-être pas tout à fait aussi seuls qu’ils le pensaient…</p>
<div id="attachment_3127" class="wp-caption alignright" style="width: 227px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/seuls3.jpg"  class="wmp" id="wmp2"><img class="size-medium wp-image-3127" title="seuls3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/seuls3-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Vehlmann- Gazzotti / Dupuis 2008</p></div>
<p>Et c’est précisément là que je ne peux plus vous parler du scénario de Seuls, au risque de vous gâcher le plaisir de la découverte. Car du plaisir, il y en a à revendre. Fabien Vehlmann (Green Manor, le Marquis d’Anaon, etc.) livre ici un scénario  bien ficelé, qui distille ses révélations, retournements de situation et coups de théâtre à très bon escient.  La tension est palpable à chaque page et pourtant, jamais il ne perd de vue qu’il met en scène des enfants, aux réactions forcément différentes de celles des adultes. On va de surprise en surprise au fil des tomes, sans jamais sacrifier à la cohérence de l’ensemble, tout en creusant vraiment la psychologie des personnages.</p>
<p>Quelque part, l’ambiance fait tout à fait penser au roman Sa majesté des Mouches, de William Golding, pour ces enfants livrés à eux-mêmes et forcés finalement de réinventer tant bien que mal une société vivable.</p>
<p>Pour épauler Fabien Vehlmann, on retrouve Bruno Gazzotti (Soda). Le choix s’avère payant, Gazzotti étant particulièrement friand des récits semi-réalistes. On a donc une parfaite alliance entre la forme et le fond, avec un trait qui sert parfaitement le propos. Un régal !</p>
<p>Seuls est qualifié de série « pour enfants ». Je nuancerais cela, en disant que c’est une série pour adolescents et plus. Il s’agit tout de même ici d’un vrai thriller, et même d’un thriller fantastique au fur et à mesure que se développe le scénario, avec son lot de morts, même si les protagonistes sont des enfants. De fait, si les adolescents sont sans doute la « cible » de l’œuvre, les adultes peuvent la lire sans aucun déplaisir, bien au contraire. Alors, si vous avez de 13 à 113 ans, n’hésitez pas !
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/gazzotti/" title="Gazzotti" rel="tag">Gazzotti</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/seuls/" title="Seuls" rel="tag">Seuls</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/thriller/" title="thriller" rel="tag">thriller</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/velhmann/" title="Velhmann" rel="tag">Velhmann</a><br />
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		<title>Thermae Romae &#8211; le film</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 02:35:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Thermae Romae, dont on vous a parlé ici, continue son bonhomme de chemin avec la parution du tome 4. Et le succès semble être au rendez-vous, puisque pas moins de trois éditions différentes de ce volume sont au programme ! Outre la version normale, vous pouvez (enfin, vous auriez pu si vous aviez été assez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Thermae Romae, <a href="http://www.kroniks.net/2011/04/27/thermae-romae-3/">dont on vous a parlé ici</a>, continue son bonhomme de chemin avec la parution du tome 4. Et le succès semble être au rendez-vous, puisque pas moins de trois éditions différentes de ce volume sont au programme ! Outre la version normale, vous pouvez (enfin, vous auriez pu si vous aviez été assez rapide&#8230;) acquérir une version collector comportant un petit pendentif du symbole phallique apparaissant dans le tome 2&#8230; Ou encore, vous pouvez vous porter acquéreur d&#8217;une version imperméable, idéale pour lire tout en prenant son bain ! C&#8217;est raccord avec le thème, ils pensent à tout&#8230;<br />
<span id="more-3114"></span>Mais le succès de Thermae Romae ne s&#8217;arrête pas là ! La production d&#8217;une série animée est en cours, processus classique au Japon quand un manga rencontre le succès. Moins classique en revanche, le fait qu&#8217;un film est déjà en cours de tournage ! Ce que je mentionnais comme simple rumeur il y a quelques mois est donc bel et bien une réalité. Jolie performance pour une oeuvre qui n&#8217;en est qu&#8217;à son 4e volume et qui a un rythme de parution très lent par rapport aux &laquo;&nbsp;poids lourds&nbsp;&raquo; du monde du manga.</p>
<p>Au casting, on retrouvera <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiroshi_Abe_%28acteur%29">ABE Hiroshi</a> dans le rôle-titre de Lucius, aux côtés de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aya_Ueto">UETO Aya</a> pour l&#8217;inévitable rôle principal féminin. Ce sont deux &laquo;&nbsp;vieux routards&nbsp;&raquo; du monde du cinéma et des séries télévisées japonaises, on peut donc leur faire confiance pour un travail de qualité. Reste évidemment, pour nous public occidental, l&#8217;éternelle question : pourquoi prendre un acteur japonais pour un rôle d&#8217;occidental ? D&#8217;autant que, d&#8217;après le <a href="http://thermae-romae.jp/">site officiel du film</a>, la production semble ne pas avoir lésiné sur les figurants occidentaux pour les scènes se déroulant à Rome. Alors, bien sûr, l&#8217;argument principal est évident : c&#8217;est un film à destination du marché japonais, il faut donc des acteurs principaux japonais si on veut que les banques financent le projet. Le second argument est qu&#8217;ABE Hiroshi a tout de même un visage qui sort un peu des standards japonais. Il est donc un peu plus crédible dans un rôle d&#8217;occidental que, mettons, KITANO Takeshi par exemple.</p>
<p>Reste UETO Aya. Autant on pourrait l&#8217;imaginer dans les scènes se déroulant dans le Japon actuel, autant la bande annonce la montre en tenue romaine dans la Rome antique. Cela pose donc la question du scénario : étant donné que jusqu&#8217;à la fin du tome 3 de Thermae Romae il n&#8217;y a pas de personnage féminin principal, cela veut-il dire que le film suivra un scénario original ? Mystère pour le moment&#8230;</p>
<p>Ces petites réserves mises à part, j&#8217;attends donc avec impatience la sortie en avril 2012 de ce film et soyez assuré que je me ferai un plaisir de vous faire un compte-rendu de visionnage !</p>
<p>En attendant, si vous souhaitez voir la première bande-annonce du film, rendez-vous sur le site officiel indiqué plus haut. Laissez la présentation se dérouler puis repérez les trois cadres vers le bas de l&#8217;écran. Cliquez sur celui le plus à droite (il ne comporte que deux idéogrammes) et voilà ! (bande annonce en japonais, évidemment)</p>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/abe-hiroshi/" title="Abe Hiroshi" rel="tag">Abe Hiroshi</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/film/" title="film" rel="tag">film</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/thermae-romae/" title="thermae romae" rel="tag">thermae romae</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/ueto-aya/" title="Ueto Aya" rel="tag">Ueto Aya</a><br />
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		<title>Zombillénium</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 02:08:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ne niez pas : vous connaissez sans doute Arthur de Pins et sa série des « Péchés mignons » (Fluide Glacial), hein, bande de coquines et de coquins !! Bah, avouez, y a rien de mal à ça, surtout que ces péchés, non contents d’être sexys en diable, sont aussi hilarants. Mais connaissez-vous la facette « narration » d’Arthur de Pins ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3105" class="wp-caption alignleft" style="width: 227px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/zombillenium1.jpg"  class="wmp" id="wmp3"><img class="size-medium wp-image-3105" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/zombillenium1-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright A. de Pins / Dupuis 2010</p></div>
<p>Ne niez pas : vous connaissez sans doute Arthur de Pins et sa série des « Péchés mignons » (Fluide Glacial), hein, bande de coquines et de coquins !! Bah, avouez, y a rien de mal à ça, surtout que ces péchés, non contents d’être sexys en diable, sont aussi hilarants.</p>
<p>Mais connaissez-vous la facette « narration » d’Arthur de Pins ? Non ? Alors voilà une excellente occasion de vous rattraper, avec sa série « Zombillénium » !</p>
<p>Zombillénium, c’est d’abord le nom d’un parc d’attractions sur le thème des monstres et de l’épouvante. Fantômes, zombies, momies, démons déments et squelettes en goguette à tous les étages ! Situé en pleine cambrousse, c’est l’attraction du coin. Ce que les visiteurs et les habitants du coin ne savent pas, par contre… c’est qu’il n’y a aucun trucage dans ce parc ! Les monstres sont de vrais monstres.  Mais voilà, ils sont là pour le business, pas pour se repaître des humains normaux. Les temps ont bien changé, depuis les chasses aux sorcières du Moyen Âge…</p>
<p>Et cela, Aurélien Zahner va le découvrir « à son corps défendant » : déprimé par le fait que sa femme le trompe, il décide d’attaquer un bistrot. Pas de bol : c’est le bistro que Gretchen, jeune sorcière stagiaire au parc, a choisi pour acheter ses cigarettes ! Coup de bol, elle va alors gentiment neutraliser Aurélien et le convaincre de rentrer chez lui sans faire de vagues. Pas de bol, si Aurélien repart, il ne fait pas attention en traversant la rue et se fait renverser par une voiture ! Raide mort, Aurélien ! Coup de bol : dans la voiture, trois employés du parc : Aton la momie, Sirius le squelette et Francis le vampire ; ce dernier va mordre Aurélien et le ramener à la vie.</p>
<div id="attachment_3106" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/zombillenium2.jpg"  class="wmp" id="wmp4"><img class="size-medium wp-image-3106" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/zombillenium2-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright A. de Pins / Dupuis 2011</p></div>
<p>Pas de bol : ce faisant, Aurélien sait que Zombillénium est « vrai » et est embauché d’office dans le parc. Contrat à durée indéterminée et non révocable, cela va sans dire… Et il n’est pas au bout de ses surprises ! Que je ne révèlerai bien sûr pas ici.</p>
<p>Zombillénium est l’occasion pour Arthur de Pins de montrer à ceux qui l’ignoraient qu’il SAIT raconter une histoire suivie et dessiner autre chose que des bimbos et des beaux mecs (même si, certes, Aurélien ressemble plus à Brad Pitt qu’à Sim). Les personnages, principaux et secondaires, sont fouillés et crédibles (un comble pour des monstres !) et la plupart ont une personnalité attachante. L’histoire promet également son lot de rebondissements, vu que les choses s’accélèrent dès le deuxième tome.</p>
<p>Arthur de Pins en profite également pour truffer son récit de clins d’oeil à des séries, des films, des œuvres littéraires, etc… Tout cela est fait de manière très judicieuse, n’alourdissant jamais le rythme du récit. Mais on se prend souvent à revenir en arrière, ou à relire l’album en se disant « mais attends, là, je connais ça ! ». Bref, Arthur de Pins brasse du Monstres &amp; Cie, du Harry Potter, l’Exorciste, Michaël Jackson et je pense bien même avoir vu l’éternel Marcel Gotlib, mais je ne vous dirai évidemment pas où !</p>
<p>Alors oui, Zombillénium est une BD très attachante, qu’on relit de multiples fois rien que pour le plaisir. Et ça, c’est bien un gage de qualité !
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/arthur-de-pins/" title="arthur de pins" rel="tag">arthur de pins</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/bd/" title="bd" rel="tag">bd</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/fantastique/" title="fantastique" rel="tag">fantastique</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/humour/" title="humour" rel="tag">humour</a><br />
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		<title>Cité 14</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 01:39:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3084" class="wp-caption alignleft" style="width: 217px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/cite1.jpg"  class="wmp" id="wmp5"><img class="size-medium wp-image-3084" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/cite1-207x300.jpg" alt="" width="207" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Gabus-Reutimann / Paquet 2007</p></div>
<p>En un an, entre avril 2007 et avril 2008, Gabus et Reutimann avaient lancé chez Paquet un pari nommé Cité 14 : 12 tomes (pour 12 mois) d’une histoire cohérente, vendus chacun au prix dérisoire d’un euro. Évidemment, chaque tome était un petit format (genre B5) et ne comportait qu’une vingtaine de planches.</p>
<p>Le pari était audacieux tant l’œuvre différait sur la forme des standards de la BD classique. Mais pari réussi, car au-delà de la forme, le fond est solide. Dans un monde pas si éloigné que cela du nôtre, humains et animaux anthropomorphes cohabitent avec des extra-terrestres. Il y a même un super-héros, Tigerman. Oui, bon, ok, ce monde est quand même assez éloigné du nôtre !</p>
<p>Mais les parallèles sont légion. On suit ainsi l’arrivée à Cité 14, qui n’est pas sans rappeler la New York du début du XXe siècle, d’un immigré rapidement rebaptisé Michel Elizondo par les douaniers qui ne parviennent pas à prononcer son nom. Mais voilà, le lecteur sait d’emblée que Michel a « fait l’idiot » lors de son entée sur le territoire et qu’il cache pas mal de choses.</p>
<p>Il ne va d’ailleurs pas avoir de répit : alors qu’il la joue discret, il fait tomber de sa poche un sac de graines sous les yeux d’un douanier, qui lui indique qu’il va devoir le confisquer, l’importation en étant interdite. Michel voit alors rouge, rue dans les brancards et s’échappe dans la ville. Mais il tombe de Charybde en Scylla, puisqu’il déboule en plein milieu d’un rendez-vous mafieux, photographié par un journaliste en planque, Mac Keagh. Bref, on aurait pu rêver une entrée plus discrète… Toujours est-il que ce n’est que le début des aventures de Michel dans la Cité 14, où chacun tente de creuser son trou, entre les extra-terrestres, la mafia et les élites corrompues jusqu’à la moelle… Oui, Cité 14 lorgne franchement vers le thriller, et il le fait bien ! Il regorge de personnages attachants, parfois répugnants, mais toujours bien construits et crédibles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3085" class="wp-caption alignright" style="width: 228px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/cite2.jpg"  class="wmp" id="wmp6"><img class="size-medium wp-image-3085" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/cite2-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Gabus-Reutimann / Paquet 2011</p></div>
<p>Il est clair que Gabus et Reutimann ont tenté de retrouver l’esprit des pulps américains d’après-guerre, jusqu’à la qualité du papier. Et il faut reconnaitre que l’essai est transformé : chaque tome, forcément court, tient en haleine et laisse pourtant le temps aux auteurs de camper leurs personnages et de détailler le décor de cette intrigante Cité 14. On se prend au jeu et on suit les aventures de Michel et de Mac Keagh avec un intérêt grandissant. Le dessin est d’ailleurs tout à fait à la hauteur du scénario, les auteurs sachant donner vie aux animaux anthropomorphisés aussi bien que dans Blacksad et ce n’est pas rien !</p>
<p>Pourquoi vous parler de Cité 14 maintenant, alors que cette édition en 12 volumes est depuis longtemps introuvable ? Pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ces 12 volumes étaient sous-titrés « saison 1 » et puis à la fin du 12<sup>e</sup> volume… plus rien ! On se demandait donc si et quand une saison 2 verrait le jour. Eh bien joie ! Car non seulement Paquet a fini la réédition de la saison 1 dans un format plus grand (qui regroupe à chaque fois 3 volumes de la série d’origine) et sur un meilleur papier, mais en plus les deux premiers tomes de la saison 2 sont maintenant disponibles dans toutes les bonnes librairies spécialisées (et ailleurs aussi) !</p>
<p>Cette fois, les auteurs ont changé leur fusil d’épaule puisque ce seront 6 et non plus 12 tomes qui paraitront, au rythme d’un tous les deux mois. Ce sont donc des volumes plus épais à chaque fois, mais évidemment à un prix redevenu « classique ». Si vous avez raté la saison 1, vous pouvez maintenant réparer cette erreur. Pour ma part, j’attends avec impatience de pouvoir mettre la main sur cette nouvelle saison !
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/cite-14/" title="Cité 14" rel="tag">Cité 14</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/gabus/" title="Gabus" rel="tag">Gabus</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/reutimann/" title="Reutimann" rel="tag">Reutimann</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/sf/" title="SF" rel="tag">SF</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/thriller/" title="thriller" rel="tag">thriller</a><br />
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		<title>Okko</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 01:36:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A l’occasion d’une chronique (déjà ancienne) sur Usagi Yojimbo, j’avais en passant évoqué la BD Okko, de Hub. Je comptais bien vous en faire la chronique. Et puis, et puis… le temps passe, les chroniques s’accumulent et on remet toujours au surlendemain ce qu’on devrait faire l’avant-veille, vous connaissez le topo. Mais pour Okko, c’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3069" class="wp-caption alignleft" style="width: 222px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko1.jpg"  class="wmp" id="wmp7"><img class="size-medium wp-image-3069" title="okko1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko1-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Hub / Delcourt - 2005</p></div>
<p>A l’occasion d’une chronique (déjà ancienne) sur <a href="http://www.kroniks.net/2009/05/22/usagi-yojimbo/" target="_blank">Usagi Yojimbo</a>, j’avais en passant évoqué la BD Okko, de Hub. Je comptais bien vous en faire la chronique. Et puis, et puis… le temps passe, les chroniques s’accumulent et on remet toujours au surlendemain ce qu’on devrait faire l’avant-veille, vous connaissez le topo.</p>
<p>Mais pour Okko, c’est une vraie injustice, tant cette œuvre mérite qu’on s’y attache. Et puisque je viens de terminer la lecture du 3<sup>e</sup> cycle de cette fresque, quel meilleur moment que maintenant pour mettre à exécution mon projet ? Allez, hop, je me lance.</p>
<p>Oui, je me lance, le mot n’est pas trop fort. Okko est en effet une œuvre vaste, qu’il faut savoir décrypter. Tout d’abord, le décor : Hub a pris le parti de camper son histoire dans un univers qui ressemble à s’y méprendre au Japon shogunal : samourais, daimyos, geishas, ronins, moines s’y croisent. Mais Hub n’a pas voulu s’enfermer dans un cadre historique contraignant : il n’y a donc aucune référence géographique réaliste, c’est comme si ce monde n’était en définitive qu’un « écho » du Japon réel, dont il se serait éloigné sur bien des points. Bienvenue donc dans l&#8217;Empire du Pajan !</p>
<p>Oui, car en plus des éléments cités ci-dessus, on croise également dans le monde d’Okko des monstres, de la magie et des technologies surprenantes. Certains guerriers utilisent ainsi de véritables armures exosquelettes appelées « bunraku » (qui en « vrai » japonais, veut dire « théâtre de marionnettes ») mues par des sortes de vers à soie et manipulées de l’intérieur par un système de cordes et de poulies. Okko, c’est donc l’alliance du Japon médiéval traditionnel et d’un côté indéniablement « steampunk ». Le cocktail se révèle d’une richesse insoupçonnée sous la direction éclairée de Hub.</p>
<p>Mais en définitive, Okko, qu’est-ce que c’est ? C’est le nom d’un ronin, un samourai déchu, donc, qui parcourt les terres de ce monde en effectuant des contrats. Il est accompagné dans ses errances de Noburo, étrange homme fort comme un bœuf et qui ne quitte jamais son masque de kabuki, et de Noshin, prêtre alcoolique et jouisseur.</p>
<div id="attachment_3070" class="wp-caption alignright" style="width: 225px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko2.jpg"  class="wmp" id="wmp8"><img class="size-medium wp-image-3070" title="okko2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko2-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Hub / Delcourt - 2007</p></div>
<p>Au détour d’une auberge, où Noshin et Noburo attendent le retour de leur maître Okko, le petit groupe va s’agrandir en la personne de Tikku, frère de la geisha Petite Carpe, geisha préférée de Noburo d’ailleurs. Soudain, le relais est attaqué par des mercenaires, accompagnés d’un bunraku, qui enlèvent toutes les geishas, malgré l’opposition de Noburo.</p>
<p>A son retour, Okko découvre donc le relais brûlé et Noburo blessé. Quant à Noshin, couard comme il est, il n’a évidemment rien. Okko décide alors que tout cela ne le concerne pas et de poursuivre son chemin. C’est alors que Tikku se jette à ses pieds en l’implorant de partir à la recherche de sa sœur. N’ayant pas d’argent pour se payer les services d’Okko, il se propose alors de devenir son esclave. Okko cède et lui accorde alors 10 jours de recherches : si au-delà, aucune piste n’est découverte, le contrat sera alors nul. Ce n’est bien sûr que le début des aventures de Tikku auprès d’Okko. Après tout, il a juré d’entrer au service du ronin, même si ce dernier l’a confié à Noshin, pour son éducation.</p>
<p>Sur le plan visuel, Okko est tout bonnement somptueux : le train de Hub est maitrisé à la perfection, aussi bien dans les scènes d’action, aussi dynamiques qu’un film, que dans les scènes plus contemplatives. Il sait aussi bien dessiner un ronin affrontant un démon qu’un paysage maritime lors d’un coucher de soleil. Il faut dire que la colorisation magnifie encore un peu plus l’ensemble, apportant une ambiance absolument poignante. C’est donc un régal visuel que je ne peux m’empêcher de comparer, quoi que dans un tout autre style bien sûr, à la saga De Cape et de Crocs. C’est dire si le niveau est haut !</p>
<div id="attachment_3071" class="wp-caption alignleft" style="width: 231px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko3.jpg"  class="wmp" id="wmp9"><img class="size-medium wp-image-3071" title="okko3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko3-221x300.jpg" alt="" width="221" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Hub / Delcourt - 2009</p></div>
<p>Mais vous savez bien qu’un dessin aussi beau soit-il ne pallie que difficilement l’absence d’un bon scénario. Rassurez-vous, sur ce plan là également, Hub fait plus qu’être à la hauteur.  Il faut dire qu’il a choisi une astuce narrative qui se révèle être une idée formidable : il a divisé les aventures de son ronin en cycles de deux tomes, chacun basé sur une énergie élémentaire (eau, terre, etc…). De fait, ces cycles constituent des histoires complètes et on peut à la rigueur ne pas avoir lu le premier cycle avant de lire le second.</p>
<p>La conséquence est qu’Hub peut ainsi concentrer sa narration sur deux tomes à chaque fois, ce qui lui laisse assez de temps pour développer son histoire et ses protagonistes tout en ayant un cadre suffisamment contraignant pour que son scénario ne parte pas dans des directions incontrôlables. On a donc à chaque fois affaire à un scénario maitrisé de bout en bout, nerveux et rythmé. Rien de mieux pour accrocher tout de suite le lecteur !</p>
<p>Cependant, si ces histoires sont closes en deux volumes, il reste bien sûr préférable de lire les cycles dans l’ordre. En effet, si le premier cycle, en plus d’avoir un vrai scénario, présente les protagonistes, leurs histoires personnelles ne cessent d’être développées dans les cycles suivants. Et je peux vous dire que là aussi, il y a matière à rebondissement !</p>
<p>Bref, difficile de passer à côté d’Okko quand on aime la BD. Si vous ne connaissez pas encore cette série, ruez-vous dessus, le 3<sup>e</sup> cycle vient tout juste de se terminer et les choses prennent un tour vraiment dramatique, avec l&#8217;ouverture du cycle du feu, dont le premier tome est paru mi-octobre !
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		<title>Saving human being</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 00:17:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un robot. Un robot dans une caisse, brutalement activé par un homme en détresse, dans un aéronef écrasé dans le désert. Un robot qui doit aller chercher de l’eau pour sauver cet homme. Alors il marche. Et marche encore. Et comme il ne trouve pas d’eau, il continue à marcher. Pendant 1238 jours. Jusqu’au moment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3059" class="wp-caption alignleft" style="width: 214px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/saving.jpg"  class="wmp" id="wmp10"><img class="size-medium wp-image-3059" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/saving-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright X. Zhang / Ankama 2011</p></div>
<p>Un robot. Un robot dans une caisse, brutalement activé par un homme en détresse, dans un aéronef écrasé dans le désert. Un robot qui doit aller chercher de l’eau pour sauver cet homme. Alors il marche. Et marche encore. Et comme il ne trouve pas d’eau, il continue à marcher. Pendant 1238 jours. Jusqu’au moment où il trouve une oasis, habitée par la petite Boya et sa mère. Évidemment, lorsqu’il revient auprès de l’homme avec l’eau demandée, ce dernier est mort depuis longtemps…</p>
<p>Alors le robot se demande. Il se demande ce qu’il doit faire pour sauver les gens, vu que sa première mission a été un tel échec. Et décide donc de retourner auprès de la femme et de sa fille, dans l’oasis. Après un moment d’incertitude, celles-ci l’acceptent parmi elles et il ne tarde pas à se lier d’amitié – à sa manière de robot – avec les deux femmes.</p>
<p>Il cherche toujours à sauver les gens, mais cela ne se passe jamais comme il le voudrait, soit que des évènements imprévus se produisent, auxquels il est incapable de faire face du fait de sa programmation, soit qu’il découvre les réelles conséquences de ses actes.</p>
<p>Saving human being est donc autant une histoire de science-fiction (robots, monde post-apocalyptique, etc.) qu’un conte philosophique (un robot qui en définitive cherche un sens à sa vie). Adapté d’un roman chinois, Saving human being est une œuvre prenante. On est tout de suite happé par l’histoire de ce robot sans nom et sa quête de compréhension, d’autant que le dessin est magnifique, très épuré et pourtant très expressif ! La concision entrainée par le fait qu’il s’agit d’un volume unique fait que le récit reste toujours très dynamique, même s’il s’agit plus d’une quête de sens que d’une BD SF d’action. Chapeau, c’est maitrisé de bout en bout, à tous points de vue.</p>
<p>Merci donc aux éditions Ankama d’avoir publié ce petit bijou de bande dessinée chinoise ! Décidément, Ankama s’affirme de plus en plus comme une maison d’édition à suivre, pour ceux qui n’étaient pas encore convaincus.
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		<title>Strangers in Paradise</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 00:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[moeurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Et voilà, je me suis encore fait avoir. Je m’étais pourtant dit « sois raisonnable, lis les tranquillement, un ou deux par soir » en attaquant le premier volume. Ben oui, j’avais recommencé le premier volume, histoire de bien me remettre la série en tête et de vous en faire une chronique, vu que j’avais enfin rattrapé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3032" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers1.jpg"  class="wmp" id="wmp11"><img class="size-medium wp-image-3032" title="strangers1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers1-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright T. Moore / Kymera 2006</p></div>
<p>Et voilà, je me suis encore fait avoir. Je m’étais pourtant dit « sois raisonnable, lis les tranquillement, un ou deux par soir » en attaquant le premier volume. Ben oui, j’avais recommencé le premier volume, histoire de bien me remettre la série en tête et de vous en faire une chronique, vu que j’avais enfin rattrapé mon retard.</p>
<p>Et puis bon, je repose le 6<sup>e</sup> tome et il est 2 heures du matin et mes yeux m’indiquent que si je ne dors pas, eux vont dormir de leur côté. Et le lendemain, rebelote : impossible de lâcher les volumes avant d’avoir tourné la dernière page du dernier tome paru… Ca confine à la magie noire, ce truc !</p>
<p>Hé oui,  Strangers in Paradise c’est comme ça : une fois qu’on est dedans, difficile de lâcher les volumes et de ne pas les enchaîner les uns après les autres ! Le tome 1 ne paie pourtant pas de mine : on y fait la connaissance de Francine (Peters) et Katchoo (Katina Choovanski), deux colocataires et meilleures amies du monde depuis le lycée.</p>
<p>Elles ne pourraient être plus différentes : Francine est une jeune femme de la classe moyenne, naïve, gaffeuse et le cœur sur la main. Katchoo, elle, a eu une jeunesse difficile et est une artiste révoltée, surtout contre les hommes qu’elle considère tous comme des porcs. Elle a un certain passif avec son beau-père à l’appui… Il faut dire que l’actuel petit ami de Francine, Freddie Femur, n’arrange pas le tableau : macho et grossier, Katchoo se demande bien ce que Francine peut lui trouver. Ah, et le fait que Katchoo soit amoureuse de Francine n’aide pas, évidemment.</p>
<p>Francine, qui s’est fait larguer par bon nombre de petits amis parce qu’elle est trop cœur d’artichaut, a en effet choisi de ne pas avoir de relations avec Freddie pendant un certain temps, histoire de voir s’il était sérieux. Mais sans lui en donner la raison. Du coup, Freddie lui met la pression… puis abandonne au moment où Francine allait lui céder ; Francine le retrouve donc dans les bras d’une de ses assistantes. C’est bien sûr le drame, Francine est effondrée et Katchoo décide de la venger, d’une manière expéditive qui va lui valoir un petit passage par le poste de police.</p>
<div id="attachment_3033" class="wp-caption alignright" style="width: 223px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers5.jpg"  class="wmp" id="wmp12"><img class="size-medium wp-image-3033" title="strangers5" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers5-213x300.jpg" alt="" width="213" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright T. Moore / Kymera 2011</p></div>
<p>Alors, Strangers in Paradise (SiP), un comics de mœurs ? Oui et non. Parce que l’auteur, Terry Moore, est diabolique. Il s’amuse à distiller les révélations sur ses personnages et rapidement, l’histoire prend une toute autre dimension. Par exemple, lors de son passage au poste, on apprend que ce n’est pas la première fois que Katchoo a des démêlés avec la justice. Elle semble avoir un sombre passé, que même Francine ignore, et ce passé semble être sur le point de la rattraper.</p>
<p>C’est là, dès le début du tome 2 et pour les 13 tomes suivants, que SiP prend une toute autre dimension. En fait, c’est même là que le tour de force commence : Terry Moore parvient à mener de front une peinture psychologique détaillée de la relation quasi fusionnelle de Francine et de Katchoo et un véritable thriller politico-conspirationniste. Et il se paie en plus le luxe d’ajouter une foule de personnages secondaires (ou non, parfois !) tout en les dotant tous d’une vraie profondeur psychologique.</p>
<p>Bref, SiP est une œuvre dense, extrêmement attachante. Mais que ma chronique ne vous induise pas en erreur : Terry Moore ne parle pas ici d’amours lesbiennes. Non, cela va bien plus loin, il parle d’Amour, ce qui est bien plus risqué ! La poursuite du bonheur, trouver son âme sœur, se rendre compte qu’on a trouvé son âme sœur, que faire pour qu’une relation si unique fonctionne… autant de questions que nous pose Terry Moore entre deux tragédies et trois conspirations à l’échelle du pays.</p>
<p>SiP est en effet une œuvre plus que mature. On y parle couple, sexe, religion, meurtre, pouvoir, argent… et cela même sous les aspects les plus sales de toutes ces questions. Le passé de Katchoo est en effet dur, très dur, bien plus dur que bon nombre d’entre nous ne pourraient le supporter. Et pourtant, elle fait front, parce qu’elle a trouvé Francine. Malheureusement, la nature humaine étant ce qu’elle est, on ne peut toujours s’exprimer avec les mots justes et même deux âmes sœurs peuvent se disputer jusqu’à la rupture. Cela en devient même bluffant de voir à quel point Terry Moore est capable de camper des caractères féminins crédibles même si parfois extrêmes, alors qu’il est un homme !</p>
<div id="attachment_3035" class="wp-caption alignleft" style="width: 223px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers15.jpg"  class="wmp" id="wmp13"><img class="size-medium wp-image-3035" title="strangers15" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers15-213x300.jpg" alt="" width="213" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright T. Moore / Kymera 2011</p></div>
<p>D’autant que Terry Moore, scénariste ET dessinateur, maitrise totalement son propos ; il se permet même de varier les styles graphiques, voire les styles narratifs, alternant parfois la BD classique avec des passages illustrant des paroles de chansons ou même de véritables pages de texte sans illustration, façon roman. Et ça passe, sans aucun problème, ça ne rompt pas le rythme de la narration ; les changements de style graphique, eux, limités à quelques pages, apportent une certaine variété sans nuire à la cohérence globale de l’œuvre. Terry Moore se plait en plus à nous perdre dans des méandres d’histoires à tiroir dont il ne donne parfois la clé qu’un tome plus tard. Le procédé pourrait paraitre ennuyeux ou artificiel, et pourtant, quand on lit SiP, ça devient naturel. Ce qui ne nous empêche pas de nous faire prendre à chaque fois !</p>
<p>Alors oui, Terry Moore est un grand du monde du comics, un de ceux qu’il faut absolument avoir lu si on veut faire un panorama complet de ce que le comics a à nous offrir. D’autant que chaque tome est dense, très dense. Terry Moore est un auteur à textes et vous en aurez pour votre argent !</p>
<p>Pourtant, SiP a connu un parcours un peu chaotique en France : les trois premiers tomes parurent aux éditions Le Téméraire, avant que la série ne soit reprise chez Bulle Dog au 3<sup>e</sup> tome, avec un troisième tome chevauchant celui du Téméraire ! Puis, là encore Bulle Dog connut des heures sombres, avant que SiP ne refasse surface chez Kymera, cette fois pour de bon, puisqu’on en est au tome 15 chez eux et qu’ils rééditent les premiers tomes mis à jour au point de vue de la traduction ! En juin 2011, le tome 5 est ainsi paru, les tomes 6 et 7 devant paraître d&#8217;ici la fin de l&#8217;année. la boucle sera alors quasiment bouclée, puisque Kymera a édité SiP à partir du tome 8.</p>
<p>Vous l’aurez compris, SiP est pour moi une des œuvres majeures de la BD, toutes époques et tous styles confondus. Il ne s’agit même pas de snobisme, comme ces listes de romans « qu’il faut avoir lu » parfois données dans les magazines littéraires, non, il FAUT lire SiP parce que c’est excellent, un point c’est tout. Et c’est peut-être un des plus beaux compliments qu’on puisse faire à un auteur, vous ne croyez pas ?</p>
<p>NB : pour des raisons de cohérence, les illustrations choisies pour cette chronique sont toutes celles de l&#8217;édition Kymera. Cependant, les couvertures des autres éditions sont également superbes et peuvent facilement être trouvées sur le Net.</p>
<p>NB2 : Kymera a mis en ligne un site dédié à Strangers in Paradise, fort bien fait, que vous pouvez retrouver <a title="à cette adresse" href="http://www.strangersinparadise-fr.com/" target="_blank">http://www.strangersinparadise-fr.com/</a>
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/comics/" title="Comics" rel="tag">Comics</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/moeurs/" title="moeurs" rel="tag">moeurs</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/strangers-in-paradise/" title="Strangers in Paradise" rel="tag">Strangers in Paradise</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/terry-moore/" title="Terry Moore" rel="tag">Terry Moore</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/thriller/" title="thriller" rel="tag">thriller</a><br />
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		<title>Wollodrïn</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 02:29:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD Franco-Belge]]></category>
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		<category><![CDATA[Chauvel]]></category>
		<category><![CDATA[heroïc fantasy]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans la cité de Marmaëkard, le premier rétiaire Etzarn est condamné à mort par le grand tribunal et jeté dans la cellule XXVII de la prison en attendant l’exécution de la sentence. Non pas qu’il soit seul dans cette cellule : les autres pensionnaires vont apparemment partager son funeste destin. A la décharge d’Etzarn, on peut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3017" class="wp-caption alignleft" style="width: 225px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/wollodrin.jpg"  class="wmp" id="wmp14"><img class="size-medium wp-image-3017" title="wollodrin" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/wollodrin-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Chauvel-Lereculey / Delcourt 2010</p></div>
<p>Dans la cité de Marmaëkard, le premier rétiaire Etzarn est condamné à mort par le grand tribunal et jeté dans la cellule XXVII de la prison en attendant l’exécution de la sentence. Non pas qu’il soit seul dans cette cellule : les autres pensionnaires vont apparemment partager son funeste destin.</p>
<p>A la décharge d’Etzarn, on peut dire qu’il a accueilli la nouvelle en vrai soldat : pas une once d’émotion à l’énoncé du verdict ; il semble de toutes façons que ce procès n’était qu’une mascarade et qu’il soit innocent des charges dont on l’accuse. On avait semble-t-il surtout besoin de se débarrasser de lui…</p>
<p>Mais le destin d’Etzarn et de ses 5 co-détenus ne semble finalement pas être de pourrir dans une geôle en attendant de passer entre les mains du bourreau. Le soir même, un haut dignitaire d’un des douze duchés du royaume s’introduit dans leur cellule et leur propose un marché : retrouver l’héritière du duché qui a été enlevée en échange de la liberté et d’une prime de 20000 pièces d’or.</p>
<p>Trop beau pour être vrai ? Il faut dire que le challenge est à la hauteur de la récompense ! La demoiselle a en effet été enlevée par des orcs et emmenée dans le territoire de ces derniers, alors même que certaines tribus orcs ont brisé la trêve qui avait été conclue avec le royaume humain. C’est donc plus une mission suicide qu’une partie de plaisir qui s’annonce…</p>
<p>Cependant, les 6 prisonniers acceptent immédiatement. Enfin presque : le 6<sup>e</sup> prisonnier, un gobelin du nom de Kahmin, sait qu’il a tout à perdre dans l’opération, puisqu’il s’agit d’un des chefs gobelins qui ont trahi les orcs lors de la dernière guerre ! Il sait donc qu’il ne servirait que de monnaie d’échange dans une éventuelle négociation entre le groupe et les orcs…</p>
<p>Bref, le dignitaire fait s’évader le groupe et le met sur la piste des orcs. A partir de là, bon courage pour échapper aux poursuivants de la prison et pour ne pas se faire tuer par les orcs…</p>
<p>Wollodrïn ne révolutionnera pas le monde de la BD médiévale-fantastique. On y retrouve bon nombre d’éléments très classiques. Mais pour une fois, cela ne constitue pas un handicap : le dessin et l’écriture des dialogues sont assez brillants pour faire oublier au lecteur cette sensation de déjà-vu qu’il pourrait éventuellement éprouver. D’autant que les personnages sont complexes et semblent ne pas être (uniquement) ce qu’ils sont à première vue. Du coup, ce premier tome d’un dyptique annoncé retient l’attention et donne envie de connaitre la suite !</p>
<p>Il faut dire que les auteurs, Chauvel et Lereculey, ne sont pas des débutants dans le monde de la BD. Derrière le dessin et le scénario, on sent que « le métier parle ». Bref, si vous cherchez un récit médiéval-fantastique pas forcément original mais solide et prenant, Wollodrïn est un candidat que vous feriez bien de ne pas sous-estimer, d&#8217;autant que le tome 2 est paru au mois de juillet 2011 et que l&#8217;histoire est maintenant complète.
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		<title>Empowered</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 00:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Adam Warren]]></category>
		<category><![CDATA[Empowered]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>

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		<description><![CDATA[Ahh, les super-héros… Entrés désormais dans la mystique populaire, ils n’étonnent plus personne, ils cartonnent au box-office. Longévités record, origines complexes pour ne pas dire embrouillées, réinvention incessante des personnages, voilà bien quelques-unes des caractéristiques des Spiderman, X-Men et autres Superman. Ca, c’est pour les super-héros « officiels », « mainstream » dirons-nous. Et puis… Et puis il y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2890" class="wp-caption alignleft" style="width: 234px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp1.jpg"  class="wmp" id="wmp15"><img class="size-medium wp-image-2890" title="emp1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp1-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright A. Warren / Bragelonne - Milady 2009</p></div>
<p>Ahh, les super-héros… Entrés désormais dans la mystique populaire, ils n’étonnent plus personne, ils cartonnent au box-office. Longévités record, origines complexes pour ne pas dire embrouillées, réinvention incessante des personnages, voilà bien quelques-unes des caractéristiques des Spiderman, X-Men et autres Superman.</p>
<p>Ca, c’est pour les super-héros « officiels », « mainstream » dirons-nous. Et puis… Et puis il y a tous les autres, qui prennent le parti d’aborder le super-héroïsme sous un autre angle. Et là, le panorama est plus que vaste, de Scott Pilgrim à Ultra, en passant par Body Bags, Kick Ass, la Ligue des Gentlemen Extraordinaires ou El Zombo Fantasma. Bref, c’est « l’underground » des sups.</p>
<p>Et Empowered dans tout cela ? Elle se rattache sans aucune hésitation à cette seconde catégorie, option « humour et belles pépées ». Bon, présenté comme ça, c’est un peu réducteur et ça ne donne pas forcément envie. Rétablissons donc l’équilibre en détaillant un peu plus.</p>
<p>Empowered, c’est une super héroïne débutante. Blonde, châssis de rêve, bouche pulpeuse… et aucune confiance en soi. Elle est revêtue d’une combinaison ultra-moulante peut-être bien d’origine extra-terrestre qui perd ses pouvoirs dès qu’elle se déchire un peu. Résultat : Empowered termine généralement ligotée et bâillonnée par les méchants, en attendant que le groupe de sups dont elle fait partie, la Super-bande, arrive à la rescousse… quand elle arrive !</p>
<p>Bref, Empowered est plutôt à ranger dans la catégorie empotée écervelée, la cinquième roue du carrosse ? Voire… Car Emp n’a qu’un désir : bien faire. Mais elle manque tellement d’assurance que la plupart du temps, ce qu’elle entreprend se termine en catastrophe et elle finit quasiment à poil… Bien sûr, les autres sups se foutent ouvertement d’elle, ce qui ne renforce pas sa confiance et hop, cercle vicieux nous voici !</p>
<div id="attachment_2891" class="wp-caption alignright" style="width: 228px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp3.jpg"  class="wmp" id="wmp16"><img class="size-medium wp-image-2891" title="emp3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp3-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright A. Warren / Bragelonne - Milady 2010</p></div>
<p>Heureusement, son chemin croise bientôt celui du Sbire, un acolyte de méchants pas si méchant (il a des motivations… spéciales), et c’est le coup de foudre. Et finalement l’amour (et le sexe ! oh oui le sexe !) ça fait du bien à l’égo. Surtout quand elle se fait aussi une meilleure amie en la personne de Ninjette, jeune ninja aux tendances alcoolo. Bon, et puis vous rajoutez le Prince-démon des étoiles, dont elle a la garde depuis qu’elle l’a capturé grâce à une ceinture-bondage, relique d’une tentative d’enlèvement par un proxénète interstellaire pour le compte d’un empereur galactique, et vous avez un quatuor détonnant.</p>
<p>C’est n’importe quoi ? Mais tout à fait ! Et c’est assumé ! Car Empowered n’est pas un comic de sups comme les autres. Tout d’abord, il se focalise plus sur les relations entre les personnages que sur les actes d’héroïsme à proprement parler. C’est un peu la sitcom des sups, si vous voulez, genre « Sous le soleil rencontre les Vengeurs ». Et puis, une sacré dose d’humour : les sups sont souvent de pathétiques enfoirés, les méchants aussi improbables que bêtes ou complexés et les nanas des bombes anatomiques.</p>
<p>Ajoutez à cela un graphisme qui lorgne de manière ouverte vers le manga, et vous comprendrez qu’Empowered ne ressemble décidément à aucun comic classique. L’influence manga est assumée, l’auteur Adam Warren étant un des premiers à avoir introduit et popularisé le manga aux USA, soit par ses œuvres (reprise de Dirty Pair, hors-séries de Gen 13), soit par la traduction de manga en anglais (Seraphic Feather, notamment).</p>
<p>Soyons francs, les deux premiers tomes sont du pur délire et pourraient faire passer Empowered pour une aimable pochade, une parodie sympa mais sans conséquences. Mais voilà : Adam Warren est plus malin que cela. Si le premier tome est en effet un joyeux foutoir, dès qu’Emp rencontre le Sbire, le Prince-démon et Ninjette, l’auteur agrémente son récit de certaines révélations sur le passé de ses protagonistes, et ça n’est pas forcément joli-joli. Même si l’humour est toujours présent, certains passages sont nettement plus sombres dans les tomes 3 et 4.</p>
<div id="attachment_2892" class="wp-caption alignleft" style="width: 228px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp4.jpg"  class="wmp" id="wmp17"><img class="size-medium wp-image-2892" title="emp4" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp4-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright A. Warren / Bragelonne - Milady 2011</p></div>
<p>Et c’est là que réside aussi en partie l’attrait d’Empowered : au moment où on pense qu’Adam Warren a lâché l’affaire et préfère faire de l’humour et des jolies filles, bam !, une bonne grosse révélation bien déstabilisante et on est repartis pour un tour ! Du coup, le récit ne perd jamais son dynamisme et les prochains tomes promettent d’être haletants !</p>
<p>En bref, si vous cherchez une histoire de super-héros atypiques, plutôt orienté humour mais pas que, Empowered pourrait bien vous plaire. Et cela, même si vous n’aimez pas du tout les super-héros ! Attention tout de même, les situations et le langage employés font d’Empowered un comic plutôt orienté vers les adultes et les jeunes adultes…</p>
<p>Une dernière chose : ayant eu l’occasion de lire Empowered en VO et en VF, je voudrais tirer un grand coup de chapeau au traducteur français, Philippe Touboul. Parce que pour parvenir à transposer (et pas à traduire bêtement) l’humour et les références contenues dans l’œuvre originale et les rendre compréhensibles au public français, il a du bien en baver ! Bravo l’artiste !
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		<title>Le Voyage des pères</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 01:27:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD Franco-Belge]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[David Ratte]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Jésus]]></category>

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		<description><![CDATA[Jésus… Ce n’est pas un inconnu pour la bande dessinée, et pas seulement européenne ou américaine, puisque même les japonais lui ont consacré des œuvres. C’est pourquoi sans doute David Ratte (Toxic Planet, Majipoor) a choisi un angle d’approche différent pour sa bande dessinée. Il s’intéresse en effet à Jonas, Alphée et Simon : ce sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2879" class="wp-caption alignleft" style="width: 228px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/voyage1.jpg"  class="wmp" id="wmp18"><img class="size-medium wp-image-2879" title="voyage1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/voyage1-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright D. Ratte / Paquet 2007</p></div>
<p>Jésus… Ce n’est pas un inconnu pour la bande dessinée, et pas seulement européenne ou américaine, puisque même les japonais lui ont consacré des œuvres. C’est pourquoi sans doute David Ratte (<em>Toxic Planet</em>, <em>Majipoor</em>) a choisi un angle d’approche différent pour sa bande dessinée.</p>
<p>Il s’intéresse en effet à Jonas, Alphée et Simon : ce sont les pères de certains des premiers compagnons du Christ, respectivement Pierre et André, Matthieu et Judas (oui, LE Judas). Il suffit en effet que Jésus passe pour que ces derniers « plaquent » tout et le suivent. D’où le désarroi des pères, qui se mettent à la recherche de leur progéniture pour la ramener dans le « droit » chemin. C&#8217;est le début du &laquo;&nbsp;voyage des pères&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Du coup, c’est un peu un road movie qui s’en suit, puisque Jésus et ses disciples ont toujours quelques jours d’avance sur le trio, qui ne voit donc que le résultat du passage du prophète. Leur réaction est d’ailleurs très différente : Jonas est un vieux incrédule et caustique, Alphée est de plus en plus ébranlé par les miracles accomplis par Jésus, quant à Simon, il cherche simplement son fils.</p>
<p>Le but n’est absolument pas de parler de Jésus ; ce dernier apparait toujours en négatif, jamais en véritable acteur de l’histoire : on ne voit que les conséquences de son passage (miracles, opposition du Sanhédrin, inquiétude des romains, destin funeste de Judas…) et cela que ce soit lors de son prêche, lors de sa capture, de sa crucifixion ou de sa résurrection.</p>
<p>Non, David Ratte s’intéresse à la réaction de ses personnages face à ce qu’ils ne comprennent pas, en premier lieu l’attachement des fils de ceux-ci à ce mystérieux personnage qu’est Jésus. Quelque part, c’est aussi un voyage intérieur pour ces trois personnages, et le plus ébranlé ne sera pas forcément celui qu’on croit de prime abord.</p>
<p>David Ratte nous présente donc un tryptique où la franche rigolade et les bons mots le disputent à la tragédie et aux larmes, faisant de son œuvre un petit bijou d’équilibre. Tour de force,  David Ratte parvient à parler de Jésus sans jamais verser dans la religion, ce qui fait que le récit reste agréable qu’on croie en Jésus ou pas. Ajoutez à cela un graphisme agréable et qui penche vers le réalisme et vous aurez une œuvre atypique à découvrir d’urgence.</p>
<div id="attachment_2880" class="wp-caption alignright" style="width: 237px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/voyage3.jpg"  class="wmp" id="wmp19"><img class="size-medium wp-image-2880" title="voyage3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/voyage3-227x300.jpg" alt="" width="227" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright D. Ratte / Paquet 2010</p></div>
<p>Et si d’aventure l’œuvre vous plait, sachez que l’histoire ne s’arrête pas là : David Ratte a en effet initié un nouveau cycle (dont le second tome est paru récemment), l’<em>Exode selon Yona</em>, où Jonas, le vieux grincheux du premier tryptique, apprend au chevet d’une vieille tante mourante que ses ancêtres n’étaient pas tous juifs et que l’un d’entre eux, Yona, était égyptien. Et c’est parti pour une relecture des tribulations de Moïse !
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/david-ratte/" title="David Ratte" rel="tag">David Ratte</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/drame/" title="drame" rel="tag">drame</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/humour/" title="humour" rel="tag">humour</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/jesus/" title="Jésus" rel="tag">Jésus</a><br />
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