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	<title>Kroniks &#187; Mangas</title>
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	<description>le blog bd qui vous dit bonne année</description>
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		<title>Thermae Romae &#8211; le film</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 02:35:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Thermae Romae, dont on vous a parlé ici, continue son bonhomme de chemin avec la parution du tome 4. Et le succès semble être au rendez-vous, puisque pas moins de trois éditions différentes de ce volume sont au programme ! Outre la version normale, vous pouvez (enfin, vous auriez pu si vous aviez été assez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Thermae Romae, <a href="http://www.kroniks.net/2011/04/27/thermae-romae-3/">dont on vous a parlé ici</a>, continue son bonhomme de chemin avec la parution du tome 4. Et le succès semble être au rendez-vous, puisque pas moins de trois éditions différentes de ce volume sont au programme ! Outre la version normale, vous pouvez (enfin, vous auriez pu si vous aviez été assez rapide&#8230;) acquérir une version collector comportant un petit pendentif du symbole phallique apparaissant dans le tome 2&#8230; Ou encore, vous pouvez vous porter acquéreur d&#8217;une version imperméable, idéale pour lire tout en prenant son bain ! C&#8217;est raccord avec le thème, ils pensent à tout&#8230;<br />
<span id="more-3114"></span>Mais le succès de Thermae Romae ne s&#8217;arrête pas là ! La production d&#8217;une série animée est en cours, processus classique au Japon quand un manga rencontre le succès. Moins classique en revanche, le fait qu&#8217;un film est déjà en cours de tournage ! Ce que je mentionnais comme simple rumeur il y a quelques mois est donc bel et bien une réalité. Jolie performance pour une oeuvre qui n&#8217;en est qu&#8217;à son 4e volume et qui a un rythme de parution très lent par rapport aux &laquo;&nbsp;poids lourds&nbsp;&raquo; du monde du manga.</p>
<p>Au casting, on retrouvera <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiroshi_Abe_%28acteur%29">ABE Hiroshi</a> dans le rôle-titre de Lucius, aux côtés de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aya_Ueto">UETO Aya</a> pour l&#8217;inévitable rôle principal féminin. Ce sont deux &laquo;&nbsp;vieux routards&nbsp;&raquo; du monde du cinéma et des séries télévisées japonaises, on peut donc leur faire confiance pour un travail de qualité. Reste évidemment, pour nous public occidental, l&#8217;éternelle question : pourquoi prendre un acteur japonais pour un rôle d&#8217;occidental ? D&#8217;autant que, d&#8217;après le <a href="http://thermae-romae.jp/">site officiel du film</a>, la production semble ne pas avoir lésiné sur les figurants occidentaux pour les scènes se déroulant à Rome. Alors, bien sûr, l&#8217;argument principal est évident : c&#8217;est un film à destination du marché japonais, il faut donc des acteurs principaux japonais si on veut que les banques financent le projet. Le second argument est qu&#8217;ABE Hiroshi a tout de même un visage qui sort un peu des standards japonais. Il est donc un peu plus crédible dans un rôle d&#8217;occidental que, mettons, KITANO Takeshi par exemple.</p>
<p>Reste UETO Aya. Autant on pourrait l&#8217;imaginer dans les scènes se déroulant dans le Japon actuel, autant la bande annonce la montre en tenue romaine dans la Rome antique. Cela pose donc la question du scénario : étant donné que jusqu&#8217;à la fin du tome 3 de Thermae Romae il n&#8217;y a pas de personnage féminin principal, cela veut-il dire que le film suivra un scénario original ? Mystère pour le moment&#8230;</p>
<p>Ces petites réserves mises à part, j&#8217;attends donc avec impatience la sortie en avril 2012 de ce film et soyez assuré que je me ferai un plaisir de vous faire un compte-rendu de visionnage !</p>
<p>En attendant, si vous souhaitez voir la première bande-annonce du film, rendez-vous sur le site officiel indiqué plus haut. Laissez la présentation se dérouler puis repérez les trois cadres vers le bas de l&#8217;écran. Cliquez sur celui le plus à droite (il ne comporte que deux idéogrammes) et voilà ! (bande annonce en japonais, évidemment)</p>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/abe-hiroshi/" title="Abe Hiroshi" rel="tag">Abe Hiroshi</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/film/" title="film" rel="tag">film</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/thermae-romae/" title="thermae romae" rel="tag">thermae romae</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/ueto-aya/" title="Ueto Aya" rel="tag">Ueto Aya</a><br />
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		<title>Saving human being</title>
		<link>http://www.kroniks.net/2011/10/18/saving-human-being/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 00:17:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un robot. Un robot dans une caisse, brutalement activé par un homme en détresse, dans un aéronef écrasé dans le désert. Un robot qui doit aller chercher de l’eau pour sauver cet homme. Alors il marche. Et marche encore. Et comme il ne trouve pas d’eau, il continue à marcher. Pendant 1238 jours. Jusqu’au moment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3059" class="wp-caption alignleft" style="width: 214px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/saving.jpg"  class="wmp" id="wmp1"><img class="size-medium wp-image-3059" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/saving-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright X. Zhang / Ankama 2011</p></div>
<p>Un robot. Un robot dans une caisse, brutalement activé par un homme en détresse, dans un aéronef écrasé dans le désert. Un robot qui doit aller chercher de l’eau pour sauver cet homme. Alors il marche. Et marche encore. Et comme il ne trouve pas d’eau, il continue à marcher. Pendant 1238 jours. Jusqu’au moment où il trouve une oasis, habitée par la petite Boya et sa mère. Évidemment, lorsqu’il revient auprès de l’homme avec l’eau demandée, ce dernier est mort depuis longtemps…</p>
<p>Alors le robot se demande. Il se demande ce qu’il doit faire pour sauver les gens, vu que sa première mission a été un tel échec. Et décide donc de retourner auprès de la femme et de sa fille, dans l’oasis. Après un moment d’incertitude, celles-ci l’acceptent parmi elles et il ne tarde pas à se lier d’amitié – à sa manière de robot – avec les deux femmes.</p>
<p>Il cherche toujours à sauver les gens, mais cela ne se passe jamais comme il le voudrait, soit que des évènements imprévus se produisent, auxquels il est incapable de faire face du fait de sa programmation, soit qu’il découvre les réelles conséquences de ses actes.</p>
<p>Saving human being est donc autant une histoire de science-fiction (robots, monde post-apocalyptique, etc.) qu’un conte philosophique (un robot qui en définitive cherche un sens à sa vie). Adapté d’un roman chinois, Saving human being est une œuvre prenante. On est tout de suite happé par l’histoire de ce robot sans nom et sa quête de compréhension, d’autant que le dessin est magnifique, très épuré et pourtant très expressif ! La concision entrainée par le fait qu’il s’agit d’un volume unique fait que le récit reste toujours très dynamique, même s’il s’agit plus d’une quête de sens que d’une BD SF d’action. Chapeau, c’est maitrisé de bout en bout, à tous points de vue.</p>
<p>Merci donc aux éditions Ankama d’avoir publié ce petit bijou de bande dessinée chinoise ! Décidément, Ankama s’affirme de plus en plus comme une maison d’édition à suivre, pour ceux qui n’étaient pas encore convaincus.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp1"></div>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/manhua/" title="manhua" rel="tag">manhua</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/science-fiction/" title="science fiction" rel="tag">science fiction</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/xiaoyu-zhang/" title="Xiaoyu Zhang" rel="tag">Xiaoyu Zhang</a><br />
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		<title>L&#8217;âme du Kyûdo</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Aug 2011 02:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 17e siècle japonais.  Les Tokugawa ont désormais la mainmise sur le pays, qui est enfin sorti de l’ère du « Sengoku », les « Royaumes combattants ». Néanmoins, l’honneur reste la composante principale de la vie des samourai et de leurs seigneurs, qui sont prêts à beaucoup de choses pour le conserver et même l’accroître. C’est dans ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2852" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/kyudo.jpg"  class="wmp" id="wmp2"><img class="size-medium wp-image-2852" title="kyudo" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/kyudo-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright H. Hirata / Akata Delcourt 2007</p></div>
<p>Le 17<sup>e</sup> siècle japonais.  Les Tokugawa ont désormais la mainmise sur le pays, qui est enfin sorti de l’ère du « Sengoku », les « Royaumes combattants ». Néanmoins, l’honneur reste la composante principale de la vie des samourai et de leurs seigneurs, qui sont prêts à beaucoup de choses pour le conserver et même l’accroître.</p>
<p>C’est dans ce cadre que prend place le Tôshiya, épreuve de tir à l’arc japonais. Elle trouve son origine dans la prouesse accomplie par Heibe-Shigemasa Asaoka, vassal de la maison Matsudaira : alors qu’il était en visite au temple Renge-Ôin de Kyôto (appelé plus couramment Sanjûsangen-dô et haut lieu touristique du Japon actuel), il remarqua que le bâtiment, de forme rectangulaire, était bordé sur ses côtés les plus longs d’une galerie d’un peu plus de 120m. Asaoka tenta alors de faire passer une flèche tout au long de cette galerie. La difficulté était de trouver le bon angle et la bonne force : trop bas ou pas assez fort, la flèche retombait au sol avant d’avoir parcouru la distance ; trop haut ou trop fort, elle se plantait invariablement dans une poutre de l’auvent.</p>
<p>Bref, Asaoka, surpris par la difficulté de ce qui paraissait de l’extérieur une formalité, parvint tout de même à faire passer 51 flèches. Asaoka n’était pas n’importe qui : extrêmement habile à l’arc, il avait accompli des prouesses lors de la bataille de Sekigahara et avait été récompensé par le titre de « unique sous le ciel » décerné par Ieyasu Tokugawa. La nouvelle de sa performance fit grand bruit et bien entendu d’autres samourai décidèrent de tenter l’aventure, entraînant ainsi leurs seigneurs dans le processus. D’autant que le titre est remis en jeu, apportant bien sûr gloire et honneur à son détenteur et à la maison dont il fait partie.</p>
<p>Les candidats s’affrontent donc, dans une épreuve qui dure 24h. 24h pendant lesquelles l’archer doit tirer le plus de flèches possible pour qu’un maximum franchisse la distance requise. Évidemment, cela nécessite très rapidement un entraînement spécifique extrêmement dur. De plus, il n’est pas rare que les samourai qui échouent à cette épreuve préfèrent faire seppuku pour laver le déshonneur qu’ils ont attiré sur leur maison. Les fiefs se retrouvent donc rapidement à dépenser beaucoup d’argent pour la formation de leurs archers… et à perdre ces archers lorsqu’ils se font seppuku.</p>
<p>Hiroshi Hirata, spécialiste du jidai gekiga (ou « manga d’époque », à savoir manga sur les samourai), laisse encore une fois éclater son talent dans ce fort volume. Il y pose les questions de l’honneur, de ce que ce dernier peut pousser un homme ou un clan à faire, de l’utilité de ce genre de pratique. Il faut savoir que ce manga est basé sur des faits réels, même si bien sûr l’art du mangaka est aussi de mêler fiction et réalité. Cependant, Hiroshi Hirata a toujours mis un point d’honneur à conserver le plus grand réalisme possible dans ses œuvres, et L’âme du Kyûdo ne fait pas exception.</p>
<p>Oui, les œuvres de Hiroshi Hirata sont violentes et même sanglantes, mais c’est l’époque à laquelle il s’intéresse qui veut ça, ce n’est pas gratuit. Du coup, ses manga sont une formidable porte d’entrée pour tous ceux qui s’intéressent à l’époque des samouraï japonais !
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/hiroshi-hirata/" title="Hiroshi Hirata" rel="tag">Hiroshi Hirata</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/kyudo/" title="kyûdo" rel="tag">kyûdo</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/manga/" title="manga" rel="tag">manga</a><br />
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		<title>Asatte Dance</title>
		<link>http://www.kroniks.net/2011/07/20/asatte-dance/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jul 2011 02:28:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suekichi est étudiant, mais comme beaucoup d’étudiants ses études passent un peu au second plan. Sa vraie passion, c’est le théâtre. Il est d’ailleurs le régisseur d’une petite troupe d’amateur, le « petit triangle à bascule ». Aucun espoir de percer un jour, hein, la troupe se cantonne au théâtre d’avant-garde obscur et ses membres ne sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2839" class="wp-caption alignleft" style="width: 226px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/asatte1.jpg"  class="wmp" id="wmp3"><img class="size-medium wp-image-2839" title="asatte1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/asatte1-216x300.jpg" alt="" width="216" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright N. Yamamoto / Tonkam 1995</p></div>
<p>Suekichi est étudiant, mais comme beaucoup d’étudiants ses études passent un peu au second plan. Sa vraie passion, c’est le théâtre. Il est d’ailleurs le régisseur d’une petite troupe d’amateur, le « petit triangle à bascule ». Aucun espoir de percer un jour, hein, la troupe se cantonne au théâtre d’avant-garde obscur et ses membres ne sont au mieux que d’aimables amateurs… Mais cela suffit à Suekichi.</p>
<p>Jusqu’au jour où il apprend le décès de son grand-père. Lors des obsèques et de l’incinération, il rencontre une étrange jeune femme, Aya… et termine la nuit avec elle, après avoir trop bu ! Au petit matin, il est réveillé par le majordome de son grand-père, qui lui annonce qu’il est désormais le seul héritier de la fortune de ce dernier. Mais il y a une condition : Suekichi doit terminer ses études et se marier avant de pouvoir toucher cet argent.</p>
<p>Problème : le majordome et Suekichi s’aperçoivent que ni l’un ni l’autre ne sait réellement qui est Aya et quel est son lien avec le grand-père disparu… Serait-elle une coureuse d’héritage, prête à se servir de son corps pour parvenir à ses fins ? Vous n’en saurez malheureusement pas plus sous ma plume !</p>
<p>Asatte Dance est une comédie de mœurs, saupoudrée d’une bonne dose de sexe assez cru (même si on ne voit en fait pas grand-chose) et d’une réflexion sur « qu’est-ce qu’on veut vraiment dans la vie ? Qu’est-on prêt à faire pour y parvenir ? ». L&#8217;aspect &laquo;&nbsp;sexe&nbsp;&raquo; ne prend jamais le pas sur le reste dans un voyeurisme malvenu, au contraire, il est parfaitement intégré à l&#8217;histoire et n&#8217;est là que pour la servir et la faire progresser.</p>
<p>Editée à l’origine entre 1995 et 1997 par Tonkam, au tout début donc de la « vague manga » qui allait submerger la France et l’Europe quelques années plus tard, Asatte Dance est très européen dans son approche. Pas de monde à sauver, pas de super pouvoir, pas de gamin aux cheveux décolorés ou aux membres extensibles, bref, une histoire du quotidien telle qu’un romancier français pourrait l’imaginer ! Et pourtant, la trame sociale derrière est purement japonaise. Naoki Yamamoto sait ainsi mélanger les deux aspects pour obtenir un tout cohérent et harmonieux.</p>
<p>Que va faire Suekichi ? Va-t-il abandonner le théâtre, sa passion, pour enfin s’adonner aux études et ainsi toucher l’héritage ? Va-t-il s’attacher à Aya, malgré le mystère puis les révélations qui entourent cette dernière ? Et Mlle Fukunaga, de la troupe de théâtre, pour qui son cœur bat ?</p>
<div id="attachment_2840" class="wp-caption alignright" style="width: 221px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/asatte7.jpg"  class="wmp" id="wmp4"><img class="size-medium wp-image-2840" title="asatte7" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/asatte7-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright N. Yamamoto / Tonkam 2010</p></div>
<p>Naoki Yamamoto peuple son œuvre de personnages réellement truculents, servis par un graphisme hors des canons du manga. Il sait mener son scénario et, en 7 tomes, parvient à trouver le délicat équilibre pour maintenir l’intérêt de ses lecteurs sans un seul instant les ennuyer.</p>
<p>L’édition originale (16 ans déjà !!) n’est bien sûr plus commercialisée. Fort heureusement, Tonkam a eu la bonne idée de rééditer la série il y a peu, vous ne devriez donc pas avoir de mal à trouver cette série, que je vous recommande chaudement !
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp3"></div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp4"></div>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/asatte-dance/" title="Asatte Dance" rel="tag">Asatte Dance</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/moeurs/" title="moeurs" rel="tag">moeurs</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/naoki-yamamoto/" title="Naoki Yamamoto" rel="tag">Naoki Yamamoto</a><br />
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		<title>Thermae Romae 3</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Apr 2011 07:09:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le premier tome de Thermae Romae, dont je vous avais parlé dans les colonnes de Kroniks, était pour moi une des révélations manga de ces dernières années. Nous voici déjà rendu au tome 3, et l’impression demeure ! Nous retrouvons donc Lucius, notre architecte romain, toujours en proie aux déplacements temporels avec le Japon moderne. Si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2782" class="wp-caption alignleft" style="width: 218px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/thermae_large.jpg"  class="wmp" id="wmp5"><img class="size-medium wp-image-2782 " title="Thermae Romae 3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/thermae_large-208x300.jpg" alt="Thermae Romae 3" width="208" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Mari Yamazaki / Enterbrain 2011</p></div>
<p>Le premier tome de Thermae Romae, <a href="http://www.kroniks.net/2010/06/22/thermae-romae/">dont je vous avais parlé</a> dans les colonnes de Kroniks, était pour moi une des révélations manga de ces dernières années. Nous voici déjà rendu au tome 3, et l’impression demeure !</p>
<p>Nous retrouvons donc Lucius, notre architecte romain, toujours en proie aux déplacements temporels avec le Japon moderne. Si l’expérience est toujours aussi déstabilisante pour lui, il commence cependant à y prendre goût et à apprécier le Japon.</p>
<p>Il faut dire que la situation de Lucius à Rome a évolué : ses « innovations » l’ont fait connaitre et il est maintenant en relation de travail avec rien de moins que l’empereur en personne ! Si lui n’a pas changé d’attitude dans sa vie de tous les jours, sa notoriété lui a évidemment attiré des inimitiés, notamment au sein du Sénat romain, car certains sénateurs voient d’un mauvais œil cet architecte sorti de nulle part devenu proche de l’empereur…</p>
<p>C’est ainsi qu’il est envoyé en Campanie, dans la région de Bénévent, par un message officiel en provenance du Sénat. On aurait apparemment besoin de ses services d’architecte là-bas… Même si l’ordre le surprend, Lucius n’a d’autre choix que de s’exécuter et de partir séance tenante. Problème : la Campanie est loin d’être une région paisible et évidemment, il tombe sur des brigands, chose que les sénateurs à l’origine du message espéraient d’ailleurs.</p>
<p>Imaginez donc la surprise des brigands quand ils découvrent que leur dernière proie n’est autre qu’un architecte expert en bains… Pourtant, Lucius remarque que la région, volcanique, se prête tout à fait à son art (surtout depuis qu’il a découvert les onsen japonais) et entreprend de convaincre les brigands qu’ils sont assis sur un trésor… s’ils veulent bien se donner la peine de l’exploiter !</p>
<p>Évidemment, au cours de l’aménagement du site, Lucius trébuche et tombe à l’eau… pour en sortir à nouveau dans le Japon moderne, dans une station thermale. Là, il va découvrir tout le business qui entoure les sources, les restaurants, les boutiques de souvenirs… et les lupanars, et va bien entendu s’empresser d’essayer d’adapter tout cela à son époque.</p>
<p>C’est là tout le mérite de Mari Yamazaki : tout en continuant les allers retours entre l’époque romaine et l’époque moderne, elle sait faire évoluer son personnage principal, ses motivations, son entourage, évitant ainsi de s’enfermer dans un pur comique de répétition. Certes, chaque chapitre est l’occasion d’un voyage dans le temps, mais à chaque fois, les tribulations de Lucius sont aussi bien un jeu sur le décalage des époques qu’une réflexion sur les cultures romaine et japonaise du bain.</p>
<p>Il est vrai que le rythme de parution des aventures de Lucius n’a pas de comparaison possible avec celui des séries-phares du manga japonais. Tant mieux, cela laisse à Mari Yamazaki le temps de prendre son propre rythme, de fouiller ses personnages et de s’assurer que jamais la lassitude du procédé du voyage temporel ne s’installe.</p>
<p>Le public japonais ne s’y trompe d’ailleurs pas : les deux premiers tomes ont été un vrai succès et la parution du tome 3 a été l’occasion d’annoncer qu’un film (sur un scénario apparemment original) est déjà en cours de planification. Lucius y serait joué par ABE Hiroshi (que les fans de séries télé japonaises connaissent déjà avec Dragonzakura, par exemple), quant au personnage féminin principal (parce qu’il en faut bien un, d’où le scénario original), il serait tenu par UETO Aya, chanteuse et star du petit et du grand écran japonais. Pas de date encore, mais la production est apparemment assurée.</p>
<p>J’espère franchement que cette série parviendra en France rapidement. Il y a encore peu, j’aurais dit que c’était fort improbable, mais j’ai dit la même chose de <a href="http://www.kroniks.net/2011/04/13/les-vacances-de-jesus-et-bouddha/">Saint Onii-san</a> et le premier tome français vient de paraitre ! Tous les espoirs sont donc permis… En attendant, si vous lisez le japonais, jetez-vous dessus !
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp5">Thermae Romae 3</div>

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		<title>Les vacances de Jésus et Bouddha</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Apr 2011 01:18:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mangas]]></category>
		<category><![CDATA[Bouddha]]></category>
		<category><![CDATA[Hikaru Nakamura]]></category>
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		<category><![CDATA[Jésus]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon. Je ne pensais honnêtement pas que ce manga sortirait un jour en France, en tout cas pas si vite. Heureuse surprise donc, puisqu’il s’agit d’un de mes coups de cœur en manga ces derniers mois ! Un thème pour le moins inattendu Bouddha et Jésus qui descendent sur Terre histoire de prendre des vacances bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2734" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jesus1.jpg"  class="wmp" id="wmp6"><img class="size-full wp-image-2734" title="jesus1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jesus1.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright H. Nakamura / Kurokawa 2011</p></div>
<p>Bon. Je ne pensais honnêtement pas que ce manga sortirait un jour en France, en tout cas pas si vite. Heureuse surprise donc, puisqu’il s’agit d’un de mes coups de cœur en manga ces derniers mois !</p>
<p><strong>Un thème pour le moins inattendu</strong></p>
<p>Bouddha et Jésus qui descendent sur Terre histoire de prendre des vacances bien méritées, pas sûr qu’on aurait eu ça en franco-belge actuellement, surtout avec les affaires « politico-religieuses » que les médias aiment bien monter en épingle, ni en comics d’ailleurs.</p>
<p>Le titre japonais est en fait « Sei Onii-san », qu’on traduirait littéralement par « Les Saints Frangins ». Et ça marque bien la difficulté qu’il y a à trouver un titre à la fois correct et « vendeur » pour les traductions. Avouez-le, « Les Saints Frangins » comme « Les vacances de Jésus et Bouddha », ça ne sonne pas forcément très accrocheur. Mais bon, il faut bien se résoudre à traduire…</p>
<p>Du coup, n’étant pas en France et n’ayant pas accès à cette version française pour le moment, je vous parlerai ici de la version japonaise, qui en est rendue à son 6<sup>e</sup> tome, et on murmure déjà à propos d’une adaptation en feuilleton avec acteurs (notamment avec Kiritani Kenta – et vous savez tout le bien que j’en pense si vous lisez mes écrits ici – dans le rôle de Jésus). C’est vous dire le succès de ce manga dans l’archipel.</p>
<p><strong>Cachez ce saint que je ne saurais voir</strong></p>
<p>Alors oui, c’est l’histoire de Bouddha et Jésus en goguette sur Terre, prenant des vacances bien méritées. Il faut dire qu’il y avait un bail qu’ils n’y avaient pas mis les pieds, tous les deux ! Et ils ont choisi l’actuelle Tokyo pour passer leurs vacances. Pourquoi pas ?</p>
<p>N’allez pas croire que la série va être basée sur le décalage entre un Jésus et un Bouddha « d’époque » et une Tokyo ultramoderne et speedée. Non, trop facile et heureusement l’auteur, Hikaru Nakamura, sait éviter cet écueil. C’est que Bouddha et Jésus, du haut des Cieux, n’ont jamais quitté la Terre des yeux et sont donc au courant de ce qui s’y passe. Enfin, en gros ! Il y a quand même des subtilités qui leur échappent.</p>
<div id="attachment_2735" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jesus2.jpg"  class="wmp" id="wmp7"><img class="size-full wp-image-2735" title="jesus2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jesus2.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright H. Nakamura / Kôdansha 2008</p></div>
<p>Il n’empêche, ils sont sur terre incognito. Des vacances, on vous dit ! Ils ne sont pas là pour rameuter les fidèles ou annoncer la fin du monde. Du coup, parfois, il y a des détails qui « dérangent », du genre Jésus qui a tendance à multiplier les pains ou Bouddha qui luit quand quelque chose le contrarie. Et ce n’est pas toujours facile à gérer ! D’autant que les gens « sentent » bien qu’il y a quelque chose de spécial à propos de ces deux-là, sans jamais cependant pouvoir mettre le doigt dessus.</p>
<p><strong>Enfin des vacances ?</strong></p>
<p>Les vacances de Jésus et Bouddha, c’est une collection de moments, de petites aventures des figures emblématiques de deux des plus grandes religions du monde. Pas vraiment de suivi dans les chapitres, qui s’ouvrent et se referment comme de petites histoires. Bien entendu, on retrouve quand même des personnages récurrents, tant humains (la propriétaire de l’appartement, le yakuza, etc…) que « divins » (les archanges, Judas, les disciples de Bouddha, Mara, etc…)</p>
<p>Tout cela forme une galerie de personnages tous plus truculents les uns que les autres. Et si le parti pris pour représenter les archanges (qui font plus boys band qu’autre chose) ou Judas (l’archétype de l’emo-kid) peut surprendre, il n’est pas irrespectueux, plutôt attendrissant.</p>
<p>Car oui, Les vacances… est résolument placé sous le signe de l’humour et sur les quiproquos, comme le yakuza qui croit que Jésus est un gangster hard-boiled, ou les disciples de Bouddha qui sont de vrais petits fan-boys ! Remarquez, d’un autre côté Jésus est accroc aux MMORPG et Bouddha ne peut pas résister aux soldes dans les magasins…</p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2736" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><strong><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jesus3.jpg"  class="wmp" id="wmp8"><img class="size-full wp-image-2736" title="jesus3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jesus3.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></strong><p class="wp-caption-text">copyright H. Nakamura / Kôdansha 2009</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> En vérité je vous le dis…</strong></p>
<p>Hikaru Nakamura a poussé loin ses recherches et utilise les récits bibliques et bouddhiques pour pimenter son récit. Ainsi, quand Jésus met les bras en croix, il y a des angelots qui débarquent, pensant qu’il s’est encore fait crucifier et qu’il est temps de remonter au Paradis… L’archange Gabriel débarque en demandant s’il peut déclencher l’Apocalypse à chaque fois que Jésus a un « accident » (genre il croque dans une racine de wasabi et s’évanouit tellement c’est piquant)</p>
<p>Ou alors cette mémorable baston de mauvaise foi sur la qualité du repas et de l’accueil chez Bouddha et Jésus entre Mara (le démon qui essaya de tenter Bouddha) et Judas. Sans mentionner évidemment le T-shirt-Saint Suaire que porte Jésus ou les mille bras qui poussent à Bouddha quand il joue au ping-pong.</p>
<p>Du coup, les vacances de Jésus et Bouddha peut s’apprécier au premier degré, mais il sera encore plus savoureux si vous pouvez décrypter les allusions théologiques de Hikaru Nakamura. Du genre de la fête de Obon, l’équivalent japonais de la Toussaint, ou encore Jésus qui, ayant peur de l’eau, fait se séparer façon Mer Rouge l’eau de la piscine dans laquelle il plonge…</p>
<p>N’ayant pas la version française sous la main, je ne peux pas dire ce qu’il en est, mais j’espère que les éditeurs ont prévu des notes culturelles comme cela se fait beaucoup dans les manga, de manière à expliciter les références qui pourraient être obscures pour le lecteur peu au fait des choses religieuses.</p>
<p><strong>Visuellement agréable</strong></p>
<div id="attachment_2737" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jesus4.jpg"  class="wmp" id="wmp9"><img class="size-full wp-image-2737" title="jesus4" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jesus4.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright H. Nakamura / Kôdansha 2009</p></div>
<p>Le style de Hikaru Nakamura reste classique, dans la norme manga ados/adultes. On reconnaît sans peine les deux héros et je dois bien avouer que c’est ce qui m’avait attiré l’œil en librairie. Les autres personnages bibliques ou bouddhiques sont d’une interprétation graphique plus « libre », mais ça ne choque pas.</p>
<p>Hikaru Nakamura donne dans le réaliste, mais sait placer ces expressions faciales ou gestuelles propres aux codes du manga. Ca fonctionne sans problème, en dynamisant le récit. Mais vous lirez sans doute plutôt Les vacances… pour son contenu que sa richesse graphique, soyons honnêtes.</p>
<p>Que vous soyez chrétien, bouddhiste, membre d’une autre religion ou athée/agnostique, Les vacances… est accessible à tout le monde, justement parce qu’il n’est jamais insultant, toujours attendrissant ou humoristique. En cela, Hikaru Nakamura reflète bien l’état d’esprit japonais, où les religions les plus diverses cohabitent sans heurts. Une lecture chaudement recommandée !
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		<title>Orion</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 08:45:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Allez, petite séquence nostalgie aujourd’hui, je vais vous parler d’un auteur manga que j’affectionne particulièrement : Masamune Shirow. Son nom (même si ce n’est qu’un pseudo et qu’on en est toujours aux spéculations sur son vrai nom) ne vous est sans doute pas inconnu, si vous avez regardé les adaptations animées de Ghost in the Shell [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2489" class="wp-caption alignleft" style="width: 212px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orionmanga01.jpg"  class="wmp" id="wmp10"><img class="size-medium wp-image-2489" title="orionmanga01" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orionmanga01-202x300.jpg" alt="" width="202" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Shirow/Glénat 1994</p></div>
<p>Allez, petite séquence nostalgie aujourd’hui, je vais vous parler d’un auteur manga que j’affectionne particulièrement : Masamune Shirow. Son nom (même si ce n’est qu’un pseudo et qu’on en est toujours aux spéculations sur son vrai nom) ne vous est sans doute pas inconnu, si vous avez regardé les adaptations animées de Ghost in the Shell et d’Appleseed.</p>
<p>Masamune Shirow fut un de ces auteurs manga qui firent partie de la première vraie vague de traductions dans l’hexagone, aux côtés de Dragon Ball, Ranma ½ ou encore Akira. Du beau monde, surtout que les œuvres de Shirow ont bénéficié en France du même traitement qu’Akira, à savoir grand format et couverture rigide. Dans une bibliothèque, ça en jette !</p>
<p>Mais je ne vais pas vous parler ici de Ghost in the Shell ou d’Appleseed. Un autre jour peut-être… C’est une œuvre beaucoup moins connue qui m’intéresse : Orion.</p>
<p>Si Shirow est un habitué des univers cyber et des intrigues socio-politiques, Orion s’en démarque largement : certes, la cybernétique est importante, mais plus importante encore, le karma et la magie bouddhique dominent le monde. Grâce au karma, on peut invoquer des êtres ou propulser un vaisseau spatial plus vite que la lumière.</p>
<p>Du coup, bienvenue dans l’empire galactique de l’Empereur Sokoku, débonnaire à la limite de l’irresponsabilité. Heureusement, ce n’est pas lui notre héros ! C’est Seska Fuzen, fille de maître Fuzen, dirigeant du clan Fuze. Elle gagne sa vie comme pilote de vaisseau de passagers, mais n’en néglige pas pour autant ses devoirs envers le temple de son père.</p>
<p>Le docteur Hebime, principal conseiller scientifique de l’empereur, veut créer un naga à neuf têtes pour consommer tout le karma négatif de l’univers et ainsi le purifier. Maître Fuzen s’y oppose, pressentant que les risques sont trop grands. L’opposition entre les deux hommes est telle qu’Hebime parvient à convaincre l’empereur de mettre le clan Fuze aux arrêts ; maître Fuzen parvient cependant, au prix de sa vie, à invoquer le dieu de la guerre Susano Orbatos. Evidemment, le naga invoqué par Hebime va mal tourner et Seska, qui a échappé de peu aux troupes de l’empereur, va devoir collaborer avec un Susano rebelle pour tenter de rétablir l’équilibre.</p>
<p>Bon, autant vous le dire : Orion est à de telles années-lumière de nos références culturelles et religieuses occidentales qu’il en devient un vrai Ovni. Chapeau d’ailleurs au traducteur, qui a dû bien en baver à l’époque… Shirow puise allègrement dans le panthéon bouddhiste et shintô japonais, les écrits sanskrits, etc.</p>
<div id="attachment_2490" class="wp-caption alignright" style="width: 211px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orionmanga02.jpg"  class="wmp" id="wmp11"><img class="size-medium wp-image-2490" title="orionmanga02" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orionmanga02-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Shirow/Glénat 1995</p></div>
<p>Le résultat ? Un truc totalement foutraque, qui part dans tous les sens mais qui paradoxalement est passionnant si on fait l’effort de s’y plonger pour de bon. On est là à une époque où Shirow ne recourt pas encore systématiquement à l’outil informatique pour dessiner, du coup, le dessin a ce côté frais et artisanal, fouillis et fouillé d’une production manga de haut niveau. L’action se déroule à cent à l’heure, pas de répit, même si on admire la profusion de détails dont il peuple chaque case et l’érudition des notes de bas de page, sans oublier les personnages féminins ultra-sexy (ce qui ne gâche rien, bien au contraire).</p>
<p>Car oui, Shirow est un créateur de mondes et aime par-dessus tout les doter d’une solide cohérence interne. Et Orion ne fait pas exception à la règle. Des fois, même, ça fait un peu peur de voir le délire dans lequel l’auteur part…</p>
<p>Mais bref, Orion est une petite perle d’action, de mise en scène, de dialogues, le tout dans un univers totalement improbable et très attachant. Si vous avez envie de faire un petit effort pour pénétrer dans un univers assez difficile d’accès, il faut bien l’avouer, alors Orion sera une lecture plus que dépaysante ! D&#8217;autant que 2 tomes pour une série complète, ce n&#8217;est pas un investissement surhumain, et je me suis laissé dire qu&#8217;un bon nombre de bibliothèques municipales disposaient de ce titre&#8230;
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		<title>Beck &#8211; Le film, compte-rendu de visionnage</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 08:13:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chose promise, chose due !! Je suis donc allé voir Beck cet après-midi dans un grand cinéma du centre-ville. Il faut dire que je n’avais pas choisi ma salle au hasard : film en version digitale avec le son qui va bien et sièges larges comme des fauteuils de salon, avec accoudoirs et porte-gobelets. Le tout en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2448" class="wp-caption alignleft" style="width: 221px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/beck1.jpg"  class="wmp" id="wmp12"><img class="size-medium wp-image-2448" title="beck" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/beck1-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Harold Sakuishi / 2010</p></div>
<p>Chose promise, chose due !! Je suis donc allé voir Beck cet après-midi dans un grand cinéma du centre-ville. Il faut dire que je n’avais pas choisi ma salle au hasard : film en version digitale avec le son qui va bien et sièges larges comme des fauteuils de salon, avec accoudoirs et porte-gobelets. Le tout en étant suffisamment loin de ses voisins pour réellement se croire tout seul devant l’écran. Hé oui, le cinoche au Japon, ça coûte super cher, mais le niveau de service n’est pas le même…</p>
<p>Enfin bref, vous n’en avez rien à faire des détails de ma petite vie d’expat, ce qui vous intéresse c’est le film, et vous avez bien raison !</p>
<p>Alors, ce film, réussi ou pas ? Avec la brochette d’acteurs dont je vous avais parlé, on pouvait s’attendre à du bon ; mais une adaptation d’œuvre littéraire est toujours un poil casse-gueule : que garder ? Comment adapter le reste ?</p>
<p>Allez, je ne vous fais pas languir plus longtemps : Beck – le film, ça roxxe le calbuth à Jimi Hendrix !! Yep, vous l’aurez deviné, je suis ressorti beaucoup plus que convaincu de la projection du film. Beck fait partie de ma liste de DVDs à acheter absolument, de préférence en édition collector si les goodies vont bien. Et pourtant, je ne suis pas forcément très bon public sur les adaptations d’œuvres que j’apprécie ! Les films de Harry Potter sont, par exemple pour moi, tous à jeter…</p>
<p>Petite revue de détail au point de vue des acteurs :</p>
<p>- Minami Ryûsuke (Mizushima Hiro) : les producteurs et scénaristes avaient annoncé que le film tournerait autour de ce personnage, plutôt qu’autour de Koyuki, le héros du manga. C’est vrai, mais sans outrance. Et Mizushima Hiro est suffisamment bon acteur pour ne pas en faire des tonnes. Il est crédible dans tous les secteurs du film, aussi bien quand il parle anglais que quand il joue de la gratte. Chapeau.</p>
<p>- Koyuki (Satô Takeru) : ma grosse crainte, vu que je n’aime pas tellement cet acteur, qui donne toujours l’impression de se la donner. Craintes envolées, il a compris qui était Koyuki et sait parfaitement retranscrire à l’écran sa naïveté, son envie de bien faire. Excellent !</p>
<p>- Taira (Mukai Osamu) : rien à dire, il est tout à fait le roc qu’est Taira dans le manga : c’est la « tête sur les épaules » du groupe. Il est parfaitement dans la peau du personnage et son jeu de scène est extra. Il assure un max, du début à la fin du film. Il me confirme qu’il est un grand acteur, qui peut aussi bien jouer les rôles de vieux mangaka (gegege no nyôbo – la femme de gegege, sur la vie du mangaka Mizuki Shigeru) que de jeune bassiste plein de talent. Une valeur sûre.</p>
<p>- Saku (Nakamura Aoi) : je ne le connaissais pas, il remplit tout à fait bien son rôle de pote et premier fan de Koyuki. Effacé comme dans le manga, crédible à 100% dans le film quand il joue de la batterie. Convaincant.</p>
<p>- Mao (Kutsuna Shiori) : elle joue très bien le côté « petite peste au cœur d’artichaut » de la Mao-chan du manga, pas de problème. Disons qu’elle fait tout à fait son âge dans le film, alors que dans le manga on a souvent l’impression qu’elle est plus âgée que tous les autres.</p>
<p>- Chiba (Kiritani Kenta) : celui-là, je l’ai gardé pour la fin, y a une raison. Vous vous souvenez de tout le bien que je pensais de lui, dans ma dernière news sur Beck. J’étais encore bien en-dessous de la vérité. C’est pour moi LA révélation du film. Kiritani Kenta ne joue pas Chiba. Kiritani Kenta a tellement de talent et de fantaisie qu’il EST Chiba dans le film. Sa performance m’a foutu des frissons dans le dos, tellement ce gars a tout compris. La scène de la chanson « Revolution » au Grateful sounds est à tomber par terre tellement on sent qu’il sort ses tripes pour donner une performance crédible. On n’a qu’une envie, c’est de traverser l’écran et d’aller pogoter avec tous les autres !!! Ce mec est à suivre absolument, pour moi c’est un des meilleurs, peut-être le meilleur acteur de sa génération au Japon.</p>
<p>Ce qui est fort, c’est que tous les acteurs ressemblent à fond à leurs homologues de manga ! On a vraiment l’impression que Ryûsuke et les autres ont pris vie, là, sous nos yeux. Et les personnages secondaires ne sont pas en reste : Eiji, Yoshito et Ran, les rivaux de Beck, Leon Sykes, qui ressemble à un croisement entre Don King et Prince, M. Saito, le fabricant de cartons qui enseigne la guitare à Koyuki, la productrice du Grateful sounds… C’est quasiment un sans-faute !!</p>
<p>Les scénaristes ont pris le parti de raconter l’histoire de Beck de la rencontre de Ryûsuke et Koyuki jusqu’au concert du Grateful sounds. Parti-pris tout à fait compréhensible, vu qu’il était impossible de condenser 34 volumes de manga (au Japon) en un seul film. Du coup, sur 2h20 le réalisateur a le temps de poser sa caméra, on n’a pas l’impression de voir le manga en accéléré. Certes, des passages ont été omis ou modifiés légèrement, mais tout reste cohérent et fidèle à l’esprit du manga. Bien sûr, on n’a pas droit aux « dissertations » sur les techniques de guitare ou les musiciens célèbres, mais ça c’est normal, ça n’aurait pas sa place dans un film de toutes façons ! Non, rien à dire, c’est cohérent de bout en bout ; il faut dire que les japonais sont des fans réputés être très difficiles, une « trahison » à la Harry Potter aurait fait un mini scandale, et les acteurs en auraient sérieusement pâti professionnellement. Bref, la pression sur les épaules du réalisateur a payé, il nous livre là la meilleure adaptation possible d’un manga à succès.</p>
<p>Je vais sans doute aller brûler quelques bâtons d’encens dans des temples pour souhaiter que ce film vous parvienne, en Europe. Même s’il ne sort qu’en vidéo, ruez-vous dessus, si vous aimez Beck – le manga, vous ne serez pas déçu de Beck – le film ! En attendant, vous pouvez vous consoler sur<a href="http://www.beck-movie.jp/"> le site officiel du film</a>, il dépote bien lui aussi.
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		<title>Barbara</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 02:52:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est presque inutile de parler d’Osamu Tezuka désormais, vu que son talent est maintenant tout à fait reconnu en France. Le nombre de ses œuvres éditées en est témoin, même si elles ne représentent encore qu’une faible partie de la totalité. Mais voilà, parmi ces œuvres, il y en a certaines qui sont moins connues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2419" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/barbara1.jpg"  class="wmp" id="wmp13"><img class="size-medium wp-image-2419" title="barbara1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/barbara1-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright O. Tezuka / Delcourt 2005</p></div>
<p>C’est presque inutile de parler d’Osamu Tezuka désormais, vu que son talent est maintenant tout à fait reconnu en France. Le nombre de ses œuvres éditées en est témoin, même si elles ne représentent encore qu’une faible partie de la totalité.</p>
<p>Mais voilà, parmi ces œuvres, il y en a certaines qui sont moins connues que d’autres du grand public, et c’est dommage. Je vous avais déjà parlé sur ce blog d’Ayako, œuvre magistrale du maître et beaucoup plus réaliste dans son traitement que les séries pour lesquelles il est le plus connu.</p>
<p>C’est le cas également de Barbara, courte histoire (2 volumes) publiées initialement en 2005 par Delcourt.</p>
<p>Pour être honnête, Barbara n’est pas la plus accessible des œuvres de Tezuka. Elle narre la relation entre Yôsuke Mikura, écrivain anecdotique, et Barbara, une étrange hippie, souillon, alcoolique, lascive et sans gêne. D’où vient-elle ? Personne ne le sait. Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’à son contact, Mikura a de plus en plus de succès littéraire et s’affirme comme un des meilleurs auteurs de sa génération. A lui les prix, les distinctions, les maisons d’édition prestigieuses !</p>
<p>Cependant, sa relation avec Barbara n’est pas un long fleuve tranquille : expérimentations psychédéliques, disputes homériques, fréquentations étranges, Mikura découvre rapidement qu’il ne peut plus supporter les frasques de celle qui « squatte » son chez lui, mais que lorsqu’elle part, il n’a plus d’inspiration. Toute cette mythologie sur les Muses serait-elle donc vraie ?</p>
<p>Oui, Barbara est un manga étrange. Il ne suit pas une trame scénaristique classique, on sent que Tezuka expérimente, suit ses envies. C’est aussi un manga qui peut se lire sur plusieurs niveaux, réaliste mais aussi fantastique, voire mystique.</p>
<p>Tezuka y dépeint les affres de la création littéraire, la vie artistique japonaise des années 60-70, le basculement de l’esprit de Mikura vers un « ailleurs », l’escalade dans les actes pour garder Barbara près de lui jusqu’à leur inévitable rupture finale, le flirt avec la folie, l’alcool, l’obsession, la violence des sentiments humains…</p>
<div id="attachment_2418" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/barbara2.jpg"  class="wmp" id="wmp14"><img class="size-medium wp-image-2418" title="barbara2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/barbara2-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright O. Tezuka / Delcourt 2005</p></div>
<p>Bref, Barbara est un manga presque « ésotérique », d’un traitement totalement débarrassé des « tics » comiques du maitre. C’est poisseux, assez dérangeant, pas très optimiste, mais Tezuka réussit à faire prendre tous ses ingrédients et nous livre là une narration fascinante et passionnante.</p>
<p>Un conseil cependant : abordez Barbara comme si vous n’aviez jamais lu de Tezuka auparavant, ou alors relisez Ayako avant de vous lancer dans cette œuvre, vous y serez sans doute plus sensible, du coup ! Mais il serait dommage de passer à côté de cette facette peu connue du talent d’Osamu Tezuka.
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		<title>Beck, le film, sortie imminente !</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 02:12:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[adaptation cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Je vous avais déjà parlé, l&#8217;année dernière, de l&#8217;adaptation de Beck en film live, et je vous avais donné le casting des rôles principaux. Pas de changements à ce niveau-là, même si Osamu Mukai a depuis &#171;&#160;explosé&#160;&#187; sur la scène feuilleton et film japonaise. En effet, il joue un des deux rôles-titres de la série [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kroniks.net/2009/06/05/beck-le-film-live/">Je vous avais déjà parlé</a>, l&#8217;année dernière, de l&#8217;adaptation de Beck en film live, et je vous avais donné le casting des rôles principaux. Pas de changements à ce niveau-là, même si Osamu Mukai a depuis &laquo;&nbsp;explosé&nbsp;&raquo; sur la scène feuilleton et film japonaise. En effet, il joue un des deux rôles-titres de la série Gegege no nyôbô (&laquo;&nbsp;L&#8217;épouse de Gegege&nbsp;&raquo;), qui n&#8217;est autre que l&#8217;adaptation en série de la vie de l&#8217;épouse de Shigeru Mizuki, l&#8217;auteur de Kitarô le repoussant (Gegege no Kitarô, d&#8217;où le titre), entre autres.</p>
<p>Jouer Shigeru Mizuki était un vrai défi pour Osamu Mukai : M. Mizuki a en effet perdu un bras lors de la Seconde Guerre Mondiale, pendant les combats en Papouasie-Nouvelle Guinée. Jouer un dessinateur de manga manchot n&#8217;avait donc rien de simple&#8230; Diffusé sur la NHK (la chaîne nationale, réputée mondialement pour la qualité de ses programmes) en petits épisodes quotidiens de 15 minutes, les deux acteurs des rôles principaux sont maintenant considérés comme des valeurs sûres.</p>
<p>Il va donc être très intéressant de voir sa performance dans Beck en tant que Taira, le bassiste taciturne blond. Je ne manquerai bien entendu pas de vous faire part de mes impressions, ce qui ne saurait tarder puisque le film sort le 4 septembre sur les écrans nippons&#8230; et probablement jamais au cinéma en France, malheureusement, mais qui sait ? le manga étant connu en Europe, une sortie DVD n&#8217;est pas complètement impossible&#8230;</p>
<p>Pour vous mettre l&#8217;eau à la bouche, voilà le ticket &laquo;&nbsp;premium&nbsp;&raquo; que j&#8217;ai pu avoir en préachetant ma place. Joli tirage, papier glacé et tout le tremblement, un collector sympa, quoi ! Vous noterez au passage le prix du ticket, 1300 yens, ce qui fait à peu près 12 euros en ce moment. Glups ! 12 euros pour un film ?? Oui, et là c&#8217;est la prévente, donc moins cher. Le ticket normal (une fois le film sorti) coûte lui pas loin de 17 euros&#8230; Mais bon, quand on connait la qualité des salles de cinéma japonaises et le coût de la vie dans l&#8217;archipel, ça aide un peu à relativiser&#8230;</p>
<p><div id="attachment_2409" class="wp-caption aligncenter" style="width: 665px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/beck.jpg"  class="wmp" id="wmp15"><img class="size-large wp-image-2409  " title="beck" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/beck-1024x491.jpg" alt="" width="655" height="314" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Harold Sakuishi / Kodansha 2010</p></div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp15"></div>

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