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	<description>le blog bd qui vous dit bonne année</description>
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		<title>Seuls</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 01:52:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Imaginez : vous vous réveillez un beau matin pour découvrir qu’autour de vous, tout le monde a disparu ! Pourtant, la veille tout était normal, un banal soir d’été bien qu’un peu chaud, peut-être… Bref, c’est le choc. Et quand en plus, vous êtes un enfant, le choc est encore plus grand. C’est pourtant ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3126" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/seuls.jpg"  class="wmp" id="wmp1"><img class="size-medium wp-image-3126" title="seuls" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/seuls-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Vehlmann- Gazzotti / Dupuis 2006</p></div>
<p>Imaginez : vous vous réveillez un beau matin pour découvrir qu’autour de vous, tout le monde a disparu ! Pourtant, la veille tout était normal, un banal soir d’été bien qu’un peu chaud, peut-être… Bref, c’est le choc. Et quand en plus, vous êtes un enfant, le choc est encore plus grand.</p>
<p>C’est pourtant ce qui vient de se passer à Fortville, banale petite cité française. Et Dodji erre de par les rues. Certes, il semble plus étonné qu’effrayé, mais il est tout de même heureux de tomber sur Leïla et Terry au coin d’une rue. Au moins certains ont été épargnés par « l’évènement » ! Par la suite ils vont d’ailleurs rencontrer Camille, puis Yvan, dans le même cas qu’eux.</p>
<p>Mais cinq « rescapés », ça ne fait pas beaucoup, et surtout, ça n’apporte aucune explication sur ce qui s’est passé. Pourquoi tout le monde a disparu ? Pourquoi les seuls survivants jusque-là sont des enfants ? Et pourquoi seulement ces cinq-là ? Quand est-ce que les secours vont arriver ? D’autant que si les humains ont disparu, les cinq ne sont pas seuls dans la ville : outre les chiens et autres animaux de compagnie, un certain nombre d’animaux se sont échappés d’un cirque de passage. Quand vous tombez nez-à-nez avec un tigre dans le jardin, ça surprend…</p>
<p>Il va donc falloir survivre, maintenant. Heureusement, l’électricité fonctionne toujours, comme tous les autres appareils d’ailleurs. Et nos cinq compères ne sont pas sans ressources. Si Dodji est incontestablement le plus hardi, Leïla est une bricoleuse hors pair, Camille et Yvan des têtes bien faites et Terry… bon, Terry il a 5 ans, c’est déjà pas mal ! En définitive, cela fait tout à fait penser au célèbre « Club de Cinq » de notre enfance. Et les cinq amis auront bien besoin de leurs talents respectifs, car ils ne sont peut-être pas tout à fait aussi seuls qu’ils le pensaient…</p>
<div id="attachment_3127" class="wp-caption alignright" style="width: 227px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/seuls3.jpg"  class="wmp" id="wmp2"><img class="size-medium wp-image-3127" title="seuls3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/seuls3-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Vehlmann- Gazzotti / Dupuis 2008</p></div>
<p>Et c’est précisément là que je ne peux plus vous parler du scénario de Seuls, au risque de vous gâcher le plaisir de la découverte. Car du plaisir, il y en a à revendre. Fabien Vehlmann (Green Manor, le Marquis d’Anaon, etc.) livre ici un scénario  bien ficelé, qui distille ses révélations, retournements de situation et coups de théâtre à très bon escient.  La tension est palpable à chaque page et pourtant, jamais il ne perd de vue qu’il met en scène des enfants, aux réactions forcément différentes de celles des adultes. On va de surprise en surprise au fil des tomes, sans jamais sacrifier à la cohérence de l’ensemble, tout en creusant vraiment la psychologie des personnages.</p>
<p>Quelque part, l’ambiance fait tout à fait penser au roman Sa majesté des Mouches, de William Golding, pour ces enfants livrés à eux-mêmes et forcés finalement de réinventer tant bien que mal une société vivable.</p>
<p>Pour épauler Fabien Vehlmann, on retrouve Bruno Gazzotti (Soda). Le choix s’avère payant, Gazzotti étant particulièrement friand des récits semi-réalistes. On a donc une parfaite alliance entre la forme et le fond, avec un trait qui sert parfaitement le propos. Un régal !</p>
<p>Seuls est qualifié de série « pour enfants ». Je nuancerais cela, en disant que c’est une série pour adolescents et plus. Il s’agit tout de même ici d’un vrai thriller, et même d’un thriller fantastique au fur et à mesure que se développe le scénario, avec son lot de morts, même si les protagonistes sont des enfants. De fait, si les adolescents sont sans doute la « cible » de l’œuvre, les adultes peuvent la lire sans aucun déplaisir, bien au contraire. Alors, si vous avez de 13 à 113 ans, n’hésitez pas !
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/gazzotti/" title="Gazzotti" rel="tag">Gazzotti</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/seuls/" title="Seuls" rel="tag">Seuls</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/thriller/" title="thriller" rel="tag">thriller</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/velhmann/" title="Velhmann" rel="tag">Velhmann</a><br />
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		<title>Thermae Romae &#8211; le film</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 02:35:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Thermae Romae, <a href="http://www.kroniks.net/2011/04/27/thermae-romae-3/">dont on vous a parlé ici</a>, continue son bonhomme de chemin avec la parution du tome 4. Et le succès semble être au rendez-vous, puisque pas moins de trois éditions différentes de ce volume sont au programme ! Outre la version normale, vous pouvez (enfin, vous auriez pu si vous aviez été assez rapide&#8230;) acquérir une version collector comportant un petit pendentif du symbole phallique apparaissant dans le tome 2&#8230; Ou encore, vous pouvez vous porter acquéreur d&#8217;une version imperméable, idéale pour lire tout en prenant son bain ! C&#8217;est raccord avec le thème, ils pensent à tout&#8230;<br />
<span id="more-3114"></span>Mais le succès de Thermae Romae ne s&#8217;arrête pas là ! La production d&#8217;une série animée est en cours, processus classique au Japon quand un manga rencontre le succès. Moins classique en revanche, le fait qu&#8217;un film est déjà en cours de tournage ! Ce que je mentionnais comme simple rumeur il y a quelques mois est donc bel et bien une réalité. Jolie performance pour une oeuvre qui n&#8217;en est qu&#8217;à son 4e volume et qui a un rythme de parution très lent par rapport aux &laquo;&nbsp;poids lourds&nbsp;&raquo; du monde du manga.</p>
<p>Au casting, on retrouvera <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiroshi_Abe_%28acteur%29">ABE Hiroshi</a> dans le rôle-titre de Lucius, aux côtés de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aya_Ueto">UETO Aya</a> pour l&#8217;inévitable rôle principal féminin. Ce sont deux &laquo;&nbsp;vieux routards&nbsp;&raquo; du monde du cinéma et des séries télévisées japonaises, on peut donc leur faire confiance pour un travail de qualité. Reste évidemment, pour nous public occidental, l&#8217;éternelle question : pourquoi prendre un acteur japonais pour un rôle d&#8217;occidental ? D&#8217;autant que, d&#8217;après le <a href="http://thermae-romae.jp/">site officiel du film</a>, la production semble ne pas avoir lésiné sur les figurants occidentaux pour les scènes se déroulant à Rome. Alors, bien sûr, l&#8217;argument principal est évident : c&#8217;est un film à destination du marché japonais, il faut donc des acteurs principaux japonais si on veut que les banques financent le projet. Le second argument est qu&#8217;ABE Hiroshi a tout de même un visage qui sort un peu des standards japonais. Il est donc un peu plus crédible dans un rôle d&#8217;occidental que, mettons, KITANO Takeshi par exemple.</p>
<p>Reste UETO Aya. Autant on pourrait l&#8217;imaginer dans les scènes se déroulant dans le Japon actuel, autant la bande annonce la montre en tenue romaine dans la Rome antique. Cela pose donc la question du scénario : étant donné que jusqu&#8217;à la fin du tome 3 de Thermae Romae il n&#8217;y a pas de personnage féminin principal, cela veut-il dire que le film suivra un scénario original ? Mystère pour le moment&#8230;</p>
<p>Ces petites réserves mises à part, j&#8217;attends donc avec impatience la sortie en avril 2012 de ce film et soyez assuré que je me ferai un plaisir de vous faire un compte-rendu de visionnage !</p>
<p>En attendant, si vous souhaitez voir la première bande-annonce du film, rendez-vous sur le site officiel indiqué plus haut. Laissez la présentation se dérouler puis repérez les trois cadres vers le bas de l&#8217;écran. Cliquez sur celui le plus à droite (il ne comporte que deux idéogrammes) et voilà ! (bande annonce en japonais, évidemment)</p>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/abe-hiroshi/" title="Abe Hiroshi" rel="tag">Abe Hiroshi</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/film/" title="film" rel="tag">film</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/thermae-romae/" title="thermae romae" rel="tag">thermae romae</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/ueto-aya/" title="Ueto Aya" rel="tag">Ueto Aya</a><br />
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		<title>Zombillénium</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 02:08:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ne niez pas : vous connaissez sans doute Arthur de Pins et sa série des « Péchés mignons » (Fluide Glacial), hein, bande de coquines et de coquins !! Bah, avouez, y a rien de mal à ça, surtout que ces péchés, non contents d’être sexys en diable, sont aussi hilarants. Mais connaissez-vous la facette « narration » d’Arthur de Pins ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3105" class="wp-caption alignleft" style="width: 227px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/zombillenium1.jpg"  class="wmp" id="wmp3"><img class="size-medium wp-image-3105" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/zombillenium1-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright A. de Pins / Dupuis 2010</p></div>
<p>Ne niez pas : vous connaissez sans doute Arthur de Pins et sa série des « Péchés mignons » (Fluide Glacial), hein, bande de coquines et de coquins !! Bah, avouez, y a rien de mal à ça, surtout que ces péchés, non contents d’être sexys en diable, sont aussi hilarants.</p>
<p>Mais connaissez-vous la facette « narration » d’Arthur de Pins ? Non ? Alors voilà une excellente occasion de vous rattraper, avec sa série « Zombillénium » !</p>
<p>Zombillénium, c’est d’abord le nom d’un parc d’attractions sur le thème des monstres et de l’épouvante. Fantômes, zombies, momies, démons déments et squelettes en goguette à tous les étages ! Situé en pleine cambrousse, c’est l’attraction du coin. Ce que les visiteurs et les habitants du coin ne savent pas, par contre… c’est qu’il n’y a aucun trucage dans ce parc ! Les monstres sont de vrais monstres.  Mais voilà, ils sont là pour le business, pas pour se repaître des humains normaux. Les temps ont bien changé, depuis les chasses aux sorcières du Moyen Âge…</p>
<p>Et cela, Aurélien Zahner va le découvrir « à son corps défendant » : déprimé par le fait que sa femme le trompe, il décide d’attaquer un bistrot. Pas de bol : c’est le bistro que Gretchen, jeune sorcière stagiaire au parc, a choisi pour acheter ses cigarettes ! Coup de bol, elle va alors gentiment neutraliser Aurélien et le convaincre de rentrer chez lui sans faire de vagues. Pas de bol, si Aurélien repart, il ne fait pas attention en traversant la rue et se fait renverser par une voiture ! Raide mort, Aurélien ! Coup de bol : dans la voiture, trois employés du parc : Aton la momie, Sirius le squelette et Francis le vampire ; ce dernier va mordre Aurélien et le ramener à la vie.</p>
<div id="attachment_3106" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/zombillenium2.jpg"  class="wmp" id="wmp4"><img class="size-medium wp-image-3106" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/zombillenium2-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright A. de Pins / Dupuis 2011</p></div>
<p>Pas de bol : ce faisant, Aurélien sait que Zombillénium est « vrai » et est embauché d’office dans le parc. Contrat à durée indéterminée et non révocable, cela va sans dire… Et il n’est pas au bout de ses surprises ! Que je ne révèlerai bien sûr pas ici.</p>
<p>Zombillénium est l’occasion pour Arthur de Pins de montrer à ceux qui l’ignoraient qu’il SAIT raconter une histoire suivie et dessiner autre chose que des bimbos et des beaux mecs (même si, certes, Aurélien ressemble plus à Brad Pitt qu’à Sim). Les personnages, principaux et secondaires, sont fouillés et crédibles (un comble pour des monstres !) et la plupart ont une personnalité attachante. L’histoire promet également son lot de rebondissements, vu que les choses s’accélèrent dès le deuxième tome.</p>
<p>Arthur de Pins en profite également pour truffer son récit de clins d’oeil à des séries, des films, des œuvres littéraires, etc… Tout cela est fait de manière très judicieuse, n’alourdissant jamais le rythme du récit. Mais on se prend souvent à revenir en arrière, ou à relire l’album en se disant « mais attends, là, je connais ça ! ». Bref, Arthur de Pins brasse du Monstres &amp; Cie, du Harry Potter, l’Exorciste, Michaël Jackson et je pense bien même avoir vu l’éternel Marcel Gotlib, mais je ne vous dirai évidemment pas où !</p>
<p>Alors oui, Zombillénium est une BD très attachante, qu’on relit de multiples fois rien que pour le plaisir. Et ça, c’est bien un gage de qualité !
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/arthur-de-pins/" title="arthur de pins" rel="tag">arthur de pins</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/bd/" title="bd" rel="tag">bd</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/fantastique/" title="fantastique" rel="tag">fantastique</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/humour/" title="humour" rel="tag">humour</a><br />
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		<title>Cité 14</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 01:39:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3084" class="wp-caption alignleft" style="width: 217px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/cite1.jpg"  class="wmp" id="wmp5"><img class="size-medium wp-image-3084" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/cite1-207x300.jpg" alt="" width="207" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Gabus-Reutimann / Paquet 2007</p></div>
<p>En un an, entre avril 2007 et avril 2008, Gabus et Reutimann avaient lancé chez Paquet un pari nommé Cité 14 : 12 tomes (pour 12 mois) d’une histoire cohérente, vendus chacun au prix dérisoire d’un euro. Évidemment, chaque tome était un petit format (genre B5) et ne comportait qu’une vingtaine de planches.</p>
<p>Le pari était audacieux tant l’œuvre différait sur la forme des standards de la BD classique. Mais pari réussi, car au-delà de la forme, le fond est solide. Dans un monde pas si éloigné que cela du nôtre, humains et animaux anthropomorphes cohabitent avec des extra-terrestres. Il y a même un super-héros, Tigerman. Oui, bon, ok, ce monde est quand même assez éloigné du nôtre !</p>
<p>Mais les parallèles sont légion. On suit ainsi l’arrivée à Cité 14, qui n’est pas sans rappeler la New York du début du XXe siècle, d’un immigré rapidement rebaptisé Michel Elizondo par les douaniers qui ne parviennent pas à prononcer son nom. Mais voilà, le lecteur sait d’emblée que Michel a « fait l’idiot » lors de son entée sur le territoire et qu’il cache pas mal de choses.</p>
<p>Il ne va d’ailleurs pas avoir de répit : alors qu’il la joue discret, il fait tomber de sa poche un sac de graines sous les yeux d’un douanier, qui lui indique qu’il va devoir le confisquer, l’importation en étant interdite. Michel voit alors rouge, rue dans les brancards et s’échappe dans la ville. Mais il tombe de Charybde en Scylla, puisqu’il déboule en plein milieu d’un rendez-vous mafieux, photographié par un journaliste en planque, Mac Keagh. Bref, on aurait pu rêver une entrée plus discrète… Toujours est-il que ce n’est que le début des aventures de Michel dans la Cité 14, où chacun tente de creuser son trou, entre les extra-terrestres, la mafia et les élites corrompues jusqu’à la moelle… Oui, Cité 14 lorgne franchement vers le thriller, et il le fait bien ! Il regorge de personnages attachants, parfois répugnants, mais toujours bien construits et crédibles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3085" class="wp-caption alignright" style="width: 228px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/cite2.jpg"  class="wmp" id="wmp6"><img class="size-medium wp-image-3085" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/cite2-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Gabus-Reutimann / Paquet 2011</p></div>
<p>Il est clair que Gabus et Reutimann ont tenté de retrouver l’esprit des pulps américains d’après-guerre, jusqu’à la qualité du papier. Et il faut reconnaitre que l’essai est transformé : chaque tome, forcément court, tient en haleine et laisse pourtant le temps aux auteurs de camper leurs personnages et de détailler le décor de cette intrigante Cité 14. On se prend au jeu et on suit les aventures de Michel et de Mac Keagh avec un intérêt grandissant. Le dessin est d’ailleurs tout à fait à la hauteur du scénario, les auteurs sachant donner vie aux animaux anthropomorphisés aussi bien que dans Blacksad et ce n’est pas rien !</p>
<p>Pourquoi vous parler de Cité 14 maintenant, alors que cette édition en 12 volumes est depuis longtemps introuvable ? Pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ces 12 volumes étaient sous-titrés « saison 1 » et puis à la fin du 12<sup>e</sup> volume… plus rien ! On se demandait donc si et quand une saison 2 verrait le jour. Eh bien joie ! Car non seulement Paquet a fini la réédition de la saison 1 dans un format plus grand (qui regroupe à chaque fois 3 volumes de la série d’origine) et sur un meilleur papier, mais en plus les deux premiers tomes de la saison 2 sont maintenant disponibles dans toutes les bonnes librairies spécialisées (et ailleurs aussi) !</p>
<p>Cette fois, les auteurs ont changé leur fusil d’épaule puisque ce seront 6 et non plus 12 tomes qui paraitront, au rythme d’un tous les deux mois. Ce sont donc des volumes plus épais à chaque fois, mais évidemment à un prix redevenu « classique ». Si vous avez raté la saison 1, vous pouvez maintenant réparer cette erreur. Pour ma part, j’attends avec impatience de pouvoir mettre la main sur cette nouvelle saison !
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/cite-14/" title="Cité 14" rel="tag">Cité 14</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/gabus/" title="Gabus" rel="tag">Gabus</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/reutimann/" title="Reutimann" rel="tag">Reutimann</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/sf/" title="SF" rel="tag">SF</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/thriller/" title="thriller" rel="tag">thriller</a><br />
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		<title>Okko</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 01:36:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A l’occasion d’une chronique (déjà ancienne) sur Usagi Yojimbo, j’avais en passant évoqué la BD Okko, de Hub. Je comptais bien vous en faire la chronique. Et puis, et puis… le temps passe, les chroniques s’accumulent et on remet toujours au surlendemain ce qu’on devrait faire l’avant-veille, vous connaissez le topo. Mais pour Okko, c’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3069" class="wp-caption alignleft" style="width: 222px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko1.jpg"  class="wmp" id="wmp7"><img class="size-medium wp-image-3069" title="okko1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko1-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Hub / Delcourt - 2005</p></div>
<p>A l’occasion d’une chronique (déjà ancienne) sur <a href="http://www.kroniks.net/2009/05/22/usagi-yojimbo/" target="_blank">Usagi Yojimbo</a>, j’avais en passant évoqué la BD Okko, de Hub. Je comptais bien vous en faire la chronique. Et puis, et puis… le temps passe, les chroniques s’accumulent et on remet toujours au surlendemain ce qu’on devrait faire l’avant-veille, vous connaissez le topo.</p>
<p>Mais pour Okko, c’est une vraie injustice, tant cette œuvre mérite qu’on s’y attache. Et puisque je viens de terminer la lecture du 3<sup>e</sup> cycle de cette fresque, quel meilleur moment que maintenant pour mettre à exécution mon projet ? Allez, hop, je me lance.</p>
<p>Oui, je me lance, le mot n’est pas trop fort. Okko est en effet une œuvre vaste, qu’il faut savoir décrypter. Tout d’abord, le décor : Hub a pris le parti de camper son histoire dans un univers qui ressemble à s’y méprendre au Japon shogunal : samourais, daimyos, geishas, ronins, moines s’y croisent. Mais Hub n’a pas voulu s’enfermer dans un cadre historique contraignant : il n’y a donc aucune référence géographique réaliste, c’est comme si ce monde n’était en définitive qu’un « écho » du Japon réel, dont il se serait éloigné sur bien des points. Bienvenue donc dans l&#8217;Empire du Pajan !</p>
<p>Oui, car en plus des éléments cités ci-dessus, on croise également dans le monde d’Okko des monstres, de la magie et des technologies surprenantes. Certains guerriers utilisent ainsi de véritables armures exosquelettes appelées « bunraku » (qui en « vrai » japonais, veut dire « théâtre de marionnettes ») mues par des sortes de vers à soie et manipulées de l’intérieur par un système de cordes et de poulies. Okko, c’est donc l’alliance du Japon médiéval traditionnel et d’un côté indéniablement « steampunk ». Le cocktail se révèle d’une richesse insoupçonnée sous la direction éclairée de Hub.</p>
<p>Mais en définitive, Okko, qu’est-ce que c’est ? C’est le nom d’un ronin, un samourai déchu, donc, qui parcourt les terres de ce monde en effectuant des contrats. Il est accompagné dans ses errances de Noburo, étrange homme fort comme un bœuf et qui ne quitte jamais son masque de kabuki, et de Noshin, prêtre alcoolique et jouisseur.</p>
<div id="attachment_3070" class="wp-caption alignright" style="width: 225px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko2.jpg"  class="wmp" id="wmp8"><img class="size-medium wp-image-3070" title="okko2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko2-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Hub / Delcourt - 2007</p></div>
<p>Au détour d’une auberge, où Noshin et Noburo attendent le retour de leur maître Okko, le petit groupe va s’agrandir en la personne de Tikku, frère de la geisha Petite Carpe, geisha préférée de Noburo d’ailleurs. Soudain, le relais est attaqué par des mercenaires, accompagnés d’un bunraku, qui enlèvent toutes les geishas, malgré l’opposition de Noburo.</p>
<p>A son retour, Okko découvre donc le relais brûlé et Noburo blessé. Quant à Noshin, couard comme il est, il n’a évidemment rien. Okko décide alors que tout cela ne le concerne pas et de poursuivre son chemin. C’est alors que Tikku se jette à ses pieds en l’implorant de partir à la recherche de sa sœur. N’ayant pas d’argent pour se payer les services d’Okko, il se propose alors de devenir son esclave. Okko cède et lui accorde alors 10 jours de recherches : si au-delà, aucune piste n’est découverte, le contrat sera alors nul. Ce n’est bien sûr que le début des aventures de Tikku auprès d’Okko. Après tout, il a juré d’entrer au service du ronin, même si ce dernier l’a confié à Noshin, pour son éducation.</p>
<p>Sur le plan visuel, Okko est tout bonnement somptueux : le train de Hub est maitrisé à la perfection, aussi bien dans les scènes d’action, aussi dynamiques qu’un film, que dans les scènes plus contemplatives. Il sait aussi bien dessiner un ronin affrontant un démon qu’un paysage maritime lors d’un coucher de soleil. Il faut dire que la colorisation magnifie encore un peu plus l’ensemble, apportant une ambiance absolument poignante. C’est donc un régal visuel que je ne peux m’empêcher de comparer, quoi que dans un tout autre style bien sûr, à la saga De Cape et de Crocs. C’est dire si le niveau est haut !</p>
<div id="attachment_3071" class="wp-caption alignleft" style="width: 231px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko3.jpg"  class="wmp" id="wmp9"><img class="size-medium wp-image-3071" title="okko3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko3-221x300.jpg" alt="" width="221" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Hub / Delcourt - 2009</p></div>
<p>Mais vous savez bien qu’un dessin aussi beau soit-il ne pallie que difficilement l’absence d’un bon scénario. Rassurez-vous, sur ce plan là également, Hub fait plus qu’être à la hauteur.  Il faut dire qu’il a choisi une astuce narrative qui se révèle être une idée formidable : il a divisé les aventures de son ronin en cycles de deux tomes, chacun basé sur une énergie élémentaire (eau, terre, etc…). De fait, ces cycles constituent des histoires complètes et on peut à la rigueur ne pas avoir lu le premier cycle avant de lire le second.</p>
<p>La conséquence est qu’Hub peut ainsi concentrer sa narration sur deux tomes à chaque fois, ce qui lui laisse assez de temps pour développer son histoire et ses protagonistes tout en ayant un cadre suffisamment contraignant pour que son scénario ne parte pas dans des directions incontrôlables. On a donc à chaque fois affaire à un scénario maitrisé de bout en bout, nerveux et rythmé. Rien de mieux pour accrocher tout de suite le lecteur !</p>
<p>Cependant, si ces histoires sont closes en deux volumes, il reste bien sûr préférable de lire les cycles dans l’ordre. En effet, si le premier cycle, en plus d’avoir un vrai scénario, présente les protagonistes, leurs histoires personnelles ne cessent d’être développées dans les cycles suivants. Et je peux vous dire que là aussi, il y a matière à rebondissement !</p>
<p>Bref, difficile de passer à côté d’Okko quand on aime la BD. Si vous ne connaissez pas encore cette série, ruez-vous dessus, le 3<sup>e</sup> cycle vient tout juste de se terminer et les choses prennent un tour vraiment dramatique, avec l&#8217;ouverture du cycle du feu, dont le premier tome est paru mi-octobre !
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		<title>Saving human being</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 00:17:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un robot. Un robot dans une caisse, brutalement activé par un homme en détresse, dans un aéronef écrasé dans le désert. Un robot qui doit aller chercher de l’eau pour sauver cet homme. Alors il marche. Et marche encore. Et comme il ne trouve pas d’eau, il continue à marcher. Pendant 1238 jours. Jusqu’au moment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3059" class="wp-caption alignleft" style="width: 214px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/saving.jpg"  class="wmp" id="wmp10"><img class="size-medium wp-image-3059" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/saving-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright X. Zhang / Ankama 2011</p></div>
<p>Un robot. Un robot dans une caisse, brutalement activé par un homme en détresse, dans un aéronef écrasé dans le désert. Un robot qui doit aller chercher de l’eau pour sauver cet homme. Alors il marche. Et marche encore. Et comme il ne trouve pas d’eau, il continue à marcher. Pendant 1238 jours. Jusqu’au moment où il trouve une oasis, habitée par la petite Boya et sa mère. Évidemment, lorsqu’il revient auprès de l’homme avec l’eau demandée, ce dernier est mort depuis longtemps…</p>
<p>Alors le robot se demande. Il se demande ce qu’il doit faire pour sauver les gens, vu que sa première mission a été un tel échec. Et décide donc de retourner auprès de la femme et de sa fille, dans l’oasis. Après un moment d’incertitude, celles-ci l’acceptent parmi elles et il ne tarde pas à se lier d’amitié – à sa manière de robot – avec les deux femmes.</p>
<p>Il cherche toujours à sauver les gens, mais cela ne se passe jamais comme il le voudrait, soit que des évènements imprévus se produisent, auxquels il est incapable de faire face du fait de sa programmation, soit qu’il découvre les réelles conséquences de ses actes.</p>
<p>Saving human being est donc autant une histoire de science-fiction (robots, monde post-apocalyptique, etc.) qu’un conte philosophique (un robot qui en définitive cherche un sens à sa vie). Adapté d’un roman chinois, Saving human being est une œuvre prenante. On est tout de suite happé par l’histoire de ce robot sans nom et sa quête de compréhension, d’autant que le dessin est magnifique, très épuré et pourtant très expressif ! La concision entrainée par le fait qu’il s’agit d’un volume unique fait que le récit reste toujours très dynamique, même s’il s’agit plus d’une quête de sens que d’une BD SF d’action. Chapeau, c’est maitrisé de bout en bout, à tous points de vue.</p>
<p>Merci donc aux éditions Ankama d’avoir publié ce petit bijou de bande dessinée chinoise ! Décidément, Ankama s’affirme de plus en plus comme une maison d’édition à suivre, pour ceux qui n’étaient pas encore convaincus.
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		<title>Strangers in Paradise</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 00:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[moeurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Et voilà, je me suis encore fait avoir. Je m’étais pourtant dit « sois raisonnable, lis les tranquillement, un ou deux par soir » en attaquant le premier volume. Ben oui, j’avais recommencé le premier volume, histoire de bien me remettre la série en tête et de vous en faire une chronique, vu que j’avais enfin rattrapé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3032" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers1.jpg"  class="wmp" id="wmp11"><img class="size-medium wp-image-3032" title="strangers1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers1-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright T. Moore / Kymera 2006</p></div>
<p>Et voilà, je me suis encore fait avoir. Je m’étais pourtant dit « sois raisonnable, lis les tranquillement, un ou deux par soir » en attaquant le premier volume. Ben oui, j’avais recommencé le premier volume, histoire de bien me remettre la série en tête et de vous en faire une chronique, vu que j’avais enfin rattrapé mon retard.</p>
<p>Et puis bon, je repose le 6<sup>e</sup> tome et il est 2 heures du matin et mes yeux m’indiquent que si je ne dors pas, eux vont dormir de leur côté. Et le lendemain, rebelote : impossible de lâcher les volumes avant d’avoir tourné la dernière page du dernier tome paru… Ca confine à la magie noire, ce truc !</p>
<p>Hé oui,  Strangers in Paradise c’est comme ça : une fois qu’on est dedans, difficile de lâcher les volumes et de ne pas les enchaîner les uns après les autres ! Le tome 1 ne paie pourtant pas de mine : on y fait la connaissance de Francine (Peters) et Katchoo (Katina Choovanski), deux colocataires et meilleures amies du monde depuis le lycée.</p>
<p>Elles ne pourraient être plus différentes : Francine est une jeune femme de la classe moyenne, naïve, gaffeuse et le cœur sur la main. Katchoo, elle, a eu une jeunesse difficile et est une artiste révoltée, surtout contre les hommes qu’elle considère tous comme des porcs. Elle a un certain passif avec son beau-père à l’appui… Il faut dire que l’actuel petit ami de Francine, Freddie Femur, n’arrange pas le tableau : macho et grossier, Katchoo se demande bien ce que Francine peut lui trouver. Ah, et le fait que Katchoo soit amoureuse de Francine n’aide pas, évidemment.</p>
<p>Francine, qui s’est fait larguer par bon nombre de petits amis parce qu’elle est trop cœur d’artichaut, a en effet choisi de ne pas avoir de relations avec Freddie pendant un certain temps, histoire de voir s’il était sérieux. Mais sans lui en donner la raison. Du coup, Freddie lui met la pression… puis abandonne au moment où Francine allait lui céder ; Francine le retrouve donc dans les bras d’une de ses assistantes. C’est bien sûr le drame, Francine est effondrée et Katchoo décide de la venger, d’une manière expéditive qui va lui valoir un petit passage par le poste de police.</p>
<div id="attachment_3033" class="wp-caption alignright" style="width: 223px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers5.jpg"  class="wmp" id="wmp12"><img class="size-medium wp-image-3033" title="strangers5" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers5-213x300.jpg" alt="" width="213" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright T. Moore / Kymera 2011</p></div>
<p>Alors, Strangers in Paradise (SiP), un comics de mœurs ? Oui et non. Parce que l’auteur, Terry Moore, est diabolique. Il s’amuse à distiller les révélations sur ses personnages et rapidement, l’histoire prend une toute autre dimension. Par exemple, lors de son passage au poste, on apprend que ce n’est pas la première fois que Katchoo a des démêlés avec la justice. Elle semble avoir un sombre passé, que même Francine ignore, et ce passé semble être sur le point de la rattraper.</p>
<p>C’est là, dès le début du tome 2 et pour les 13 tomes suivants, que SiP prend une toute autre dimension. En fait, c’est même là que le tour de force commence : Terry Moore parvient à mener de front une peinture psychologique détaillée de la relation quasi fusionnelle de Francine et de Katchoo et un véritable thriller politico-conspirationniste. Et il se paie en plus le luxe d’ajouter une foule de personnages secondaires (ou non, parfois !) tout en les dotant tous d’une vraie profondeur psychologique.</p>
<p>Bref, SiP est une œuvre dense, extrêmement attachante. Mais que ma chronique ne vous induise pas en erreur : Terry Moore ne parle pas ici d’amours lesbiennes. Non, cela va bien plus loin, il parle d’Amour, ce qui est bien plus risqué ! La poursuite du bonheur, trouver son âme sœur, se rendre compte qu’on a trouvé son âme sœur, que faire pour qu’une relation si unique fonctionne… autant de questions que nous pose Terry Moore entre deux tragédies et trois conspirations à l’échelle du pays.</p>
<p>SiP est en effet une œuvre plus que mature. On y parle couple, sexe, religion, meurtre, pouvoir, argent… et cela même sous les aspects les plus sales de toutes ces questions. Le passé de Katchoo est en effet dur, très dur, bien plus dur que bon nombre d’entre nous ne pourraient le supporter. Et pourtant, elle fait front, parce qu’elle a trouvé Francine. Malheureusement, la nature humaine étant ce qu’elle est, on ne peut toujours s’exprimer avec les mots justes et même deux âmes sœurs peuvent se disputer jusqu’à la rupture. Cela en devient même bluffant de voir à quel point Terry Moore est capable de camper des caractères féminins crédibles même si parfois extrêmes, alors qu’il est un homme !</p>
<div id="attachment_3035" class="wp-caption alignleft" style="width: 223px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers15.jpg"  class="wmp" id="wmp13"><img class="size-medium wp-image-3035" title="strangers15" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers15-213x300.jpg" alt="" width="213" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright T. Moore / Kymera 2011</p></div>
<p>D’autant que Terry Moore, scénariste ET dessinateur, maitrise totalement son propos ; il se permet même de varier les styles graphiques, voire les styles narratifs, alternant parfois la BD classique avec des passages illustrant des paroles de chansons ou même de véritables pages de texte sans illustration, façon roman. Et ça passe, sans aucun problème, ça ne rompt pas le rythme de la narration ; les changements de style graphique, eux, limités à quelques pages, apportent une certaine variété sans nuire à la cohérence globale de l’œuvre. Terry Moore se plait en plus à nous perdre dans des méandres d’histoires à tiroir dont il ne donne parfois la clé qu’un tome plus tard. Le procédé pourrait paraitre ennuyeux ou artificiel, et pourtant, quand on lit SiP, ça devient naturel. Ce qui ne nous empêche pas de nous faire prendre à chaque fois !</p>
<p>Alors oui, Terry Moore est un grand du monde du comics, un de ceux qu’il faut absolument avoir lu si on veut faire un panorama complet de ce que le comics a à nous offrir. D’autant que chaque tome est dense, très dense. Terry Moore est un auteur à textes et vous en aurez pour votre argent !</p>
<p>Pourtant, SiP a connu un parcours un peu chaotique en France : les trois premiers tomes parurent aux éditions Le Téméraire, avant que la série ne soit reprise chez Bulle Dog au 3<sup>e</sup> tome, avec un troisième tome chevauchant celui du Téméraire ! Puis, là encore Bulle Dog connut des heures sombres, avant que SiP ne refasse surface chez Kymera, cette fois pour de bon, puisqu’on en est au tome 15 chez eux et qu’ils rééditent les premiers tomes mis à jour au point de vue de la traduction ! En juin 2011, le tome 5 est ainsi paru, les tomes 6 et 7 devant paraître d&#8217;ici la fin de l&#8217;année. la boucle sera alors quasiment bouclée, puisque Kymera a édité SiP à partir du tome 8.</p>
<p>Vous l’aurez compris, SiP est pour moi une des œuvres majeures de la BD, toutes époques et tous styles confondus. Il ne s’agit même pas de snobisme, comme ces listes de romans « qu’il faut avoir lu » parfois données dans les magazines littéraires, non, il FAUT lire SiP parce que c’est excellent, un point c’est tout. Et c’est peut-être un des plus beaux compliments qu’on puisse faire à un auteur, vous ne croyez pas ?</p>
<p>NB : pour des raisons de cohérence, les illustrations choisies pour cette chronique sont toutes celles de l&#8217;édition Kymera. Cependant, les couvertures des autres éditions sont également superbes et peuvent facilement être trouvées sur le Net.</p>
<p>NB2 : Kymera a mis en ligne un site dédié à Strangers in Paradise, fort bien fait, que vous pouvez retrouver <a title="à cette adresse" href="http://www.strangersinparadise-fr.com/" target="_blank">http://www.strangersinparadise-fr.com/</a>
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/comics/" title="Comics" rel="tag">Comics</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/moeurs/" title="moeurs" rel="tag">moeurs</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/strangers-in-paradise/" title="Strangers in Paradise" rel="tag">Strangers in Paradise</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/terry-moore/" title="Terry Moore" rel="tag">Terry Moore</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/thriller/" title="thriller" rel="tag">thriller</a><br />
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		<title>Wollodrïn</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 02:29:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD Franco-Belge]]></category>
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		<category><![CDATA[Chauvel]]></category>
		<category><![CDATA[heroïc fantasy]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans la cité de Marmaëkard, le premier rétiaire Etzarn est condamné à mort par le grand tribunal et jeté dans la cellule XXVII de la prison en attendant l’exécution de la sentence. Non pas qu’il soit seul dans cette cellule : les autres pensionnaires vont apparemment partager son funeste destin. A la décharge d’Etzarn, on peut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3017" class="wp-caption alignleft" style="width: 225px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/wollodrin.jpg"  class="wmp" id="wmp14"><img class="size-medium wp-image-3017" title="wollodrin" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/wollodrin-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Chauvel-Lereculey / Delcourt 2010</p></div>
<p>Dans la cité de Marmaëkard, le premier rétiaire Etzarn est condamné à mort par le grand tribunal et jeté dans la cellule XXVII de la prison en attendant l’exécution de la sentence. Non pas qu’il soit seul dans cette cellule : les autres pensionnaires vont apparemment partager son funeste destin.</p>
<p>A la décharge d’Etzarn, on peut dire qu’il a accueilli la nouvelle en vrai soldat : pas une once d’émotion à l’énoncé du verdict ; il semble de toutes façons que ce procès n’était qu’une mascarade et qu’il soit innocent des charges dont on l’accuse. On avait semble-t-il surtout besoin de se débarrasser de lui…</p>
<p>Mais le destin d’Etzarn et de ses 5 co-détenus ne semble finalement pas être de pourrir dans une geôle en attendant de passer entre les mains du bourreau. Le soir même, un haut dignitaire d’un des douze duchés du royaume s’introduit dans leur cellule et leur propose un marché : retrouver l’héritière du duché qui a été enlevée en échange de la liberté et d’une prime de 20000 pièces d’or.</p>
<p>Trop beau pour être vrai ? Il faut dire que le challenge est à la hauteur de la récompense ! La demoiselle a en effet été enlevée par des orcs et emmenée dans le territoire de ces derniers, alors même que certaines tribus orcs ont brisé la trêve qui avait été conclue avec le royaume humain. C’est donc plus une mission suicide qu’une partie de plaisir qui s’annonce…</p>
<p>Cependant, les 6 prisonniers acceptent immédiatement. Enfin presque : le 6<sup>e</sup> prisonnier, un gobelin du nom de Kahmin, sait qu’il a tout à perdre dans l’opération, puisqu’il s’agit d’un des chefs gobelins qui ont trahi les orcs lors de la dernière guerre ! Il sait donc qu’il ne servirait que de monnaie d’échange dans une éventuelle négociation entre le groupe et les orcs…</p>
<p>Bref, le dignitaire fait s’évader le groupe et le met sur la piste des orcs. A partir de là, bon courage pour échapper aux poursuivants de la prison et pour ne pas se faire tuer par les orcs…</p>
<p>Wollodrïn ne révolutionnera pas le monde de la BD médiévale-fantastique. On y retrouve bon nombre d’éléments très classiques. Mais pour une fois, cela ne constitue pas un handicap : le dessin et l’écriture des dialogues sont assez brillants pour faire oublier au lecteur cette sensation de déjà-vu qu’il pourrait éventuellement éprouver. D’autant que les personnages sont complexes et semblent ne pas être (uniquement) ce qu’ils sont à première vue. Du coup, ce premier tome d’un dyptique annoncé retient l’attention et donne envie de connaitre la suite !</p>
<p>Il faut dire que les auteurs, Chauvel et Lereculey, ne sont pas des débutants dans le monde de la BD. Derrière le dessin et le scénario, on sent que « le métier parle ». Bref, si vous cherchez un récit médiéval-fantastique pas forcément original mais solide et prenant, Wollodrïn est un candidat que vous feriez bien de ne pas sous-estimer, d&#8217;autant que le tome 2 est paru au mois de juillet 2011 et que l&#8217;histoire est maintenant complète.
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/chauvel/" title="Chauvel" rel="tag">Chauvel</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/heroic-fantasy/" title="heroïc fantasy" rel="tag">heroïc fantasy</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/lereculey/" title="Lereculey" rel="tag">Lereculey</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/wollodrin/" title="Wollodrin" rel="tag">Wollodrin</a><br />
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		<title>La saga Green Lantern: de Renaissance à Blackest Night (1/2)</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 07:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Geoff Johns]]></category>
		<category><![CDATA[Green Lantern]]></category>
		<category><![CDATA[super héros]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques jours, alors que nous prenions une belle rouste sur le Seigneur des Anneaux Online, Xavier et moi évoquions les derniers comics que j’avais lus, les changements à venir aux États-Unis et en France et le film de Green Lantern sorti quelques semaines auparavant. Bref, on papotait gentiment. Et tout à coup, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, alors que nous prenions une belle rouste sur le Seigneur des Anneaux Online, Xavier et moi évoquions les derniers comics que j’avais lus, les changements à venir aux États-Unis et en France et le film de Green Lantern sorti quelques semaines auparavant. Bref, on papotait gentiment. Et tout à coup, il m’a balancé avec la plus grande candeur cette question traîtresse, simplissime en apparence et que je vous livre telle quelle, dans sa forme la plus crue : « Et sinon, Blackest Night, c’est bien ? ».</p>
<p>Oh le vilain piège. Est-ce que Blackest Night c’est bien ? Il aurait pu me demander mon avis sur pas mal d’autres trucs récents, mais non, il a fallu qu’il me lance sur ce cross-over monstrueux.</p>
<p>Je vous explique : normalement, quand on évoque entre nous nos récentes lectures (et ça arrive très souvent), ce genre de question est assez rapidement évacuée : « Ouais, c’est pas mal » ou alors « C’est génial, il faut absolument que tu le lises, les auteurs se sont surpassés », voire parfois « Ouhlà, oublie, tu vas te faire mal ». Sauf qu’une réponse même un peu argumentée ne convient pas quand il s’agit de parler du meilleur cross-over de DC. Parce que pour évoquer Blackest Night et expliquer le pourquoi du comment de l’évènement, et surtout pourquoi c’est bien, il faut remonter plusieurs années dans le temps. En 2004, pour être précis, l’année où Geoff Johns a mis la main sur Green Lantern et ne l’a plus lâché depuis. Ca tombe bien, ça fait un petit moment que je songe à vous parler du renouveau de la lanterne verte.</p>
<p>Allez, suivez-moi, je vais expliquer pourquoi Blackest Night c’est bien, pourquoi vous devez lire la saga Green Lantern et pourquoi Geoff Johns est un génie.</p>
<p><strong>Hal Jordan, le premier policier spatial vert de terre.</strong></p>
<div id="attachment_2908" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Alan-Scott.jpg"  class="wmp" id="wmp15"><img class="size-full wp-image-2908 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Alan-Scott.jpg" alt="" width="200" height="316" /></a><p class="wp-caption-text">Alan Scott, le génie de la lanterne</p></div>
<p>Au départ était le premier Green Lanten (GL), Alan Scott, personnage créé pendant l’Age d’Or par Martin Nodell et Bill Finger<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_0_2905" id="identifier_0_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" celui l&agrave; m&ecirc;me qui a cr&eacute;&eacute; le Batman mais s&rsquo;est fait piquer l&rsquo;id&eacute;e par Bob KANE. Peut-&ecirc;tre qu&rsquo;un jour je vous raconterai tout &ccedil;a ">1</a>]</sup> et largement copié sur la légende d’Aladin<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_1_2905" id="identifier_1_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" le premier nom du personnage &eacute;tait d&rsquo;ailleurs Alan Ladd ">2</a>]</sup>. Plusieurs milliers d’années dans le passé, une flamme verte magique s’est écrasée sur terre et a prophétisé qu’elle donnerait la mort (ce qu’elle fit en s’écrasant sur terre), puis la vie (en guérissant celui qui la trouva) et enfin le pouvoir à celui qui la porterait. Remodelée en lanterne magique par un artisan, elle est découverte par Alan Scott, donc, qui l’utilisa pour faire le bien une fois qu’il eut forgé un anneau de pouvoir magique.</p>
<p>A la fin des années 50, la série ne fait plus recette. En 1959, DC demande à John Broom de relancer Green Lantern avec le même succès qu&#8217;il a eu pour The Flash. Un nouveau GL apparaît donc sous la plume de Broom et les pinceaux de Gil Kane dans la revue Showcase #22. Hal Jordan, capitaine et pilote d’essai dans l’US Air Force, est choisi par un anneau de puissance pour succéder à son ancien porteur mourant, l’extraterrestre Abin Sur, échoué sur terre à bord de son vaisseau. Contrairement à Alan Scott, qui tire son pouvoir de la magie, Jordan tire sa puissance de la science, en l’espèce de la technologie plusieurs fois millénaire des créateurs de l’anneau. Cet artefact lui permet de matérialiser ses pensées sous forme de constructions composées d’énergie pure. La série connaîtra des hauts et des bas, Jordan aura sa propre série et finira naturellement par faire partie du noyau dur de la Justice League Of America (JLA)<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_2_2905" id="identifier_2_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" son meilleur ami y est &hellip; Green Arrow bien &eacute;videmment ">3</a>]</sup> aux côté de la Trinité (Batman, Superman, Wonder Woman).</p>
<div id="attachment_2910" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Guy-Gardner-Hal-Jordan-John-Stewart.jpg"  class="wmp" id="wmp16"><img class="size-full wp-image-2910" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Guy-Gardner-Hal-Jordan-John-Stewart.jpg" alt="" width="200" height="304" /></a><p class="wp-caption-text">Guy Gardner, Hal Jordan, John Stewart, les trois verts de Terre.</p></div>
<p>Hal Jordan ne restera pas un vert solitaire bien longtemps. Broom et Kane vont rapidement peupler l&#8217;univers de la Lantern. On voit donc apparaitre le jaune Sinestro<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_3_2905" id="identifier_3_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Broome avait cr&eacute;e auparavant la N&eacute;m&eacute;sis de Flash, Reverse-Flash, elle aussi jaune">4</a>]</sup>, les Gardiens de l&#8217;univers, Star Sapphire, etc&#8230; Les lecteurs découvrent qu&#8217;Hal Jordan est en fait un officier du Green Lantern Corps, une sorte de police spatiale chargée de protéger l’univers. Le QG de celle-ci se trouve se la planète Oa, située dans le secteur 0, sur laquelle se trouve Batterie Centrale qui alimente tous les anneaux du Corps. On apprend enfin que le Green Lantern Corps a été fondé par les Gardiens, une race aussi vieille que l’univers, et qu’au sein du Corps, chaque porteur d’anneau est responsable d’un secteur de l’univers. Issu de la terre, Jordan est responsable du secteur 2814 sur les 3600 que compte l’univers connu.</p>
<p>De nouveaux alliés humains font leur apparition, Guy Gardner (en 1960, pendant l’âge de bronze), John Stewart (1970, fin de l’âge de bronze) et Kyle Rayner (1994, à l’âge moderne), ainsi que toute une tripotée d’aliens.</p>
<p>A la fin des années 90, DC tente un coup osé pour relancer les ventes de la série: tuer Jordan. Tout commence par l’incinération de Coast City, sa ville d’origine, par Mongul. Fou de rage, Hal Jordan se laisse infecter par le parasite Parallax, incarnation de la peur, détruit le GL Corps et tente de réécrire l’histoire dans le sens qui lui convient<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_4_2905" id="identifier_4_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" cross-over Zero Hour, crisis in time, 1994 ">5</a>]</sup>. Et en 1998, DC publie le cross-over Final Night au cours duquel un dévoreur de soleils s’attaque à l’étoile de la terre. Alors que tout semble perdu, Jordan/Parallax apparaît et se sacrifie au dernier moment pour rallumer le soleil.</p>
<p>Privées de Jordan, les séries GL et GL Corps vont vivoter gentiment dans le catalogue DC au point de presque tomber dans l’oubli. Et puis il y eut Geoff Johns.</p>
<p><strong>Geoff Johns, le génie de la lanterne.</strong></p>
<div id="attachment_2915" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Geoff-Johns.jpg"  class="wmp" id="wmp17"><img class="size-full wp-image-2915" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Geoff-Johns.jpg" alt="" width="200" height="307" /></a><p class="wp-caption-text">Frottez l&#039;image pour faire apparaitre un génie.</p></div>
<p>Geoff Johns<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_5_2905" id="identifier_5_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="n&eacute; le 25 janvier 1973 &agrave; Detroit &ndash; Michigan">6</a>]</sup> est un scénariste touche à tout. Il a un peu travaillé pour la télé et le ciné (il a participé à l’épisode pilote de la série Blade (2006) et à Green Lantern le film, bien évidement) mais c’est en tant que scénariste de bd qu’il est le plus connu. En 1997, en visite à New York lors de la production du film Complots à laquelle il participe, il rencontre Eddie Berganza<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_6_2905" id="identifier_6_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&eacute;diteur en chef de DC Comics depuis 2010">7</a>]</sup> à qui il fait part de son amour pour les comics. Pistonné par Berganza, le jeune Johns entre chez l’éditeur de Broadway<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_7_2905" id="identifier_7_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="les deux grands concurrents ont leurs bureaux &agrave; New York. Ceux de DC se situent 1700 Broadway avenue et Marvel &agrave; son si&egrave;ge au 417, 5th avenue">8</a>]</sup> qu’il ne quittera plus (même s’il a rendu quelques rares travaux pour Marvel ou Dark Horse, avec quelques épisodes X-Men ou Avengers ainsi qu’un peu de BPRD ou de Witchblade). Autant dire que depuis le temps, il connaît très bien les personnages de la Distinguée Concurrence et surtout, tout ce qu’il touche se transforme en or (Superman : Secret Origin, The Flash : Rebirth, c’est lui. La série évènement 52 ? Encore lui).</p>
<p>Or il se trouve que Johns a un faible pour la série Green Lantern et spécialement pour Hal Jordan, le seul Lantern digne de ce nom à ses yeux. Bien décidé à écrire en vert, il sollicite et obtient en 2003 l’autorisation de plancher sur l’univers du GL. Problème, Jordan est mort. Mais Johns n’est pas du genre à se faire arrêter par un pareil détail.</p>
<p>En 2004, associé à Ivan Reis aux pinceaux, il sort Green Lantern : Rebirth, relaunch osé d’une série qui n’était attendue par personne. Et c’est le carton plein. Car Johns n’est pas un amateur. Petit génie de l’écriture, il ressuscite Jordan avec intelligence et surtout crédibilité. Ici, pas de machine à cloner, de héros renvoyé dans le passé ou d’imposteur polymorphe. A sa mort, l’esprit de Jordan s’est retrouvé mêlé à celui du Spectre, l’esprit de la vengeance<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_8_2905" id="identifier_8_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" un personnage vert, bien entendu">9</a>]</sup> pendant que son corps repose au centre du soleil, protégé par son anneau de puissance. Le but premier de Johns était d’absoudre Jordan des atrocités commises pendant qu’il était sous l’emprise de Parallax. Pour lui permettre d’aller de l’avant, le scénariste tenait en effet absolument à repartir avec un héros neuf et positif, qui n’a rien à prouver et encore moins à se faire pardonner en permanence.</p>
<p>Absout de ses péchés, Jordan peut reprendre son travail au sein du Corps. Les premières histoires vont le remettre dans le train. Les auteurs lui réservent au début quelques aventures solos, lui créent de nouveaux ennemis ou en font revenir d’anciens. Bref, ils posent les bases et présentent le personnage. Rien de bien novateur finalement au pays des supers, si ce n’est le talent de Johns pour écrire de bonnes histoires et de Reis pour les mettre en action. Cette réintroduction de personnage et de son univers constitue la première partie de la trilogie Blackest Night. Elle se compose des arcs Rebirth, Revenge of the Green Lantern Corps, No fear et Wanted : Hal Jordan (Green Lantern vol.4 #1 à #20).</p>
<p>Mais le plat de résistance reste à venir. Il arrive trois ans plus tard avec Sinestro Corps War, une maxi-série de 11 épisodes publiés entre juin et décembre 2007 (Green Lantern vol.4, #21 à #25 et Green Lanter Corps #14 à #19).</p>
<div id="attachment_2918" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Sinestro-Corps.jpg"  class="wmp" id="wmp18"><img class="size-full wp-image-2918" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Sinestro-Corps.jpg" alt="" width="200" height="181" /></a><p class="wp-caption-text">Le Sinestro Corps, prêt à casser du Vert</p></div>
<p>Sinestro était le meilleur GL du Corps. Mais face au conservatisme des Gardiens et à leur retenue qu’il considère comme de la faiblesse, il décide de tourner le dos à sa famille pour se laisser envahir par une émotion qu’il juge bien plus puissante : la Peur.<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_9_2905" id="identifier_9_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La trahison de Sinestro pourrait constituer la base de la suite du film Green Lantern si on se fie &agrave; l&rsquo;apr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rique">10</a>]</sup>. Il se retrouve alors à la tête d’une armée de tueurs, tous choisis dans les différents secteurs de l’univers pour leur « capacité à instiller une grande peur ». Même le Batman se verra proposer le job par l’anneau jaune de son secteur (le 2814 pour ceux qui ne suivent pas), mais il déclinera peu poliment l’offre. A travers son Corps, Sinestro entend faire régner enfin l’ordre dans l’univers par la peur. Ce faisant il déclenche une guerre contre son ennemi intime, le GL Corps. Après de nombreux combats épiques, le sauvetage in extremis de la Terre (présentée comme le point d’équilibre du multivers, vive nous) et de très lourdes pertes chez les GL, Sinestro est finalement arrêté et placé en détention sur Oa jusqu’à son jugement.</p>
<p>Si le public avait très bien accueilli le retour de Jordan, la série Sinestro Corps War, va exploser tous les scores de ventes de l’éditeur. Geoff Johns et son comparse Dave Gibbons ont repris un concept développé en 1986 par Alan Moore et Kevin O’Neil<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_10_2905" id="identifier_10_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="dans la s&eacute;rie Tales of the Green Lantern Corps Annual #2">11</a>]</sup>. Mais les deux scénaristes sont allés bien plus loin et ont considérablement enrichi l’idée de base.</p>
<p>La recette du succès est assez simple et tient en un mot: démesure. Prenez 3600 tueurs et mélangez à autant de flics spatiaux préalablement dépouillés de toute force létale. Mixez jusqu&#8217;à ce que la préparation jaunisse. Ajoutez une large dose de Manhunters, les robots que les Green Lanterns ont remplacé quand ils sont devenus fous, menés par le cyborg-Superman et secouez. Pour épicer, saupoudrez d&#8217;un trait de Superman Prime enragé. Et, cerise sur le gâteau, décorez avec le Gardien du Sinestro Corps: l&#8217;Anti-Monitor.  &laquo;&nbsp;<em>Je voulais totalement truquer le jeu contre le Corps des Green Lanterns. Je voulais qu&#8217;ils se retrouvent face au plus puissant rassemblement de supers-vilains de leur histoire. Alors je suis allé aussi loin que je pensais pouvoir le faire</em>&nbsp;&raquo;<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_11_2905" id="identifier_11_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Geoff Johns dans son Journal de Guerre, publi&eacute; dans le tome 2 de Sinestro Corps War">12</a>]</sup>.</p>
<p>Sinestro Corps War a été classé par les journalistes spécialisés dans le top 10 des séries de l’année. Et les dessinateurs Ivan Reis et Ethan Van Sciver furent nominés dans la catégorie « meilleurs dessins et encrages » pour les Eisner Awards de 2008. La série a par ailleurs été une des meilleures ventes de DC et a redonné le sourire à son éditeur en chef, Dan Didio. Au vu du succès et de la qualité de l’arc, ce dernier a d’ailleurs insisté auprès de Johns pour qu’il intègre l’intrigue au scénario du futur MMORPG DC Universe Online.</p>
<div id="attachment_2920" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Green-Lantern-Secret-Origin.jpg"  class="wmp" id="wmp19"><img class="size-large wp-image-2920" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Green-Lantern-Secret-Origin-686x1024.jpg" alt="" width="200" height="299" /></a><p class="wp-caption-text">L&#039;uni vert lui va si bien</p></div>
<p>D’aucuns auraient pu penser que le soufflé retomberait après une telle réussite. C’était mal connaître Johns. Avant de se lancer dans la troisième et dernière partie de sa trilogie, le scénariste choisit ce temps mort  pour sortir enfin sa réécriture des origines de Jordan, annoncée à coups de courts flashbacks alléchants tout au long des épisodes précédents.</p>
<p>Car comme on l’a dit, Jordan est apparu en 1959. Pendant près de 50 ans, les différents auteurs qui sont passés sur le personnage ont ajouté des éléments parfois très disparates à la mythologie du héros. Tellement qu’au bout d’un moment, tout et son contraire coexistait, les scénaristes se contredisant les uns les autres ou étant à la peine pour embrayer sur les idées parfois farfelues de leurs prédécesseurs.</p>
<p>Conscient du problème, le premier fan du personnage et nouveau roi de la galaxie DC va s’atteler à remettre de l’ordre là-dedans. Green Lantern : Secret Origin a été publié dans Green Lantern Vol. 4 #29 à #35 (mars à septembre 2008). Et là encore le public fut au rendez-vous. Tout y est : Abin Sur, Sinestro vert, le premier serment de Jordan, son béguin pour Carol FERRIS. Mais en plus de réussir à synthétiser et actualiser 50 ans d’évènements, Johns arrive à apporter des explications à des éléments jusqu’alors jamais précisés (par exemple, on sait maintenant pourquoi Jordan tient tant à son blouson d’aviateur). Brillante, l’histoire a été pensée pour pouvoir être lue de manière autonome mais aussi pour s’insérer dans la trilogie en cours. Et elle réussit le pari de satisfaire les anciens, attentifs au respect de la mythologie du policier spatial, comme les néophytes, qui peuvent découvrir le héros dans une histoire abordable et contemporaine.</p>
<p>Les nouvelles origines de Jordan réécrites et les bases de Blackest Night posées, Johns peut enfin attaquer la dernière partie du prélude de son cross-over.</p>
<p><strong>Quand les Rainbow Warriors débarquent.</strong></p>
<p>La plus grande réussite de Johns est a donc été de mettre en place le gros évènement qu’il avait en tête dès le début. Par petites touches discrètes, lors d’apartés au premier abord sans intérêt ou de discussions sibyllines entre les Gardiens, Johns annonce progressivement une prophétie sur le point de se réaliser : l’arrivée de la Blackest Night, la Nuit la plus Noire, qui doit signer la fin de toute vie dans l’univers.</p>
<p>Le nom de cet évènement n’a pas été choisi au hasard. Le scénariste est allé le chercher … dans le serment des Green Lantern prononcé lorsqu’ils rechargent leur anneau :</p>
<p><em>In brightest day, in blackest night,</em><br />
<em>No evil shall escape my sight</em><br />
<em>Let those who worship evil&#8217;s might,</em><br />
<em>Beware my power&#8230; Green Lantern&#8217;s light!<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_12_2905" id="identifier_12_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="J&rsquo;aurai quand m&ecirc;me r&eacute;ussi &agrave; le placer celui-l&agrave;">13</a>]</sup></em></p>
<div id="attachment_2928" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Larfleez-lagent-orange.jpg"  class="wmp" id="wmp20"><img class="size-full wp-image-2928" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Larfleez-lagent-orange.jpg" alt="" width="200" height="301" /></a><p class="wp-caption-text">Je veux cette belle image brillante. A moi, à moi</p></div>
<p>Ce serment n’était à l’origine qu’un gimmick identitaire propre à la série. Johns en fera une prophétie.</p>
<p>Par ailleurs, le scénariste avait dès le début en tête l’image d’un spectre d’émotions, à la manière d’un arc en ciel. Si la nuit noire arrive, seul le blanc peut la combattre. Or qu’est-ce que le blanc sinon la fusion de sept couleurs dont … le vert et le jaune ?</p>
<p style="text-align: left">Le vert (la volonté) et le jaune (la peur) sont à la base de la mythologie de la série. Le violet (l’amour) était lui aussi présent mais sous une forme différente. Grâce à Johns, on apprend en effet que les Star Sapphire sont en fait les femmes des Gardiens. Quand elles apprirent les plans de leurs hommes, abandonner toute forme d’émotion pour préserver l’univers, elles décidèrent de s’exiler sur la planète Zamaron pour y créer leur propre Corps. Il aura « juste » suffit à Geoff Johns de transformer leurs pierres de puissance en anneaux pour les intégrer à l’univers des Lantern (Green Lantern vol.4 #20 de juillet 2007 et compilé dans le recueil Wanted : Hal Jordan).</p>
<p>Johns va donc utiliser la dernière partie du prélude à Blackest Night pour présenter les couleurs manquantes et révéler enfin un spectre d’émotions complet.</p>
<p>Tout d’abord le rouge (associé à la rage) dans Rage of the Red Lantern (qui contient les épisodes Green Lantern vol. 4 # 26 à #28 relatifs aux Alpha Lantern, sorte de police de la police verte, et #36 à #38 consacrés donc aux lanternes rouges), puis l’orange (l’avarice) dans Agent Orange<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_13_2905" id="identifier_13_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un nom qui renvoie au d&eacute;foliant utilis&eacute; pendant la guerre du Vietnam">14</a>]</sup> (Green Lantern vol. 4 #39 à #42). Et entre deux bastons spatiales, le scénariste trouve le temps d’installer le Blue Lantern Corps (associé à l’espoir) mené par Saint Walker et l’Indigo Tribe (gardienne la compassion), pour laquelle tout reste à écrire.</p>
<p>Fidèle à sa réputation de perfectionniste, Johns a organisé son spectre des émotions sur la même structure que celui des couleurs. Le vert, le plus puissant, est au milieu et sert de point d’équilibre et de canaliseur pour les autres couleurs. Les couleurs situées en bas du spectre (jaune, orange et rouge) sont celle du mal et tous leurs « infectés »<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_14_2905" id="identifier_14_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="le sc&eacute;nario de Rage of the Red Lantern lorgne sur celui de 28 jours plus tard, l&rsquo;un des films pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s d&rsquo;Ethan Van Sciver">15</a>]</sup> sont dominés par leur anneau. Alors que les couleurs du haut du spectre (bleu, violet et indigo) sont associées au bien et leurs porteurs contrôlent leurs émotions donc leurs anneaux. Ce genre de détail peut paraître simple mais il est révélateur de la propension qu’a Johns à tout penser, organiser et expliquer. Mieux, en plus de créer ces corps, de leur inventer une histoire, un QG et des capacités propres, Johns va jusqu’à leur donner à chacun … un serment, dont la structure est calquée sur celui des Green Lantern. Ce type est tout simplement un génie.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 530px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/7-couleurs-7-%C3%A9motions.jpg"  class="wmp" id="wmp21"><img class=" " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/7-couleurs-7-%C3%A9motions-1024x511.jpg" alt="" width="520" height="259" /></a><p class="wp-caption-text">Les rainbow warriors débarquent en force</p></div>
<p>Sept couleurs, sept émotions, tous les pions sont en place. L’arc Agent Orange marque la fin de la troisième partie du prélude à Blackest Night. La guerre de la Lumière peut avoir lieu.</p>
<p>Mais, ça ce sera pour plus tard.</p>
<p>&#8230;</p>
<p>Non on plaisante.  <a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/">Tout de suite, la suite.</a>
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<hr><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2905" class="footnote"> celui là même qui a créé le Batman mais s’est fait piquer l’idée par Bob KANE. Peut-être qu’un jour je vous raconterai tout ça </li><li id="footnote_1_2905" class="footnote"> le premier nom du personnage était d’ailleurs Alan Ladd </li><li id="footnote_2_2905" class="footnote"> son meilleur ami y est … Green Arrow bien évidemment </li><li id="footnote_3_2905" class="footnote">Broome avait crée auparavant la Némésis de Flash, Reverse-Flash, elle aussi jaune</li><li id="footnote_4_2905" class="footnote"> cross-over Zero Hour, crisis in time, 1994 </li><li id="footnote_5_2905" class="footnote">né le 25 janvier 1973 à Detroit – Michigan</li><li id="footnote_6_2905" class="footnote">éditeur en chef de DC Comics depuis 2010</li><li id="footnote_7_2905" class="footnote">les deux grands concurrents ont leurs bureaux à New York. Ceux de DC se situent 1700 Broadway avenue et Marvel à son siège au 417, 5th avenue</li><li id="footnote_8_2905" class="footnote"> un personnage vert, bien entendu</li><li id="footnote_9_2905" class="footnote">La trahison de Sinestro pourrait constituer la base de la suite du film Green Lantern si on se fie à l’après générique</li><li id="footnote_10_2905" class="footnote">dans la série <em>Tales of the Green Lantern Corps Annual</em> #2</li><li id="footnote_11_2905" class="footnote">Geoff Johns dans son Journal de Guerre, publié dans le tome 2 de Sinestro Corps War</li><li id="footnote_12_2905" class="footnote">J’aurai quand même réussi à le placer celui-là</li><li id="footnote_13_2905" class="footnote">Un nom qui renvoie au défoliant utilisé pendant la guerre du Vietnam</li><li id="footnote_14_2905" class="footnote">le scénario de Rage of the Red Lantern lorgne sur celui de 28 jours plus tard, l’un des films préférés d’Ethan Van Sciver</li></ol>
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		<title>La saga Green Lantern : Blackest Night (2/2)</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 07:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite et fin du dossier consacré à la saga Green Lantern par Geoff Johns.  Noir c&#8217;est noir, il n&#8217;y a plus d&#8217;espoir L’histoire commence alors que Green Lantern et Flash (Barry Allen, revenu d’entre les morts et nouvelle tête d’affiche chez DC grâce à … Geoff Johns) se recueillent sur la tombe de Bruce Wayne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite et fin du <a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/">dossier consacré</a> à la saga Green Lantern par Geoff Johns.</p>
<p><strong> Noir c&#8217;est noir, il n&#8217;y a plus d&#8217;espoir</strong></p>
<div id="attachment_2968" class="wp-caption alignleft" style="width: 211px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Blackest-Night.jpg"  class="wmp" id="wmp22"><img class="size-full wp-image-2968" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Blackest-Night.jpg" alt="" width="201" height="303" /></a><p class="wp-caption-text">En vert et contre tous.</p></div>
<p>L’histoire commence alors que Green Lantern et Flash (Barry Allen, revenu d’entre les morts et nouvelle tête d’affiche chez DC grâce à … Geoff Johns) se recueillent sur la tombe de Bruce Wayne et évoquent leurs amis tombés au combat, dont le dernier n’est autre que le Martian Manhunter. Dans le même temps, un sinistre personnage au costume aussi noir que son âme, Black HAND (alias William HAND)<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_0_2967" id="identifier_0_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="William Hand est un ennemi de Jordan cr&eacute;e par John Broom en 1964 dans Green Lantern #29. Il s&amp;#8217;agit en fait d&amp;#8217;un clin d&rsquo;&oelig;il &agrave; son ami William &amp;laquo;&amp;nbsp;Bill&amp;nbsp;&amp;raquo; Finger. Comme Finger, Hand a la manie de tout noter dans un petit carnet.">1</a>]</sup> , distribue des anneaux noirs à tous les guerriers récemment morts. Son objectif est de se constituer une armée de zombies qui doit lui permettre d’invoquer l’esprit de la mort. Et d’enfin régner sur un univers apaisé, libéré de toute vie donc d’émotion. Connectés à leur anneau noir, ses zombies se nourrissent des émotions de leurs ennemis, sont indestructibles et bien entendu tout héros tué est immédiatement ressuscité par un anneau noir et passe dans l’autre camp. La crise est totale et tous les personnages de l’univers DC sont touchés, héros comme vilains.</p>
<p>Blackest Night a été le plus gros évènement comics 2009-2010. Servi par les talents conjugués de Johns et Reis, ce cross-over a réussi un double exploit : éclipser les productions Marvel parues à la même période, dont le cross-over Siege de Brian Bendis et Olivier Coipel<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_1_2967" id="identifier_1_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;&eacute;diteur en tirera des le&ccedil;ons puisque l&rsquo;ann&eacute;e suivante les X-men seront confront&eacute;s &agrave; une arm&eacute;e de mutants zombies r&eacute;veill&eacute;s par S&eacute;l&egrave;ne et le cross-over annuel de l&amp;#8217;&eacute;diteur confronte les super-h&eacute;ros &agrave; l&rsquo;incarnation de la peur dans Fear Itself, et sa suite en n&eacute;gatif No Fear">2</a>]</sup> et faire passer Flash et Green Lantern devant la sacro-sainte Trinité Batman-Superman-Wonder Woman en terme de popularité comme de ventes.</p>
<p>Autre point positif de la série, elle permet à Johns de ressusciter de nombreux personnages importants de l’univers DC (notamment Aquaman, pour lequel il a un faible et un plan) et de mettre en avant des personnages jusqu&#8217;alors secondaires, dans le but avoué d’apporter de la nouveauté dans l&#8217;univers DC. Johns va notamment donner ses galons de star à Méra, l&#8217;épouse d&#8217;Aquaman, véritable furie capable de faire jeu égal avec Wonder Woman.</p>
<p>Blackest Night est donc à de nombreux égards une immense réussite, une histoire parfaite, maîtrisée de bout en bout, dont les bases ont été subtilement posées pendant cinq ans. Pour autant une question subsiste. Celle-là même que Xavier avait posée : est-ce que c’est bien. Comprenez, « Est-ce que sa lecture est conseillée ? ». Et c’est là que ça se complique.</p>
<p>Oui, Blackest Night doit être lue. Mais pour apprécier pleinement ce copieux repas et éviter l’indigestion, le lecteur averti doit remplir deux conditions sous peine d’être rapidement perdu voire découragé.</p>
<ol>
<li>Connaître les prémisses et les clefs de cette histoire (et cet article est une modeste tentative pour vous y aider). Et pour ça, il n’y a pas de miracle, il faut en passer par la lecture des épisodes de Green Lantern depuis son retour sous la plume de Johns et les pinceaux de Reis. Ça tombe bien, ces histoires sont toutes excellentes.</li>
<li>Avoir la même culture encyclopédique de l’univers DC que Johns. Et ça, ça ne s’invente pas. Heureusement entre les explications des auteurs<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_2_2967" id="identifier_2_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sinestro Corps War vol.2 et Blackest Night contiennent des cahiers bonus extr&ecirc;mement riches en informations">3</a>]</sup> et internet il est facile de rattraper le retard.</li>
</ol>
<div id="attachment_2969" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Mera.jpg"  class="wmp" id="wmp23"><img class="size-full wp-image-2969" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Mera.jpg" alt="" width="200" height="310" /></a><p class="wp-caption-text">Mera la rousse, son lit est fait de mousse</p></div>
<p>On l’a dit, Geoff Johns a majoritairement écrit pour DC depuis le début de sa carrière. Il connaît excellemment bien tous les personnages de l’éditeur, du héros de premier plan au vilain de seconde zone. Et perfectionniste comme il est, il ne connaît pas seulement leur existence mais tout de leurs histoires à leurs traits de caractère. Si vous voulez vous lancer dans Blackest Night, et je ne peux que vous encourager à le faire, vous devrez soit être un pro de l’univers DC (vous savez qui est Méra ? Vous avez déjà entendu parler de Hawk &amp; Dove ? Vous connaissez la malédiction qui pèse sur Hawkgirl et Hawkman ?), soit accepter d’avance l’idée d’approfondir vos connaissances.</p>
<p>Pour autant, si Johns à travers Blackest Night a permis à DC de revenir sur le devant de la scène, tout son apport vient de s’effondrer. Entre-temps, l’industrie des comics a plongé dans une crise sans précédent et tous les éditeurs, du plus petit au plus grand, cherchent de nouvelles solutions pour continuer d’exister.</p>
<p>C’est ainsi que DC a annoncé une refonte totale de son univers dès septembre 2011, un reboot de l’ensemble de ses séries et personnages (seul Batman échappe à cette remise à zéro). Tous les personnages et toutes les séries repartent du numéro #1, 52 séries sont prévues pour sortir simultanément tous les mois, avec 52<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_3_2967" id="identifier_3_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="chez DC on aime bien le nombre 52: la Terre est au centre d&amp;#8217;un multivers de 52 univers, la s&eacute;rie &eacute;v&egrave;nement 52, les 26 &eacute;pisodes de Brightest Day pr&eacute;vus sur 52 semaines&amp;#8230;">4</a>]</sup> équipes artistiques différentes qui, sous la supervision de Jim Lee, auront pour mission de réécrire intégralement toutes les origines des personnages<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_4_2967" id="identifier_4_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Geoff Johns ne quitte pas le navire pour autant puisqu&rsquo;il &eacute;crira les nouvelles aventures d&rsquo;Aquaman mises en image par Ivan Reis et bien &eacute;videmment celles du Green Lantern nouveau. L&rsquo;autre grande annonce dans ce reboot, c&rsquo;est le retour de Jim Lee aux pinceaux. Le dessinateur doit en effet reprendre la JLA, sous la plume de &hellip;Geoff Johns.">5</a>]</sup>. De tout ce qui a été, DC fait table rase et recommence avec un univers principal plus jeune et plus contemporain (un peu comme l’a fait Marvel avec son univers Ultimate).</p>
<p>Dès lors, facile de comprendre que tout le travail de Johns tombe à l’eau : tous les personnages qu’il avait sorti des fonds de placard sont abandonnés et tout son travail de réécriture est oublié. Difficile de se motiver à lire une série et son point d’orgue en se disant qu’il n’y aura pas de suite. Reste quand même de superbes histoires qui auront marqué l’histoire des comics et de DC.</p>
<div id="attachment_2970" class="wp-caption aligncenter" style="width: 530px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/JLA-Jim-Lee.jpeg"  class="wmp" id="wmp24"><img class="size-full wp-image-2970" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/JLA-Jim-Lee.jpeg" alt="" width="520" height="331" /></a><p class="wp-caption-text">JLA : Jim Lee Assure!</p></div>
<p>Si on a beaucoup parlé ici du travail du scénariste, il ne faudrait pas occulter celui du dessinateur. Pendant sept ans, Ivan Reis a rendu comme un métronome des planches frôlant la perfection. Méticuleux, il s’est chargé seul du design de centaines d’aliens, de tous les costumes (permanents ou temporaires) des personnages principaux ou secondaires, des emblèmes des factions, des différents mondes visités, poussant le vice jusqu’à imaginer un design différent pour chaque anneau ! Un travail d’orfèvre à la qualité constante. Et il reste à l’aise aussi bien dans les scènes intimistes qu’avec des centaines de personnages se mettant royalement sur la courge dans des doubles pages explosives.</p>
<p>A noter que Reis a parfois laissé la main à quelques invités prestigieux (Carlos Pacheco, Ethan Van Sciver, …). Dans l’ensemble, ces <em>fill in</em> sont réussis et on ne relève au final qu’un malheureux accident (dans Wanted : Hal Jordan, le travail d’Oclair ALBERT sur l’épisode des Star Sapphire est … comment dire … affreux ?).</p>
<p><strong> « C’est bien beau tout ça, mais nous quoi qu’on lit là dedans ».</strong></p>
<p>C’est facile : tout ce qui vient d’être évoqué dans cet article. Coup de chance, à la faveur de la sortie du film Green Lantern, Panini a commencé à publier les premiers recueils consacrés au flic de l’espace.</p>
<div id="attachment_2976" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Renaissance.jpg"  class="wmp" id="wmp25"><img class="size-full wp-image-2976" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Renaissance.jpg" alt="" width="200" height="301" /></a><p class="wp-caption-text">Hal Jordan, 50 ans et toujours vert</p></div>
<p>Les lecteurs français peuvent donc trouver en librairie Green Lantern : Secret Origin en version Deluxe (livre relié, couverture cartonnée) ainsi que Green Lantern : Renaissance en recueil souple broché. Idéal pour se lancer dans l’univers du porteur de l’anneau.</p>
<p>L’intégralité de la série de GL et les huit épisodes de Blackest Night ont été publiés dans le mensuel DC Universe. Si une édition en recueils est pour le moment incertaine, vous pouvez toujours vous procurer les fascicules en occasion et reconstituer l’intégralité de l’histoire. Mais à la difficulté de les trouver tous s’ajoutent celle de suivre une histoire fragmentée et l’obligation de se farcir les autres séries du mensuel, pas toujours intéressantes.</p>
<p>Enfin, on peut trouver depuis peu en librairie Blackest Night &#8211; Green Lantern Corps dans la collection DC Big Book (recueil broché, papier poreux recyclé, mais prix compétitif). Si ce choix parait évident pour un lectorat peu habité à l’univers de la lanterne (l’éditeur prend peu de risque avec le GL Corps et Kilowog en couverture après que les rues ont été arrosées d’affiches pour le film), il est dommage que Panini n’ose pas aller au bout pour proposer d’autres annexes, notamment celle consacrée au Black Lantern Corps, de loin la série parallèle la plus intéressante.</p>
<p>Deux points viennent toutefois ternir ces sorties pourtant attendues des fans français.</p>
<p>Tout d’abord la qualité des livres : depuis que Panini a repris le catalogue et les droits DC et Marvel à Semic, l’éditeur s’est fait remarquer pour la qualité déplorable de ses traductions. Au point que certains traducteurs sont maintenant connus et régulièrement conspués sur les forums. Origines Secrètes est à ce titre un modèle de ratage, critiqué de toute part tant pour son niveau de français affligeant que pour ses erreurs d’impression (de nombreuses cases de bas de page ont été coupées).</p>
<div id="attachment_2972" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Brightest-Day.jpg"  class="wmp" id="wmp26"><img class="size-large wp-image-2972 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Brightest-Day-669x1024.jpg" alt="" width="200" height="307" /></a><p class="wp-caption-text">Chacun son vert à soi comme dit Aquaman.</p></div>
<p>Surtout, Panini a annoncé qu’il perdrait en 2012 ses droits sur les publications DC Comics au profit de Dargaud. Il ne reste donc que quelques mois à l’éditeur italien pour publier l’intégralité des épisodes de GL par Johns et Reis en recueils. Ça, mais aussi le reste des séries en cours. Autant dire mission impossible. Et rien ne nous assure que Dargaud poursuivra le travail commencé par son prédécesseur.</p>
<p>Pour lire les aventures de Green Lantern en recueil, il est donc préférable de se rabattre sur les versions américaines, qui assurent d’avoir une collection complète, respectueuse et moins chère mais qui sanctionne les lecteurs les moins anglophones.</p>
<p>Cette question de changement d’éditeur en France se pose avec encore plus d’acuité quand on sait que Panini vient de commencer la publication en kiosque de Brightest Days, mini-série de 26 épisodes commencée en avril 2010 aux États Unis. Scénarisée par Geoff Johns et Peter Tomasi, dessinée en alternance par Ardian Syaf, Scott Clark, Patrick Gleason, Joe Prado et bien évidemment Ivan Reis<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_5_2967" id="identifier_5_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="les couvertures sont sign&eacute;es David Finch">6</a>]</sup>, elle constitue la suite directe de Blackest Night.</p>
<p>Elle narre les aventures des 12 héros et vilains revenus à la vie à l’issue de Blackest Night<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_6_2967" id="identifier_6_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professor Zoom (la N&eacute;m&eacute;sis de Flash), Jade (la fille d&rsquo;Alan Scott et petite amie de Kyle Rayner), Osiris, Maxwell Lord, Hawkgirl et Hawkman (lib&eacute;r&eacute;s de leur mal&eacute;diction), Aquaman Martian Manhunter, Jason Rusch, Captain Boomerang, Hawk (du duo Hawk &amp;amp; Dove), et Boston Brand. Et Batman&nbsp;? Ben non, pas Batman. Et pourquoi&nbsp;? Parce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas vraiment mort.">7</a>]</sup> alors qu’ils cherchent à comprendre les raisons de leur salut.</p>
<p>Petit aparté pour vous prévenir : si vous étiez perdu avec les personnages de Blackest Night, il vous sera encore plus difficile de suivre Brightest Day si vous ne connaissez aucun des ressuscités.</p>
<p><strong>Conclusion : Blackest Night c’est bien, vous devez lire la saga Green Lantern et Goeff Johns est un génie.</strong></p>
<p>Chacune des arches narratives de la saga Green Lantern, depuis Renaissance jusqu’à Blackest Night, mériterait un article particulier tant elles foisonnent de détails et de références. En donner quelques exemples serait réducteur, les lister tous, impossible. Avec Johns, chaque case, chaque bulle contient un élément important, chaque mot est soigneusement choisi. Et pourtant, tout reste fluide et compréhensible malgré des interactions entre des centaines de personnages.</p>
<p>Au final, la saga de Johns et Reis s’impose à tous les niveaux : histoire simple à même de contenter facilement les lecteurs occasionnels, elle recèle suffisamment  de référence et de détails pour occuper les aficionados longtemps après qu’ils auront terminé leur lecture.</p>
<p>Portée par un couple d’auteurs au somment de leur art et à l’aise aussi bien dans les scènes psychologiques que dans les bastons spatiales homériques, la saga Green Lantern ne faiblit à aucun moment et s’achève en apothéose. Riche, brillante, addictive, explosive, elle mérite son succès public et tous les superlatifs décernés pendant sept ans par la presse spécialisée comme généraliste<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_7_2967" id="identifier_7_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="dont le prestigieux New York Times">8</a>]</sup>.
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<hr><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2967" class="footnote">William Hand est un ennemi de Jordan crée par John Broom en 1964 dans Green Lantern #29. Il s&#8217;agit en fait d&#8217;un clin d’œil à son ami William &laquo;&nbsp;Bill&nbsp;&raquo; Finger. Comme Finger, Hand a la manie de tout noter dans un petit carnet.</li><li id="footnote_1_2967" class="footnote">L’éditeur en tirera des leçons puisque l’année suivante les X-men seront confrontés à une armée de mutants zombies réveillés par Sélène et le cross-over annuel de l&#8217;éditeur confronte les super-héros à l’incarnation de la peur dans Fear Itself, et sa suite en négatif No Fear</li><li id="footnote_2_2967" class="footnote">Sinestro Corps War vol.2 et Blackest Night contiennent des cahiers bonus extrêmement riches en informations</li><li id="footnote_3_2967" class="footnote">chez DC on aime bien le nombre 52: la Terre est au centre d&#8217;un multivers de 52 univers, la série évènement <em>52</em>, les 26 épisodes de Brightest Day prévus sur 52 semaines&#8230;</li><li id="footnote_4_2967" class="footnote">Geoff Johns ne quitte pas le navire pour autant puisqu’il écrira les nouvelles aventures d’Aquaman mises en image par Ivan Reis et bien évidemment celles du Green Lantern nouveau. L’autre grande annonce dans ce reboot, c’est le retour de Jim Lee aux pinceaux. Le dessinateur doit en effet reprendre la JLA, sous la plume de …Geoff Johns.</li><li id="footnote_5_2967" class="footnote">les couvertures sont signées David Finch</li><li id="footnote_6_2967" class="footnote">Professor Zoom (la Némésis de Flash), Jade (la fille d’Alan Scott et petite amie de Kyle Rayner), Osiris, Maxwell Lord, Hawkgirl et Hawkman (libérés de leur malédiction), Aquaman Martian Manhunter, Jason Rusch, Captain Boomerang, Hawk (du duo Hawk &amp; Dove), et Boston Brand. Et Batman ? Ben non, pas Batman. Et pourquoi ? Parce qu’il n’est pas vraiment mort.</li><li id="footnote_7_2967" class="footnote">dont le prestigieux New York Times</li></ol>
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