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	<title>Kroniks &#187; Casterman</title>
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	<description>le blog bd qui vous dit bonne année</description>
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		<title>La semaine des 7 Noël</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 19:39:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD Franco-Belge]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
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		<description><![CDATA[Haaaa, Noël, période bénie synonyme de joie et de magie: les dîners en famille, la dinde fumante, le rire cristallin des enfants sous le sapin. Mais si on y réfléchit bien, Noël c&#8217;est aussi les courses au dernier moment dans les supermarchés bondés, les morceaux de coquille dans les huitres et les bisous à tata [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1838" class="wp-caption alignleft" style="width: 311px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/La-semaine-des-7-Noel.jpg"  class="wmp" id="wmp1"><img class="size-full wp-image-1838 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/La-semaine-des-7-Noel.jpg" alt="Copyright Casterman 1999" width="301" height="445" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Casterman 1999</p></div>
<p>Haaaa, Noël, période bénie synonyme de joie et de magie: les dîners en famille, la dinde fumante, le rire cristallin des enfants sous le sapin. Mais si on y réfléchit bien, Noël c&#8217;est aussi les courses au dernier moment dans les supermarchés bondés, les morceaux de coquille dans les huitres et les bisous à tata Suzanne qui sent la sueur. Imaginez maintenant que Noël n&#8217;ait pas lieu qu&#8217;une seule fois par an mais que ce calvaire revienne encore et encore. Que ce soit Noël tous les jours.</p>
<p><strong>J&#8217;aime pas la magie. J&#8217;aime pas Noël. J&#8217;aime pas la magie de Noël.</strong></p>
<p>2041. Après un crack boursier l&#8217;État se retrouve avec des compteurs dans le rouge cramoisi. Les chanceux qui ont trois boulots peinent à survivre et même les bourgeoises se voient obligées de vendre leur lait. Dans ce climat économique le Président a une idée lumineuse: Noël étant la période de l&#8217;année la plus productive et la plus riche, il propose par référendum de pouvoir déclarer Noël à tout moment pour relancer l&#8217;économie. L&#8217;idée fonctionne quelques temps mais devant la pénurie, l&#8217;économie s&#8217;effondre de plus belle sans qu&#8217;il soit possible désormais de débrancher la perfusion. De hotte en houppelande, Noël devient une obligation pour tous et s&#8217;installe alors une tyrannie rouge et blanche faite de cadeaux obligatoires dénichés sur les étagères vides des supermarchés, de propagande de minuit inévitable et de réveillon-cotillons aux lentilles de la veille.</p>
<p>Bienvenue en URS… ha ben non,on parle de la France de demain  en fait.</p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte que commence notre histoire. Depuis plusieurs Noëls, 71 policiers ont été assassinés et pire dépouillés de leurs bottes réglementaires. Bien décidé à retrouver l&#8217;ordure qui trucide les Père Noël, le chef de la Police, Staline, met dans les pattes de la famille PRIONS (comme la vache folle) un agent infiltré. Déguisé en répondeur téléphonique, son bras droit Stallone, va s&#8217;installer chez les PRIONS. Car les PRIONS sont cordonniers et c&nbsp;&raquo;est bien connu les bottes retournent chez le cordonnier aussi sûr que les fleuves retournent à la mer. Tout le monde sait ça, voyons.</p>
<p><strong>Noël un jour, Noël toujours!</strong></p>
<p>O.GROJNOWSKI n&#8217;aime pas Noël. C&#8217;est donc quelqu&#8217;un de bien. Il n&#8217;aime pas non plus les régimes totalitaires, ce qui en fait un ami. Mélangez les deux et vous obtenez le cauchemar absolu, le plus long et le plus épouvantable des réveillons qu&#8217;on puisse imaginer.</p>
<p>Les histoires sur les tyrannies du bonheur en général et de Noël en particulier ne sont pas courantes en bd (on citera <em><a href="http://www.kroniks.net/2008/07/07/sos-bonheur/" target="_blank">SOS Bonheur</a></em> de GRIFFO et VAN HAMME ou encore <em>Houppelande</em> de TRONCHET, qui signe la préface de l&#8217;album d&#8217;ailleurs). Dans <em>La semaine des 7 Noël</em>, O.GROJ a souhaité parler de ces tyrannies nées dans la crise et maintenues en place par la pauvreté. Mais pas question de plomber l&#8217;ambiance. Se revendiquant de l&#8217;esprit de TRONCHET (encore lui?) tant pour le dessin que pour l&#8217;humour, il nous dépeint ici une société kafkaïenne fondée sur l&#8217;obligation de respecter l&#8217;esprit de Noël.</p>
<p>L&#8217;histoire est racontée à travers les yeux du petit Grégory PRIONS sous la forme d&#8217;une rédaction façon Petit Nicolas, les fautes d&#8217;orthographe en plus. Entre un père obséquieux avec le pouvoir, une mère rebelle et une grand-mère dingue de poneys, le petit Grégory nous raconte les misères que lui cause ce parasite de grolardos qui fait rien qu&#8217;à fliquer tout le monde à la maison et qui, en plus, ne mange que le blanc des poireaux.</p>
<p>Tout l&#8217;album est traité sur le mode loufoque et farfelu. A commencer par le dessin, caricatural, dont les épais traits noirs et les visages déformés vous rappelleront le graphisme de TRONCHET (mais il est partout!). Clapotis PRIONS a un petit côté Jean Claude TERGAL je trouve. Pour ne pas nous faire oublier que l&#8217;histoire se passe le soir du réveillon (comme tous les soirs d&#8217;ailleurs), l&#8217;auteur a opté pour une bichromie de circonstance: le rouge et le blanc, ajoutant des sceaux de gris pour figurer l&#8217;ambiance sale et pauvre de ce Paris miséreux.</p>
<p>L&#8217;ambiance noire et cynique est allégée par des dialogues hilarants et des situations burlesques dans le plus esprit de <em>Brazil</em>. Fêter de Noël dans un monde privé de tout permet de créer tout un tas de situations absurdes: des cadeaux en retard (&laquo;&nbsp;Vous me devez encore deux salières&nbsp;&raquo;), des photos obligatoires avec le Père Noël (&laquo;&nbsp;T&#8217;as pas intérêt à me tripoter&nbsp;&raquo;), ou encore des espadrilles sans semelles cirées à crédit parce que &laquo;&nbsp;vous savez, pour réveillon c&#8217;est tenue correcte exigée&nbsp;&raquo;. Ajoutez à cela en fil rouge la rédaction purement hilarante du petit Grégory et vous obtenez un mélange détonnant de déprime désopilante. Ou de comique cafardeux, au choix.</p>
<p>Car quoiqu&#8217;on en dise, O.GROJNOWSKI a réussi à trouver un équilibre entre caricature et crédibilité L&#8217;album s&#8217;ouvre sur un crach économique mondial épouvantable qui laisse place à une société ruinée dont la seule porte de sortie se trouve dans le despotisme. Visionnaire, O.GROJ a écrit cette l&#8217;histoire en 1999. Dix ans plus tard certaines réflexions, même cachées sous le voile du cynisme et de l&#8217;ironie, semblent cruellement d&#8217;actualité.</p>
<p>La semaine des 7 Noël est album surprenant par bien des aspects. Ce n&#8217;est pas si souvent que la plus familiale des fêtes est ainsi brocardée. Et puis sous la drôlerie et le cynisme noir de l&#8217;histoire O.GROJNOWSKI nous rappelle que le chemin vers la tyrannie est souvent pavé de bonnes intentions. Un album étonnant, une curiosité à découvrir en tout cas.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp1">Copyright Casterman 1999</div>

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		<title>Skyhawk</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 19:52:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1777" class="wp-caption alignleft" style="width: 347px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/skyhawk.jpg"  class="wmp" id="wmp2"><img class="size-full wp-image-1777 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/skyhawk.jpg" alt="copyright Casterman 2009" width="337" height="474" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Casterman 2009</p></div>
<p>Hikosaburo SOMA et Manzo SHIOTSU sont deux samouraïs qui, après l&#8217;instauration de l&#8217;ère Meiji à la fin des guerres civiles, ont comme une quarantaine d&#8217;autres membres du clan Aizu fui leur pays après la chute de leur seigneur pour gagner le continent américain, alors en pleine conquête de l&#8217;ouest. Lors d&#8217;un jour de chasse, Hikosaburo porte secours à Running Deer, une jeune indienne en train d&#8217;accoucher au milieu de la forêt. C&#8217;est lorsqu&#8217;ils la défendront contre ses &laquo;&nbsp;propriétaires&nbsp;&raquo; qu&#8217;ils feront la connaissance de la tribu sioux des Oglalas. Désormais adoptés par cette nouvelle famille, les samouraïs décideront de les aider dans leur guerre contre l&#8217;homme blanc pour protéger leurs terres et leur culture. Ils seront désormais Sky Hawk et Winds Wolf.</p>
<p><strong>Les derniers des samoucans</strong></p>
<p>Enfin, un nouveau TANIGUCHI arrive dans les rayons français. Quel plaisir de retrouver le plus européen des mangakas dans une magnifique fresque historique qui sent bon les grands espaces et l&#8217;amitié virile.</p>
<p>Fidèle a la ligne claire qu&#8217;il a adoptée en découvrant le travail de Jean &laquo;&nbsp;Moebius&nbsp;&raquo; GIRAUD (qui lui fait d&#8217;ailleurs l&#8217;amitié de signer la préface de Sky Hawk) ou de François SHUITTEN, il délivre de magnifiques planches fourmillant de détails. Plans serrés ou espaces sauvages, TANIGUCHI ne laisse rien au hasard et nous offre des cases époustouflantes de vie et de précision.</p>
<p>Comme à l&#8217;accoutumée, TANIGUCHI dépeint avec tendresses des héros plein d&#8217;humanité auxquelles il est difficile de ne pas s&#8217;attacher ni de trembler pour leur vie.</p>
<p>Que ce soit lors de moments de calme dans le campement indien ou pendant les nombreuses et féroces batailles contre les tuniques bleues, le lecteur est embarqué dans une fresque épique et majestueuse. Le souffle des grands espaces et de l&#8217;aventure l&#8217;attrape dès les premières planches pour ne plus le lâcher jusqu&#8217;à une conclusion pleine de nostalgie et d&#8217;amertume, d&#8217;autant plus émouvante que tout aura été mis en œuvre pour une implication émotionnelle maximale.</p>
<p>Comme l&#8217;indique Jean GIRAUD en préface (et le monsieur s&#8217;y connait un peu en terme de bd et de western), les histoires de cow boys et d&#8217;indiens ont depuis longtemps disparu des grands et des petits écrans. Heureusement qu&#8217;il reste quelques amoureux du genre pour faire revivre le mythe. Avec Skyhawk, le dépaysement est garanti: raconter une histoire d&#8217;indiens, ce n&#8217;est pas si courant. Confronter des tomahawks à des sabres est encore plus étonnant. Il fallait bien le talent de narrateur de TANIGUCHI pour rendre un tel mélange crédible.</p>
<p><strong>Les sept sioumouraïs.</strong></p>
<p>A bien y regarder Sky Hawk se situe à la croisée de toutes les influences et de tous les thèmes chers au mangaka.</p>
<p>On y retrouve des samouraïs au grand cœur, des terres sauvages et des décors grandioses  et toujours cette nostalgie d&#8217;un temps révolu où la vie était plus douce. Des thèmes déjà abordés par l&#8217;auteur dans ses précédentes œuvres, de Kaze no Sho au Sommet des dieux en passant par le Journal de mon père.</p>
<p>Cette histoire permet aussi à l&#8217;auteur de partager son goût pour l&#8217;histoire. La rencontre improbable entre des sabreurs nippons en exil et des indiens en guerre est surtout l&#8217;occasion de nous rappeler que la conquête de l&#8217;Amérique s&#8217;est construite sur le génocide et le déplacement de populations entières (et des bisons aussi, ne l&#8217;oublions pas). Très bien documenté, le livre mélange si habilement les grandes figures historiques (Cluster, Sitting Bull, Crazy Horse, etc…) à des personnages inventés qu&#8217;il est assez difficile de faire la part entre le vécu et la fiction, immergeant et impliquant d&#8217;autant plus facilement le lecteur. Une approche certes un tantinet moralisatrice mais nécessaire au devoir de mémoire.</p>
<p>Enfin, Sky Hawk aborde ce thème de l&#8217;écologie si cher à l&#8217;auteur et qui transparait dans l&#8217;ensemble de ses œuvres. Comment en effet ne pas y voir une fable sur le combat de la nature, fondée sur la spiritualité et le partage, contre la civilisation, destructrice et individualiste. Une dichotomie certes déjà vue ailleurs (notamment chez MIYAZAKI avec Princesse Mononoke) mais qui reste toujours aussi efficace.</p>
<p>Jiro TANIGUCHI fait partie de mes auteurs préférés, que ce soit pour ses histoires intimistes centrées sur l&#8217;humain, pour sa manière de faire revivre un temps révolu doucereux ou à l&#8217;opposé pour ses fresques épiques au milieu d&#8217;une nature sauvage. Sky Hawk est un concentré de tout ce qui fait la force des récits du maître et se pose au final comme un de ses meilleurs albums.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp2">copyright Casterman 2009</div>

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		<title>Le promeneur</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 19:18:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aruko, aruko, watashiwa genki* « Mince, j’ai raté mon bus. Et si j’allais à la gare à pied ? » « Tiens, je ne connaissais pas ce quartier, c&#8217;est plutôt joli. » Et voilà comment commencer une balade sous un ciel radieux. C’est le cas pour le héros du Promeneur. On ne connaîtra jamais son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Aruko, aruko, watashiwa genki*</strong></h3>
<div id="attachment_527" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/le-promeneur.jpg"  class="wmp" id="wmp3"><img class="size-medium wp-image-527" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/le-promeneur-225x300.jpg" alt="copyright Casterman 2008" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le Promeneur - Copyright Casterman 2008</p></div>
<p>« <em>Mince, j’ai raté mon bus. Et si j’allais à la gare à pied ?</em> »</p>
<p>« <em>Tiens, je ne connaissais pas ce quartier, c&#8217;est plutôt joli.</em> »</p>
<p>Et voilà comment commencer une balade sous un ciel radieux. C’est le cas pour le héros du <em>Promeneur</em>. On ne connaîtra jamais son nom, tout au plus on saura qu’il est marié, sans enfant, qu’il travail au service marketing d’une société de papeterie et … qu’il aime se promener.</p>
<p>Que ce soit la faute d’un bus en retard, une sortie mal indiquée débouchant dans une ruelle inconnue ou tout simplement un temps doux propice, il n’aime rien tant que se laisser aller à la flânerie.</p>
<p>En huit promenades et autant de découvertes, il se laisse porter par ses pieds et le nez en l’air redécouvre le plaisir simple de la marche.</p>
<p>Redécouvrir un vieux quartier ou une ancienne voie, marcher au clair de lune ou déambuler dans un festival hippie, tout est propice à l’émerveillement simple, à la tranquillité et au délassement. Et en chemin, pourquoi ne pas s’arrêter boire une bière bien fraîche, acheter quelques gâteaux aux haricots rouges ou encore chiner de vieux livres scolaires chez un bouquiniste ?</p>
<h3><strong>Comment dit-on « madeleine de Proust » en japonais ?</strong></h3>
<p>Enfin un nouveau TANIGUCHI. Après <em>la Montagne magique</em> (chez le même éditeur), une fable écolo assez décevante, on attendait beaucoup du prochain titre traduit du maître. Le plus européen des mangakas, l’un des plus appréciés aussi, signe ici une ode à la liberté.</p>
<p>A mi-chemin entre <em>L’homme qui marche</em> (les bulles en plus) et <em>Le gourmet solitaire</em> (l’eau à la bouche en moins), <em>Le promeneur</em> nous entraîne dans un rythme lent et reposant, au gré des excursions de son héros. Pour lui, rien de ne vaut le plaisir de marcher tranquillement, sans guide, au gré de ses envies et sans objectif précis. En se perdant on finit forcément par trouver des endroits intéressant.</p>
<p>Chaque tour est l’occasion de laisser remonter tous ces souvenirs d’enfance, toutes ces sensations oubliées dans le stress de la vie.</p>
<p>Et si la finalité de la balade n’était tout simplement pas de retrouver le plaisir de goûter le monde, de redécouvrir ces petits riens, de vivre tout simplement.</p>
<p>Masayuki KUSUMI, déjà scénariste du <em>Gourmet solitaire</em> (une ode au plaisir de manger), signe là encore de petits récits non linéaires, sans action, sans fioriture, sans histoire précise. Il nous entraîne juste dans les pas de garçon sympathique et des ruelles méconnues.</p>
<blockquote><p>Chaque tour est l’occasion de laisser remonter tous ces souvenirs d’enfance, toutes ces sensations oubliées dans le stress de la vie.</p></blockquote>
<p>Jiro TANIGUCHI met en scène avec son dessin lumineux et clair des randonnées dans des quartiers typiques du Japon, ou des lieux oubliés. Le maître parvient à nous faire ressentir le souffle d’une journée de printemps, l’odeur du riz aux haricots rouge ou le chant des cigales.</p>
<p>Comme toujours, il est difficile de résister aux sensations et on se laisse emporter avec bonheur dans ce rythme paisible et posé.</p>
<p>L’album empreint de poésie et de sérénité est à lire partout et souvent. A la maison au chaud sous la couette pour se détendre, dans les transports en communs pour oublier le bus bondé (vécu), quelle que soit l’occasion de le lire, il vous procurera un sentiment de plénitude et une envie irrésistible … d’aller vous promener.</p>
<p><em>* En avant, en avant, je suis en pleine forme.</em></p>
<p><em>Vous aurez bien entendu reconnu les premières paroles de la chanson d’ouverture de Mon voisin Totoro. Hé quoi, moi aussi je peux me la péter « ouais, je parle japonais ». Non mais.</em>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp3">copyright Casterman 2008</div>

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