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	<title>Kroniks &#187; chronique</title>
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	<description>le blog bd qui vous dit bonne année</description>
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		<title>Celle que je voudrais être</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 21:32:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD Franco-Belge]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Vanyda]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite des péripéties de Valentine. Séparée de ses copines lors de son passage en seconde, elle va devoir apprendre à partager son temps entre son ancienne bande et ses nouveaux amis. C’est l’occasion pour elle de s’ouvrir à de nouveaux mondes et de faire de nouvelles rencontre comme Juliette et Melvin les danseurs de hip-hop [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1533" class="wp-caption alignleft" style="width: 327px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/celle-que-2.jpg"  class="wmp" id="wmp1"><img class="size-full wp-image-1533 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/celle-que-2.jpg" alt="Copyright Dargaud 2009" width="317" height="451" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Dargaud 2009</p></div>
<p>Suite des péripéties de Valentine. Séparée de ses copines lors de son passage en seconde, elle va devoir apprendre à partager son temps entre son ancienne bande et ses nouveaux amis.<br />
C’est l’occasion pour elle de s’ouvrir à de nouveaux mondes et de faire de nouvelles rencontre comme Juliette et Melvin les danseurs de hip-hop ou encore Yamina qui la poussera à s’inscrire au club de mangas de son lycée.<br />
De découvertes musicales en prises de conscience citoyenne, Valentine grandit, mûrit, et porte un regard différent sur le monde qui l’entoure. Se dessine alors la future femme qu’elle sera.</p>
<p>Lors de la sortie de du premier tome, <em>Celle que je ne suis pas</em>, j’avais écrit combien l’ennui m’avait habité lors de sa lecture alors que je ne pouvais que louer le talent de Vanyda pour raconter des histoires.<br />
Cette suite a-t-elle eu le même effet soporifique sur moi ? Oui et non. En fait, là encore je suis partagé même si je reconnais avoir un peu plus accroché cette fois.</p>
<p>La série s’adresse clairement aux jeunes filles de 15 à 18 ans et aux jeunes femmes qui voudraient se replonger dans leurs émois d’adolescence. Je suis donc très loin du cœur de cible.<br />
Je ne peux dès lors absolument pas me projeter dans cette jeune femme en construction. Pour moi, cette histoire ne présente aucun intérêt. Pourtant, je dois reconnaître que Valentine se révèle finalement attachante et sa bande d’amis plutôt sympathique.<br />
Vanyda aura donc réussi ce tour de force de m’intéresser un tant soit peu à la vie banale d’une jeune fille de 15 ans. Très fort.</p>
<p>Vanyda arrive à rendre crédible cette jeune fille obligée de se construire seule. L’absence d’un père protecteur, rassurant, est une blessure béante qu’elle tente de cacher. Une histoire quelconque finalement, celle d’une ado sensible qui doit grandir dans une famille décomposée, mais délicatement et subtilement racontée. L&#8217;auteur a surtout un don pour ciseler précisément la psychologie de son héroïne et la faire évoluer en douceur.</p>
<p>Cette succession de petits riens, gracieusement mis bout à bout, déroule un récit simple et attachant. C&#8217;est cette même banalité qui m’avait fait adorer<em> l’Immeuble d’en face</em>, le quotidien de ses habitants et ces petits riens qui parlent à chacun.</p>
<p>Et puis, Vanyda c’est aussi un graphisme. Mélange de trait asiatique et d’ambiances européennes, son dessin fin et délicat donne corps à ses personnages. S’appuyant sur le genre shojo (manga pour filles), elle a su dépasser le stade de l’imitation pour imprimer son style et le transposer dans une ambiance européenne.<br />
Détails dans les décors, douceurs des cadrage, finesse des traits, inventivité des garde-robes…  tout ce que j&#8217;avais déjà dénoncé dans mon premier billet.</p>
<p>Alors oui, j’aime le travail de Vanyda, son approche humaine et tendre de l&#8217;ordinaire et son dessin fin et chaleureux. Et non, je n’aime pas la série <em>Celle que…</em>, que je reconnais pourtant comme excellente à tout point de vue. Elle reste pour moi une agréable découverte, sans plus.<br />
Une série conseillée en fait à tous ceux qui ne sont pas moi.</p>
<p>Il ne me reste plus qu’à patienter et attendre que Vanyda en finisse avec ce cycle et revienne à des histoires plus universelles (un tome trois pour <em>l’Immeuble d’en face</em>, c’est possible ?).</p>
<p>Retrouvez l&#8217;univers de Vanyda sur <a href="http://vanyda.free.fr/news.htm" target="_blank">son site personnel</a>.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp1">Copyright Dargaud 2009</div>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/chronique/" title="chronique" rel="tag">chronique</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/quotidien/" title="quotidien" rel="tag">quotidien</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/vanyda/" title="Vanyda" rel="tag">Vanyda</a><br />
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		<title>L&#8217;intégrale : les chroniques en une page</title>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 17:41:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asides]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
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		<description><![CDATA[Toujours désireux de vous donner le nécessaire pour consulter et reconsulter à volonté l&#8217;ensemble des chroniques de kroniks.net, nous mettons une nouvelle page à votre disposition avec l&#8217;ensemble des chroniques publiées sur le site. C&#8217;est ainsi que vient de naître la rubrique &#171;&#160;L&#8217;intégrale : les chroniques en une page&#171;&#160;. Le lien est présent en en-tête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toujours désireux de vous donner le nécessaire pour consulter et reconsulter à volonté l&#8217;ensemble des chroniques de kroniks.net, nous mettons une nouvelle page à votre disposition avec l&#8217;ensemble des chroniques publiées sur le site. C&#8217;est ainsi que vient de naître la rubrique &laquo;&nbsp;<a href="http://www.kroniks.net/les-chroniques-en-une-page"><em>L&#8217;intégrale : les chroniques en une page</em></a>&laquo;&nbsp;. Le lien est présent en en-tête de chaque page, sous le champ de recherche. Bientôt, il sera accessible encore plus facilement&#8230; mais patience.</p>
<p>L&#8217;intégrale des chroniques y est listé par ordre chronologique de publication. Vous retrouvez une vignette de l&#8217;album en question accompagné de l&#8217;auteur de la chronique et la date de rédaction.</p>
<p>Nous étudierons, en temps voulu et au fur et à mesure de l&#8217;augmentation du nombre de chroniques, la possibilité de revoir le classement sur cette page. Notre objectif est que vous puissiez toujours mieux retrouver la chronique que vous cherchiez. Il existe pour cela déjà plusieurs moyens tels que les <a href="http://www.kroniks.net/archives/">archives </a>et la recherche en haut de chaque page.</p>
<p>N&#8217;hésitez pas, cependant, à nous dire ce que vous en pensez et éventuellement à nous donner vos suggestions pour rendre ce site encore plus près de vos envies.</p>
<p>Kroniks est en constante évolution grâce à vous qui nous lisez régulièrement (ou non)&#8230; c&#8217;est pourquoi d&#8217;autres évolutions sont déjà prévues pour les semaines qui viennent. Notamment une nouvelle rubrique va faire son apparition. Mais là j&#8217;en ai déjà trop dit. Alors restez connectés pour découvrir de quoi il s&#8217;agit. Nul doute que ça vous plaira !</p>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/chronique/" title="chronique" rel="tag">chronique</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/integrale/" title="intégrale" rel="tag">intégrale</a><br />
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		<title>Max et Compagnie/Kimagure Orange Road</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 02:02:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Kimagure Orange Road est un titre que les français connaissent bien, et encore mieux dans sa traduction, Max et Compagnie. A l&#8217;origine manga de Matsumoto Izumi, publié entre 1984 et 1988 dans les pages du magazine Jump Comics, il a bien entendu rapidement fait l&#8217;objet d&#8217;une adaptation animée. C&#8217;est cette adaptation qui est parvenue la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_649" class="wp-caption alignleft" style="width: 196px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orangeroad1.jpg"  class="wmp" id="wmp2"><img class="size-medium wp-image-649" title="orangeroad1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orangeroad1-186x300.jpg" alt="Copyright Izumi Matsumoto / Jump Comics 1984" width="186" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Izumi Matsumoto / Jump Comics 1984</p></div>
<p align="justify"><em>Kimagure Orange Road</em> est un titre que les français connaissent bien, et encore mieux dans sa traduction, <em>Max et Compagnie</em>. A l&#8217;origine manga de Matsumoto Izumi, publié entre 1984 et 1988 dans les pages du magazine Jump Comics, il a bien entendu rapidement fait l&#8217;objet d&#8217;une adaptation animée. C&#8217;est cette adaptation qui est parvenue la première en France, sur l&#8217;ancienne chaîne de la 5, à cette époque bénie pour les amateurs de japanimation où la chaîne de Berlusconi voulait se démarquer de Dorothée en proposant un choix de dessins animés plus vaste. Il faut malheureusement remarquer que Max &amp; Cie n&#8217;est pas passé à travers une censure bizarre et souvent incompréhensible, comme la comparaison des versions animées japonaises et françaises le montre aisément&#8230;</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Ce ne fut que bien plus tard que le manga atteint nos rivages, sous l&#8217;impulsion de la désormais défunte collection manga de J&#8217;ai Lu. Là encore, le travail d&#8217;édition n&#8217;était pas tout à fait à la hauteur : J&#8217;ai Lu utilisait notoirement du papier de basse qualité, pas toujours coupé de manière très harmonieuse et la traduction n&#8217;était pas sans défauts.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Mais baste de ces considérations techniques, attachons-nous au manga lui-même ! Max &amp; Cie raconte l&#8217;histoire de Maxime (Kyôsuke Kasuga en VO) et de son triangle amoureux avec Sabrina (Madoka Ayukawa) et Pamela (Hikaru Hiyama). Lycéen, Max arrive dans sa nouvelle ville de résidence et, se promenant dans un parc, y rencontre Sabrina, pour laquelle il craque instantanément. Il a la surprise de la retrouver dans son nouveau lycée, où elle a plutôt mauvaise réputation, comme d&#8217;ailleurs Pamela. Cette dernière va craquer pour Max, après l&#8217;avoir vu réaliser un exploit sportif alors qu&#8217;il se croyait seul dans le gymnase. Car c&#8217;est bien là le problème, la famille de Max dispose de pouvoirs psychiques telles que la télékinésie ou la téléportation&#8230; Pratique ? Pas toujours, quand cela doit rester un secret bien gardé et que les deux jeunes sœurs de Max ne font pas toujours attention à ce qu&#8217;elles font&#8230; Max va donc se retrouver dans un triangle amoureux, adulé par Pamela qui ne lui est pas indifférente, mais amoureux en réalité de la belle Sabrina, énigmatique et rebelle.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Force est de constater que le dessin a vieilli. Si on reconnaît les protagonistes sans aucun problème, on ne peut pas dire que le style de Matsumoto Izumi soit particulièrement flamboyant. Cela est vrai notamment dans les premiers volumes, où on sent que Matsumoto Izumi cherche encore sa technique. Le dessin des personnages va évoluer considérablement durant toute la série, pour arriver à une maturité cette fois plutôt agréable à partir de la moitié de la série. Les décors sont également de plus en plus travaillés.</p>
<div id="attachment_648" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orangeroad2.jpg"  class="wmp" id="wmp3"><img class="size-medium wp-image-648" title="orangeroad2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orangeroad2-300x300.jpg" alt="Copyright Izumi Matsumoto / J'ai Lu" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Izumi Matsumoto / J&#39;ai Lu</p></div>
<p align="justify">
<p align="justify">Tout cela ne fait pas de Max &amp; Cie un « grand » manga. L&#8217;intérêt de cette œuvre est plutôt à chercher dans la galerie de personnages. Max est un éternel indécis, qui ne peut se résoudre à briser le cœur de Pamela dont il apprécie la compagnie, mais qui rêve d&#8217;être avec Sabrina. Bien souvent, ses pouvoirs serviront de ressort comique à l&#8217;intrigue, en provoquant des quiproquos et des situations embarrassantes pour lui, et qui lui feront dire souvent que ces pouvoirs sont plus une malédiction qu&#8217;une bénédiction. Surtout quand son cousin s&#8217;en mêle et met la pagaille ! Mais le personnage central, en définitive, reste Sabrina/Madoka. C&#8217;est l&#8217;archétype de la bad girl/grande sœur au grand cœur, jugée par les autres sur les apparences mais qui a un cœur en or. Pamela la considère d&#8217;ailleurs comme une sorte de modèle, la « sempai » des relations hiérarchiques japonaises, ce qui complique évidemment la situation de Max. Le charisme de Sabrina y fait pour beaucoup et elle est restée de très nombreuses années en haut des classements des personnages féminins préférés au Japon, bien après la fin du manga et de la série télévisée.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Max &amp; Cie a donc le charme de l&#8217;adolescence, des premières amours que les adultes croient insouciantes mais qui se révèlent bien compliquées pour ceux qui la vivent. Même s&#8217;il peut paraître naïf et désuet aux adultes de maintenant, nul doute qu&#8217;il réveillera également en eux ce parfum de paradis perdu, cette nostalgie pour les temps enfuis de la jeunesse dont on ne garde finalement que les bons souvenirs.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Max &amp; Cie n&#8217;est donc pas un « grand » manga, mais c&#8217;est un manga attachant, aux personnages avec lesquels on peut facilement s&#8217;identifier, un de ces petits coups de cœur qu&#8217;on ne peut vraiment expliquer mais qui réconfortent ! Espérons une réédition rapide de cette œuvre, car les exemplaires français ont parfois la fâcheuse manie d&#8217;atteindre des sommes déraisonnables sur eBay,,,</p>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp2">Copyright Izumi Matsumoto / Jump Comics 1984</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp3">Copyright Izumi Matsumoto / J&#8217;ai Lu</div>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/chronique/" title="chronique" rel="tag">chronique</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/fantastique/" title="fantastique" rel="tag">fantastique</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/izumi-matsumoto/" title="Izumi Matsumoto" rel="tag">Izumi Matsumoto</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/manga/" title="manga" rel="tag">manga</a><br />
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		<title>Edito de Novembre 2008</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Oct 2008 18:52:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et voilà, après la rentrée des enfants voici celle des étudiants. A peine ont-ils retrouvé les bancs de la fac que les petits partent&#8230; en vacances. Mon Dieu, mais que de temps libre pour lire de beaux illustrés chroniqués sur notre blog par exemple. Et puis&#8230; il faut bien oublier la crise. Noël approche à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et voilà, après la rentrée des enfants voici celle des étudiants. A peine ont-ils retrouvé les bancs de la fac que les petits partent&#8230; en vacances. Mon Dieu, mais que de temps libre pour lire de beaux illustrés chroniqués sur notre blog par exemple. Et puis&#8230; il faut bien oublier la crise.</p>
<p>Noël approche à grands pas et les éditeurs sortent l&#8217;artillerie lourde. Autant la période d&#8217;été est marquée par le vide abyssal des sorties, autant la période de la rentrée puis de Noël est propice au lâché de nouveautés ou d&#8217;intégrales.</p>
<p><span id="more-643"></span>Jugez plutôt : en vrac et dans le désordre nous auront droit à deux nouveaux Larcenet (<em>Le retour à la terre 5</em> chez Dargaud et <em>L&#8217;Angelus de Midi</em> chez les Rêveurs, qui profitent lâchement de l&#8217;occasion pour rééditer les deux perles que sont <em>Dallas Cowboy </em>et <em>l&#8217;Artiste de la famille</em>), un nouveau <em>Ratafia </em>(enfin !), la suite du <em>Scorpion</em>, un nouveau <em>Spirou et Fantasio</em> (par Morvan et Munuera), la suite de <em>Thorgal</em>.<br />
<em>Sœur Marie Thérèse</em> revient chez un nouvel éditeur (Drugstore), le <em>Magasin Général</em> (petite perle aux accents de la belle province) termine son 2e cycle et la suite et la fin de <em>Koma </em>débarque (on en profitera pour vous dire tout le bien qu&#8217;on pense du travail de Peeters).<br />
Les comics fans ne seront pas en reste avec le retour de <em>Powers </em>(abandonné depuis l&#8217;arrêt de <em>Semic</em>), du run de Brubaker et Lark sur <em>Daredevil </em>(noir comme un café serré sans sucre), de Fable ou encore du monstrueux <em>Transmetropolitan </em>(un titre que je rêve de chroniquer mais comment parler d&#8217;un mastodonte pareil ?).<br />
Enfin les mangavores bénéficieront de la poursuite de <em>Naruto</em>, la fin de <em>Death Note</em> (au volume 12) ou la réédition en format luxueux de <em>l&#8217;Histoire des 3 Adolph</em>.</p>
<p>Je m&#8217;arrête là, la liste est trop longue.</p>
<p>Du bon, du très bon se prépare. Et je ne parle pas des rééditions sous forme d&#8217;intégrales. Dargaud a ouvert le bal en octobre avec <em>Berceuse Assassine</em>, polar mythique des années 90 qui n&#8217;a pas pris une ride.<br />
Sont annoncées les intégrales d&#8217;<em>Où le regard ne porte pas</em>, de la <em>Vengeance du Comte Skrabek</em> ou encore celle du <em>Grand Duduche</em> de Cabu.<br />
Promis, on essayera de faire le point avant Noël pour vous dire ce qu&#8217;on en pense et tenter de vous orienter dans cette jungle.</p>
<p>Avec 4800 albums à paraître cette année, il est devenu difficile de s&#8217;y retrouver. Nous n&#8217;avons (toujours) pas la prétention de tout connaître ni tout lire, mais nous espérons que nos choix et les références incluses dans les articles sauront vous orienter et vous faire découvrir de nouvelles choses.<br />
N&#8217;hésitez pas à nous questionner ou nous donner des avis ou conseils de lecture pour en faire profiter le plus grand nombre.</p>
<p>Je profite de cet édito pour lancer un petit message à nos nouveaux lecteurs : nos anciens articles affichent des compteurs très très bas, signe que trop peu de monde s&#8217;est essayé à chercher dans les <a href="http://www.kroniks.net/archives/">archives</a>. Alors n&#8217;hésitez pas à remonter <a href="http://www.kroniks.net/archives/">le fil du blog</a>, vous trouverez certainement de belles idées parmi nos premiers écrits. Et puis, ils ne méritent pas de mourir au fond des <a href="http://www.kroniks.net/archives/">archives</a>, non ?</p>
<p>Enfin, Xavier et moi préparons une nouvelle rubrique. Lui, a trouvé un bon contact avec <a href="http://www.kroniks.net/2008/10/18/euromanga-1/">Euromanga </a>et moi je vais certainement recommencer à écumer les dédicaces et festivals (si je trouve où acheter du temps). On vous en parle bientôt.</p>
<p>Stay tuned !</p>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/chronique/" title="chronique" rel="tag">chronique</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/comics/" title="Comics" rel="tag">Comics</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/edito/" title="édito" rel="tag">édito</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/enfants/" title="enfants" rel="tag">enfants</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/manga/" title="manga" rel="tag">manga</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/polar/" title="polar" rel="tag">polar</a><br />
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		<title>Mariée par correspondance</title>
		<link>http://www.kroniks.net/2008/10/22/mariee-par-correspondance/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Oct 2008 07:29:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
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		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[graphic novel]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Kalesniko]]></category>

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		<description><![CDATA[La réédition récente par les éditions Paquet de l&#8217;album Mariée par correspondance, de Mark Kalesniko, me donne un prétexte bien agréable pour vous parler aujourd&#8217;hui de cette œuvre troublante. Elle décrit la vie en commun de Monty Wheeler, américain moyen un peu adolescent attardé et peu à l&#8217;aise avec les femmes et de Kyung Seo, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_593" class="wp-caption alignleft" style="width: 237px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/mariee.jpg"  class="wmp" id="wmp4"><img class="size-medium wp-image-593" title="mariee" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/mariee-227x300.jpg" alt="copyright Mark Kalesniko / Editions Paquet 2008" width="227" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Mark Kalesniko / Editions Paquet 2008</p></div>
<p align="justify">La réédition récente par les éditions Paquet de l&#8217;album Mariée par correspondance, de Mark Kalesniko, me donne un prétexte bien agréable pour vous parler aujourd&#8217;hui de cette œuvre troublante. Elle décrit la vie en commun de Monty Wheeler, américain moyen un peu adolescent attardé et peu à l&#8217;aise avec les femmes et de Kyung Seo, jeune asiatique qui cherche visiblement à fuir son pays d&#8217;origine, pour des lendemains meilleurs. Les deux ont donc décidé de contracter un « mariage par correspondance », leur première rencontre n&#8217;intervenant qu&#8217;à l&#8217;arrivée de Kyung en Amérique.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Problème pour les deux : la réalité va se montrer bien moins rose qu&#8217;ils ne l&#8217;envisageaient tous les deux. Kyung n&#8217;est pas une petite asiatique docile, un peu poupée, un peu geisha, que les magazines porno spécialisés de Monty lui décrivaient si complaisamment. Elle lui en fera d&#8217;ailleurs la remarque en le découvrant dans son arrière boutique en train de se « faire plaisir » avec lesdits magazines. Pour autant, Kyung découvre qu&#8217;elle va devoir trouver sa place dans une société qu&#8217;elle ne connaît pas et qu&#8217;elle devine pourtant riche de promesses d&#8217;épanouissement personnel ; de plus, elle ne doit son séjour en Amérique qu&#8217;au bon vouloir de Monty&#8230; Celui-ci lui dit qu&#8217;elle peut repartir dans son pays si elle ne se plait pas avec lui, mais Kyung n&#8217;en fera rien, elle sait qu&#8217;il n&#8217;est pas de retour possible pour elle.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Mariée par correspondance est donc la chronique d&#8217;un amour idéalisé (pour Monty) et d&#8217;une promesse d&#8217;une vie meilleure qui va lentement se transformer en l&#8217;histoire d&#8217;une haine ordinaire, d&#8217;un couple qui se hait déjà mais qui est piégé à vivre ensemble. On assiste ainsi à la ruine des espoirs de Monty, à l&#8217;irrépressible envie d&#8217;indépendance de Kyung, dans un espace qui ne peut voir les deux cohabiter très longtemps. La tension monte tout au long de l&#8217;album, jusqu&#8217;à une scène cruciale (et violente) de dispute conjugale, où les deux protagonistes vont enfin trouver le courage de cracher ce qu&#8217;ils pensent au visage de l&#8217;autre.</p>
<div id="attachment_594" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/mariee2.jpg"  class="wmp" id="wmp5"><img class="size-medium wp-image-594" title="mariee2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/mariee2-300x300.jpg" alt="copyright Mark Kalesniko / Editions Paquet 2004" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Mark Kalesniko / Editions Paquet 2004</p></div>
<p align="justify">
<p align="justify">Mariée par correspondance appartient indubitablement au genre du « graphic novel », ce courant de bande dessinée nord-américain qui essaie de donner une touche plus littéraire au 9e art, avec des œuvres complexes sur le plan psychologique et émotionnel (on se souvent par exemple de Blankets, par Craig Thompson, ou aux albums de l&#8217;immense Will Eisner). Mark Kalesniko relève le défi d&#8217;une manière brillante : sur un thème archi rebattu par la littérature (les malentendus du couple), il tisse un récit mené de main de maître, qui nous lie de manière irrémédiable aux personnages qu&#8217;on ne peut s&#8217;empêcher d&#8217;aimer malgré leurs travers et leurs faiblesses. Le dessin est très expressif et permet à Mark Kalesniko de rendre toutes les subtilités de la psychologie de ses héros.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Profitez donc de cette réédition pour découvrir cette œuvre captivante !</p>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp4">copyright Mark Kalesniko / Editions Paquet 2008</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp5">copyright Mark Kalesniko / Editions Paquet 2004</div>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/chronique/" title="chronique" rel="tag">chronique</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/graphic-novel/" title="graphic novel" rel="tag">graphic novel</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/mark-kalesniko/" title="Mark Kalesniko" rel="tag">Mark Kalesniko</a><br />
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		<title>Kaboul Disco</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 10:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Kaboul DISCO &#8211; Comment je ne me suis pas fait kidnapper en Afghanistan (Chez La boîte à Bulles), est le journal de Nicolas WILD, un dessinateur de BD qui squattait chez Boulet. Quand ce dernier lui annonce que son &#171;&#160;vrai locataire rentre demain, et toi tu sais où tu vas crécher du coup ?&#171;&#160;, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/kaboul-disco.jpg"  class="wmp" id="wmp7"><img class="alignleft size-medium wp-image-236" title="copyright La Boite à bulles 2007" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/kaboul-disco-205x300.jpg" alt="" width="205" height="300" /></a></p>
<p><strong>Kaboul DISCO &#8211; Comment je ne me suis pas fait kidnapper en Afghanistan</strong> (Chez La boîte à Bulles), est le journal de Nicolas WILD, un dessinateur de BD qui squattait chez Boulet. Quand ce dernier lui annonce que son &laquo;&nbsp;<em>vrai locataire rentre demain, et toi tu sais où tu vas crécher du coup ?</em>&laquo;&nbsp;, il s&#8217;engage un peu vite et pressé par la situation, dans un projet d&#8217;adaptation de la constitution&#8230; afghane&#8230; en BD.<br />
Et le voilà parti pour Kaboul où il intègre une guesthouse, sorte d&#8217;auberge espagnole pour O.N.G., dans laquelle il restera de janvier à juin 2005.</p>
<p>Le ton est léger et très plaisant. Et surtout c&#8217;est assez drôle.<br />
Dans la veine des &laquo;&nbsp;<em>carnets de route</em>&nbsp;&raquo; à la Guy DELISLE ou encore Sfar, Nicolas nous raconte son quotidien afghan, les mœurs, la langue, le travail de forçat pour boucler dans les délais, les couvre-feu, etc&#8230;<br />
Tout comme son aîné Guy DELISLE, Nicolas WILD reste assez neutre sur la situation politique. Il ne fait que nous exposer la situation (pour le moins explosive) du pays sans prendre parti. A tort ou à raison, on peut en débattre sans fin (personnellement, je pense que c&#8217;est un bon choix).</p>
<p>Un tome 2 est déjà annoncé : <strong>comment je ne suis pas devenu opioman en Afghanistan</strong> (sic!)</p>
<p>L&#8217;album est agrémenté de bonus : couvertures et extraits des BD réalisées et photos.<br />
Cadeau de la maison, le lien vers le <a href="url=http://20six.fr/pangolin" target="_blank">blog de Nicolas</a>.</p>
<p>Recommandé aux curieux qui ont lu (ou pas d&#8217;ailleurs) <em>Shenzen </em>et <em>Pyongyang </em>de Guy DELISLE.</p>

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		<title>HAUTES OEUVRES</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 16:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Versailles, mercredi 5 janvier 1755. Un dangereux terroriste, Damien, poignarde sauvagement l&#8217;élu de Dieu Louis XV. Enfin, poinçonne légèrement le roi avec un petit canif. Charles Henri SANSON est l’Officier des Hautes Œuvres chargé d’exécuter la peine et le régicide en place publique. Mais en ce jour maudit, les ennuis vont s’accumuler tout au long [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/hautesoeuvres_1.jpg"  class="wmp" id="wmp9"><img class="alignleft size-medium wp-image-222" title="copyright la boite à bulles 2008" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/hautesoeuvres_1-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a>Versailles, mercredi 5 janvier 1755. Un dangereux terroriste, Damien,  poignarde sauvagement l&#8217;élu de Dieu Louis XV. Enfin, poinçonne légèrement le roi avec un petit canif.</p>
<p>Charles Henri SANSON est l’Officier des Hautes Œuvres chargé d’exécuter la peine et le régicide en place publique. Mais en ce jour maudit, les ennuis vont s’accumuler tout au long du macabre spectacle.</p>
<p>L’histoire qui nous est contée ici est véridique et les scènes sont tirées du journal du bourreau lui-même, qui dépeint par le menu sa longue journée de calvaire.<br />
Le condamné sera brûlé au souffre (qui ne prend pas), découpé, écartelé par des chevaux (les membres résisteront longtemps), et finalement jeté sur un bûcher (humide de pluie). Rien n’aura été épargné à ce pauvre fonctionnaire.<br />
Pendant ce temps le bon peuple massé au pied de l’estrade assiste avec délectation au funèbre spectacle, sifflant, huant et conspuant qui le bourreau qui le supplicié. La bourgeoisie quant à elle se réfugie dans les petits appartements pour profiter du tableau et des chairs des prostituées en goguette.<br />
Barbarie et libertinage ont toujours fait bon ménage.</p>
<p>Le comble de cette histoire c’est que le roi ne gardera aucune trace de l’agression … et que Charles Henri finira lui-même régicide puisqu’il guillotinera Louis XVI et Marie Antoinette 40 ans plus tard.</p>
<p>L’auteur, Simon HUREAU qui signe ici Simon Hache, nous rapporte par le menu le journal que Charles Henri SANSON tenait pendant la Révolution et que son petit-fils transforma ensuite en mémoires.<br />
Muni de cette fenêtre sur le passé, il en profite pour s’éloigner du sujet et nous dépeint à l’occasion d’un grand spectacle populaire un tableau des mœurs de nos « illustres » ancêtres du temps des Lumières.<br />
On y croisera tour à tour la future Mme Du Barry vendant ses charmes à un marquis de Sade plein de vices, un docteur inventeur d’une machine infernale à vous en faire perdre la tête ou encore des clochards détrousseurs de cadavres piétinés…</p>
<p>Si le dessin au trait délié ne sort pas de l’ordinaire, le style narratif utilisé vaut à lui seul la lecture attentive du bouquin : élégant, spirituel, stylisé, il se pare d’un décapant cynisme de circonstance. Un vrai régal à lire bien évidement au énième degré sous peine de prendre l’auteur pour un dangereux sadique. Cela dit, je ne le connais pas personnellement&#8230;</p>
<p>Sous une couverture austère se cache donc un bien beau livre (recommandé à un public averti quand même) auquel vous repenserez la prochaine fois que vous ralentirez en voiture pour voir l’accident.</p>
<p>Pour plus de visuels, visitez <a href="http://www.la-boite-a-bulles.com/" target="_blank">le site officiel de l&#8217;éditeur</a></p>

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		<title>L&#8217;espace d&#8217;un soir</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 21:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pendez moi cette crémaillère haut et court ! Une soirée normale dans un immeuble tout neuf à l&#8217;occasion de la crémaillère de Marlène et Franck. Une soirée normale où tout va se jouer pour les personnes présentes : amour, adultère, chantage, trahison&#8230; &#171;&#160;Un soir, un immeuble, 4 étages, 15 personnages, et de multiples intrigues&#160;&#187; &#171;&#160;Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pendez moi cette crémaillère haut et court !</strong></p>
<p>Une soirée normale dans un immeuble tout neuf à l&#8217;occasion de la crémaillère de Marlène et Franck.<br />
Une soirée normale où tout va se jouer pour les personnes présentes : amour, adultère, chantage, trahison&#8230;<br />
&laquo;&nbsp;Un soir, un immeuble, 4 étages, 15 personnages, et de multiples intrigues&nbsp;&raquo;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Un soir, un immeuble, 4 étages, 15 personnages, et de multiples intrigues&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>Difficile de résumer le scénario de cette BD : est-ce un Vaudeville ? un polar ? une comédie sentimentale ou un drame familial ?<br />
Un peu tout ça en fait&#8230; et rien de tout ça en même temps.<br />
En tout cas, une chose est sûre, après cette crémaillère, plus rien ne sera comme avant pour les protagonistes.</p>
<p><strong>Mais alors, on la lit comment cette BD ?<br />
</strong></p>
<p>A scénario malin, mise en scène peu conventionnelle.</p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/espace-dun-soir.jpg"  class="wmp" id="wmp11"><img class="alignleft size-medium wp-image-211" title="copyright delcourt 2007" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/espace-dun-soir-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Car ici la BD se lit verticalement mais aussi horizontalement. En effet, le lieu est unique (l&#8217;immeuble de 4 étages) et chaque planche est composée de 4 bandes représentant les 4 étages.<br />
Le lecteur est donc invité à lire de haut en bas, mais aussi à suivre les bandes d&#8217;une planche à l&#8217;autre.<br />
On a une vue en temps réel de ce qui se passe dans chaque appartement. Résultat : les personnages passent d&#8217;un étage à l&#8217;autre ou s&#8217;appellent d&#8217;un appartement à l&#8217;autre.<br />
C&#8217;est assez bizarre à appréhender au début mais dès que le pli est pris, on entre sans peine dans un scénario particulièrement malin et une mise en scène très inventive.</p>
<p>Le dessin est très agréable. Le style du Colonel Moutarde est minimaliste et en même temps très mignon.<br />
Les décors se réduisent bien souvent à un simple fond coloré et les personnages sont assez peu détaillés.<br />
Pourtant chaque personnage a son caractère propre et tous sont très attachants à leur façon.</p>
<p>Mis à part cette petite difficulté de lecture à surmonter &#8211; mais c&#8217;est vraiment ce qui fait le charme et le sel de l&#8217;album &#8211; le style tout mignon et l&#8217;ingéniosité de la mise en scène font de cet album une vrai bonne surprise, loin des pseudos nouveautés mainstream lues et relues qui fleurissent chez nos libraires.</p>
<p>Chaudement conseillé.</p>

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		<title>Chroniques birmanes</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 20:36:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après la chine (Shenzhen) et la Corée du Nord (Pyongyang), Guy DELISLE nous fait maintenant partager son carnet de route en Birmanie. Enfin, au Myanmar, la Birmanie étant l&#8217;ancien nom du pays utilisé par les États qui ne reconnaissent pas le gouvernement en place. A noter qu&#8217;à chaque fois, il était en avance sur tous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/chroniquesbirmanes.jpg"  class="wmp" id="wmp13"><img class="alignleft size-medium wp-image-172" title="Copyright Delcourt 2007" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/chroniquesbirmanes-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a>Après la chine (Shenzhen) et la Corée du Nord (Pyongyang), Guy DELISLE nous fait maintenant partager son carnet de route en Birmanie.<br />
Enfin, au Myanmar, la Birmanie étant l&#8217;ancien nom du pays utilisé par les États qui ne reconnaissent pas le gouvernement en place.<br />
A noter qu&#8217;à chaque fois, il était en avance sur tous les médias du monde puisque Shenzhen a été publié en 2001, juste avant l&#8217;émergence du Dragon et Pyongyang en 2004, pratiquement au moment de la prise de conscience mondiale du régime totalitaire de Kim Il Sung. A l&#8217;heure où la Birmanie fait régulièrement la une des journaux télévisés, ces chroniques nous arrivent juste à point pour nous éclairer de l&#8217;intérieur sur un autre régime assassin qui ne dit pas son nom.</p>
<p>Animateur dans le dessin animé, notre âmi Guy (oui, il est d&#8217;origine canadienne, parisien d&#8217;adoption) avait été engagé par deux studios pour superviser la sous-traitance de séries animées françaises délocalisée en Asie.<br />
Cette fois-ci, ce n&#8217;est pas en tant que dessinateur qu&#8217;il part, mais avec sa compagne Nadège (et leur fils Louis) qui travaille pour Médecin Sans Frontière.</p>
<p>Le voilà donc parti sur les routes birmanes et sous couvert de l&#8217;O.N.G., où il passera 14 mois à découvrir le pays, ses coutumes, ses rites, sa junte militaire.<br />
Comme pour ses précédents carnets, l&#8217;album est une succession de saynètes de la vie courante vécues par l&#8217;auteur.<br />
Curieux de tout, Guy multiplie les expériences culturelles, culinaires (&laquo;&nbsp;c&#8217;est bon toi? non. Et toi? Non&nbsp;&raquo;.) ou mystiques (il fera à la fin de son séjour une retraite bouddhiste de trois jours qui le marquera profondément). Il essaye tout, goûte à tout sans a priori ni jugement.</p>
<p>Surtout, ce qui frappe tout au long de la lecture de l&#8217;album c&#8217;est que jamais, jamais il ne se plaint. Malgré les conditions d&#8217;hébergement (3 à 4 heures d&#8217;électricité par jour), de climat (35° en moyenne et pas de clim&#8217;), malgré la politiques du pays (la Birmanie compte un des gouvernements les plus totalitaire de la planète) ou encore les difficultés administratives, il garde le moral.<br />
Il présente avec simplicité et légèreté des situations pourtant terribles: des malades gravement atteints que l&#8217;État abandonne au fin fond des campagnes, des populations opprimées qui pourtant, vivent et survivent avec optimisme.</p>
<p>Le dessin, qui a largement évolué depuis Shenzhen et un peu depuis Pyongyang, est très fluide. La ligne claire et minimaliste, le noir et blanc discret, achèvent de rendre la lecture extrêmement agréable.</p>
<p>Apolitiques, ces chroniques ne sont ni moralisatrices ni dénonciatrices. Guy DELISLE ne juge jamais et ne fait que raconter ce qu&#8217;il voit, en simple voyageur curieux, neutre et observateur.<br />
Il laisse ses lecteurs se faire leur propre opinion.</p>
<p>A lire et faire lire d&#8217;urgence à tous ceux qui vous entourent.<br />
Une vraie leçon d&#8217;humilité.</p>

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		<title>Pourquoi je n&#8217;ai pas aimé &#171;&#160;Celle que je ne suis pas&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 19:58:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos billets d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
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		<category><![CDATA[Vanyda]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans son excellente chronique, Xa Chan nous raconte à quel point il a aimé le nouvel album de Vanyda, « Celle que je ne suis pas ». Pourtant, son avis ne fait pas l’unanimité. La preuve, je n&#8217;ai aimé l’album. Comme lui (et grâce à lui), je suis entré dans l’univers de Vanyda par sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/immeuble-1.jpg"  class="wmp" id="wmp16"><img class="alignleft size-medium wp-image-119" title="dédicace Angoulème 2007" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/immeuble-1-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a>Dans son <a href="http://www.kroniks.net/2008/06/13/celle-que-je-ne-suis-pas/">excellente chronique</a>, Xa Chan nous raconte à quel point il a aimé le nouvel album de Vanyda, « Celle que je ne suis pas ». Pourtant, son avis ne fait pas l’unanimité. La preuve, je n&#8217;ai aimé l’album.</p>
<p>Comme lui (et grâce à lui), je suis entré dans l’univers de Vanyda par sa série « L’immeuble d’en face » (dont on attend encore et toujours le troisième tome). J’ai même eu le privilège de rencontrer la jeune femme à Angoulème en 2007 et mes deux albums arborent chacun une magnifique dédicace.<br />
J’ai tout de suite accroché à son style, fait de banal quotidien et de langueur doucereuse. Autant dire que l’annonce d’un nouveau titre de l’artiste me faisait saliver. Quelle déception.</p>
<p>Xavier insiste dans sa chronique sur la psychologie de l’héroïne, Valentine. Ou plutôt l’absence de psychologie. Timide, transparente, suiveuse, notre petit mouton se laisse porter par les évènements et semble s’ennuyer dans la vie.<br />
L’ennui. Un trait qui la caractérise du début à la fin. Et qui se transmet rapidement au lecteur.<br />
En effet, comment s’intéresser à une jeune fille de 15 ans qui n’a ni personnalité ni intérêt, qui suit sans broncher, ne s’exalte pour rien et traîne son ennui derrière elle comme d’autres leur cartable ?</p>
<p>On pourra me répondre que justement, tout l’intérêt est là : voir sortir un papillon de sa chrysalide, se demander quelle merveille de jeune femme va apparaître une fois la terrible épreuve de l’adolescence passée.<br />
Personnellement, quand je regarde un documentaire animalier, j’aime qu’on me montre la scène en accéléré et pas image par image. Car c’est bien ce qui se passe ici. Vanyda nous pond tout un album pour nous dire « regardez mon héroïne comme elle est molle, regardez bien comment elle s’emmerde. Mais je vous montre à la fin que ça va changer. Ou pas.» Et 191 planches comme ça, c’est long. Très long.<br />
Entre boums au banga et cours d’E.P.S., on est obligé de suivre cette ado dans sa quête de soi, et dans les couloirs d’un collège trop propre pour être vrai, où les élèves sont trop gentils pour être réels.<br />
Et je pose la question : où est l’intérêt de nous montrer sur près de 200 pages la vie morne et plate d’une jeune fille ? Parce qu’elle va s’épanouir sous nos yeux et que ce sera émouvant ? L’idée est bonne. Mais la vie banale d’une fille de 15 ans, à la base je m’en fous un peu. Certes, racontée par Vanyda, ça peut éveiller ma curiosité. Mais dans ce cas abrégez mes souffrances et montrez moi ce changement au milieu du tome. Pas la peine de faire durer le spectacle.</p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/immeuble-2.jpg"  class="wmp" id="wmp17"><img class="alignright size-medium wp-image-120" style="float: right;" title="Dédicace Angoulème 2007" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/immeuble-2-198x300.jpg" alt="" width="198" height="300" /></a>Toutefois, je tiens à modérer mon propos.<br />
Oui, je me suis profondément ennuyé à la lecture de l’album. De la dixième (quand j’ai compris que ça n’évoluerait pas) à la dernière page. J’accélérais même la lecture des derniers chapitres pour en finir plus vite, dans l’espoir qu’un sursaut saura me réveiller, en vain.<br />
Mais je suis d’accord pour dire que Vanyda maîtrise son sujet : douceur des cadrages, finesse du trait, inventivité des garde-robes, expressivité des visages et des poses… Vraiment, on est face à une grande artiste. Sur la forme l’album est une vraie réussite, un régal pour les yeux.</p>
<p>J’ai aimé, que dis-je adoré « L’immeuble d’en face », ses voisins et ses petits riens. La réussite de cette série tient au fait qu’il est facile de s’identifier à au moins un personnage.<br />
Seulement ici, je ne me sens absolument pas concerné. Je ne suis pas (qui a dit plus ?) une jeune fille de 15 ans, j’ai quitté le collège depuis belle lurette et surtout j’ai tiré un trait sur mes émotions d’ado.</p>
<p>Cette madeleine n’a eu pour moi ni odeur ni saveur propre à m’émouvoir. Peut être que le volume deux me parlera plus.</p>

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