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	<title>Kroniks &#187; Comics</title>
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	<description>le blog bd qui vous dit bonne année</description>
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		<title>Strangers in Paradise</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 00:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
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		<category><![CDATA[Strangers in Paradise]]></category>
		<category><![CDATA[Terry Moore]]></category>
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		<description><![CDATA[Et voilà, je me suis encore fait avoir. Je m’étais pourtant dit « sois raisonnable, lis les tranquillement, un ou deux par soir » en attaquant le premier volume. Ben oui, j’avais recommencé le premier volume, histoire de bien me remettre la série en tête et de vous en faire une chronique, vu que j’avais enfin rattrapé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3032" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers1.jpg"  class="wmp" id="wmp1"><img class="size-medium wp-image-3032" title="strangers1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers1-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright T. Moore / Kymera 2006</p></div>
<p>Et voilà, je me suis encore fait avoir. Je m’étais pourtant dit « sois raisonnable, lis les tranquillement, un ou deux par soir » en attaquant le premier volume. Ben oui, j’avais recommencé le premier volume, histoire de bien me remettre la série en tête et de vous en faire une chronique, vu que j’avais enfin rattrapé mon retard.</p>
<p>Et puis bon, je repose le 6<sup>e</sup> tome et il est 2 heures du matin et mes yeux m’indiquent que si je ne dors pas, eux vont dormir de leur côté. Et le lendemain, rebelote : impossible de lâcher les volumes avant d’avoir tourné la dernière page du dernier tome paru… Ca confine à la magie noire, ce truc !</p>
<p>Hé oui,  Strangers in Paradise c’est comme ça : une fois qu’on est dedans, difficile de lâcher les volumes et de ne pas les enchaîner les uns après les autres ! Le tome 1 ne paie pourtant pas de mine : on y fait la connaissance de Francine (Peters) et Katchoo (Katina Choovanski), deux colocataires et meilleures amies du monde depuis le lycée.</p>
<p>Elles ne pourraient être plus différentes : Francine est une jeune femme de la classe moyenne, naïve, gaffeuse et le cœur sur la main. Katchoo, elle, a eu une jeunesse difficile et est une artiste révoltée, surtout contre les hommes qu’elle considère tous comme des porcs. Elle a un certain passif avec son beau-père à l’appui… Il faut dire que l’actuel petit ami de Francine, Freddie Femur, n’arrange pas le tableau : macho et grossier, Katchoo se demande bien ce que Francine peut lui trouver. Ah, et le fait que Katchoo soit amoureuse de Francine n’aide pas, évidemment.</p>
<p>Francine, qui s’est fait larguer par bon nombre de petits amis parce qu’elle est trop cœur d’artichaut, a en effet choisi de ne pas avoir de relations avec Freddie pendant un certain temps, histoire de voir s’il était sérieux. Mais sans lui en donner la raison. Du coup, Freddie lui met la pression… puis abandonne au moment où Francine allait lui céder ; Francine le retrouve donc dans les bras d’une de ses assistantes. C’est bien sûr le drame, Francine est effondrée et Katchoo décide de la venger, d’une manière expéditive qui va lui valoir un petit passage par le poste de police.</p>
<div id="attachment_3033" class="wp-caption alignright" style="width: 223px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers5.jpg"  class="wmp" id="wmp2"><img class="size-medium wp-image-3033" title="strangers5" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers5-213x300.jpg" alt="" width="213" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright T. Moore / Kymera 2011</p></div>
<p>Alors, Strangers in Paradise (SiP), un comics de mœurs ? Oui et non. Parce que l’auteur, Terry Moore, est diabolique. Il s’amuse à distiller les révélations sur ses personnages et rapidement, l’histoire prend une toute autre dimension. Par exemple, lors de son passage au poste, on apprend que ce n’est pas la première fois que Katchoo a des démêlés avec la justice. Elle semble avoir un sombre passé, que même Francine ignore, et ce passé semble être sur le point de la rattraper.</p>
<p>C’est là, dès le début du tome 2 et pour les 13 tomes suivants, que SiP prend une toute autre dimension. En fait, c’est même là que le tour de force commence : Terry Moore parvient à mener de front une peinture psychologique détaillée de la relation quasi fusionnelle de Francine et de Katchoo et un véritable thriller politico-conspirationniste. Et il se paie en plus le luxe d’ajouter une foule de personnages secondaires (ou non, parfois !) tout en les dotant tous d’une vraie profondeur psychologique.</p>
<p>Bref, SiP est une œuvre dense, extrêmement attachante. Mais que ma chronique ne vous induise pas en erreur : Terry Moore ne parle pas ici d’amours lesbiennes. Non, cela va bien plus loin, il parle d’Amour, ce qui est bien plus risqué ! La poursuite du bonheur, trouver son âme sœur, se rendre compte qu’on a trouvé son âme sœur, que faire pour qu’une relation si unique fonctionne… autant de questions que nous pose Terry Moore entre deux tragédies et trois conspirations à l’échelle du pays.</p>
<p>SiP est en effet une œuvre plus que mature. On y parle couple, sexe, religion, meurtre, pouvoir, argent… et cela même sous les aspects les plus sales de toutes ces questions. Le passé de Katchoo est en effet dur, très dur, bien plus dur que bon nombre d’entre nous ne pourraient le supporter. Et pourtant, elle fait front, parce qu’elle a trouvé Francine. Malheureusement, la nature humaine étant ce qu’elle est, on ne peut toujours s’exprimer avec les mots justes et même deux âmes sœurs peuvent se disputer jusqu’à la rupture. Cela en devient même bluffant de voir à quel point Terry Moore est capable de camper des caractères féminins crédibles même si parfois extrêmes, alors qu’il est un homme !</p>
<div id="attachment_3035" class="wp-caption alignleft" style="width: 223px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers15.jpg"  class="wmp" id="wmp3"><img class="size-medium wp-image-3035" title="strangers15" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/strangers15-213x300.jpg" alt="" width="213" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright T. Moore / Kymera 2011</p></div>
<p>D’autant que Terry Moore, scénariste ET dessinateur, maitrise totalement son propos ; il se permet même de varier les styles graphiques, voire les styles narratifs, alternant parfois la BD classique avec des passages illustrant des paroles de chansons ou même de véritables pages de texte sans illustration, façon roman. Et ça passe, sans aucun problème, ça ne rompt pas le rythme de la narration ; les changements de style graphique, eux, limités à quelques pages, apportent une certaine variété sans nuire à la cohérence globale de l’œuvre. Terry Moore se plait en plus à nous perdre dans des méandres d’histoires à tiroir dont il ne donne parfois la clé qu’un tome plus tard. Le procédé pourrait paraitre ennuyeux ou artificiel, et pourtant, quand on lit SiP, ça devient naturel. Ce qui ne nous empêche pas de nous faire prendre à chaque fois !</p>
<p>Alors oui, Terry Moore est un grand du monde du comics, un de ceux qu’il faut absolument avoir lu si on veut faire un panorama complet de ce que le comics a à nous offrir. D’autant que chaque tome est dense, très dense. Terry Moore est un auteur à textes et vous en aurez pour votre argent !</p>
<p>Pourtant, SiP a connu un parcours un peu chaotique en France : les trois premiers tomes parurent aux éditions Le Téméraire, avant que la série ne soit reprise chez Bulle Dog au 3<sup>e</sup> tome, avec un troisième tome chevauchant celui du Téméraire ! Puis, là encore Bulle Dog connut des heures sombres, avant que SiP ne refasse surface chez Kymera, cette fois pour de bon, puisqu’on en est au tome 15 chez eux et qu’ils rééditent les premiers tomes mis à jour au point de vue de la traduction ! En juin 2011, le tome 5 est ainsi paru, les tomes 6 et 7 devant paraître d&#8217;ici la fin de l&#8217;année. la boucle sera alors quasiment bouclée, puisque Kymera a édité SiP à partir du tome 8.</p>
<p>Vous l’aurez compris, SiP est pour moi une des œuvres majeures de la BD, toutes époques et tous styles confondus. Il ne s’agit même pas de snobisme, comme ces listes de romans « qu’il faut avoir lu » parfois données dans les magazines littéraires, non, il FAUT lire SiP parce que c’est excellent, un point c’est tout. Et c’est peut-être un des plus beaux compliments qu’on puisse faire à un auteur, vous ne croyez pas ?</p>
<p>NB : pour des raisons de cohérence, les illustrations choisies pour cette chronique sont toutes celles de l&#8217;édition Kymera. Cependant, les couvertures des autres éditions sont également superbes et peuvent facilement être trouvées sur le Net.</p>
<p>NB2 : Kymera a mis en ligne un site dédié à Strangers in Paradise, fort bien fait, que vous pouvez retrouver <a title="à cette adresse" href="http://www.strangersinparadise-fr.com/" target="_blank">http://www.strangersinparadise-fr.com/</a>
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		<title>La saga Green Lantern: de Renaissance à Blackest Night (1/2)</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 07:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Geoff Johns]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a quelques jours, alors que nous prenions une belle rouste sur le Seigneur des Anneaux Online, Xavier et moi évoquions les derniers comics que j’avais lus, les changements à venir aux États-Unis et en France et le film de Green Lantern sorti quelques semaines auparavant. Bref, on papotait gentiment. Et tout à coup, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, alors que nous prenions une belle rouste sur le Seigneur des Anneaux Online, Xavier et moi évoquions les derniers comics que j’avais lus, les changements à venir aux États-Unis et en France et le film de Green Lantern sorti quelques semaines auparavant. Bref, on papotait gentiment. Et tout à coup, il m’a balancé avec la plus grande candeur cette question traîtresse, simplissime en apparence et que je vous livre telle quelle, dans sa forme la plus crue : « Et sinon, Blackest Night, c’est bien ? ».</p>
<p>Oh le vilain piège. Est-ce que Blackest Night c’est bien ? Il aurait pu me demander mon avis sur pas mal d’autres trucs récents, mais non, il a fallu qu’il me lance sur ce cross-over monstrueux.</p>
<p>Je vous explique : normalement, quand on évoque entre nous nos récentes lectures (et ça arrive très souvent), ce genre de question est assez rapidement évacuée : « Ouais, c’est pas mal » ou alors « C’est génial, il faut absolument que tu le lises, les auteurs se sont surpassés », voire parfois « Ouhlà, oublie, tu vas te faire mal ». Sauf qu’une réponse même un peu argumentée ne convient pas quand il s’agit de parler du meilleur cross-over de DC. Parce que pour évoquer Blackest Night et expliquer le pourquoi du comment de l’évènement, et surtout pourquoi c’est bien, il faut remonter plusieurs années dans le temps. En 2004, pour être précis, l’année où Geoff Johns a mis la main sur Green Lantern et ne l’a plus lâché depuis. Ca tombe bien, ça fait un petit moment que je songe à vous parler du renouveau de la lanterne verte.</p>
<p>Allez, suivez-moi, je vais expliquer pourquoi Blackest Night c’est bien, pourquoi vous devez lire la saga Green Lantern et pourquoi Geoff Johns est un génie.</p>
<p><strong>Hal Jordan, le premier policier spatial vert de terre.</strong></p>
<div id="attachment_2908" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Alan-Scott.jpg"  class="wmp" id="wmp4"><img class="size-full wp-image-2908 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Alan-Scott.jpg" alt="" width="200" height="316" /></a><p class="wp-caption-text">Alan Scott, le génie de la lanterne</p></div>
<p>Au départ était le premier Green Lanten (GL), Alan Scott, personnage créé pendant l’Age d’Or par Martin Nodell et Bill Finger<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_0_2905" id="identifier_0_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" celui l&agrave; m&ecirc;me qui a cr&eacute;&eacute; le Batman mais s&rsquo;est fait piquer l&rsquo;id&eacute;e par Bob KANE. Peut-&ecirc;tre qu&rsquo;un jour je vous raconterai tout &ccedil;a ">1</a>]</sup> et largement copié sur la légende d’Aladin<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_1_2905" id="identifier_1_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" le premier nom du personnage &eacute;tait d&rsquo;ailleurs Alan Ladd ">2</a>]</sup>. Plusieurs milliers d’années dans le passé, une flamme verte magique s’est écrasée sur terre et a prophétisé qu’elle donnerait la mort (ce qu’elle fit en s’écrasant sur terre), puis la vie (en guérissant celui qui la trouva) et enfin le pouvoir à celui qui la porterait. Remodelée en lanterne magique par un artisan, elle est découverte par Alan Scott, donc, qui l’utilisa pour faire le bien une fois qu’il eut forgé un anneau de pouvoir magique.</p>
<p>A la fin des années 50, la série ne fait plus recette. En 1959, DC demande à John Broom de relancer Green Lantern avec le même succès qu&#8217;il a eu pour The Flash. Un nouveau GL apparaît donc sous la plume de Broom et les pinceaux de Gil Kane dans la revue Showcase #22. Hal Jordan, capitaine et pilote d’essai dans l’US Air Force, est choisi par un anneau de puissance pour succéder à son ancien porteur mourant, l’extraterrestre Abin Sur, échoué sur terre à bord de son vaisseau. Contrairement à Alan Scott, qui tire son pouvoir de la magie, Jordan tire sa puissance de la science, en l’espèce de la technologie plusieurs fois millénaire des créateurs de l’anneau. Cet artefact lui permet de matérialiser ses pensées sous forme de constructions composées d’énergie pure. La série connaîtra des hauts et des bas, Jordan aura sa propre série et finira naturellement par faire partie du noyau dur de la Justice League Of America (JLA)<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_2_2905" id="identifier_2_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" son meilleur ami y est &hellip; Green Arrow bien &eacute;videmment ">3</a>]</sup> aux côté de la Trinité (Batman, Superman, Wonder Woman).</p>
<div id="attachment_2910" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Guy-Gardner-Hal-Jordan-John-Stewart.jpg"  class="wmp" id="wmp5"><img class="size-full wp-image-2910" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Guy-Gardner-Hal-Jordan-John-Stewart.jpg" alt="" width="200" height="304" /></a><p class="wp-caption-text">Guy Gardner, Hal Jordan, John Stewart, les trois verts de Terre.</p></div>
<p>Hal Jordan ne restera pas un vert solitaire bien longtemps. Broom et Kane vont rapidement peupler l&#8217;univers de la Lantern. On voit donc apparaitre le jaune Sinestro<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_3_2905" id="identifier_3_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Broome avait cr&eacute;e auparavant la N&eacute;m&eacute;sis de Flash, Reverse-Flash, elle aussi jaune">4</a>]</sup>, les Gardiens de l&#8217;univers, Star Sapphire, etc&#8230; Les lecteurs découvrent qu&#8217;Hal Jordan est en fait un officier du Green Lantern Corps, une sorte de police spatiale chargée de protéger l’univers. Le QG de celle-ci se trouve se la planète Oa, située dans le secteur 0, sur laquelle se trouve Batterie Centrale qui alimente tous les anneaux du Corps. On apprend enfin que le Green Lantern Corps a été fondé par les Gardiens, une race aussi vieille que l’univers, et qu’au sein du Corps, chaque porteur d’anneau est responsable d’un secteur de l’univers. Issu de la terre, Jordan est responsable du secteur 2814 sur les 3600 que compte l’univers connu.</p>
<p>De nouveaux alliés humains font leur apparition, Guy Gardner (en 1960, pendant l’âge de bronze), John Stewart (1970, fin de l’âge de bronze) et Kyle Rayner (1994, à l’âge moderne), ainsi que toute une tripotée d’aliens.</p>
<p>A la fin des années 90, DC tente un coup osé pour relancer les ventes de la série: tuer Jordan. Tout commence par l’incinération de Coast City, sa ville d’origine, par Mongul. Fou de rage, Hal Jordan se laisse infecter par le parasite Parallax, incarnation de la peur, détruit le GL Corps et tente de réécrire l’histoire dans le sens qui lui convient<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_4_2905" id="identifier_4_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" cross-over Zero Hour, crisis in time, 1994 ">5</a>]</sup>. Et en 1998, DC publie le cross-over Final Night au cours duquel un dévoreur de soleils s’attaque à l’étoile de la terre. Alors que tout semble perdu, Jordan/Parallax apparaît et se sacrifie au dernier moment pour rallumer le soleil.</p>
<p>Privées de Jordan, les séries GL et GL Corps vont vivoter gentiment dans le catalogue DC au point de presque tomber dans l’oubli. Et puis il y eut Geoff Johns.</p>
<p><strong>Geoff Johns, le génie de la lanterne.</strong></p>
<div id="attachment_2915" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Geoff-Johns.jpg"  class="wmp" id="wmp6"><img class="size-full wp-image-2915" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Geoff-Johns.jpg" alt="" width="200" height="307" /></a><p class="wp-caption-text">Frottez l&#039;image pour faire apparaitre un génie.</p></div>
<p>Geoff Johns<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_5_2905" id="identifier_5_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="n&eacute; le 25 janvier 1973 &agrave; Detroit &ndash; Michigan">6</a>]</sup> est un scénariste touche à tout. Il a un peu travaillé pour la télé et le ciné (il a participé à l’épisode pilote de la série Blade (2006) et à Green Lantern le film, bien évidement) mais c’est en tant que scénariste de bd qu’il est le plus connu. En 1997, en visite à New York lors de la production du film Complots à laquelle il participe, il rencontre Eddie Berganza<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_6_2905" id="identifier_6_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&eacute;diteur en chef de DC Comics depuis 2010">7</a>]</sup> à qui il fait part de son amour pour les comics. Pistonné par Berganza, le jeune Johns entre chez l’éditeur de Broadway<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_7_2905" id="identifier_7_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="les deux grands concurrents ont leurs bureaux &agrave; New York. Ceux de DC se situent 1700 Broadway avenue et Marvel &agrave; son si&egrave;ge au 417, 5th avenue">8</a>]</sup> qu’il ne quittera plus (même s’il a rendu quelques rares travaux pour Marvel ou Dark Horse, avec quelques épisodes X-Men ou Avengers ainsi qu’un peu de BPRD ou de Witchblade). Autant dire que depuis le temps, il connaît très bien les personnages de la Distinguée Concurrence et surtout, tout ce qu’il touche se transforme en or (Superman : Secret Origin, The Flash : Rebirth, c’est lui. La série évènement 52 ? Encore lui).</p>
<p>Or il se trouve que Johns a un faible pour la série Green Lantern et spécialement pour Hal Jordan, le seul Lantern digne de ce nom à ses yeux. Bien décidé à écrire en vert, il sollicite et obtient en 2003 l’autorisation de plancher sur l’univers du GL. Problème, Jordan est mort. Mais Johns n’est pas du genre à se faire arrêter par un pareil détail.</p>
<p>En 2004, associé à Ivan Reis aux pinceaux, il sort Green Lantern : Rebirth, relaunch osé d’une série qui n’était attendue par personne. Et c’est le carton plein. Car Johns n’est pas un amateur. Petit génie de l’écriture, il ressuscite Jordan avec intelligence et surtout crédibilité. Ici, pas de machine à cloner, de héros renvoyé dans le passé ou d’imposteur polymorphe. A sa mort, l’esprit de Jordan s’est retrouvé mêlé à celui du Spectre, l’esprit de la vengeance<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_8_2905" id="identifier_8_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" un personnage vert, bien entendu">9</a>]</sup> pendant que son corps repose au centre du soleil, protégé par son anneau de puissance. Le but premier de Johns était d’absoudre Jordan des atrocités commises pendant qu’il était sous l’emprise de Parallax. Pour lui permettre d’aller de l’avant, le scénariste tenait en effet absolument à repartir avec un héros neuf et positif, qui n’a rien à prouver et encore moins à se faire pardonner en permanence.</p>
<p>Absout de ses péchés, Jordan peut reprendre son travail au sein du Corps. Les premières histoires vont le remettre dans le train. Les auteurs lui réservent au début quelques aventures solos, lui créent de nouveaux ennemis ou en font revenir d’anciens. Bref, ils posent les bases et présentent le personnage. Rien de bien novateur finalement au pays des supers, si ce n’est le talent de Johns pour écrire de bonnes histoires et de Reis pour les mettre en action. Cette réintroduction de personnage et de son univers constitue la première partie de la trilogie Blackest Night. Elle se compose des arcs Rebirth, Revenge of the Green Lantern Corps, No fear et Wanted : Hal Jordan (Green Lantern vol.4 #1 à #20).</p>
<p>Mais le plat de résistance reste à venir. Il arrive trois ans plus tard avec Sinestro Corps War, une maxi-série de 11 épisodes publiés entre juin et décembre 2007 (Green Lantern vol.4, #21 à #25 et Green Lanter Corps #14 à #19).</p>
<div id="attachment_2918" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Sinestro-Corps.jpg"  class="wmp" id="wmp7"><img class="size-full wp-image-2918" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Sinestro-Corps.jpg" alt="" width="200" height="181" /></a><p class="wp-caption-text">Le Sinestro Corps, prêt à casser du Vert</p></div>
<p>Sinestro était le meilleur GL du Corps. Mais face au conservatisme des Gardiens et à leur retenue qu’il considère comme de la faiblesse, il décide de tourner le dos à sa famille pour se laisser envahir par une émotion qu’il juge bien plus puissante : la Peur.<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_9_2905" id="identifier_9_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La trahison de Sinestro pourrait constituer la base de la suite du film Green Lantern si on se fie &agrave; l&rsquo;apr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rique">10</a>]</sup>. Il se retrouve alors à la tête d’une armée de tueurs, tous choisis dans les différents secteurs de l’univers pour leur « capacité à instiller une grande peur ». Même le Batman se verra proposer le job par l’anneau jaune de son secteur (le 2814 pour ceux qui ne suivent pas), mais il déclinera peu poliment l’offre. A travers son Corps, Sinestro entend faire régner enfin l’ordre dans l’univers par la peur. Ce faisant il déclenche une guerre contre son ennemi intime, le GL Corps. Après de nombreux combats épiques, le sauvetage in extremis de la Terre (présentée comme le point d’équilibre du multivers, vive nous) et de très lourdes pertes chez les GL, Sinestro est finalement arrêté et placé en détention sur Oa jusqu’à son jugement.</p>
<p>Si le public avait très bien accueilli le retour de Jordan, la série Sinestro Corps War, va exploser tous les scores de ventes de l’éditeur. Geoff Johns et son comparse Dave Gibbons ont repris un concept développé en 1986 par Alan Moore et Kevin O’Neil<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_10_2905" id="identifier_10_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="dans la s&eacute;rie Tales of the Green Lantern Corps Annual #2">11</a>]</sup>. Mais les deux scénaristes sont allés bien plus loin et ont considérablement enrichi l’idée de base.</p>
<p>La recette du succès est assez simple et tient en un mot: démesure. Prenez 3600 tueurs et mélangez à autant de flics spatiaux préalablement dépouillés de toute force létale. Mixez jusqu&#8217;à ce que la préparation jaunisse. Ajoutez une large dose de Manhunters, les robots que les Green Lanterns ont remplacé quand ils sont devenus fous, menés par le cyborg-Superman et secouez. Pour épicer, saupoudrez d&#8217;un trait de Superman Prime enragé. Et, cerise sur le gâteau, décorez avec le Gardien du Sinestro Corps: l&#8217;Anti-Monitor.  &laquo;&nbsp;<em>Je voulais totalement truquer le jeu contre le Corps des Green Lanterns. Je voulais qu&#8217;ils se retrouvent face au plus puissant rassemblement de supers-vilains de leur histoire. Alors je suis allé aussi loin que je pensais pouvoir le faire</em>&nbsp;&raquo;<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_11_2905" id="identifier_11_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Geoff Johns dans son Journal de Guerre, publi&eacute; dans le tome 2 de Sinestro Corps War">12</a>]</sup>.</p>
<p>Sinestro Corps War a été classé par les journalistes spécialisés dans le top 10 des séries de l’année. Et les dessinateurs Ivan Reis et Ethan Van Sciver furent nominés dans la catégorie « meilleurs dessins et encrages » pour les Eisner Awards de 2008. La série a par ailleurs été une des meilleures ventes de DC et a redonné le sourire à son éditeur en chef, Dan Didio. Au vu du succès et de la qualité de l’arc, ce dernier a d’ailleurs insisté auprès de Johns pour qu’il intègre l’intrigue au scénario du futur MMORPG DC Universe Online.</p>
<div id="attachment_2920" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Green-Lantern-Secret-Origin.jpg"  class="wmp" id="wmp8"><img class="size-large wp-image-2920" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Green-Lantern-Secret-Origin-686x1024.jpg" alt="" width="200" height="299" /></a><p class="wp-caption-text">L&#039;uni vert lui va si bien</p></div>
<p>D’aucuns auraient pu penser que le soufflé retomberait après une telle réussite. C’était mal connaître Johns. Avant de se lancer dans la troisième et dernière partie de sa trilogie, le scénariste choisit ce temps mort  pour sortir enfin sa réécriture des origines de Jordan, annoncée à coups de courts flashbacks alléchants tout au long des épisodes précédents.</p>
<p>Car comme on l’a dit, Jordan est apparu en 1959. Pendant près de 50 ans, les différents auteurs qui sont passés sur le personnage ont ajouté des éléments parfois très disparates à la mythologie du héros. Tellement qu’au bout d’un moment, tout et son contraire coexistait, les scénaristes se contredisant les uns les autres ou étant à la peine pour embrayer sur les idées parfois farfelues de leurs prédécesseurs.</p>
<p>Conscient du problème, le premier fan du personnage et nouveau roi de la galaxie DC va s’atteler à remettre de l’ordre là-dedans. Green Lantern : Secret Origin a été publié dans Green Lantern Vol. 4 #29 à #35 (mars à septembre 2008). Et là encore le public fut au rendez-vous. Tout y est : Abin Sur, Sinestro vert, le premier serment de Jordan, son béguin pour Carol FERRIS. Mais en plus de réussir à synthétiser et actualiser 50 ans d’évènements, Johns arrive à apporter des explications à des éléments jusqu’alors jamais précisés (par exemple, on sait maintenant pourquoi Jordan tient tant à son blouson d’aviateur). Brillante, l’histoire a été pensée pour pouvoir être lue de manière autonome mais aussi pour s’insérer dans la trilogie en cours. Et elle réussit le pari de satisfaire les anciens, attentifs au respect de la mythologie du policier spatial, comme les néophytes, qui peuvent découvrir le héros dans une histoire abordable et contemporaine.</p>
<p>Les nouvelles origines de Jordan réécrites et les bases de Blackest Night posées, Johns peut enfin attaquer la dernière partie du prélude de son cross-over.</p>
<p><strong>Quand les Rainbow Warriors débarquent.</strong></p>
<p>La plus grande réussite de Johns est a donc été de mettre en place le gros évènement qu’il avait en tête dès le début. Par petites touches discrètes, lors d’apartés au premier abord sans intérêt ou de discussions sibyllines entre les Gardiens, Johns annonce progressivement une prophétie sur le point de se réaliser : l’arrivée de la Blackest Night, la Nuit la plus Noire, qui doit signer la fin de toute vie dans l’univers.</p>
<p>Le nom de cet évènement n’a pas été choisi au hasard. Le scénariste est allé le chercher … dans le serment des Green Lantern prononcé lorsqu’ils rechargent leur anneau :</p>
<p><em>In brightest day, in blackest night,</em><br />
<em>No evil shall escape my sight</em><br />
<em>Let those who worship evil&#8217;s might,</em><br />
<em>Beware my power&#8230; Green Lantern&#8217;s light!<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_12_2905" id="identifier_12_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="J&rsquo;aurai quand m&ecirc;me r&eacute;ussi &agrave; le placer celui-l&agrave;">13</a>]</sup></em></p>
<div id="attachment_2928" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Larfleez-lagent-orange.jpg"  class="wmp" id="wmp9"><img class="size-full wp-image-2928" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Larfleez-lagent-orange.jpg" alt="" width="200" height="301" /></a><p class="wp-caption-text">Je veux cette belle image brillante. A moi, à moi</p></div>
<p>Ce serment n’était à l’origine qu’un gimmick identitaire propre à la série. Johns en fera une prophétie.</p>
<p>Par ailleurs, le scénariste avait dès le début en tête l’image d’un spectre d’émotions, à la manière d’un arc en ciel. Si la nuit noire arrive, seul le blanc peut la combattre. Or qu’est-ce que le blanc sinon la fusion de sept couleurs dont … le vert et le jaune ?</p>
<p style="text-align: left">Le vert (la volonté) et le jaune (la peur) sont à la base de la mythologie de la série. Le violet (l’amour) était lui aussi présent mais sous une forme différente. Grâce à Johns, on apprend en effet que les Star Sapphire sont en fait les femmes des Gardiens. Quand elles apprirent les plans de leurs hommes, abandonner toute forme d’émotion pour préserver l’univers, elles décidèrent de s’exiler sur la planète Zamaron pour y créer leur propre Corps. Il aura « juste » suffit à Geoff Johns de transformer leurs pierres de puissance en anneaux pour les intégrer à l’univers des Lantern (Green Lantern vol.4 #20 de juillet 2007 et compilé dans le recueil Wanted : Hal Jordan).</p>
<p>Johns va donc utiliser la dernière partie du prélude à Blackest Night pour présenter les couleurs manquantes et révéler enfin un spectre d’émotions complet.</p>
<p>Tout d’abord le rouge (associé à la rage) dans Rage of the Red Lantern (qui contient les épisodes Green Lantern vol. 4 # 26 à #28 relatifs aux Alpha Lantern, sorte de police de la police verte, et #36 à #38 consacrés donc aux lanternes rouges), puis l’orange (l’avarice) dans Agent Orange<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_13_2905" id="identifier_13_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un nom qui renvoie au d&eacute;foliant utilis&eacute; pendant la guerre du Vietnam">14</a>]</sup> (Green Lantern vol. 4 #39 à #42). Et entre deux bastons spatiales, le scénariste trouve le temps d’installer le Blue Lantern Corps (associé à l’espoir) mené par Saint Walker et l’Indigo Tribe (gardienne la compassion), pour laquelle tout reste à écrire.</p>
<p>Fidèle à sa réputation de perfectionniste, Johns a organisé son spectre des émotions sur la même structure que celui des couleurs. Le vert, le plus puissant, est au milieu et sert de point d’équilibre et de canaliseur pour les autres couleurs. Les couleurs situées en bas du spectre (jaune, orange et rouge) sont celle du mal et tous leurs « infectés »<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/#footnote_14_2905" id="identifier_14_2905" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="le sc&eacute;nario de Rage of the Red Lantern lorgne sur celui de 28 jours plus tard, l&rsquo;un des films pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s d&rsquo;Ethan Van Sciver">15</a>]</sup> sont dominés par leur anneau. Alors que les couleurs du haut du spectre (bleu, violet et indigo) sont associées au bien et leurs porteurs contrôlent leurs émotions donc leurs anneaux. Ce genre de détail peut paraître simple mais il est révélateur de la propension qu’a Johns à tout penser, organiser et expliquer. Mieux, en plus de créer ces corps, de leur inventer une histoire, un QG et des capacités propres, Johns va jusqu’à leur donner à chacun … un serment, dont la structure est calquée sur celui des Green Lantern. Ce type est tout simplement un génie.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 530px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/7-couleurs-7-%C3%A9motions.jpg"  class="wmp" id="wmp10"><img class=" " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/7-couleurs-7-%C3%A9motions-1024x511.jpg" alt="" width="520" height="259" /></a><p class="wp-caption-text">Les rainbow warriors débarquent en force</p></div>
<p>Sept couleurs, sept émotions, tous les pions sont en place. L’arc Agent Orange marque la fin de la troisième partie du prélude à Blackest Night. La guerre de la Lumière peut avoir lieu.</p>
<p>Mais, ça ce sera pour plus tard.</p>
<p>&#8230;</p>
<p>Non on plaisante.  <a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/">Tout de suite, la suite.</a>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp4"></div>
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<hr><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2905" class="footnote"> celui là même qui a créé le Batman mais s’est fait piquer l’idée par Bob KANE. Peut-être qu’un jour je vous raconterai tout ça </li><li id="footnote_1_2905" class="footnote"> le premier nom du personnage était d’ailleurs Alan Ladd </li><li id="footnote_2_2905" class="footnote"> son meilleur ami y est … Green Arrow bien évidemment </li><li id="footnote_3_2905" class="footnote">Broome avait crée auparavant la Némésis de Flash, Reverse-Flash, elle aussi jaune</li><li id="footnote_4_2905" class="footnote"> cross-over Zero Hour, crisis in time, 1994 </li><li id="footnote_5_2905" class="footnote">né le 25 janvier 1973 à Detroit – Michigan</li><li id="footnote_6_2905" class="footnote">éditeur en chef de DC Comics depuis 2010</li><li id="footnote_7_2905" class="footnote">les deux grands concurrents ont leurs bureaux à New York. Ceux de DC se situent 1700 Broadway avenue et Marvel à son siège au 417, 5th avenue</li><li id="footnote_8_2905" class="footnote"> un personnage vert, bien entendu</li><li id="footnote_9_2905" class="footnote">La trahison de Sinestro pourrait constituer la base de la suite du film Green Lantern si on se fie à l’après générique</li><li id="footnote_10_2905" class="footnote">dans la série <em>Tales of the Green Lantern Corps Annual</em> #2</li><li id="footnote_11_2905" class="footnote">Geoff Johns dans son Journal de Guerre, publié dans le tome 2 de Sinestro Corps War</li><li id="footnote_12_2905" class="footnote">J’aurai quand même réussi à le placer celui-là</li><li id="footnote_13_2905" class="footnote">Un nom qui renvoie au défoliant utilisé pendant la guerre du Vietnam</li><li id="footnote_14_2905" class="footnote">le scénario de Rage of the Red Lantern lorgne sur celui de 28 jours plus tard, l’un des films préférés d’Ethan Van Sciver</li></ol>
	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/comics/" title="Comics" rel="tag">Comics</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/geoff-johns/" title="Geoff Johns" rel="tag">Geoff Johns</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/green-lantern/" title="Green Lantern" rel="tag">Green Lantern</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/super-heros/" title="super héros" rel="tag">super héros</a><br />
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		<title>La saga Green Lantern : Blackest Night (2/2)</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 07:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite et fin du dossier consacré à la saga Green Lantern par Geoff Johns.  Noir c&#8217;est noir, il n&#8217;y a plus d&#8217;espoir L’histoire commence alors que Green Lantern et Flash (Barry Allen, revenu d’entre les morts et nouvelle tête d’affiche chez DC grâce à … Geoff Johns) se recueillent sur la tombe de Bruce Wayne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite et fin du <a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-de-renaissance-a-blackest-night-12/">dossier consacré</a> à la saga Green Lantern par Geoff Johns.</p>
<p><strong> Noir c&#8217;est noir, il n&#8217;y a plus d&#8217;espoir</strong></p>
<div id="attachment_2968" class="wp-caption alignleft" style="width: 211px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Blackest-Night.jpg"  class="wmp" id="wmp11"><img class="size-full wp-image-2968" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Blackest-Night.jpg" alt="" width="201" height="303" /></a><p class="wp-caption-text">En vert et contre tous.</p></div>
<p>L’histoire commence alors que Green Lantern et Flash (Barry Allen, revenu d’entre les morts et nouvelle tête d’affiche chez DC grâce à … Geoff Johns) se recueillent sur la tombe de Bruce Wayne et évoquent leurs amis tombés au combat, dont le dernier n’est autre que le Martian Manhunter. Dans le même temps, un sinistre personnage au costume aussi noir que son âme, Black HAND (alias William HAND)<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_0_2967" id="identifier_0_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="William Hand est un ennemi de Jordan cr&eacute;e par John Broom en 1964 dans Green Lantern #29. Il s&amp;#8217;agit en fait d&amp;#8217;un clin d&rsquo;&oelig;il &agrave; son ami William &amp;laquo;&amp;nbsp;Bill&amp;nbsp;&amp;raquo; Finger. Comme Finger, Hand a la manie de tout noter dans un petit carnet.">1</a>]</sup> , distribue des anneaux noirs à tous les guerriers récemment morts. Son objectif est de se constituer une armée de zombies qui doit lui permettre d’invoquer l’esprit de la mort. Et d’enfin régner sur un univers apaisé, libéré de toute vie donc d’émotion. Connectés à leur anneau noir, ses zombies se nourrissent des émotions de leurs ennemis, sont indestructibles et bien entendu tout héros tué est immédiatement ressuscité par un anneau noir et passe dans l’autre camp. La crise est totale et tous les personnages de l’univers DC sont touchés, héros comme vilains.</p>
<p>Blackest Night a été le plus gros évènement comics 2009-2010. Servi par les talents conjugués de Johns et Reis, ce cross-over a réussi un double exploit : éclipser les productions Marvel parues à la même période, dont le cross-over Siege de Brian Bendis et Olivier Coipel<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_1_2967" id="identifier_1_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&rsquo;&eacute;diteur en tirera des le&ccedil;ons puisque l&rsquo;ann&eacute;e suivante les X-men seront confront&eacute;s &agrave; une arm&eacute;e de mutants zombies r&eacute;veill&eacute;s par S&eacute;l&egrave;ne et le cross-over annuel de l&amp;#8217;&eacute;diteur confronte les super-h&eacute;ros &agrave; l&rsquo;incarnation de la peur dans Fear Itself, et sa suite en n&eacute;gatif No Fear">2</a>]</sup> et faire passer Flash et Green Lantern devant la sacro-sainte Trinité Batman-Superman-Wonder Woman en terme de popularité comme de ventes.</p>
<p>Autre point positif de la série, elle permet à Johns de ressusciter de nombreux personnages importants de l’univers DC (notamment Aquaman, pour lequel il a un faible et un plan) et de mettre en avant des personnages jusqu&#8217;alors secondaires, dans le but avoué d’apporter de la nouveauté dans l&#8217;univers DC. Johns va notamment donner ses galons de star à Méra, l&#8217;épouse d&#8217;Aquaman, véritable furie capable de faire jeu égal avec Wonder Woman.</p>
<p>Blackest Night est donc à de nombreux égards une immense réussite, une histoire parfaite, maîtrisée de bout en bout, dont les bases ont été subtilement posées pendant cinq ans. Pour autant une question subsiste. Celle-là même que Xavier avait posée : est-ce que c’est bien. Comprenez, « Est-ce que sa lecture est conseillée ? ». Et c’est là que ça se complique.</p>
<p>Oui, Blackest Night doit être lue. Mais pour apprécier pleinement ce copieux repas et éviter l’indigestion, le lecteur averti doit remplir deux conditions sous peine d’être rapidement perdu voire découragé.</p>
<ol>
<li>Connaître les prémisses et les clefs de cette histoire (et cet article est une modeste tentative pour vous y aider). Et pour ça, il n’y a pas de miracle, il faut en passer par la lecture des épisodes de Green Lantern depuis son retour sous la plume de Johns et les pinceaux de Reis. Ça tombe bien, ces histoires sont toutes excellentes.</li>
<li>Avoir la même culture encyclopédique de l’univers DC que Johns. Et ça, ça ne s’invente pas. Heureusement entre les explications des auteurs<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_2_2967" id="identifier_2_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sinestro Corps War vol.2 et Blackest Night contiennent des cahiers bonus extr&ecirc;mement riches en informations">3</a>]</sup> et internet il est facile de rattraper le retard.</li>
</ol>
<div id="attachment_2969" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Mera.jpg"  class="wmp" id="wmp12"><img class="size-full wp-image-2969" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Mera.jpg" alt="" width="200" height="310" /></a><p class="wp-caption-text">Mera la rousse, son lit est fait de mousse</p></div>
<p>On l’a dit, Geoff Johns a majoritairement écrit pour DC depuis le début de sa carrière. Il connaît excellemment bien tous les personnages de l’éditeur, du héros de premier plan au vilain de seconde zone. Et perfectionniste comme il est, il ne connaît pas seulement leur existence mais tout de leurs histoires à leurs traits de caractère. Si vous voulez vous lancer dans Blackest Night, et je ne peux que vous encourager à le faire, vous devrez soit être un pro de l’univers DC (vous savez qui est Méra ? Vous avez déjà entendu parler de Hawk &amp; Dove ? Vous connaissez la malédiction qui pèse sur Hawkgirl et Hawkman ?), soit accepter d’avance l’idée d’approfondir vos connaissances.</p>
<p>Pour autant, si Johns à travers Blackest Night a permis à DC de revenir sur le devant de la scène, tout son apport vient de s’effondrer. Entre-temps, l’industrie des comics a plongé dans une crise sans précédent et tous les éditeurs, du plus petit au plus grand, cherchent de nouvelles solutions pour continuer d’exister.</p>
<p>C’est ainsi que DC a annoncé une refonte totale de son univers dès septembre 2011, un reboot de l’ensemble de ses séries et personnages (seul Batman échappe à cette remise à zéro). Tous les personnages et toutes les séries repartent du numéro #1, 52 séries sont prévues pour sortir simultanément tous les mois, avec 52<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_3_2967" id="identifier_3_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="chez DC on aime bien le nombre 52: la Terre est au centre d&amp;#8217;un multivers de 52 univers, la s&eacute;rie &eacute;v&egrave;nement 52, les 26 &eacute;pisodes de Brightest Day pr&eacute;vus sur 52 semaines&amp;#8230;">4</a>]</sup> équipes artistiques différentes qui, sous la supervision de Jim Lee, auront pour mission de réécrire intégralement toutes les origines des personnages<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_4_2967" id="identifier_4_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Geoff Johns ne quitte pas le navire pour autant puisqu&rsquo;il &eacute;crira les nouvelles aventures d&rsquo;Aquaman mises en image par Ivan Reis et bien &eacute;videmment celles du Green Lantern nouveau. L&rsquo;autre grande annonce dans ce reboot, c&rsquo;est le retour de Jim Lee aux pinceaux. Le dessinateur doit en effet reprendre la JLA, sous la plume de &hellip;Geoff Johns.">5</a>]</sup>. De tout ce qui a été, DC fait table rase et recommence avec un univers principal plus jeune et plus contemporain (un peu comme l’a fait Marvel avec son univers Ultimate).</p>
<p>Dès lors, facile de comprendre que tout le travail de Johns tombe à l’eau : tous les personnages qu’il avait sorti des fonds de placard sont abandonnés et tout son travail de réécriture est oublié. Difficile de se motiver à lire une série et son point d’orgue en se disant qu’il n’y aura pas de suite. Reste quand même de superbes histoires qui auront marqué l’histoire des comics et de DC.</p>
<div id="attachment_2970" class="wp-caption aligncenter" style="width: 530px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/JLA-Jim-Lee.jpeg"  class="wmp" id="wmp13"><img class="size-full wp-image-2970" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/JLA-Jim-Lee.jpeg" alt="" width="520" height="331" /></a><p class="wp-caption-text">JLA : Jim Lee Assure!</p></div>
<p>Si on a beaucoup parlé ici du travail du scénariste, il ne faudrait pas occulter celui du dessinateur. Pendant sept ans, Ivan Reis a rendu comme un métronome des planches frôlant la perfection. Méticuleux, il s’est chargé seul du design de centaines d’aliens, de tous les costumes (permanents ou temporaires) des personnages principaux ou secondaires, des emblèmes des factions, des différents mondes visités, poussant le vice jusqu’à imaginer un design différent pour chaque anneau ! Un travail d’orfèvre à la qualité constante. Et il reste à l’aise aussi bien dans les scènes intimistes qu’avec des centaines de personnages se mettant royalement sur la courge dans des doubles pages explosives.</p>
<p>A noter que Reis a parfois laissé la main à quelques invités prestigieux (Carlos Pacheco, Ethan Van Sciver, …). Dans l’ensemble, ces <em>fill in</em> sont réussis et on ne relève au final qu’un malheureux accident (dans Wanted : Hal Jordan, le travail d’Oclair ALBERT sur l’épisode des Star Sapphire est … comment dire … affreux ?).</p>
<p><strong> « C’est bien beau tout ça, mais nous quoi qu’on lit là dedans ».</strong></p>
<p>C’est facile : tout ce qui vient d’être évoqué dans cet article. Coup de chance, à la faveur de la sortie du film Green Lantern, Panini a commencé à publier les premiers recueils consacrés au flic de l’espace.</p>
<div id="attachment_2976" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Renaissance.jpg"  class="wmp" id="wmp14"><img class="size-full wp-image-2976" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Renaissance.jpg" alt="" width="200" height="301" /></a><p class="wp-caption-text">Hal Jordan, 50 ans et toujours vert</p></div>
<p>Les lecteurs français peuvent donc trouver en librairie Green Lantern : Secret Origin en version Deluxe (livre relié, couverture cartonnée) ainsi que Green Lantern : Renaissance en recueil souple broché. Idéal pour se lancer dans l’univers du porteur de l’anneau.</p>
<p>L’intégralité de la série de GL et les huit épisodes de Blackest Night ont été publiés dans le mensuel DC Universe. Si une édition en recueils est pour le moment incertaine, vous pouvez toujours vous procurer les fascicules en occasion et reconstituer l’intégralité de l’histoire. Mais à la difficulté de les trouver tous s’ajoutent celle de suivre une histoire fragmentée et l’obligation de se farcir les autres séries du mensuel, pas toujours intéressantes.</p>
<p>Enfin, on peut trouver depuis peu en librairie Blackest Night &#8211; Green Lantern Corps dans la collection DC Big Book (recueil broché, papier poreux recyclé, mais prix compétitif). Si ce choix parait évident pour un lectorat peu habité à l’univers de la lanterne (l’éditeur prend peu de risque avec le GL Corps et Kilowog en couverture après que les rues ont été arrosées d’affiches pour le film), il est dommage que Panini n’ose pas aller au bout pour proposer d’autres annexes, notamment celle consacrée au Black Lantern Corps, de loin la série parallèle la plus intéressante.</p>
<p>Deux points viennent toutefois ternir ces sorties pourtant attendues des fans français.</p>
<p>Tout d’abord la qualité des livres : depuis que Panini a repris le catalogue et les droits DC et Marvel à Semic, l’éditeur s’est fait remarquer pour la qualité déplorable de ses traductions. Au point que certains traducteurs sont maintenant connus et régulièrement conspués sur les forums. Origines Secrètes est à ce titre un modèle de ratage, critiqué de toute part tant pour son niveau de français affligeant que pour ses erreurs d’impression (de nombreuses cases de bas de page ont été coupées).</p>
<div id="attachment_2972" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Brightest-Day.jpg"  class="wmp" id="wmp15"><img class="size-large wp-image-2972 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Brightest-Day-669x1024.jpg" alt="" width="200" height="307" /></a><p class="wp-caption-text">Chacun son vert à soi comme dit Aquaman.</p></div>
<p>Surtout, Panini a annoncé qu’il perdrait en 2012 ses droits sur les publications DC Comics au profit de Dargaud. Il ne reste donc que quelques mois à l’éditeur italien pour publier l’intégralité des épisodes de GL par Johns et Reis en recueils. Ça, mais aussi le reste des séries en cours. Autant dire mission impossible. Et rien ne nous assure que Dargaud poursuivra le travail commencé par son prédécesseur.</p>
<p>Pour lire les aventures de Green Lantern en recueil, il est donc préférable de se rabattre sur les versions américaines, qui assurent d’avoir une collection complète, respectueuse et moins chère mais qui sanctionne les lecteurs les moins anglophones.</p>
<p>Cette question de changement d’éditeur en France se pose avec encore plus d’acuité quand on sait que Panini vient de commencer la publication en kiosque de Brightest Days, mini-série de 26 épisodes commencée en avril 2010 aux États Unis. Scénarisée par Geoff Johns et Peter Tomasi, dessinée en alternance par Ardian Syaf, Scott Clark, Patrick Gleason, Joe Prado et bien évidemment Ivan Reis<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_5_2967" id="identifier_5_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="les couvertures sont sign&eacute;es David Finch">6</a>]</sup>, elle constitue la suite directe de Blackest Night.</p>
<p>Elle narre les aventures des 12 héros et vilains revenus à la vie à l’issue de Blackest Night<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_6_2967" id="identifier_6_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Professor Zoom (la N&eacute;m&eacute;sis de Flash), Jade (la fille d&rsquo;Alan Scott et petite amie de Kyle Rayner), Osiris, Maxwell Lord, Hawkgirl et Hawkman (lib&eacute;r&eacute;s de leur mal&eacute;diction), Aquaman Martian Manhunter, Jason Rusch, Captain Boomerang, Hawk (du duo Hawk &amp;amp; Dove), et Boston Brand. Et Batman&nbsp;? Ben non, pas Batman. Et pourquoi&nbsp;? Parce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas vraiment mort.">7</a>]</sup> alors qu’ils cherchent à comprendre les raisons de leur salut.</p>
<p>Petit aparté pour vous prévenir : si vous étiez perdu avec les personnages de Blackest Night, il vous sera encore plus difficile de suivre Brightest Day si vous ne connaissez aucun des ressuscités.</p>
<p><strong>Conclusion : Blackest Night c’est bien, vous devez lire la saga Green Lantern et Goeff Johns est un génie.</strong></p>
<p>Chacune des arches narratives de la saga Green Lantern, depuis Renaissance jusqu’à Blackest Night, mériterait un article particulier tant elles foisonnent de détails et de références. En donner quelques exemples serait réducteur, les lister tous, impossible. Avec Johns, chaque case, chaque bulle contient un élément important, chaque mot est soigneusement choisi. Et pourtant, tout reste fluide et compréhensible malgré des interactions entre des centaines de personnages.</p>
<p>Au final, la saga de Johns et Reis s’impose à tous les niveaux : histoire simple à même de contenter facilement les lecteurs occasionnels, elle recèle suffisamment  de référence et de détails pour occuper les aficionados longtemps après qu’ils auront terminé leur lecture.</p>
<p>Portée par un couple d’auteurs au somment de leur art et à l’aise aussi bien dans les scènes psychologiques que dans les bastons spatiales homériques, la saga Green Lantern ne faiblit à aucun moment et s’achève en apothéose. Riche, brillante, addictive, explosive, elle mérite son succès public et tous les superlatifs décernés pendant sept ans par la presse spécialisée comme généraliste<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2011/09/24/la-saga-green-lantern-blackest-night-22/#footnote_7_2967" id="identifier_7_2967" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="dont le prestigieux New York Times">8</a>]</sup>.
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<hr><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2967" class="footnote">William Hand est un ennemi de Jordan crée par John Broom en 1964 dans Green Lantern #29. Il s&#8217;agit en fait d&#8217;un clin d’œil à son ami William &laquo;&nbsp;Bill&nbsp;&raquo; Finger. Comme Finger, Hand a la manie de tout noter dans un petit carnet.</li><li id="footnote_1_2967" class="footnote">L’éditeur en tirera des leçons puisque l’année suivante les X-men seront confrontés à une armée de mutants zombies réveillés par Sélène et le cross-over annuel de l&#8217;éditeur confronte les super-héros à l’incarnation de la peur dans Fear Itself, et sa suite en négatif No Fear</li><li id="footnote_2_2967" class="footnote">Sinestro Corps War vol.2 et Blackest Night contiennent des cahiers bonus extrêmement riches en informations</li><li id="footnote_3_2967" class="footnote">chez DC on aime bien le nombre 52: la Terre est au centre d&#8217;un multivers de 52 univers, la série évènement <em>52</em>, les 26 épisodes de Brightest Day prévus sur 52 semaines&#8230;</li><li id="footnote_4_2967" class="footnote">Geoff Johns ne quitte pas le navire pour autant puisqu’il écrira les nouvelles aventures d’Aquaman mises en image par Ivan Reis et bien évidemment celles du Green Lantern nouveau. L’autre grande annonce dans ce reboot, c’est le retour de Jim Lee aux pinceaux. Le dessinateur doit en effet reprendre la JLA, sous la plume de …Geoff Johns.</li><li id="footnote_5_2967" class="footnote">les couvertures sont signées David Finch</li><li id="footnote_6_2967" class="footnote">Professor Zoom (la Némésis de Flash), Jade (la fille d’Alan Scott et petite amie de Kyle Rayner), Osiris, Maxwell Lord, Hawkgirl et Hawkman (libérés de leur malédiction), Aquaman Martian Manhunter, Jason Rusch, Captain Boomerang, Hawk (du duo Hawk &amp; Dove), et Boston Brand. Et Batman ? Ben non, pas Batman. Et pourquoi ? Parce qu’il n’est pas vraiment mort.</li><li id="footnote_7_2967" class="footnote">dont le prestigieux New York Times</li></ol>
	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/comics/" title="Comics" rel="tag">Comics</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/geoff-johns/" title="Geoff Johns" rel="tag">Geoff Johns</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/green-lantern/" title="Green Lantern" rel="tag">Green Lantern</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/super-heros/" title="super héros" rel="tag">super héros</a><br />
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		<title>Empowered</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 00:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Adam Warren]]></category>
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		<description><![CDATA[Ahh, les super-héros… Entrés désormais dans la mystique populaire, ils n’étonnent plus personne, ils cartonnent au box-office. Longévités record, origines complexes pour ne pas dire embrouillées, réinvention incessante des personnages, voilà bien quelques-unes des caractéristiques des Spiderman, X-Men et autres Superman. Ca, c’est pour les super-héros « officiels », « mainstream » dirons-nous. Et puis… Et puis il y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2890" class="wp-caption alignleft" style="width: 234px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp1.jpg"  class="wmp" id="wmp16"><img class="size-medium wp-image-2890" title="emp1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp1-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright A. Warren / Bragelonne - Milady 2009</p></div>
<p>Ahh, les super-héros… Entrés désormais dans la mystique populaire, ils n’étonnent plus personne, ils cartonnent au box-office. Longévités record, origines complexes pour ne pas dire embrouillées, réinvention incessante des personnages, voilà bien quelques-unes des caractéristiques des Spiderman, X-Men et autres Superman.</p>
<p>Ca, c’est pour les super-héros « officiels », « mainstream » dirons-nous. Et puis… Et puis il y a tous les autres, qui prennent le parti d’aborder le super-héroïsme sous un autre angle. Et là, le panorama est plus que vaste, de Scott Pilgrim à Ultra, en passant par Body Bags, Kick Ass, la Ligue des Gentlemen Extraordinaires ou El Zombo Fantasma. Bref, c’est « l’underground » des sups.</p>
<p>Et Empowered dans tout cela ? Elle se rattache sans aucune hésitation à cette seconde catégorie, option « humour et belles pépées ». Bon, présenté comme ça, c’est un peu réducteur et ça ne donne pas forcément envie. Rétablissons donc l’équilibre en détaillant un peu plus.</p>
<p>Empowered, c’est une super héroïne débutante. Blonde, châssis de rêve, bouche pulpeuse… et aucune confiance en soi. Elle est revêtue d’une combinaison ultra-moulante peut-être bien d’origine extra-terrestre qui perd ses pouvoirs dès qu’elle se déchire un peu. Résultat : Empowered termine généralement ligotée et bâillonnée par les méchants, en attendant que le groupe de sups dont elle fait partie, la Super-bande, arrive à la rescousse… quand elle arrive !</p>
<p>Bref, Empowered est plutôt à ranger dans la catégorie empotée écervelée, la cinquième roue du carrosse ? Voire… Car Emp n’a qu’un désir : bien faire. Mais elle manque tellement d’assurance que la plupart du temps, ce qu’elle entreprend se termine en catastrophe et elle finit quasiment à poil… Bien sûr, les autres sups se foutent ouvertement d’elle, ce qui ne renforce pas sa confiance et hop, cercle vicieux nous voici !</p>
<div id="attachment_2891" class="wp-caption alignright" style="width: 228px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp3.jpg"  class="wmp" id="wmp17"><img class="size-medium wp-image-2891" title="emp3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp3-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright A. Warren / Bragelonne - Milady 2010</p></div>
<p>Heureusement, son chemin croise bientôt celui du Sbire, un acolyte de méchants pas si méchant (il a des motivations… spéciales), et c’est le coup de foudre. Et finalement l’amour (et le sexe ! oh oui le sexe !) ça fait du bien à l’égo. Surtout quand elle se fait aussi une meilleure amie en la personne de Ninjette, jeune ninja aux tendances alcoolo. Bon, et puis vous rajoutez le Prince-démon des étoiles, dont elle a la garde depuis qu’elle l’a capturé grâce à une ceinture-bondage, relique d’une tentative d’enlèvement par un proxénète interstellaire pour le compte d’un empereur galactique, et vous avez un quatuor détonnant.</p>
<p>C’est n’importe quoi ? Mais tout à fait ! Et c’est assumé ! Car Empowered n’est pas un comic de sups comme les autres. Tout d’abord, il se focalise plus sur les relations entre les personnages que sur les actes d’héroïsme à proprement parler. C’est un peu la sitcom des sups, si vous voulez, genre « Sous le soleil rencontre les Vengeurs ». Et puis, une sacré dose d’humour : les sups sont souvent de pathétiques enfoirés, les méchants aussi improbables que bêtes ou complexés et les nanas des bombes anatomiques.</p>
<p>Ajoutez à cela un graphisme qui lorgne de manière ouverte vers le manga, et vous comprendrez qu’Empowered ne ressemble décidément à aucun comic classique. L’influence manga est assumée, l’auteur Adam Warren étant un des premiers à avoir introduit et popularisé le manga aux USA, soit par ses œuvres (reprise de Dirty Pair, hors-séries de Gen 13), soit par la traduction de manga en anglais (Seraphic Feather, notamment).</p>
<p>Soyons francs, les deux premiers tomes sont du pur délire et pourraient faire passer Empowered pour une aimable pochade, une parodie sympa mais sans conséquences. Mais voilà : Adam Warren est plus malin que cela. Si le premier tome est en effet un joyeux foutoir, dès qu’Emp rencontre le Sbire, le Prince-démon et Ninjette, l’auteur agrémente son récit de certaines révélations sur le passé de ses protagonistes, et ça n’est pas forcément joli-joli. Même si l’humour est toujours présent, certains passages sont nettement plus sombres dans les tomes 3 et 4.</p>
<div id="attachment_2892" class="wp-caption alignleft" style="width: 228px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp4.jpg"  class="wmp" id="wmp18"><img class="size-medium wp-image-2892" title="emp4" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/emp4-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright A. Warren / Bragelonne - Milady 2011</p></div>
<p>Et c’est là que réside aussi en partie l’attrait d’Empowered : au moment où on pense qu’Adam Warren a lâché l’affaire et préfère faire de l’humour et des jolies filles, bam !, une bonne grosse révélation bien déstabilisante et on est repartis pour un tour ! Du coup, le récit ne perd jamais son dynamisme et les prochains tomes promettent d’être haletants !</p>
<p>En bref, si vous cherchez une histoire de super-héros atypiques, plutôt orienté humour mais pas que, Empowered pourrait bien vous plaire. Et cela, même si vous n’aimez pas du tout les super-héros ! Attention tout de même, les situations et le langage employés font d’Empowered un comic plutôt orienté vers les adultes et les jeunes adultes…</p>
<p>Une dernière chose : ayant eu l’occasion de lire Empowered en VO et en VF, je voudrais tirer un grand coup de chapeau au traducteur français, Philippe Touboul. Parce que pour parvenir à transposer (et pas à traduire bêtement) l’humour et les références contenues dans l’œuvre originale et les rendre compréhensibles au public français, il a du bien en baver ! Bravo l’artiste !
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/adam-warren/" title="Adam Warren" rel="tag">Adam Warren</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/comics/" title="Comics" rel="tag">Comics</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/empowered/" title="Empowered" rel="tag">Empowered</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/humour/" title="humour" rel="tag">humour</a><br />
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		<title>Osville</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jan 2011 10:33:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Featured]]></category>
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		<description><![CDATA[Michaël Paris est bien ennuyé : la vente du bien immobilier que son grand-père vient de lui léguer ne s&#8217;annonce pas sous les meilleurs auspices. Il ne lui restait pourtant que quelques signatures à apposer au bas du contrat de vente et à repartir avec l&#8217;argent. Mais voilà : le terrain se révèle être en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2530" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/osville.jpg"  class="wmp" id="wmp19"><img class="size-medium wp-image-2530" title="osville" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/osville-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright R. Moore / Albin Michel 2006</p></div>
<p>Michaël Paris est bien ennuyé : la vente du bien immobilier que son grand-père vient de lui léguer ne s&#8217;annonce pas sous les meilleurs auspices. Il ne lui restait pourtant que quelques signatures à apposer au bas du contrat de vente et à repartir avec l&#8217;argent.</p>
<p>Mais voilà : le terrain se révèle être en fait un cimetière, dans une drôle de ville, Osville. Michaël aurait dû s&#8217;en douter quand même : l&#8217;automobiliste qui l&#8217;avait pris en stop suite à la panne de son véhicule n&#8217;a pas voulu s&#8217;approcher à moins de quelques kilomètres de la ville. Il faut dire aussi que le nuage noir qui plane en permanence sur la ville n&#8217;est pas des plus engageants&#8230;</p>
<p>Pourtant, les habitants sont plus qu&#8217;amicaux&#8230; et empressés que la vente soit conclue, en particulier M. le Maire Wormwood ! Ils font tout pour mettre à l&#8217;aise Michaël et obtenir sa signature avant qu&#8217;il ne voie le bien immobilier en question. Etonné, Michaël demande à le voir quand même&#8230; et s&#8217;aperçoit non seulement qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un cimetière mais qu&#8217;en plus il est habité !! Au rang des pensionnaires : Abby la vampire, Ralph le loup-garou, Sid le squelette joueur de poker et bien d&#8217;autres individus tout aussi folkloriques !</p>
<p>Bien sûr, Michaël tombe de haut, d&#8217;autant que malgré leur statut de &laquo;&nbsp;monstres&nbsp;&raquo;, les résidents du cimetières semblent tout à fait amicaux&#8230; et dotés d&#8217;un sacré sens de l&#8217;humour ! Va-t-il pour autant réviser son jugement et annuler la vente ? A vous de le découvrir !</p>
<p>Un avertissement avant d&#8217;aller plus loin : le tome 1 de cette série est malheureusement le seul à être sorti en français jusque là. Et vu qu&#8217;il est paru en 2006, je crois qu&#8217;on peut faire une croix sur la suite dans la langue de Molière, ce qui est regrettable&#8230; La série vient de trouver une conclusion temporaire, voire définitive, à son septième tome, sorti en juillet 2010 aux USA.</p>
<p>Pourtant, ce serait dommage de passer à côté d&#8217;Osville : l&#8217;histoire, sans être d&#8217;une originalité folle, est bien menée, les personnages sont attachants, y compris les seconds rôles. Le graphisme est sympa et a sa propre identité. Richard Moore, l&#8217;auteur, s&#8217;en sort bien et crée son univers bien à lui, ce qui est toujours appréciable. De plus, l&#8217;histoire contenue dans ce tome 1 a une conclusion, même si on se doute que l&#8217;histoire se prolonge ; ce qui fait que même si vous vous portez acquéreur de ce tome 1, vous ne vous retrouverez pas coincé en plein milieu d&#8217;une histoire dont vous ne connaîtriez jamais la fin&#8230;</p>
<p>Bref, il pourrait être utile de donner une nouvelle fois sa chance à Osville, ne serait-ce que pour encourager l&#8217;éditeur à reprendre la publication des tomes suivants !
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/comics/" title="Comics" rel="tag">Comics</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/fantastique/" title="fantastique" rel="tag">fantastique</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/humour/" title="humour" rel="tag">humour</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/richard-moore/" title="Richard Moore" rel="tag">Richard Moore</a><br />
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		<title>Scott Pilgrim</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Dec 2010 06:52:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Bryan Lee O'Malley]]></category>
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		<description><![CDATA[Perplexe, je le suis. On a l’habitude, sur Kroniks.net, de publier des chroniques de nos coups de cœur, des lectures qu’on vous conseille. Et là, pour une fois, c’est plutôt moi qui vais vous demander, à vous lecteurs, votre opinion. Scott Pilgrim me laisse en effet perplexe. Oh, j’ai lu les 6 tomes, en anglais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2506" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/ScottPilgrim.jpg"  class="wmp" id="wmp20"><img class="size-medium wp-image-2506" title="ScottPilgrim" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/ScottPilgrim-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Bryan Lee O&#39;Mally / Milady 2010</p></div>
<p>Perplexe, je le suis. On a l’habitude, sur Kroniks.net, de publier des chroniques de nos coups de cœur, des lectures qu’on vous conseille. Et là, pour une fois, c’est plutôt moi qui vais vous demander, à vous lecteurs, votre opinion.</p>
<p>Scott Pilgrim me laisse en effet perplexe. Oh, j’ai lu les 6 tomes, en anglais puisque la parution française est en cours, et je verrai le film sans doute bientôt. Mais voilà : après lecture de Scott Pilgrim, je ne comprends toujours pas quel intérêt cette BD peut avoir.</p>
<p>Eliminons les possibles interférences : j’ai lu la série complète, donc à priori il ne me manque pas de « bout » d’histoire. Je l’ai lue en anglais, mais je pense avoir une maitrise suffisamment grande de la langue de Bruce Willis pour en avoir saisi les subtilités, y compris au niveau des références culturelles. Mais voilà, rien n’y fait, tout ce que m’évoque Scott Pilgrim, c’est un vide intersidéral.</p>
<p>Résumons l’histoire, pour ceux d’entre vous qui ne la connaitraient pas : Scott Pilgrim narre les aventures de… Scott Pilgrim (facile jusque-là), post-ado glandeur, joueur de basse dans le groupe Sex Bob-omb, et qui vit à Toronto.</p>
<p>Scott fait la connaissance de Knives Chau, une lycéenne d’origine asiatique, et décide de sortir avec elle. Mais voilà, dans ses rêves il voit une jeune femme en rollers et en tombe amoureux. Jusqu’au moment où il découvre que la jeune femme existe, qu’elle s’appelle Ramona Flowers et que si elle passe dans ses rêves c’est que ceux-ci sont connectés au sub-espace par lequel elle passe pour faire ses livraisons (elle travaille pour Amazon Canada)… Le truc, c’est que si Ramona n’est pas indifférente aux charmes de Scott, ce dernier va devoir battre en duel les 7 méchants ex-petits amis de Ramona avant de pouvoir officiellement sortir avec elle.</p>
<p>Le décor est planté, autour de ces deux personnages gravitent d’autres personnages bien typés, comme le coloc gay, les ex-camarades de classe, etc. Tout cela pourrait être d’une banalité affligeante s’il n’y avait pas ce sub-espace et le fait que Scott gagne des niveaux et des nouveaux pouvoirs quand il bat ses adversaires. Oui, là, c’est déjà nettement plus étrange.</p>
<p>Le style graphique est résolument « jeune », à mi-chemin entre manga et comics : très stylisé, avec une action très dynamique. Les dialogues sont dans la veine des teen-movies, les personnages font assaut de cynisme, de bons mots et de philosophie de vie.</p>
<p>Oui mais voilà : à aucun moment la sauce ne prend, en tout cas pour moi. Scott est plus une amibe qu’un être humain, difficile d’avoir plus de trois cases de discours cohérent en ce qui le concerne. Au début, c’est rigolo, rapidement, ça gonfle. Knives et Ramona ? respectivement la fan et la nana tourmentée, oui, bon, on a déjà vu ça 1000 fois en plus intéressant. Les ex de Ramona ? A chaque fois, un gros soufflet qui retombe : on a l’impression d’être devant un mauvais jeu vidéo, et le boss final (le 7<sup>e</sup> petit ami de Ramona) y ressemble aussi, un espèce de super-vilain imbattable par le héros sauf avec le concours de sa bien-aimée.</p>
<p>Les « sidekicks » de Scott sont aussi rapidement gonflants. A faire assaut de cynisme tout le temps, j’ai vite eu envie de leur conseiller de s’acheter une vie, parce que là, à part se morfondre sur des canapés ou dans des cafés en ironisant sur la vie, l’amour et la tenue de la rivale, bien rien, quoi.</p>
<div id="attachment_2505" class="wp-caption alignright" style="width: 180px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Couv_111851.jpg"  class="wmp" id="wmp21"><img class="size-full wp-image-2505" title="Couv_111851" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Couv_111851.jpg" alt="" width="170" height="249" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Bryan Lee O&#39;Mally / Milady 2010</p></div>
<p>Comprenez-moi bien : je n’ai rien contre les personnages qui se laissent porter par la vie parce qu’ils ne savent pas quoi faire, qu’ils doutent. Ma chronique de « Celle que je ne suis pas » (par Vanyda) <a href="http://www.kroniks.net/2008/06/13/celle-que-je-ne-suis-pas/">vous en convaincra sans doute</a>.</p>
<p>Mais non, là, Scott Pilgrim, aucun déclic, juste de l’ennui. Et pourtant, j’ai lu tous les tomes, pour savoir justement quelle était la finalité de tout ça ! Ce n’est pas nul, hein, simplement je n’ai trouvé aucun intérêt à la lecture de cette série. Il y a des éléments sympathiques, Scott Pilgrim n’est pas une œuvre à « jeter », loin de là, mais voilà, pour moi ça n’a pas marché.</p>
<p>Du coup, je suis perplexe : ai-je affaire à un produit BD dont le succès repose totalement sur une fausse hype ? Suis-je passé à côté de quelque chose ? Les codes narratifs sont-ils déjà trop « jeunes » pour moi, sale vieux con trentenaire ? Auquel cas j’ai du mouron à me faire…</p>
<p>Alors voilà, du coup je vous pose la question : Scott Pilgrim, ça vaut quelque chose ?
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		<title>The Losers</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Oct 2010 20:53:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
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		<category><![CDATA[espionnage]]></category>
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		<description><![CDATA[Attention: l&#8217;article qui suit est totalement subjectif, rempli de superlatifs, d&#8217;exagérations et autres emphases mais l&#8217;auteur assume totalement son enthousiasme débridé. Pour vous dire la vérité, je n’ai pas eu ces derniers temps de lectures qui m’aient réellement emballé. Depuis quelques temps j’ai cette méchante impression que tout ce qui sort en librairie relève du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Attention: l&#8217;article qui suit est totalement subjectif, rempli de superlatifs, d&#8217;exagérations et autres emphases mais l&#8217;auteur assume totalement son enthousiasme débridé.<br />
</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/losers.jpg"  class="wmp" id="wmp25"><img class="alignleft size-full wp-image-2458" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/losers.jpg" alt="Copyright Vertogo 2006" width="300" height="429" /></a>Pour vous dire la vérité, je n’ai pas eu ces derniers temps de lectures qui m’aient réellement emballé. Depuis quelques temps j’ai cette méchante impression que tout ce qui sort en librairie relève du déjà vu, déjà lu et me parait très très tiède. Bref, je m&#8217;ennuie.</p>
<p>Certes le dernier <em>Blacksad</em> est superbe, <em>Orbital</em> toujours aussi bon et le nouvel album de la série du <em>Troisième testament</em> ne déçoit pas. Mais c&#8217;est bien là le drame : les mêmes titres, certes de qualité, se suivent et se ressemblent, les mêmes séries s&#8217;étirent et rien de neuf ne pointe à l’horizon.</p>
<p>Sauf quand on lit <em>The Losers</em>. <em>The Loser</em>s c’est la bd qui m’a mis un coup de fouet quand je pensais avoir déjà tout lu en matière de séries d’action. Il y aura très clairement un avant et après <em>The Losers</em> et toute nouvelle bd d’action à venir sera comparée l’aune de ce titre.</p>
<p>Mais kézako <em>The Losers</em> ?</p>
<p><em>The Losers</em>, c’est une bande de cinq copains mercenaires, ex-agents des forces spéciales de la CIA, trahis par leur donneur d’ordre, Max, et laissés pour morts après une mission éprouvante.</p>
<p>Bien décidés à prendre leur revanche, les voilà à la poursuite d’un homme puissant et mystérieux, évoluant dans les plus haute sphère du renseignement et utilisant un nom de code oublié de tous depuis la deuxième guerre mondiale.</p>
<p>L’équipe est composée de Pooch, bon père de famille capable de piloter n’importe quoi, Jensen, petit génie des télécommunications littéralement amoureux de son ordinateur, Roque, la grande gueule amateur de munitions et d’armes lourdes et de Cougar, le sniper mexicain mutique. Cette bande de potes est dirigée par le Colonel CLAY, le cerveau de la bande qui ferait passer Hannibal SMITH pour un débutant.</p>
<p>Dis comme ça, la série pourrait laisser penser à un honteux plagiat de <em>l’Agence Tous Risques</em>, Barracuda en moins. C’est pas faux.</p>
<p>Mais<em> The Losers</em> c’est avant tout une excellent série d’espionnage où la CIA n’est pas avare en coups tordus, une formidable  succession de plans brillants à tiroirs (vous avez déjà assisté au braquage d’un serveur pirate en pleines eaux internationales, vous ?) et un étonnant chapelet de rebondissements dignes des meilleurs films de genre.</p>
<p>En fait,<em> The Losers</em> c’est un mélange détonnant du meilleur du thriller, du polar, de l’action, de l’espionnage et du braquage aligné sur un rythme effréné. Tout simplement.</p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/The_Losers.jpg"  class="wmp" id="wmp26"><img class="alignright size-full wp-image-2466" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/The_Losers.jpg" alt="Copyright DC Comics/panini Comics 2009" width="300" height="461" /></a>Andy DIGGLE, scénariste anglais survitaminé (<em>Batman</em>, <em>Green Arrow</em>, <em>Daredevil</em> ou encore Hellblazer), passe en mode grand style et nous offre une série explosive et classieuse. Alternant comme un métronome des scène d’action dantesque, des braquages millimétrés et des répliques cassantes, il délivre ce que tout amateur de la collection Vertigo attend: du fun, de l’action et des gros guns. Et du fun aussi.</p>
<p>JOCK, alias Mark SIMPSON à l’état civil, a plusieurs fois illustré les histoires de DIGGLE (<em>Hellblazer</em> ou <em>Green Arrow : Year One</em> pour ne citer que ceux là). Les compères se connaissent bien et une fois encore le dessinateur est au diapason avec son scénariste. Il met ici son dessin semi réaliste taillé à la serpe au service d’une mise en scène nerveuse et cinématographique. Tout va à cent à l’heure, ça explose de partout et les personnages s’affichent comme des poseurs.D’ailleurs, le dessinateur a reçu le prix Eisner du meilleur artiste de couvertures en 2006 (<em>best covers artist</em> comme on dit dans les milieux autorisés).</p>
<p>Preuve de son succès, la série a récemment été adaptée en long métrage. Et le portage est tout simplement incroyable (je vous avais prévenu que ce serait emphatique, ne venez pas vous plaindre).</p>
<p>J’ai pu voir le film en vidéo (merci l’import) et je peux vous assurer que le matériau d’origine a été totalement respecté : nerveux, racé, déjanté, il reprend avec bonheur les grandes lignes de la bd pour les transcender en live (on retrouve d’ailleurs dans les génériques de début et de fin des cases et clins d’œil tirés de la bd).</p>
<p>Les acteurs sont tout simplement bluffants. A croire que c’est la bd qui a été tirée du film et que le dessinateur a tiré le portrait des comédiens. Le casting affiche de belles têtes (Jeffrey Dean MORGAN, aperçu en Comédien dans <em>Watchmen</em>, Chris &laquo;&nbsp;Captain America&nbsp;&raquo; EVANS qui joue un Jensen barré ou encore Jason PATRICK, vu aux côtés de Ray LIOTTA dans <em>Narc</em>, qui campe un Max totalement déjanté) et chacun est entré à merveille dans la peau de son personnage. (Quoique l’Aicha jouée par Zoé &laquo;&nbsp;Rahh Lovely&nbsp;&raquo; SALDANNA me parait bien trop sage au regard de la tueuse froide accroc à la violence de la série d’origine).</p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/the-Losers-affiche.jpeg"  class="wmp" id="wmp27"><img class="size-full wp-image-2459 alignleft" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/the-Losers-affiche.jpeg" alt="Copyright Warner Bros 2010" width="290" height="447" /></a>Le film devait sortir au cinéma à la fin de l’année 2010 en France mais compte tenu de ses résultats jugés insuffisants aux États-Unis (moins de 23 millions de dollars les quatre premières semaines, quand même), il a été décidé de le sortir directement en vidéo (en novembre 2010 en blu-ray et DVD). Dommage, il méritait d&#8217;être vu sur grand écran.</p>
<p>Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant: <em>The Losers</em>, le film, est un complément parfait à <em>The Losers</em>, la série (certaines scènes ou répliques sont calquées sur les bouquins) et encore une fois le portage est très respectueux (rien à voir avec certains portages ratés et honteux surfant sans vergogne sur la renommé d&#8217;un titre . Ne me parlez jamais de <em>The Spirit</em> et encore mois de <em>Wanted!</em>).</p>
<p>Doté d’un budget conséquent, le film n’apparaît à aucun moment comme un sous-produit financé par une kermesse de maternelle et tourné à la va-vite avec les pieds par un étudiant en première année de théâtre. Bien au contraire, il se hisse très facilement au niveau des meilleures productions du genre et peut sans rougir soutenir la comparaison avec des <em>Armes Fatales</em> et autres <em>Die Hard</em>. Il se révèle même meilleur que certains blockbusters pourtant sortis en salle (non, ne comptez pas sur moi pour citer <em>l’Agence tous risques</em>).</p>
<p>Attention tout de même à ne le visionner qu&#8217;après avoir lu les bouquins  et s&#8217;être imprégné des personnages. En effet, le scénario du film ne suit pas l&#8217;ordre des scènes de la bd et il dévoile de nombreuses  intrigues élucidées plus tard. Et surtout, le passage des personnages de papier  aux réels n’en sera que meilleur.</p>
<p>Au final, Qu’importe les quelques défauts que certains grincheux ne manqueront pas de soulever (humour gras, montage parfois bâclé), le film reste suffisamment jouissif pour contenter les amateurs d’action et enthousiasmer les fans de la série. Vite, une suite!</p>
<p>Habituellement, quand je rédige une chronique, j’essaye de rester objectif et mesuré. Mais <em>The Losers</em> a été un véritable coup de cœur. Un de ces titres qui vous laisse la tête en vrac, le souffle court et un sourire grand comme ça sur le visage.</p>
<p>Alors pour une fois, je vais sortir du cadre rigide de l’article posé et argumenté: <em>The Losers</em> est mon sens ce que j’ai lu de mieux depuis belle lurette et compte tenu des sorties annoncés ces prochains mois, ce que je relirais de mieux pendant un bon moment. C’est drôle, nerveux, intelligent, tordu, dynamique, classieux, percutant, jouissif, charismatique et plus encore. Un classique instantané que je range sans hésiter dans mon top 10 personnel des meilleures bd du monde. Au moins.</p>

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		<title>Black Summer &#8211; No Hero</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 19:09:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
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		<category><![CDATA[Warren ELLIS]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2009, l&#8217;éditeur Milady/Bragelone, bien connu pour ses romans de fantasy et nouveau venu dans le monde de la BD, sortait en France un inédit de Warren ELLIS : Black Summer. Passé malheureusement inaperçu du grand public, le titre se révélait pourtant très efficace tant sur le fond, ELLIS oblige, que sur la forme (mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } -->En 2009, l&#8217;éditeur Milady/Bragelone, bien connu pour ses romans de fantasy et nouveau venu dans le monde de la BD, sortait en France un inédit de Warren ELLIS : <em>Black Summer</em>. Passé malheureusement inaperçu du grand public, le titre se révélait pourtant très efficace tant sur le fond, ELLIS oblige, que sur la forme (mais on y reviendra). Cet album m&#8217;avait à tel point secoué que j&#8217;étais bien décidé à vous en parler. Et puis le temps est passé et <em>Black Summer</em> n&#8217;a pas eu les honneurs de Kroniks. La sortie en juin 2010 de <em>No Hero</em>, deuxième épisode de ce qui s&#8217;annonce comme un triptyque, est l&#8217;occasion de revenir sur ces œuvres hors norme. Allez hop, deux bouquins pour le prix d&#8217;un.</p>
<h3>Black Summer</h3>
<div id="attachment_2317" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/black-summer.jpg"  class="wmp" id="wmp28"><img class="size-full wp-image-2317" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/black-summer.jpg" alt="Copyright Milady Graphic 2009" width="300" height="461" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Milady Graphic 2009</p></div>
<p><strong> </strong>Pour lutter contre la criminalité et la corruption galopante dans une ville ressemblant à Washington, sept personnes mues par une inébranlable volonté de changer le monde, de le rendre meilleur, acceptent de recevoir des &laquo;&nbsp;augmentations offensives et défensives de combat&nbsp;&raquo; pour devenir des Armes vivantes. Chacun engrange suffisamment de puissance pour tenir tête à une armée et tous ensemble ils forment le front de défense de l&#8217;Amérique. Tout bascule le jour où John HORUS, l&#8217;une des armes les plus appréciée du public, tue de sang froid le Président des États-Unis et ordonne au peuple américain de mettre fin à cette administration criminelle qui les gouverne pour organiser des élections libres.</p>
<p>Les six armes restantes se retrouvent prises entre deux feux : protéger les émeutiers de forces armées et se protéger eux-mêmes des armes officieuses lancées à leurs trousses par Franck BLACKSMITH, leur mentor pourtant supposé mort. Le tout en retrouvant John pour comprendre son geste et l&#8217;éliminer si besoin.</p>
<p>Pas besoin d&#8217;être un génie pour comprendre que <em>Black Summer</em> est un violent pamphlet contre l&#8217;administration BUSH et ses mensonges. Warren ELLIS avait déjà abordé ce thème des supers-héros qui rétablissent l&#8217;ordre en bottant les culs des dictateurs dans <em>The Authority</em> (la série qui lave plus blanc). Mais cette fois, il va plus loin que jeter un despote africain en pâture à  la population qu&#8217;il affamait. ELLIS et son comparse MILLAR en étaient restés à montrer les dents d&#8217;Authority au maitre du monde (<em>« Monsieur le Président vous n&#8217;êtes pas en position de déterminer ma juridiction »</em>). Chez Avatar Press, ELLIS ventile le Président et sa garde rapproché au quatre coins du bureau ovale, façon puzzle.</p>
<p>Cette séquence d&#8217;ouverture donne le ton général de l&#8217;album : ce sera sale, ce sera dur mais ce sera fait pour le bien du peuple. Et du lecteur halluciné.</p>
<p>La quatrième de couverture annonce pompeusement que « <em>si vous avez aimé Watchmen, vous aimerez Black Summer </em>».  Une accroche un poil prétentieuse, <em>Watchmen</em> reste d&#8217;une profondeur abyssale et a tellement révolutionné le genre qu&#8217;il sera difficile de lui arriver à la cheville. Mais pas si éloignée de la réalité. Car en effet sous un traitement gras et particulièrement sanglant, ELLIS a ciselé une histoire plus profonde qu&#8217;il n&#8217;y paraît et avec plusieurs niveaux de lecture.  Fidèle à lui-même, le scénariste britannique a en effet émaillé son récit de pure action avec quelques unes de ses réflexions habituelles, la première portant, de manière si évidente que c&#8217;en est sur la couverture, sur le pouvoirs et les responsabilités: quand on dit combattre pour le bien, jusqu&#8217;où peut-on aller ? Peut-on vraiment tout faire sous prétexte de pouvoir le faire ? Un homme seul peut-il se poser en seul décideur et renverser un gouvernement qu&#8217;il n&#8217;aime pas ? Mais ce n&#8217;est que la partie visible de l&#8217;iceberg puisqu&#8217;ELLIS a truffé son récit de réflexions sur, en vrac, la peine de mort, le complexe militaro-industriel ou encore la démocratie piétinée par les juteux contrats.</p>
<p>Alors oui <em>Black Summer</em> est dense,très dense, trop dense même pour certains qui ne verront que des personnages à peine esquissés (quand seuls deux ou trois se révèlent vraiment approfondis) et une accumulation de scènes d&#8217;action entre deux monologues antirépublicains. Car <em>Black Summer</em> est avant tout un défouloir pour les auteurs. Pour Warren ELLIS qui peut se lâcher comme jamais et tirer à boulets rouges sur ces républicains qu&#8217;il hait tant mais aussi pour José Juan RYP, le dessinateur. Cet espagnol né en 1971 a commencé sa carrière en dessinant des BD pornos pour Wet Comics ou des histoires de terreur pour Trece. En 2002, il est enfin remarqué et intègre l&#8217;écurie de la toute nouvelle maison Avatar Press. Il  collabore d&#8217;entrée avec rien moins qu&#8217;Alan MOORE puis Franck MILLER et finalement Warren ELLIS.</p>
<p>Son style est très particulier, mélange d&#8217;encrage épais, de personnages réalistes et de décors hyper détaillés. Les scènes d&#8217;actions sont ahurissantes de violence et de fureur, d&#8217;explosions de sang et de corps qui finissent en charpie. Ajoutez à cela de pleines pages débordant d&#8217;énergie et des designs classieux au possible et vous obtenez un condensé de nitroglycérine à boire cul sec. Son style ne plaira pas à tout le monde mais ceux qui accrocheront ne lâcheront pas le livre avant la dernière page. Promis.</p>
<h3><strong>No Hero</strong></h3>
<div id="attachment_2318" class="wp-caption alignright" style="width: 312px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/No-hero.jpg"  class="wmp" id="wmp29"><img class="size-full wp-image-2318" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/No-hero.jpg" alt="Copyright Milady Graphic 2010" width="302" height="470" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Milady Graphic 2010</p></div>
<p>Deuxième partie du futur triptyque <em>No Hero</em> ne partage pourtant pas grand chose avec <em>Black Summer</em>, en tout cas en apparence. L&#8217;un n&#8217;est pas la suite de l&#8217;autre, ils ne reprennent pas les mêmes personnages et ne se situent même pas dans le même univers. Et pourtant ils sont intimement liés.</p>
<p>Juin 1966, Carrick MASTERSON annonce à la télévision qu&#8217;il a créée un groupe de surhumain pour libérer le peuple de la loi de la rue, de la brutalité de la police et du monde qui se retourne contre lui. Son secret? Une drogue dérivée du LSD appelée FX7 et capable d&#8217;ouvrir les capacités extra humaines du cobaye<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2010/06/23/black-summer-no-hero/#footnote_0_2316" id="identifier_0_2316" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="ELLIS glisse syst&eacute;matique des r&eacute;f&eacute;rences aux drogues dans ses histoires,  plus ou moins visibles, plus ou moins positives.">1</a>]</sup>. Ou de le tuer, oui aussi. Les Levellers sont nés et vont devenir des héros, des protecteurs.</p>
<p>Quarante ans plus tard, alors que les Levellers deviennent la Front Line, deux d&#8217;entre eux sont assassinés salement par un groupe hostile non identifié. Il va falloir les remplacer au plus vite. Ça tombe bien, Joshua CARVER, jeune idéaliste surentrainé, n&#8217;aspire qu&#8217;à une chose: devenir un super-héros et protéger les gens. Et cette bonne âme a, grâce à son talent, réussi à attirer l&#8217;attention de Carrick MASTERSON. Il attend maintenant que le gourou lui propose enfin la gélule miracle qui fera de lui un héros protecteur de la loi.</p>
<p>C&#8217;est clair, Warren ELLIS est obsédé par le pouvoir et son usage; et presque toutes ses œuvres tournent autour de ce thème. Si dans <em>Black Summer</em> il se demandait jusqu&#8217;où pouvait aller un surhomme pour défendre ses idées, dans <em>No Hero</em> il met à l&#8217;honneur l&#8217;héroïsme à travers un jeune idéaliste prêt à tout pour défendre la veuve et l&#8217;orphelin. Et pose cette question: jusqu&#8217;où peut-on aller pour devenir un super-héros ? Jusqu&#8217;à sacrifier son humanité ? Ses idéaux ? Car en effet les agents de Front Line sauvent le monde mais n&#8217;oublient pas d&#8217;empocher leur part au passage, quitte à provoquer un peu les événements pour faire monter les enchères.</p>
<p>Respectueux du genre, les auteurs rendent ici hommage à ces héros de papier qui ont choisi de mettre leurs pouvoirs au service des autres. D&#8217;ailleurs, l&#8217;album est parsemé de fausses couvertures, véritables hommages à celles qui ont marqué l&#8217;histoire des héros célèbres: <em>X-Men</em>, <em>Spiderman</em>, Superman et bien évidemment <em>Watchmen</em>. Sauf si vous viviez sur Mars ces 20 dernières années, impossible de ne pas en reconnaître au moins une<sup>[<a href="http://www.kroniks.net/2010/06/23/black-summer-no-hero/#footnote_1_2316" id="identifier_1_2316" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Si vraiment vous bloquez, je veux bien donner un coup de main, mais il  faudra demander gentiment">2</a>]</sup>.</p>
<p>Toujours dessiné par JJR, <em>No Hero</em> laisse un peu de côté les double pages sanglantes de gunfights hyper nerveux pour des pleines pages d&#8217;hallucinations cauchemardesques générées par la drogue ingurgitée par Joshua. Il vous montrera même quoi faire d&#8217;une colonne vertébrale fraîchement arrachée à son propriétaire.</p>
<p>Le style graphique ne change pas et reste toujours aussi précis (rappelant un peu Franck QUITELY pour les connaisseur) et saturé de détails. Ceux qui ont aimé <em>Black Summer</em> trouveront là encore leur comptant d&#8217;action, de sang et d&#8217;os.</p>
<h3><strong>Thèse, antithèse. Synthèse ?</strong></h3>
<p>On l&#8217;a dit, chacun des titres contient sa dose d&#8217;action et de réflexion et tous deux se font écho à travers ce thème de l&#8217;héroïsme. Pourtant, à bien y regarder, on pourrait y voir plus. Comme une sorte de mise en miroir dévoilant à qui regarde bien une nouvelle piste de réflexion planquée par ELLIS. Attention spoiler.</p>
<p>Dans <em>Black Summer</em> une divinité bienveillante et trop humaine descend sur terre pour renverser un gouvernement qu&#8217;elle juge néfaste et libérer les hommes. Après avoir combattu et perdu, les hommes se rendent compte que cette entité avait raison et reprennent les rênes de leur vie.</p>
<div id="attachment_2320" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Supergod.jpg"  class="wmp" id="wmp30"><img class=" size-full wp-image-2320" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Supergod.jpg" alt="Copyright Avatar Press 2010" width="300" height="467" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Avatar Press 2010</p></div>
<p>Dans <em>No Hero</em>, un humain qui n&#8217;en est plus vraiment un monte chez les Dieux pour mettre fin à une dictature liberticide et tenter de rendre sa liberté à l&#8217;humanité. Après avoir combattu et vaincu, les hommes se rendent compte que sans guide et livrés à eux mêmes ils sont voués au chaos.</p>
<p>A partir de là se dessinerait la position d&#8217;ELLIS : l&#8217;Humanité serait incapable de se gérer elle-même et devrait s&#8217;en remettre à une entité supérieure et bienveillante qui par sa position a le recul nécessaire pour décider.</p>
<p>L&#8217;idée n&#8217;est pas nouvelle certes, mais la démarche est plutôt innovante. Thèse, antithèse, reste à savoir comment Warren ELLIS clôturera son triptyque dans sa synthèse. Et cette synthèse s&#8217;appellera <em>Super God</em>, ce sera dessiné par Gary GASTONNY (<em>Caliber : first cannon</em>) et c&#8217;est prévu pour novembre 2010 aux États-Unis. <em>Black Summer</em> parlait de superhumains trop humains, <em>NoHero</em> d&#8217;un superhumain devenu un monstre; <em>Supergod</em> parlera d&#8217;un humain qui n&#8217;en est plus un et qui est devenu &#8230; autre chose. Plus d&#8217;infos (alléchantes mais en anglais) sur <a href="http://www.avatarpress.com/titles/supergod/">le site officiel d&#8217;Avatar Press</a>.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p><em>Black Summe</em>r et <em>No Hero</em> sont des œuvres hors normes qui revisitent avec bonheur le thème des supers qui pètent les plombs, une sorte d&#8217;Authority 2,0. C&#8217;est jouissif, intelligent, cynique et irrévérencieux.</p>
<p>Il serait dommage de passer à côté de ces titres sous prétexte que vous n&#8217;aimez pas le comics et encore moins les supers héros. Le triptyque d&#8217;ELLIS contient suffisamment de bonnes idées pour contenter même les plus réfractaires. D&#8217;autant que le travail de l&#8217;éditeur est superbe: traductions fidèles, beau papier et  couvertures luxueuses. A essayer avant de jeter au moins.</p>
<p>Le duo ELLIS-RYP est explosif et on croise les doigts pour que Milady sorte leur troisième livre en commun: <em>Wolfskin</em>. Compte tenu du thème (sword and sorcery à la Conan) et de la ligne éditoriale de l&#8217;éditeur, on peut espérer une bonne nouvelle sous peu.</p>
<p>Enfin, sachez qu&#8217;ELLIS, à l&#8217;instar de son pote Mark MILLAR <em>(Wanted!</em>, <em>Kick Ass</em>), aura droit aux honneur du grand écran puisque deux de ses œuvres vont sortir au cinéma en 2011 : <em>Red</em> (produit par Bruce WILLIS) et surtout <em>Black Summer</em>. En espérant qu&#8217;Hollywood ne dénaturera pas trop le titre.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp28">Copyright Milady Graphic 2009</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp29">Copyright Milady Graphic 2010</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp30">Copyright Avatar Press 2010</div>
<hr><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2316" class="footnote">ELLIS glisse systématique des références aux drogues dans ses histoires,  plus ou moins visibles, plus ou moins positives.</li><li id="footnote_1_2316" class="footnote">Si vraiment vous bloquez, je veux bien donner un coup de main, mais il  faudra demander gentiment</li></ol>
	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/adultes/" title="adultes" rel="tag">adultes</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/comics/" title="Comics" rel="tag">Comics</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/super-heros/" title="super héros" rel="tag">super héros</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/warren-ellis/" title="Warren ELLIS" rel="tag">Warren ELLIS</a><br />
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		<title>The Boys 6</title>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 17:05:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asides]]></category>
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		<description><![CDATA[Sixième tome français (déjà) des aventures de P&#8217;tit Huguie, le Français, la Fille, la Crème et leur chef Billy BUTCHER. Ce volume rassembles les épisodes 23 à 26 parus initialement chez Dynamite. P&#8217;tit Huguie fait désormais partie des Pt&#8217;tis Gars au même titre que les autres. Le voilà donc chargé de sa toute première mission [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/The-Boys-6.jpg"  class="wmp" id="wmp32"><img class="alignleft size-full wp-image-2199" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/The-Boys-6.jpg" alt="Copyright Panini Comics 2010" width="215" height="334" /></a>Sixième tome français (déjà) des aventures de P&#8217;tit Huguie, le Français, la Fille, la Crème et leur chef Billy BUTCHER. Ce volume rassembles les épisodes 23 à 26 parus initialement chez Dynamite.</p>
<p>P&#8217;tit Huguie fait désormais partie des Pt&#8217;tis Gars au même titre que les autres. Le voilà donc chargé de sa toute première mission en solo: infiltrer l&#8217;équipe junior des G-Men, des ados attardés aux supers pouvoirs qui attendent de pouvoir intégrer l&#8217;équipe sénior. Les G-Men se présentent comme des orphelins recueillis et entraînés par le bienveillant Godolkin. En tout cas, c&#8217;est ce que l&#8217;histoire officielle présente, la réalité est elle bien plus crue. Mais surtout les G-Men c&#8217;est 7 équipes, 80 gus à pouvoirs et au final la planche à billets de Vaught.</p>
<p>Garth ENNIS n&#8217;aime toujours pas les supers et nous le fait bien savoir. Cette fois il crache son venin sur les maisons d&#8217;édition qui multiplient les titres autour d&#8217;une série pour faire &#8230; du pognon, du pognon et encore du pognon. Vous ne comprenez pas le message caché? Comme l&#8217;explique clairement le préambule (j&#8217;en connais quelques uns qui ne les lisent jamais&#8230;) remplacez simplement le G de G-Men par une des dernières lettres de l&#8217;alphabet pour y voir plus clair.</p>
<p>Comme toujours, The Boys accumule les références à la culture pop et les scènes trash. La série est toujours aussi sale, cynique et satirique. En un mot: jouissive.</p>
<p>A lire impérativement pour avoir un autre regard sur les supers slips et leurs coulisses.</p>

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		<title>DMZ</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 21:51:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/dmz01.jpg"  class="wmp" id="wmp36"><img class="alignleft size-full wp-image-2087" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/dmz01.jpg" alt="Copyright Panini Comics 2007" width="240" height="359" /></a>New York, Etats-Unis d’Amérique. Enfin, ce qu’il en reste.<br />
Le problème, à force d’envoyer des troupes dans le monde entier pour justifier sa place de shérif de la planète, c’est que les Etats-Unis n’ont pas vu venir un ennemi plus féroce et plus insidieux qu’un barbu fanatique dopé à la penthrite. Un ennemi venu de l’intérieur qui a profité du relâchement général de l’Etat Fédéral pour revendiquer son indépendance : les Etats américains fédérés.</p>
<p>Et c’est ainsi qu’un beau jour les milices privées de divers Etats fédérés, portées par leurs revendications, se sont soulevées. L’armée régulière a été sommée de rappliquer dare-dare, les insurgés se sont fait plus nombreux, plus agressifs, le ton est monté. Et l’Amérique est entrée dans sa deuxième guerre civile.</p>
<p><strong>M. le dernier journaliste</strong></p>
<p>Les Armées des États Libres, séparatistes, se sont arrêtés à New Jersey, à l’ouest de Manhattan. Et les forces régulières contrôlent le Queens et Long Island. Aucune des deux n’a réussi à prendre Manhattan. Depuis, les combattants des deux camps s’observent à distance et les rares survivants insulaires sont pris entre deux feux, en pleine « DMZ » ou «DeMilitarized Zone »</p>
<p>Matty ROTH, un jeune naïf un peu branleur, a réussi (grâce à papa) à se faire pistonner pour travailler comme assistant aux côtés de Viktor FERGUSON, grand correspondant de guerre pour Liberty News (Des nouvelles américaines pour les vrais américains).<br />
Sa première mission est de couvrir la vie quotidienne des habitants de la DMZ, qu’on dit manger des rats et des pigeons et se terrer comme des cafards entre deux bombardements.<br />
Pas de bol pour Matty, à peine arrivé et déjà les ennuis l’attrapent : son hélico est abattu, les gardes du corps sont décimés et FERGUSON est au mieux porté disparu, au pire cramé dans la carcasse de son taxi volant.</p>
<p>Désormais livré à lui-même, il ne peut plus compter que sur sa carte de presse pour espérer survivre plus de 10 minutes. C’est toutefois une rencontre fortuite en la personne de Zee, étudiante en médecine, qui lui sauvera la vie et lui permettra de survivre et même vivre au sein de la DMZ. Et d’enfin faire son p…. de métier de journaliste.</p>
<p><strong>On fait la guerre quand on veut, on la termine quand on peut. (Nicolas Machiavel)</strong></p>
<p>DMZ raconte donc le quotidien des derniers habitants de Manhattan en pleine zone de guerre urbaine à travers les yeux d’un journaliste débutant et bourré d’idées reçues.<br />
Pour survivre et enfin faire ce pour quoi il est venu, ce pour quoi il est resté, il va d’abord devoir se débarrasser des idéaux, de ses a priori et de son innocence. Bref, il va devoir mûrir. Et quand ce sera fait, il devra encore apprendre le métier de journaliste, ne pas s’impliquer et rendre compte objectivement.<br />
Au premier abord, Matty pourrait se présenter comme une resucée de <a href="http://www.kroniks.net/2008/06/10/y-le-dernier-homme/" target="_blank">Yorick </a>: un jeune homme naïf lâché contre son gré dans un monde violent qui tente de se reconstruire. La différence, et elle est de taille, c’est qu’en tant que journaliste Matty ne peut pas prendre parti. Il se doit de rapporter les faits, sans s’impliquer dans l’un ou l’autre camp (quitte à être manipulé par l’un contre l’autre camp et inversement) et faire éclater la vérité. Même s’il doit en souffrir.</p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/dmz03.jpg"  class="wmp" id="wmp37"><img class="alignright size-full wp-image-2088" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/dmz03.jpg" alt="Copyright Panini Comics 2008" width="240" height="364" /></a>DMZ c’est aussi une vision particulièrement crédible et crue de la guerre. Mais attention, pas n’importe quelle guerre. Pas une guerre patriotique qui opposerait de gentils z’américains aux valeurs démocratiques à des terroristes venus de l’étranger. Non, ici on parle bien d’une guerre civile. Une guerre où l’ennemi est en civil, blanc et … américain.</p>
<p>Ajoutez à cette tension le style nerveux et cru de Brian WOOD. Ce petit génie de l’écriture raconte une guerre vraie, dure et moche. Des gens biens meurent, des snipers tirent sans distinction sur les hommes, les femmes et les vieux. Des soldats sont capturés, torturés et décapités. Il n’y a bien que les Généraux, le fondement bien calé dans un fauteuil en cuir, pour croire qu’il existe des règles en cas de conflit.<br />
Les soldats qui montent au front ne sont pas des héros américains au sourire ultras blancs, bien propres et bien polis. WOOD emmerde la politesse et ses personnages parlent vrai, jurent, saignent et baisent. Parce que c’est ça, la vie en zone de guerre.</p>
<p>Et si ce mix de personnages durs, de culture urbaine, de guerre de gangs et de chars dans les rues vous rappelle furieusement le goût de GTA, dites vous bien que c&#8217;est normal: Brian WOOD a bossé chez Rockstars Studios sur Max Payne et Midnight Club.</p>
<p>Il fallait à Brian WOOD un dessinateur capable de relever le défi du réalisme, sans pour autant tomber dans le voyeurisme sanglant.<br />
Riccardo BURCHIELLI est juste parfait dans le rôle. Son dessin sec et nerveux, mi réaliste mi caricatural, colle parfaitement à l’ambiance. Il a réussi à rendre palpable les émotions qui traversent ses personnages : peur, tension, désespoir, mais aussi soulagement et petits moments de bonheur. Sans jamais en faire trop, sans jamais tomber dans la caricature ou le sanguinolent. Ici, ses soldats meurent brutalement d’une balle en pleine tête, les yeux exorbités mais sans bain de sang ou cervelle sur les murs.<br />
Un seul mot : magistral. Ces deux là ne pouvaient pas travailler séparément sur une telle histoire.<br />
A noter que le crayon passe à d’autres dessinateurs sur certains chapitres annexes, toujours scénarisés par WOOD (et parfois dessinés par lui) développant un personnage particulier. Les auteurs sont variés, les styles aussi et si tous ne sont pas de la qualité, nerveuse et racée de BURCHEILLI, il faut reconnaître qu’ils s’inscrivent dans le style urbain de la série.</p>
<p>DMZ, c’est enfin le portrait d’une Amérique éclatée, une vision de ce que serait ce pays si le dernier <a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/DMZ-7.jpg"  class="wmp" id="wmp38"><img class="alignleft size-full wp-image-2089" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/DMZ-7.jpg" alt="Copyright Vertigo 2010" width="240" height="377" /></a>morceau de ciment qui soude ses habitants, cette fierté d’être américain, devait s’éroder puis disparaître.<br />
Tout au long de ses récits, Brian WOOD revient sous forme de flash-backs centrés sur un ou plusieurs personnages, sur les évènements qui ont mis le feu à l’Amérique. Comment le sentiment nationaliste s’est peu a peu transformé en volonté indépendantiste. Comment le Gouvernement a négligé la menace des milices locales, dispersées aux quatre coins du pays. Comment la première étincelle a mis le feu aux poudres et poussé le pays dans une impasse.<br />
Car en effet, en lisant les péripéties de Matty et ses amis, en découvrant le futur (pas si) imaginaire de WOOD et BURCHELLI, le lecteur se rend bien qu’un retour en arrière est devenu illusoire.</p>
<p>La série compte actuellement 7 volumes, dont 6 traduits en français (le volume 7 est annoncé pour l’été 2010). Et pour une fois, on peut dire que les lecteurs français sont gâtés : la traduction est fidèle (j’ai testé les deux versions), la publication américaine est respectée et surtout, le papier glacé remplace le papier poreux des éditions originales. Le tout pour un prix quasi identique. Que du bonheur.<br />
Chaque tome est l’occasion pour WOOD d’entrer à chaque fois un peu plus dans les détails.<br />
La différence avec les séries habituelles de comics c’est qu’il n’y a pas de réelle continuité d’un volume à l’autre. Chaque nouvel album raconte une histoire complète, découpée en chapitre, où le scénariste met en lumière un ou plusieurs personnage et un ou plusieurs faits. C’est l’occasion pour les auteurs d’apporter à chaque fois une pierre à l’édifice général tout en poursuivant l’évolution des personnages principaux. Ils explorent ainsi toutes les facettes possibles et imaginables de cette guerre urbaine dans ce futur pas si improbable. Un seul mot me vient à l’esprit : brillant.</p>
<p>DMZ c’est tout ça : la guerre crue, la survie, des histoires dans l’Histoire, la possibilité qu’une île puisse être le dernier rempart de sable qui équilibre deux forces et le journaliste le dernier être sensé dans ce monde de fous.<br />
La série est brillante, intelligente, subtile et addictive. Un comic book à lire impérativement (et tous mes remerciements à la Morue pour m&#8217;avoir fait découvrir cette petite pépite).</p>
<p>Comme toujours, les liens qui vont bien:</p>
<p>le site officiel de <a href="http://www.brianwood.com/" target="_blank">Brian WOOD</a></p>
<p>et celui de <a href="http://ricxx.blogspot.com/" target="_blank">Riccardo BURCHEILLI</a>, très riche en belles images (normal pour un dessinateur)</p>

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