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	<title>Kroniks &#187; pirates</title>
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	<description>le blog bd qui vous dit bonne année</description>
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		<title>Entretien avec Laureline MATTIUSSI</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 18:59:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD Franco-Belge]]></category>
		<category><![CDATA[Nos billets d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Bande Dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Laureline MATTIUSSI]]></category>
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		<description><![CDATA[A Kroniks on fait ce qu&#8217;on veut quand on veut. Parfois on publie des kroniks sans interviews, parfois on publie des kroniks ET des interviews. Et ben là, on a décidé de publier une interview avant une (éventuelle) kronik. Pourquoi ? D&#8217;abord et d&#8217;une, on fait ce qu&#8217;on veut (faudra le répéter à chaque fois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/SO26-l_ile_au_poulailler-cover.jpg"  class="wmp" id="wmp2"><img class="alignleft size-full wp-image-2373" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/SO26-l_ile_au_poulailler-cover.jpg" alt="Copyright Treize Etranger 2010" width="294" height="394" /></a></strong>A Kroniks on fait ce qu&#8217;on veut quand on veut. Parfois on publie des kroniks sans interviews, parfois on publie des kroniks ET des interviews. Et ben là, on a décidé de publier une interview avant une (éventuelle) kronik. Pourquoi ?</p>
<p>D&#8217;abord et d&#8217;une, on fait ce qu&#8217;on veut (faudra le répéter à chaque fois ?).</p>
<p>Ensuite et de deux, parce que cette interview là, c&#8217;est celle de Laureline MATTIUSSI, une ravissante auteure aux yeux bleu azur qui a pris le temps de répondre à des questions (pas toujours) stupides et qu&#8217;elle traine depuis trop longtemps dans mes dossiers (l&#8217;interview, hein, pas Laureline).</p>
<p>Enfin et de trois parce que parler de son œuvre, l&#8217;<em>Ile au poulailler</em> publiée chez Treize Étrange, demande du temps pour rendre compte du talent de l&#8217;artiste, de sa manière de composer d&#8217;immenses planches aérées avec un style délié et stylisé. Parce qu&#8217;il faut bien choisir et peser ses mots pour raconter cette histoire de pirates qui n&#8217;en est pas une en en étant quand même une, alignant les clichés du genre mais sans en suivre les sentiers (re)battus. Bref, parce que ce n&#8217;est pas facile, voilà.</p>
<p>Alors en attendant de trouver les mots (et le temps) pour rendre compte convenablement du travail de Laureline  (mais est-ce seulement possible tant ce diptyque est à la fois étrange et merveilleux, aventureux et coquin, familier et étonnant&#8230;),  Tonton Cruchot vous propose un entretien avec l&#8217;artiste. Et si après ça, vous n&#8217;avez toujours pas envie de découvrir son univers&#8230; alors promis, vous aurez une belle kronik.</p>
<p><strong>Kroniks : Laureline bonjour. Alors avant de commencer je voudrais te décerner un prix spécial : le prix Kroniks des plus beaux yeux bleus de dessinatrice de BD. Sous vos applaudissements !</strong></p>
<p><strong>Pour ceux qui ne le saurais pas (et peu le savent), il faut expliquer qu&#8217;à l&#8217;heure où tu réponds à ces questions, tu sors d&#8217;une période d&#8217;ermite asocial pendant laquelle tu as bouclé le tome 2 de <em>l&#8217;Ile au poulailler</em>. C&#8217;était comment ? On imagine que c&#8217;est pendant ces moments d’intense création que les auteurs se font le plus plaisir, non ?</strong></p>
<p>Laureline MATTUISSI : C&#8217;était ascétique sur la fin, c&#8217;était la panique dès le début. C&#8217;était des moments de bravoure intenses et lumineux lorsque je me levais à 6 H 00 et que je me collais aussi sec au boulot, de furieux accès de colère quand je loupais mon réveil. C&#8217;est un moment où j&#8217;ai définitivement cessé de répondre au téléphone. Mais j&#8217;ai beaucoup progressé en dessin.</p>
<p><strong>K : J&#8217;ai lu ta biographie, disponible un peu partout sur internet, et j&#8217;en ai retenu que tu étais née il n&#8217;y a pas très longtemps à Nancy et qu&#8217;après tu as publié <em>L&#8217;Ile au poulailler</em>. C&#8217;est bon, je n&#8217;ai rien oublié ?</strong></p>
<p>LM : J&#8217;ai également pris le large et baroudé en mer pendant cinq ans avant d&#8217; aller vivre en bête sauvage dans des jungles lointaines. Depuis j&#8217;écris des livres en fumant des cigares de la Havane, je joue à lancer des couteaux en plein dans le mille comme me l&#8217;a appris mon tonton Max, je bois du calva dans des crânes en caressant un vieux chat sauvage et borgne.</p>
<p><strong>K : J&#8217;ai lu aussi que tu donnes des cours de dessins à Bordeaux. Ça ressemble à quoi un cours de dessin par Laureline MATTIUSSI ? Tu es quel genre de professeur ? Du genre à mettre des heures de colle à ceux qui n&#8217;arrivent pas à dessiner Titeuf ?</strong></p>
<p>LM : J&#8217;ai cessé depuis quelques années de donner des cours de dessin. Je ligotais les élèves dissidents et mon vieux chat sauvage et borgne leur griffait les parties génitales.</p>
<p><strong>K : A une époque où toutes les jeunes femmes qui dessinent font des BD pour fillasses en se comparant la taille de leur sac à main, toi tu publies un roman graphique, un vrai, tout sympa tout plein sur les petites hontes des enfants. Alors quoi, t&#8217;aimes pas les sacs à main, les blog de filles et les histoires de poils ?</strong></p>
<p>LM : Pas vraiment.</p>
<p><strong>K: Ton tout premier livre donc c&#8217;est <em>Petites hontes enfantines</em> (chez la Boîte à Bulles). Tu peux nous raconter la genèse de cet album et l&#8217;accueil qu&#8217;il a reçu ?</strong></p>
<p>LM : Les &laquo;&nbsp;Petites Hontes Enfantines&nbsp;&raquo; sont de cours récits glanés au fil des discussions avec des copains. J&#8217;ai conservé les hontes qui me semblaient les plus drôles et les plus singulières, mais qui conservaient également un caractère universel. Il y est question d&#8217;une profonde gravité de l&#8217;enfance mélangé à une vraie drôlerie. Je crois qu&#8217;il a été bien accueilli.</p>
<p><strong>K : Dans <em>L&#8217;Ile au poulailler</em> tu mets en scène une « piratesse » meneuse d&#8217;homme, bagarreuse et qui ne s&#8217;en laisse pas compter. Allez, sois franche, tu as pris qui comme modèle ?</strong></p>
<p>LM : J&#8217;aime les personnages féminins éminemment sexués et tapageurs&#8230; et totalement inconvenants. Ma piratesse a cette qualité qu&#8217;elle peut parcourir le pont de son bateau les fesses à l&#8217;air, vociférant auprès de ses marins comme un diable, sans jamais s&#8217;interroger sur l&#8217;indécence de son accoutrement.</p>
<p>Je ne lui connais aucun modèle.</p>
<p><strong>K : Le genre &laquo;&nbsp;aventures de pirates&nbsp;&raquo; est plutôt réservé aux hommes mais tu réussis à apporter une touche de féminité bienvenue tout en respectant les clichés du genre. Tu voulais faire la nique aux mecs et leur prouver que les filles aussi peuvent dessiner des voiliers, des combats à l&#8217;épée et des poulets plumés ?</strong></p>
<p>LM : J&#8217;ai voulu travailler sur la piraterie pour ce qui en fait l&#8217;essence même : la révolte, l&#8217;obstination, la démesure et toujours cette profonde inconvenance. Pour la magie du mythe également : pas de pirates sans trésor et sans revenants. Du point de vue du dessin il y avait ce plaisir à faire juxtaposer la transparence de l&#8217;air et la beauté des horizons marins, le mouvement de l&#8217;eau, quelque chose qui tient de l&#8217;atemporel et d&#8217;un certain rapport au songe et à l&#8217;infini, à du rugueux, du charnel , du grossier, à des personnages qui perdent leurs chicots, qui se grattent les couilles, qui ont des poux, qui s&#8217;emmerdent, puis qui d&#8217;un coup sont pris de folie et s&#8217;entretuent.</p>
<p>J&#8217;ai beaucoup joué sur le langage, la grossièreté et la rudesse des marins que j&#8217;aime facétieux et cruels.</p>
<p>J&#8217;aime l&#8217;idée d&#8217; un récit qui sent un peu, avec de la puissance et du rythme.</p>
<p><strong>K : A la fin du premier tome, on se retrouve en plein délire onirique, sur une île à poulets. Le ton devient presque non-sensique. C’était l’idée dès le départ ? Partir d’une histoire de pirates pour arriver … pour arriver où justement ?</strong></p>
<p>LM : Pour n&#8217;arriver nul part justement car la piraterie selon moi se joue de l&#8217;espace et du temps pour n&#8217;œuvrer qu&#8217;en des eaux circulaires où il n&#8217;y a ni début ni fin. On cavale à travers les mers en se jouant de l&#8217;Histoire et de l&#8217;organisation du terrestre, on y poursuit une révolte ou un trésor, on y joue l&#8217;histoire d&#8217;une folie et d&#8217;une déraison jusqu&#8217;à ce que mort s&#8217;en suive. C&#8217;est le leitmotiv de mon récit à moi. Et les poulets y étaient prévus depuis le début.</p>
<p><strong>K : Ton album est superbement préfacé par Pierre DUBOIS, onirique comme toujours et véritablement dithyrambique à ton égard. Comment as tu rencontré Pierre et comment l&#8217;as tu convaincu de préfacer ton livre ? C&#8217;est en tout cas un magnifique cadeau qu&#8217;il t&#8217;a fait là.</strong></p>
<p>LM : Pierre Dubois est un pirate. Un vrai de vrai car non content de porter des grandes bottes et un couteau à la ceinture il est accompagné de magie. Adolescente j&#8217;ai dévoré ses contes et ses encyclopédies. J&#8217;y trouvais alors une écriture exemplaire parce qu&#8217;elle savait dire le merveilleux, avec sagacité, avec drôlerie, avec un vrai plaisir jouisseur, et cet immense savoir qui le caractérise. Il fait partie des gens qui ont le plus compté dans mes désirs de raconter et je suis très honorée par cette préface qui est une formidable préface.</p>
<p><strong>K : L&#8217;association Artémisia est tout aussi enthousiaste puisqu&#8217;elle t&#8217;a décerné son prix de l&#8217;année 2010. J&#8217;imagine que c&#8217;est mieux que le titre de &laquo;&nbsp;plus beaux yeux bleus de dessinatrice de BD&nbsp;&raquo;&#8230; Pour toi, ce prix littéraire c&#8217;est :</strong></p>
<p><strong>a) une consécration bien méritée, non mais                                                                        b) une motivation pour la suite</strong></p>
<p><strong>c) tu t&#8217;en fous, tu voulais un prix à Angoulême                                                                  d) Obi Wan Kenobi?</strong></p>
<p>LM : Ce prix a permis à mon livre d&#8217;avoir une plus grande visibilité et c&#8217;est très bien. Et j&#8217;aime bien le propos que tiennent les membres d&#8217;Artemisia sur les femmes dans l&#8217;univers de la création. ( et puis j&#8217;aime aussi l&#8217;œuvre d&#8217;Artemisia Gentileschi, ça tombe bien).</p>
<p><strong>K : Tu remercies &laquo;&nbsp;les copains de l&#8217;atelier&nbsp;&raquo;. C&#8217;est quel atelier déjà, rappelle nous ?</strong></p>
<p>LM: Koikoi com quiqui, Aux anchois des Antilles ou les Studios Johnson, les noms varient. C&#8217;est un atelier à Bordeaux et nous sommes 7 : Nicolas Dumontheuil, Jean-Denis Pendanx, David Prudhomme, Rémi Cattelain, Jérome Daviau, Christophe Dabitch et moi-même.</p>
<p><strong>K: D’ailleurs, est-ce que tu travailles encore en atelier ? Et qu&#8217;est-ce que cet environnement t&#8217;apporte que tu n’as pas en travaillant seule ?</strong></p>
<p>LM : Je n&#8217;y ai pas mis les pieds depuis quelques temps. J&#8217;aime alterner des périodes de travail totalement solitaire chez moi à des moments d&#8217;ateliers où on mélange un peu nos tendances d&#8217;ours asociaux. Et puis les temps d&#8217;atelier sont aussi des moments de discussion et d&#8217;échange sur les projets en cours et j&#8217;ai beaucoup d&#8217;estime pour le travail de mes camarades d&#8217;atelier.</p>
<p><strong>K : Plus généralement, à quoi ressemble une journée type de dessinatrice de BD ? Par exemple, tu prends quoi au petit déjeuner ?</strong></p>
<p>LM : Des pieds de porc sauce chien.</p>
<p><strong>K : Les couleurs sont de ta copine Isabelle MERLET. Comment s&#8217;est passé le travail exactement entre vous ? Et surtout, laquelle des deux faisait le thé ?</strong></p>
<p>LM : Nous ne buvions que du shrubb. Je suis très contente de cette collaboration, Isabelle a un extraordinaire culot et sait donner entièrement corps au récit par ses choix colorés. Elle sait dire les tensions, les moments de heurts, les temps suspendus&#8230; elle pense d&#8217;abord l&#8217;histoire avant de lui insuffler de la force. Ses couleurs font sens. Et elles sont superbes.</p>
<p><strong>K : Tu pourrais nous donner TA définition de la bande dessinée. Je veux dire, en tant qu&#8217;artiste, en tant qu’auteur ? Qu&#8217;est-ce que le 9<sup>e</sup> art t&#8217;apporte par rapport à l&#8217;illustration classique ? (&laquo;&nbsp;Le pognon&nbsp;&raquo; n’est pas une réponse valable).</strong></p>
<p>LM : Moi j&#8217;aime par dessus tout raconter. Et la BD me permet de dire davantage que par le biais d&#8217;autres médiums parce que c&#8217;est un art de l&#8217;écrit et de l&#8217;image confondu. C&#8217;est de fait un moyen d&#8217;expression extrêmement riche&#8230; et éminemment complexe aussi, car il faut trouver à maîtriser cette subtile imbrication de l&#8217;image et du récit.</p>
<p><strong>K : Es-tu toi-même lectrice de BD ? Quels sont tes derniers coups de cœur ? Tes albums cultes ? Voire tes auteurs de référence ?</strong></p>
<p>LM : Mon dernier coup de cœur est &laquo;&nbsp;<em>Las Rosas</em>&nbsp;&raquo; d&#8217;Anthony Pastor aux éditions de l&#8217;an 2. &laquo;&nbsp;Un western tortilla à l&#8217;eau de rose&nbsp;&raquo; écrit son auteur, un récit absolument génial. Courez l&#8217;acheter si ce n&#8217;est déjà fait.</p>
<p>Il y a aussi <em>Kaz</em>, que j&#8217;ai découvert il y a un ou deux mois en lisant &laquo;&nbsp;Terrain vague&nbsp;&raquo;, ça m&#8217;a fait beaucoup rigoler.</p>
<p>Et puis il y a eu le <em>Rébetiko </em>de Prudhomme.</p>
<p>Les auteurs que j&#8217;admire sont nombreux , en faire une liste exhaustive serait ennuyeux et les réduire à quelques-uns serait injuste&#8230; mes références se trouvent aussi dans la littérature.</p>
<p><strong>K : Après les pirates, tu vas t&#8217;attaquer à quoi ? Tu as des projets en vue, des idées d&#8217;histoire ? Des projets à plusieurs mains peut-être ?</strong></p>
<p>LM : Je pars cette fois pour la Rome Antique, avec un scénariste, Sol Hess, aux commandes. C&#8217;est une histoire qui prend pied dans les bas-fonds de la ville, une histoire qui glue et qui poisse, avec beaucoup d&#8217;ombre et un peu de lumière le tout bien emmêlé, avec des rapports humains terribles, avec de la débauche, avec des poètes, des putes et des consuls trop gros, avec beaucoup d&#8217;humour. C&#8217;est un très beau scénario.</p>
<p><strong>K : Bon je vais te laisser tranquille maintenant, en attendant de pouvoir lire la suite de <em>l&#8217;Ile au poulailler</em>, sur laquelle tu ne diras rien, bien évidemment … (Même pas un petit truc, rien qu&#8217;à moi ?) Merci beaucoup Laureline pour ta gentillesse et surtout ta patience. J’espère te revoir très bientôt, parce que les séances de dédicace ont avec toi quelque chose de magique.</strong></p>
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		<title>Ratafia</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 21:37:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[humour]]></category>
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		<description><![CDATA[Appelez moi Le Capitaine Au jeu des cartes, le Capitaine est le plus fort, qu’elles soient à jouer ou au trésor. D’ailleurs c’est grâce à elles qu’il les a gagnées (les cartes). Vous suivez ? Des cartes, oui, mais des cartes à lui. Et un bateau aussi, plein de pirates stupides emmenés par Linet, un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Appelez moi Le Capitaine<br />
</strong></p>
<div id="attachment_1049" class="wp-caption alignleft" style="width: 244px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/ratafia01.jpg"  class="wmp" id="wmp3"><img class="size-medium wp-image-1049" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/ratafia01-234x300.jpg" alt="Copyright Editions Milan 2006" width="234" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Editions Milan 2006</p></div>
<p>Au jeu des cartes, le Capitaine est le plus fort, qu’elles soient à jouer ou au trésor. D’ailleurs c’est grâce à elles qu’il les a gagnées (les cartes). Vous suivez ? Des cartes, oui, mais des cartes à lui. Et un bateau aussi, plein de pirates stupides emmenés par Linet, un marin pas très malin lui non plus mais qui aimerait bien être capitaine à la place du Capitaine.<br />
Et voilà le fougueux équipage parti à la recherche de trésors cachés et d’aventures. Ils croiseront des S.D.F. (Sans Dos Fixes, des marins jetés à la mer qui campent sur les îles),  des zombies cuisiniers ou encore des nippons pas mauvais. Et aussi des trésors, beaucoup de trésors, plein de trésors bien cachés mais à la fin toujours perdus. Pas facile la vie de pirates.</p>
<p><strong>Yohoho Ho ! Et une bouteille de rhum !</strong></p>
<p>Quand on pense « histoire de pirates rigolos pour enfants », on pense bien évidemment à <a href="http://www.kroniks.net/2008/07/31/rosco-le-rouge/" target="_blank">Rosco le Rouge</a>. Comme pour cette série, <em>Ratafia </em>s’adresse aux enfants (mais pas que), est joliment dessinée et peinte, a des personnages cartoons et bien stupides et des situations burlesques. A tel point qu’on pourrait presque les confondre.<br />
Mais là où <em>Rosco </em>joue sur le rythme effréné de ses aventures, <em>Ratafia </em>jongle avec les jeux de mots, les calembours, les charades et les quiproquos.<br />
Les albums en sont truffés, presque un par phylactère, et surtout sont extrêmement drôles parce que toujours fins. Exemple ? Le fouetteur doit apprendre des mots nipponais à l’équipage, qui rame (dans tous les sens du terme). Un mot, un coup de fouet. Et il en a 6 000 à leur apprendre. « <em>Je la sens pas sa méthode à 6 000</em> ». Ou encore après un combat contre un navire Irlandais les pirates jubilent «<em>Dimanche, sanglant Dimanche, ils s’en souviendront ces cochons d’Irlandais </em>». Ils sont tous comme ça. Un vrai régal.</p>
<div id="attachment_1050" class="wp-caption alignright" style="width: 240px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/ratafia3.jpg"  class="wmp" id="wmp4"><img class="size-medium wp-image-1050" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/ratafia3-230x300.jpg" alt="Copyright Edition Milan 2007" width="230" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Edition Milan 2007</p></div>
<p>Les lister tous serait impossible tant ils sont nombreux. Qui plus est, ils s’insèrent complètement dans l’histoire et la font avancer sans l’alourdir. Impossible de les raconter en les sortant du contexte, ils perdent invariablement de leur charme.<br />
On pourrait penser que trop de calembours nuirait à la santé de la série, et pourtant non. Malgré leur accumulation, la lecture reste fluide et toujours drôle. L’astuce est simple : ils sont fins, recherchés et excellemment référencés.</p>
<p><em>Ratafia </em>n’est pas non plus qu’une succession de bons mots puisqu’elle accumule aussi pas mal de références, plus ou moins cachées. L’apothéose est atteinte dans le tome 5 (<em>Le nénuphar instantané</em>) où l’équipage se rend en Nipponie (le pays du travail) : on y croise tour à tour Zatoichi le sabreur aveugle, Hayao MIYAZAKI, M. Duronchon (le père de Lucille) et même Totolo !! Les trouver toutes la première fois est assez ardu. Tant mieux puisque les albums restent hilarants mêmes après plusieurs lectures.</p>
<p><em>Ratafia </em>fait partie de mes chouchous : la série est drôle, fine, intelligente et joliment dessinée. Les gags s’enchaînent sans temps mort, les personnages se payent des tronches pas permises et les lubies du Capitaines sont hilarantes.<br />
Elle se destine aussi bien aux petits (parce que jolie, palpitante et cartoon) qu&#8217;aux grands (parce que bardée de références et de multiples degrés de lecture).</p>
<p>Si vous ne devez lire qu’une seule série de pirates rigolos … ce ne sera pas assez parce qu’il y a <em>Rosco </em>et <em>Ratafia </em>et qu’on ne peut pas les départager. Avis aux a(r)mateurs.</p>
<p><em>Pour vous faire une idée de la série vous pouvez visiter <a href="http://www.ratafia.fr/" target="_blank">le site de Ratafia</a>, plein de bô dessins et d&#8217;infos.<br />
</em>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp3">Copyright Editions Milan 2006</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp4">Copyright Edition Milan 2007</div>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/humour/" title="humour" rel="tag">humour</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/pirates/" title="pirates" rel="tag">pirates</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/salsedo/" title="Salsedo" rel="tag">Salsedo</a><br />
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		<title>Rosco le rouge</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 12:44:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un vrai pirate ne respecte jamais les règles ; il ne suit que son instinct ! Et une histoire de pirates de plus, une. Oui, mais pas n&#8217;importe laquelle : celle de Rosco le rouge, le pirate sanguinaire&#8230; le plus bête du monde. Comme tout bon pirate qui se respecte, Rosco est à la recherche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Un vrai pirate ne respecte jamais les règles ; il ne suit que son instinct !</h3>
<div id="attachment_258" class="wp-caption alignleft" style="width: 228px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/roscolerouge01.jpg"  class="wmp" id="wmp5"><img class="size-medium wp-image-258" title="Rosco le Rouge - Les Baies Sauvages" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/roscolerouge01-218x300.jpg" alt="Rosco le Rouge - Les Baies Sauvages - Copyright Editions Le Cycliste" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Rosco le Rouge - Les Baies Sauvages - Copyright Editions Le Cycliste</p></div>
<p>Et une histoire de pirates de plus, une. Oui, mais pas n&#8217;importe laquelle : celle de Rosco le rouge, le pirate sanguinaire&#8230; le plus bête du monde.<br />
Comme tout bon pirate qui se respecte, Rosco est à la recherche d&#8217;un trésor qui lui permettra de renflouer ses caisses perpétuellement vides.<br />
Il est aidé pour cela par la Pieuvre, un marmot braillard haut comme trois pomme qu&#8217;il a pris sous son aile et qui rêve de devenir pirate ; et par Mamouth, avec qui Rosco a grandi à l&#8217;orphelinat et qu&#8217;il a entraîné dans ses aventures.</p>
<blockquote><p>Et une histoire de pirates de plus, une. Oui, mais pas n&#8217;importe laquelle : celle de Rosco le rouge, le pirate sanguinaire&#8230; le plus bête du monde.</p></blockquote>
<p>Chaque tome est auto conclusif. L&#8217;auteur ne voulait pas tomber dans la série à suites pour conserver son indépendance et surtout, pour garder la fraîcheur de ses personnages.</p>
<p>Dans le premier volume, Rosco gagne un bateau, s&#8217;échoue sur une île inconnue, échappe à des anthropophages et se fait couler par&#8230;<br />
Dans le deuxième, il se fait couler par la marine anglaise (enfin pas toute, juste par un seul navire), est recueilli par un bateau fantôme et participe à une chasse au trésor avec&#8230;<br />
Enfin, dans le troisième, retour sur terre : Rosco et Mamouth sont chargés par Madame MOCHON, qui les a élevés, de retrouver les enfants disparus de l&#8217;orphelinat, enlevés par&#8230;</p>
<h3>Plus c&#8217;est con, plus c&#8217;est bon.</h3>
<div id="attachment_259" class="wp-caption alignright" style="width: 222px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/roscolerouge02.jpg"  class="wmp" id="wmp6"><img class="size-medium wp-image-259" title="Rosco le Rouge - A mort mi Amor" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/roscolerouge02-212x300.jpg" alt="Rosco le Rouge - A mort mi Amor - Copyright Editions Le Cycliste" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Rosco le Rouge - A mort mi Amor - Copyright Editions Le Cycliste</p></div>
<p>Les personnages sont tous plus bêtes les uns que les autres. Et leur chef ne fait pas exception : Rosco n&#8217;hésite pas à attaquer un navire de guerre anglais armé seulement d&#8217;un canon, ou encore il échafaude des plans particulièrement naïfs (« nous &gt; eux &gt; nous + les enfants »).<br />
La Pieuvre n&#8217;est pas en reste. Ce petit est hyperactif, ce n&#8217;est pas possible ! Il court partout, braille en permanence et accumule les bêtises. Adorable.<br />
Quant à Mamouth, ben, il ne dit rien. Flanqué de ses deux bandeaux sur les yeux, cette brute épaisse se contente de suivre son patron, défoncer des portes et castagner les méchants.</p>
<p>Rosco le rouge est drôle. Très drôle même.</p>
<p>Tous les personnages, du second couteau aux animaux, ont des tronches hilarantes (non mais vous avez vu la gueule de ses pingouins ?) Un vrai cartoon. Jean-Louis MARCO a un style unique qui les rend immédiatement attachants.<br />
Le graphisme est simple, mais il est constant et participe pleinement à la légèreté et à la fraîcheur des bouquins.</p>
<p>Feuilletez les bouquins et si vous souriez ne serait-ce qu&#8217;à la vue des persos, c&#8217;est gagné.<br />
Il ne vous reste plus qu&#8217;à passer en caisse.</p>
<div id="attachment_260" class="wp-caption alignleft" style="width: 222px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/roscolerouge03.jpg"  class="wmp" id="wmp7"><img class="size-medium wp-image-260" title="Rosco le Rouge - Jus de Gredins" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/roscolerouge03-212x300.jpg" alt="Rosco le Rouge - Jus de Gredins - Copyright Editions Le Cycliste" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Rosco le Rouge - Jus de Gredins - Copyright Editions Le Cycliste</p></div>
<p>Les dialogues sont à l&#8217;avenant : les bons mots fusent et les répliques sont tordantes.<br />
Les gags s&#8217;enchaînent et, preuve de qualité, restent drôles même après plusieurs lectures.<br />
La force de l&#8217;humour de l&#8217;auteur c&#8217;est que ses gags ne sont jamais méchants ni vulgaires, ce qui les rend accessibles à tous.<br />
Comme le dit le Capitaine Gontran le Sinistre, c&#8217;est vraiment n&#8217;importe quoi.</p>
<p>Quant aux scénarii, MARCO accumule les références : Pirates de Roman POLANSKI bien évidemment, mais aussi Le bal des vampires, ou encore Indiana Jones. Que du bon.<br />
Ca va vite, les scènes s&#8217;enchaînent sans temps mort et c&#8217;est frais et drôle.<br />
Vous en connaissez beaucoup, vous, des BD qui accumulent toutes ces qualités ?</p>
<p><em>NB : Pour info, Jean-Louis MARCO a décidé de faire une pause. Il ne voulait surtout pas tomber dans la caricature de ses personnages. Un tome 4 sortira, c&#8217;est sûr (il les aime trop ses pirates) mais il préfère souffler un peu et aller s&#8217;aérer la tête avec d&#8217;autres projets avant d&#8217;y revenir avec un œil neuf. On aura peut-être droit en attendant à une espèce de hors série qui nous racontera la jeunesse de Rosco et de Mamouth à l&#8217;orphelinat de Madame MOCHON.</em>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp5">Rosco le Rouge &#8211; Les Baies Sauvages &#8211; Copyright Editions Le Cycliste</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp6">Rosco le Rouge &#8211; A mort mi Amor &#8211; Copyright Editions Le Cycliste</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp7">Rosco le Rouge &#8211; Jus de Gredins &#8211; Copyright Editions Le Cycliste</div>

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