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	<title>Kroniks &#187; polar</title>
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	<description>le blog bd qui vous dit bonne année</description>
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		<title>The Losers</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Oct 2010 20:53:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Attention: l&#8217;article qui suit est totalement subjectif, rempli de superlatifs, d&#8217;exagérations et autres emphases mais l&#8217;auteur assume totalement son enthousiasme débridé. Pour vous dire la vérité, je n’ai pas eu ces derniers temps de lectures qui m’aient réellement emballé. Depuis quelques temps j’ai cette méchante impression que tout ce qui sort en librairie relève du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Attention: l&#8217;article qui suit est totalement subjectif, rempli de superlatifs, d&#8217;exagérations et autres emphases mais l&#8217;auteur assume totalement son enthousiasme débridé.<br />
</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/losers.jpg"  class="wmp" id="wmp4"><img class="alignleft size-full wp-image-2458" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/losers.jpg" alt="Copyright Vertogo 2006" width="300" height="429" /></a>Pour vous dire la vérité, je n’ai pas eu ces derniers temps de lectures qui m’aient réellement emballé. Depuis quelques temps j’ai cette méchante impression que tout ce qui sort en librairie relève du déjà vu, déjà lu et me parait très très tiède. Bref, je m&#8217;ennuie.</p>
<p>Certes le dernier <em>Blacksad</em> est superbe, <em>Orbital</em> toujours aussi bon et le nouvel album de la série du <em>Troisième testament</em> ne déçoit pas. Mais c&#8217;est bien là le drame : les mêmes titres, certes de qualité, se suivent et se ressemblent, les mêmes séries s&#8217;étirent et rien de neuf ne pointe à l’horizon.</p>
<p>Sauf quand on lit <em>The Losers</em>. <em>The Loser</em>s c’est la bd qui m’a mis un coup de fouet quand je pensais avoir déjà tout lu en matière de séries d’action. Il y aura très clairement un avant et après <em>The Losers</em> et toute nouvelle bd d’action à venir sera comparée l’aune de ce titre.</p>
<p>Mais kézako <em>The Losers</em> ?</p>
<p><em>The Losers</em>, c’est une bande de cinq copains mercenaires, ex-agents des forces spéciales de la CIA, trahis par leur donneur d’ordre, Max, et laissés pour morts après une mission éprouvante.</p>
<p>Bien décidés à prendre leur revanche, les voilà à la poursuite d’un homme puissant et mystérieux, évoluant dans les plus haute sphère du renseignement et utilisant un nom de code oublié de tous depuis la deuxième guerre mondiale.</p>
<p>L’équipe est composée de Pooch, bon père de famille capable de piloter n’importe quoi, Jensen, petit génie des télécommunications littéralement amoureux de son ordinateur, Roque, la grande gueule amateur de munitions et d’armes lourdes et de Cougar, le sniper mexicain mutique. Cette bande de potes est dirigée par le Colonel CLAY, le cerveau de la bande qui ferait passer Hannibal SMITH pour un débutant.</p>
<p>Dis comme ça, la série pourrait laisser penser à un honteux plagiat de <em>l’Agence Tous Risques</em>, Barracuda en moins. C’est pas faux.</p>
<p>Mais<em> The Losers</em> c’est avant tout une excellent série d’espionnage où la CIA n’est pas avare en coups tordus, une formidable  succession de plans brillants à tiroirs (vous avez déjà assisté au braquage d’un serveur pirate en pleines eaux internationales, vous ?) et un étonnant chapelet de rebondissements dignes des meilleurs films de genre.</p>
<p>En fait,<em> The Losers</em> c’est un mélange détonnant du meilleur du thriller, du polar, de l’action, de l’espionnage et du braquage aligné sur un rythme effréné. Tout simplement.</p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/The_Losers.jpg"  class="wmp" id="wmp5"><img class="alignright size-full wp-image-2466" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/The_Losers.jpg" alt="Copyright DC Comics/panini Comics 2009" width="300" height="461" /></a>Andy DIGGLE, scénariste anglais survitaminé (<em>Batman</em>, <em>Green Arrow</em>, <em>Daredevil</em> ou encore Hellblazer), passe en mode grand style et nous offre une série explosive et classieuse. Alternant comme un métronome des scène d’action dantesque, des braquages millimétrés et des répliques cassantes, il délivre ce que tout amateur de la collection Vertigo attend: du fun, de l’action et des gros guns. Et du fun aussi.</p>
<p>JOCK, alias Mark SIMPSON à l’état civil, a plusieurs fois illustré les histoires de DIGGLE (<em>Hellblazer</em> ou <em>Green Arrow : Year One</em> pour ne citer que ceux là). Les compères se connaissent bien et une fois encore le dessinateur est au diapason avec son scénariste. Il met ici son dessin semi réaliste taillé à la serpe au service d’une mise en scène nerveuse et cinématographique. Tout va à cent à l’heure, ça explose de partout et les personnages s’affichent comme des poseurs.D’ailleurs, le dessinateur a reçu le prix Eisner du meilleur artiste de couvertures en 2006 (<em>best covers artist</em> comme on dit dans les milieux autorisés).</p>
<p>Preuve de son succès, la série a récemment été adaptée en long métrage. Et le portage est tout simplement incroyable (je vous avais prévenu que ce serait emphatique, ne venez pas vous plaindre).</p>
<p>J’ai pu voir le film en vidéo (merci l’import) et je peux vous assurer que le matériau d’origine a été totalement respecté : nerveux, racé, déjanté, il reprend avec bonheur les grandes lignes de la bd pour les transcender en live (on retrouve d’ailleurs dans les génériques de début et de fin des cases et clins d’œil tirés de la bd).</p>
<p>Les acteurs sont tout simplement bluffants. A croire que c’est la bd qui a été tirée du film et que le dessinateur a tiré le portrait des comédiens. Le casting affiche de belles têtes (Jeffrey Dean MORGAN, aperçu en Comédien dans <em>Watchmen</em>, Chris &laquo;&nbsp;Captain America&nbsp;&raquo; EVANS qui joue un Jensen barré ou encore Jason PATRICK, vu aux côtés de Ray LIOTTA dans <em>Narc</em>, qui campe un Max totalement déjanté) et chacun est entré à merveille dans la peau de son personnage. (Quoique l’Aicha jouée par Zoé &laquo;&nbsp;Rahh Lovely&nbsp;&raquo; SALDANNA me parait bien trop sage au regard de la tueuse froide accroc à la violence de la série d’origine).</p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/the-Losers-affiche.jpeg"  class="wmp" id="wmp6"><img class="size-full wp-image-2459 alignleft" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/the-Losers-affiche.jpeg" alt="Copyright Warner Bros 2010" width="290" height="447" /></a>Le film devait sortir au cinéma à la fin de l’année 2010 en France mais compte tenu de ses résultats jugés insuffisants aux États-Unis (moins de 23 millions de dollars les quatre premières semaines, quand même), il a été décidé de le sortir directement en vidéo (en novembre 2010 en blu-ray et DVD). Dommage, il méritait d&#8217;être vu sur grand écran.</p>
<p>Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant: <em>The Losers</em>, le film, est un complément parfait à <em>The Losers</em>, la série (certaines scènes ou répliques sont calquées sur les bouquins) et encore une fois le portage est très respectueux (rien à voir avec certains portages ratés et honteux surfant sans vergogne sur la renommé d&#8217;un titre . Ne me parlez jamais de <em>The Spirit</em> et encore mois de <em>Wanted!</em>).</p>
<p>Doté d’un budget conséquent, le film n’apparaît à aucun moment comme un sous-produit financé par une kermesse de maternelle et tourné à la va-vite avec les pieds par un étudiant en première année de théâtre. Bien au contraire, il se hisse très facilement au niveau des meilleures productions du genre et peut sans rougir soutenir la comparaison avec des <em>Armes Fatales</em> et autres <em>Die Hard</em>. Il se révèle même meilleur que certains blockbusters pourtant sortis en salle (non, ne comptez pas sur moi pour citer <em>l’Agence tous risques</em>).</p>
<p>Attention tout de même à ne le visionner qu&#8217;après avoir lu les bouquins  et s&#8217;être imprégné des personnages. En effet, le scénario du film ne suit pas l&#8217;ordre des scènes de la bd et il dévoile de nombreuses  intrigues élucidées plus tard. Et surtout, le passage des personnages de papier  aux réels n’en sera que meilleur.</p>
<p>Au final, Qu’importe les quelques défauts que certains grincheux ne manqueront pas de soulever (humour gras, montage parfois bâclé), le film reste suffisamment jouissif pour contenter les amateurs d’action et enthousiasmer les fans de la série. Vite, une suite!</p>
<p>Habituellement, quand je rédige une chronique, j’essaye de rester objectif et mesuré. Mais <em>The Losers</em> a été un véritable coup de cœur. Un de ces titres qui vous laisse la tête en vrac, le souffle court et un sourire grand comme ça sur le visage.</p>
<p>Alors pour une fois, je vais sortir du cadre rigide de l’article posé et argumenté: <em>The Losers</em> est mon sens ce que j’ai lu de mieux depuis belle lurette et compte tenu des sorties annoncés ces prochains mois, ce que je relirais de mieux pendant un bon moment. C’est drôle, nerveux, intelligent, tordu, dynamique, classieux, percutant, jouissif, charismatique et plus encore. Un classique instantané que je range sans hésiter dans mon top 10 personnel des meilleures bd du monde. Au moins.</p>

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		<title>Jazz MAYNARD T.4</title>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 16:34:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On vous en a déjà parlé, on l&#8217;a dit et répété: Jazz MAYNARD est une des meilleurs séries d&#8217;action qu&#8217;on ait eu l&#8217;occasion de lire. Prévue comme une trilogie, la série se terminait donc logiquement après trois albums et ce cri de désespoir des lecteurs: ENCORE! Les heureux papas de Jazz, RAUL et ROGER, ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Jazz-4.gif"  class="wmp" id="wmp8"><img class="alignleft size-full wp-image-2193" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Jazz-4.gif" alt="Copyright DARGAUD 2010" width="220" height="298" /></a>On vous en a déjà parlé, on l&#8217;a dit et répété: Jazz MAYNARD est une des meilleurs séries d&#8217;action qu&#8217;on ait eu l&#8217;occasion de lire. Prévue comme une trilogie, la série se terminait donc logiquement après trois albums et ce cri de désespoir des lecteurs: ENCORE!</p>
<p>Les heureux papas de Jazz, RAUL et ROGER, ont entendu leurs fans et se lancent pour notre plus grand plaisir dans une nouvelle trilogie.</p>
<p>Premier tome d&#8217;une nouvelle histoire, ce volume peut être rapproché du tout premier Jazz en ce sens où les auteurs posent les bases de l&#8217;histoire, quitte à délaisser quelque peu les scènes d&#8217;action qui ont fait la renommée de la série.</p>
<p>Judas MELCHIOT étant en prison et la nature ayant horreur du vide, El Raval voit apparaitre un nouveau prétendant au titre de grand patron des malfrats de la ville. Téo, le meilleur ami de Jazz, se voit proposer une offre qu&#8217;il ne peut pas refuser mais se fait piéger comme un bleu. Jazz va devoir expliquer à Caligula qu&#8217;on ne s&#8217;en prend pas à ses amis. A moins bien sûr que tout ceci ne relève d&#8217;un plan beaucoup plus large.</p>
<p>Disons le clairement, ce nouveau volume est largement à la hauteur des précédents. Les dialogues de RAULE sonnent toujours aussi juste et les dessins de Roger IBANEZ restent magnifiques et fluides. En fait, on pourrait presque dire que ce nouvel album ne surprend &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; par son arrivée: tous les éléments qui ont fait le succès de la série (personnages charismatiques, dialogues percutants, scènes d&#8217;action classieuses, chorégraphies fluides) sont là et c&#8217;est un véritable plaisir de retrouver toute la petite bande. Le passé de chacun est approfondi et les caractères des personnages affinés (qui aurait pensé que Jazz puisse être aussi maladroit avec les filles?).</p>
<p>Aucune crainte à avoir : Jazz MAYNARD 4 n&#8217;est pas une banale suite surfant sur le succès des premiers numéros mais s&#8217;inscrit bel et bien dans la continuité de la première saison, avec les mêmes qualités et la même verve. Vite, la suite!</p>

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		<title>Ken Games 2</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 20:39:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite des aventures des trois amis, Pierre le matheux, Thierry-Jean le banquier et Anne l&#8217;institutrice. En tout cas, c&#8217;est ce qu&#8217;ils disent. Tout en poursuivant l&#8217;intrigue générale, José ROBLEDO continue en arrière plan de développer et d&#8217;approfondir ses personnages. Très justement sous titré &#171;&#160;Feuille&#160;&#187;, ce deuxième tome met à l&#8217;honneur Thierry-Jean et son histoire tragique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1665" class="wp-caption alignleft" style="width: 266px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Ken-Games-2.jpg"  class="wmp" id="wmp9"><img class="size-full wp-image-1665 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Ken-Games-2.jpg" alt="Copyright DARGAUD 2009" width="256" height="343" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright DARGAUD 2009</p></div>
<p>Suite des aventures des trois amis, Pierre le matheux, Thierry-Jean le banquier et Anne l&#8217;institutrice. En tout cas, c&#8217;est ce qu&#8217;ils disent.</p>
<p>Tout en poursuivant l&#8217;intrigue générale, José ROBLEDO continue en arrière plan de développer et d&#8217;approfondir ses personnages. Très justement sous titré &laquo;&nbsp;Feuille&nbsp;&raquo;, ce deuxième tome met à l&#8217;honneur Thierry-Jean et son histoire tragique qui a fait de lui un as des cartes et un détecteur de mensonge (quasi) infaillible. En un mot, le roi du poker.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;occasion d&#8217;assister à d&#8217;intenses scènes de poker menteur au cours d&#8217;un tournoi international. Poursuivant sur le thème du mensonge, ROBLEDO et TOLEDANO nous donnent un superbe cours de psychologie et de bluff.  C&#8217;est aussi l&#8217;occasion d&#8217;en apprendre plus sur l&#8217;enfance tragique de FEUILLE, comment  son père l&#8217;a initié, comment il s&#8217;en est &laquo;&nbsp;mordu les doigts&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Quand bien même Feuille est mis en avant, le scénariste réussi pourtant à mêler les intrigues et à croiser ses personnages de manière aussi naturelle que dynamique. Une belle leçon d&#8217;écriture.</p>
<p>Ce tome 2 permet enfin  d&#8217;avoir un aperçu des capacités d&#8217;Anne, alias Ciseaux. On avait découvert le talent de Martial TOLEDANO pour mettre en scène des combats de boxe d&#8217;une rare puissance. Maintenant, il nous gratifie de scènes de gunfights proprement hallucinantes. Ciseaux se montre d&#8217;une classe absolue en pleine action. La petite fille fragile aux grands yeux va vous en mettre plein les mirettes dans sa combi hightech. On peut réellement parler d&#8217;école espagnole. En découvrant la dernière planche de ce tome 2, j&#8217;ai été véritablement scotché.</p>
<p>Le troisième et dernier tome de Ken Games sera sous titré &laquo;&nbsp;Ciseaux&nbsp;&raquo; et se concentrera cette fois sur Anne. Compte tenu de ces quelques scènes d&#8217;action ahurissantes auxquelles on a droit, du final à double suspens sur lequel le livre nous abandonne et toutes les réponses promises, l&#8217;attente jusqu&#8217;en novembre va être trèèès longue.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp9">Copyright DARGAUD 2009</div>

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		<title>Ken Games</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 17:40:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si je vous demande des noms d’auteurs de bd espagnols, combien pourriez-vous en donner ? Difficile comme question, tant la bd hispanique peine à percer sur le marché grand public franco-belge. Oh bien sûr les plus érudits peuvent citer Carlos GIMENEZ (Il était une fois dans le futur) et tout le monde connaît maintenant José [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1425" class="wp-caption alignleft" style="width: 264px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/ken.jpg"  class="wmp" id="wmp10"><img class="size-full wp-image-1425" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/ken.jpg" alt="Copyright Dargaud 2009" width="254" height="339" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Dargaud 2009</p></div>
<p>Si je vous demande des noms d’auteurs de bd espagnols, combien pourriez-vous en donner ?<br />
Difficile comme question, tant la bd hispanique peine à percer sur le marché grand public franco-belge. Oh bien sûr les plus érudits peuvent citer Carlos GIMENEZ (<em>Il était une fois dans le futur</em>) et tout le monde connaît maintenant José Luis MUNUERA qui a imprimé une nouvelle identité à Spirou et Fantasio.</p>
<p>Mais si on y regarde de plus près, force est de constater que la bd espagnole est assez peu connue de ce côté ci des Pyrénées. C’est parce qu’il existe en fait assez peu de débouchés là bas et les éditeurs préfèrent traduire des mangas (les bd nippones cartonnent depuis longtemps, bien plus longtemps qu’en France) ou des comics. Et puis, il faut savoir que les auteurs ne sont pas rémunérés à leur juste valeur pour leurs travaux, en tout cas pas assez pour en vivre.</p>
<p>Pourtant il existe des artistes qui ne demandent qu’à laisser exploser leur talent.<br />
MUNUERA a ouvert la voie. La machine a été un peu longue à se mettre en route mais depuis plusieurs années, on assiste à un véritable hold-up du marché par les scénaristes et/ou dessinateurs castillans.<br />
Tout a commencé en 2000 avec <em>Blacksad</em>, petite pépite dénichée par Dargaud. Résultat : carton plein et appel d’air massif pour les auteurs transpyrénéens. On a poursuivi en douceur avec la très bonne mais méconnue série <em>En sautant dans le vide</em> de Manolo CAROT et MIA chez Dargaud (un triangle amoureux sur fond de parcours urbain) et puis badaboum, deuxième braquage avec la trilogie barcelonaise <em>Jazz MAYNARD</em> chez … Dargaud encore et toujours.</p>
<p>Aujourd’hui, la nouvelle bombe ibérique s’appelle <em>KEN Games</em>. Ce sera une trilogie et c’est édité, je vous le donne en mille, chez Dargaud.</p>
<p>Pierre FERMAT est un mathématicien de génie qui a le don de littéralement voir le monde sous forme d’équations ; Thierry-Jean FEUILLE, son meilleur ami depuis la faculté, est un surdoué de la finance et l’heureux fiancé de Anne PARILOU, institutrice dans le primaire qui rêve d&#8217;écrire des livres pour enfants.<br />
Trois amis, trois vies réussies en apparence. En apparence seulement car chacun d’entre eux cache en fait un secret honteux.</p>
<p><em>Ken Games </em>est la première série de José ROBLEDO (scénario) et Marcial TOLEDANO. Les deux compères se sont rencontrés aux beaux arts de Madrid et sitôt leur diplôme en poche ils se sont lancés dans la production de séries de divertissement massif.</p>
<p>Rare, très rare de trouver des premières productions aussi maîtrisées.<br />
Par son histoire d’abord, brillante. Comme le sous-titre l’indique (<em>Toute vérité n’est pas bonne à dire</em>), tout ici tourne autour du mensonge, plus ou moins grand, plus ou moins apparent. Tout le monde ment à tout le monde et inversement.<br />
L’intrigue pourrait sembler simple mais le scénariste est en fait particulièrement  malin et retors puisqu’il arrive à entremêler trois histoires, à les imbriquer, à développer la psychologie de ses personnages sans jamais perdre son lecteur.<br />
L’album se lit d’une traite, de nombreuses questions sont soulevées et l’épisode se conclu sur un cliffhanger insoutenable.</p>
<p>On est habitué maintenant : les espagnols ont intégré les codes du manga et de la bd franco-belge et nous servent depuis longtemps des séries innovantes aux dessins surprenants de justesse, de puissance et, n’ayons pas peur de le dire, de beauté (jetez donc un œil sur le <em>Manoir des Murmures</em> chez les Humanoïdes Associés)<br />
Mélangeant avec un talent rare ces influences européennes et asiatiques, TOLEDANO met en scène tout ce (très) beau monde d’un trait puissant, fluide et efficace. Chaque personnage, des premiers rôles aux seconds couteaux, bénéficie d’un traitement individuel tant sur le physique que sur les attitudes. Pierre, tout en puissance retenue, Thierry-Jean tout en décontraction et Anne, jeune femme fragile aux grands yeux.</p>
<p><em>Ken Games</em> est une première œuvre brillante qui soutien sans sourciller la comparaison avec ses aînées.<br />
Reste à savoir si la trilogie complète (<em>Pierre, Feuille, Ciseaux</em>) tiendra la distance. En tout cas elle en prend le chemin. Début de réponse en août 2009 pour la sortie du tome 2.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp10">Copyright Dargaud 2009</div>

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		<title>Powers</title>
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		<pubDate>Sun, 10 May 2009 11:22:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Christian WALKER et Deena PILGRIM sont deux limiers à part. Affectés à la brigade criminelle, ils sont en charge de tous les crimes impliquant des super-héros. Deena va découvrir en suivant Christian les bas fonds de la ville et les coulisses de la vie des supers, les coups bas, les amours secrets et les jalousies [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1299" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/powers4.jpg"  class="wmp" id="wmp11"><img class="size-full wp-image-1299" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/powers4.jpg" alt="Copyright Panini Comics 2009" width="240" height="371" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Panini Comics 2009</p></div>
<p>Christian WALKER et Deena PILGRIM sont deux limiers à part. Affectés à la brigade criminelle, ils sont en charge de tous les crimes impliquant des super-héros.<br />
Deena va découvrir en suivant Christian les bas fonds de la ville et les coulisses de la vie des supers, les coups bas, les amours secrets et les jalousies parfois mortelles. Leurs enquêtes seront grandement facilitées par les nombreux contacts de WALKER dans le monde des « powers » ; à se demander comment il les connaît si bien d’ailleurs.</p>
<p><em>Powers </em>est donc une série policière qui se déroule dans les coulisses criminelles des supers héros. Et il est vrai qu’il existe déjà de nombreuses autres séries traitant plus ou moins du même sujet : <em>Gotham Central</em>*, <em>Top Ten</em>, <em>Alias</em>, <em>Sam and Twitch</em> ou même <em>The Boys</em>. Alors pourquoi celle là plus qu’une autre ?</p>
<p>D’abord parce que personne n’a dit qu’il fallait choisir. Toutes ces séries situées dans les « coulisses » ont chacune leur univers, propre ou partagé, leur approche et leur style. Le point commun serait que leur lecture suppose des bases plus ou moins solides de l’univers des supers-héros.<br />
<em>Powers </em>ne demande aucun bagage particulier. Il suffit simplement d’apprécier les histoires de supers (dans lesquelles ils tiennent le plus souvent le rôle du mort) et surtout les bons polars bien ficelés.</p>
<p>Ensuite parce que Brian Michael BENDIS. Ce scénariste est tout bonnement devenu l’un des auteurs les plus influents dans le monde des comics. Il a commencé comme auteur indépendant sur des titres comme <em>Torso</em> (l’enquête vraie d’Elliot NESS sur le premier tueur en série reconnu), <em>Jinx</em> et <em>Powers</em> avant d’être rapidement repéré par les grandes maisons d’édition. En quelques années de dur labeur, il va réussir à s’imposer pour livrer des œuvres majeurs chez Marvel (<em>House of M</em>, <em>Secret War</em> ou encore l’univers Ultimate, cocrée avec Warren ELLIS) ou chez DC (<em>Batman Chronicles</em>).</p>
<p>Dans sa série la plus personnelle (et récompensée par de nombreux prix, dont un EISNER 2001 dès sa première année de publication), BENDIS met en scène tous ses thèmes de prédilection : les crimes glauques, les histoires de flics et surtout l’envers du décor. Partant du principe que tout ou presque a déjà été dit, il s’est demandé par quel angle raconter des histoires de surhommes. Depuis, il n’aime rien tant qu’imaginer ce qui se passe entre les encapés quand le grand public ne regarde pas : règlement de comptes hors caméra (<em>Powers</em>), infirmière de nuit pour héros blessés (<em>Alias</em>), opérations clandestines (<em>Secret War</em>)… BENDIS laisse aller son imagination pour défricher des terrains peu explorés jusque là.</p>
<p>Enfin parce que Michael Avon OEMING. Avec son style cartoon tendance baroque, il a su donner une identité visuelle à la série. Jouant avec la lumière et les ombres, son graphisme rond et néo-rétro rappelle souvent l’excellente série animée du <em>Batman</em>.</p>
<div id="attachment_1301" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><img class="size-full wp-image-1301" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/powers02.jpg" alt="Copyright Semic 2003" width="240" height="368" /><p class="wp-caption-text">Copyright Semic 2003</p></div>
<p>La force de la narration de OEMING réside dans sa capacité à sortir du classicisme dans la mise en scène. Il n’hésite pas à balader son lecteur dans tous les sens ; faisant fi des barrières imposées par le format d’une page, il utilise tout l’espace que lui offrent deux feuilles mises côte à côte pour étaler ses cases, mélanger des vignettes horizontales, verticales, superposées, ou tout simplement se lâcher sur d’immenses doubles pages pleines de puissance. Un régal pour le lecteur, un cauchemar d’éditeur. Le résultat est parfois déroutant mais l’histoire y gagne en dynamisme et renforce les dialogues percutants du scénariste.</p>
<p>Initialement publiée par Sémic, <em>Powers </em>s’était arrêté au tome 3 quand l’éditeur a mis la clef sous la porte. Pendant de nombreuses années, les fans français s’étaient résignés à se tourner vers l’import et l’anglais dans le texte. C’était sans compter sur Panini Comics qui poursuit la série avec ce tome 4 et une promesse dans l’éditorial : rattraper le retard sur la publication américaine (toujours en cours avec un 12<sup>e</sup> chapitre sorti en 2009).<br />
Chaque histoire étant complète, il n’est pas nécessaire de les lire dans l’ordre (même si c’est bien évidemment conseillé). Un nouveau lecteur pourra donc sans problème se jeter sur le 4<sup>e</sup> tome en attendant la réédition des premiers dans les mois à venir. D’autant que la situation est résumée au début de ce volume.</p>
<p><em>Powers </em>est une série qui mérite beaucoup plus que le succès confidentiel qu’elle a connu en France et la reprise de sa publication ne doit pas passer inaperçue.<br />
<a href="http://www.jinxworld.com/" target="_blank">Site officiel de BENDIS</a></p>
<p><em>* Powers et Gotham Central partagent pas mal de points commun, leurs auteurs respectifs BENDIS et Ed BRUBAKER ne cachant pas leur passion pour les enquêtes criminelles et les procédures policières.</em>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp11">Copyright Panini Comics 2009</div>

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		<title>Jazz MAYNARD 3</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 20:49:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite et fin de la trilogie barcelonaise. Après la baston du premier tome, après l&#8217;infiltration du deuxième, Jazz revient faire le ménage dans un ultime épisode façon 58 mn pour vivre. Lui et ses copains se retrouvent pour déloger de sa tour d&#8217;ivoire le nouveau maire de Barcelone et mettre un point final à cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_845" class="wp-caption alignleft" style="width: 238px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jazz-3.jpg"  class="wmp" id="wmp12"><img class="size-medium wp-image-845" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jazz-3-228x300.jpg" alt="Copyright Dargaud 2008" width="228" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Dargaud 2008</p></div>
<p>Suite et fin de la trilogie barcelonaise.</p>
<p>Après la baston du premier tome, après l&#8217;infiltration du deuxième, Jazz revient faire le ménage dans un ultime épisode façon <em>58 mn pour vivre</em>. Lui et ses copains se retrouvent pour déloger de sa tour d&#8217;ivoire le nouveau maire de Barcelone et mettre un point final à cette histoire. Tout y est: les malfrats en costard armés jusqu&#8217;aux dents, le super flic, des poupées bien en chair et peu habillées et toujours Jazz la grande classe.</p>
<p>Raul ROGER clôture brillement son histoire, apportant par ses dialogues toujours autant percutants, un dynamisme rare à la bd. Entre deux scènes de kung fu il trouve le temps non seulement de répondre à toutes les questions posées dans les premiers tomes mais en plus étoffe ses héros et nous en apprend encore sur le passé de Jazz.</p>
<p>IBANEZ a un talent rare pour rendre le mouvement. Tour à tour lourd ou agiles, tous ces personnages respirent la puissance. Les combats sont souples, fluides et toujours lisibles. Les chorégraphies rendent hommages aux meilleurs films du genre dans une mise en scène purement cinématographique. Incroyables, ils se battent comme des lions. De vrais Jet Li. Personnellement, j&#8217;adore les &laquo;&nbsp;Yul Brynner aux sabres&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Bardé de bonnes références et sans jamais ne serait-ce qu&#8217;effleurer la parodie, Jazz MAYNARD est une des meilleures séries d&#8217;action qu&#8217;on ait lues depuis longtemps. Un must du genre.</p>
<p>Ne reste plus qu&#8217;à espérer un deuxième cycle (avec d&#8217;autres Yul Brynner) ou à défaut une nouvelle série. Ces deux là ne peuvent pas s&#8217;arrêter maintenant.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp12">Copyright Dargaud 2008</div>

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		<title>Edito de Novembre 2008</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Oct 2008 18:52:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et voilà, après la rentrée des enfants voici celle des étudiants. A peine ont-ils retrouvé les bancs de la fac que les petits partent&#8230; en vacances. Mon Dieu, mais que de temps libre pour lire de beaux illustrés chroniqués sur notre blog par exemple. Et puis&#8230; il faut bien oublier la crise. Noël approche à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et voilà, après la rentrée des enfants voici celle des étudiants. A peine ont-ils retrouvé les bancs de la fac que les petits partent&#8230; en vacances. Mon Dieu, mais que de temps libre pour lire de beaux illustrés chroniqués sur notre blog par exemple. Et puis&#8230; il faut bien oublier la crise.</p>
<p>Noël approche à grands pas et les éditeurs sortent l&#8217;artillerie lourde. Autant la période d&#8217;été est marquée par le vide abyssal des sorties, autant la période de la rentrée puis de Noël est propice au lâché de nouveautés ou d&#8217;intégrales.</p>
<p><span id="more-643"></span>Jugez plutôt : en vrac et dans le désordre nous auront droit à deux nouveaux Larcenet (<em>Le retour à la terre 5</em> chez Dargaud et <em>L&#8217;Angelus de Midi</em> chez les Rêveurs, qui profitent lâchement de l&#8217;occasion pour rééditer les deux perles que sont <em>Dallas Cowboy </em>et <em>l&#8217;Artiste de la famille</em>), un nouveau <em>Ratafia </em>(enfin !), la suite du <em>Scorpion</em>, un nouveau <em>Spirou et Fantasio</em> (par Morvan et Munuera), la suite de <em>Thorgal</em>.<br />
<em>Sœur Marie Thérèse</em> revient chez un nouvel éditeur (Drugstore), le <em>Magasin Général</em> (petite perle aux accents de la belle province) termine son 2e cycle et la suite et la fin de <em>Koma </em>débarque (on en profitera pour vous dire tout le bien qu&#8217;on pense du travail de Peeters).<br />
Les comics fans ne seront pas en reste avec le retour de <em>Powers </em>(abandonné depuis l&#8217;arrêt de <em>Semic</em>), du run de Brubaker et Lark sur <em>Daredevil </em>(noir comme un café serré sans sucre), de Fable ou encore du monstrueux <em>Transmetropolitan </em>(un titre que je rêve de chroniquer mais comment parler d&#8217;un mastodonte pareil ?).<br />
Enfin les mangavores bénéficieront de la poursuite de <em>Naruto</em>, la fin de <em>Death Note</em> (au volume 12) ou la réédition en format luxueux de <em>l&#8217;Histoire des 3 Adolph</em>.</p>
<p>Je m&#8217;arrête là, la liste est trop longue.</p>
<p>Du bon, du très bon se prépare. Et je ne parle pas des rééditions sous forme d&#8217;intégrales. Dargaud a ouvert le bal en octobre avec <em>Berceuse Assassine</em>, polar mythique des années 90 qui n&#8217;a pas pris une ride.<br />
Sont annoncées les intégrales d&#8217;<em>Où le regard ne porte pas</em>, de la <em>Vengeance du Comte Skrabek</em> ou encore celle du <em>Grand Duduche</em> de Cabu.<br />
Promis, on essayera de faire le point avant Noël pour vous dire ce qu&#8217;on en pense et tenter de vous orienter dans cette jungle.</p>
<p>Avec 4800 albums à paraître cette année, il est devenu difficile de s&#8217;y retrouver. Nous n&#8217;avons (toujours) pas la prétention de tout connaître ni tout lire, mais nous espérons que nos choix et les références incluses dans les articles sauront vous orienter et vous faire découvrir de nouvelles choses.<br />
N&#8217;hésitez pas à nous questionner ou nous donner des avis ou conseils de lecture pour en faire profiter le plus grand nombre.</p>
<p>Je profite de cet édito pour lancer un petit message à nos nouveaux lecteurs : nos anciens articles affichent des compteurs très très bas, signe que trop peu de monde s&#8217;est essayé à chercher dans les <a href="http://www.kroniks.net/archives/">archives</a>. Alors n&#8217;hésitez pas à remonter <a href="http://www.kroniks.net/archives/">le fil du blog</a>, vous trouverez certainement de belles idées parmi nos premiers écrits. Et puis, ils ne méritent pas de mourir au fond des <a href="http://www.kroniks.net/archives/">archives</a>, non ?</p>
<p>Enfin, Xavier et moi préparons une nouvelle rubrique. Lui, a trouvé un bon contact avec <a href="http://www.kroniks.net/2008/10/18/euromanga-1/">Euromanga </a>et moi je vais certainement recommencer à écumer les dédicaces et festivals (si je trouve où acheter du temps). On vous en parle bientôt.</p>
<p>Stay tuned !</p>

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		<title>Le Choucas</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2008 18:49:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Dupuis]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce jour là, il pleuvait à verse. J’avais pas beaucoup de boulot ces derniers temps, les clients se faisaient rares. J’étais dans mon bureau et je lisais des illustrés américains quand ma secrétaire m’a annoncé qu’on avait peut être une affaire. Et puis elle est entrée. Montée sur ses hauts talons, moulée dans une robe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_338" class="wp-caption alignleft" style="width: 219px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/choucas-3.jpg"  class="wmp" id="wmp13"><img class="size-medium wp-image-338" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/choucas-3-209x300.jpg" alt="Copyright Dupuis" width="209" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Dupuis</p></div>
<p>Ce jour là, il pleuvait à verse. J’avais pas beaucoup de boulot ces derniers temps, les clients se faisaient rares. J’étais dans mon bureau et je lisais des illustrés américains quand ma secrétaire m’a annoncé qu’on avait peut être une affaire. Et puis elle est entrée.<br />
Montée sur ses hauts talons, moulée dans une robe rouge, elle s’est approchée de mon bureau comme un fauve. Dès que je l’ai vue, j’ai su que j’allais avoir des ennuis.<br />
Elle m’a expliqué qu’elle était libraire et qu’elle avait une mission pour moi. Un truc bien payé mais peut être dangereux.<br />
Elle m’a raconté qu’elle adorait la série du Choucas. Et m’expliqua que ces albums méritaient d’être connus. Ma mission serait de lire toute la série et d’en faire de la pub. Sale affaire.</p>
<p>Fasciné par ses grands yeux de biche et ses lèvres langoureuses, j’ai accepté.</p>
<p>Alors je me suis lancé sur les traces de ce drôle d’oiseau. Direction la librairie la plus proche. Je me suis fait l’intégrale et je n’en suis pas encore revenu.</p>
<p>Le Choucas c’est un oiseau qui plane au dessus des montagnes. Mais c’est aussi un détective privé qui officie à Paname. D’entrée il affiche la couleur. Ou plutôt les couleurs : jaune pour la chemise et noir pour le costard. D’un noir profond comme les séries qu’il affectionne.  Mais si, vous savez, ces polars bien de chez nous peuplés de bons mots sur la couv’ et de bon scénars dans les pages.</p>
<p>Pourtant le bonhomme n’a pas vraiment la gueule d’un héros : la cinquantaine bien tassée, sans expérience et encore moins de licence pour bosser, il passe son temps à patauger dans ses enquêtes. Normal, détective c’est pas son vrai métier. Comme il a été viré de son boulot de « remonteur de pendule », il a bien fallu se reconvertir pour mettre du picon dans la binouze. Mais finalement il se révèle meilleur limier qu’en apparence et plus intelligent que ce qu’il veut bien faire croire. Il résout des affaires pas si évidentes tout en décontraction et détachement, comme moi quoi.</p>
<p>Autour de lui gravitent des seconds couteaux aux grandes gueules taillées à la serpe qui se révèlent bien utiles. Notamment GABIN, le taxi qui connaît la ville comme personne.</p>
<div id="attachment_339" class="wp-caption alignright" style="width: 228px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/choucas04.jpg"  class="wmp" id="wmp14"><img class="size-medium wp-image-339" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/choucas04-218x300.jpg" alt="Copyright Dupuis" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Dupuis</p></div>
<p>Question ambiance, le père LAX sait y faire. Le bonhomme est un vrai amoureux des Séries Noires et des films français des années 70, où les dialogues d’AUDIARD prennent toute leur saveur dans la bouche de GABIN (tiens, comme le taxi ?). Et ça se sent. Ambiances interlopes et citations de romans, il met tout en œuvre pour nous plonger dans son monde glauque et gras du bide, un rien chouette quand même.<br />
Pour plus d’info sur le gazier, je suis allé faire un tour <a href="http://lechoucas.dupuis.com/" target="_blank">sur son site</a>. Bien foutu, il reprend les ambiances des albums, histoire de se faire une idée avant d’acheter, et fournit les clefs de son univers.</p>
<p>Alors oui, je me suis régalé avec la série de 6 volumes (qui existent aussi en intégrale) et les deux extras, qui emmènent notre volatile aux quatre coins du monde (en fait, que deux pour le moment : le Népal et le Mali). Le Choucas est réellement une bonne série pour qui aime les polars bien de chez nous.<br />
Elle avait raison la bougresse, c’était une mission bien payée (en plaisir) mais dangereuse (pour l’addiction). Je m’étais encore fait avoir par une libraire.</p>
<p>Affaire classée.</p>
<p><div id="attachment_340" class="wp-caption alignleft" style="width: 258px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/integrale.jpg"  class="wmp" id="wmp15"><img class="size-medium wp-image-340" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/integrale-248x300.jpg" alt="Copyright Dupuis" width="248" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Dupuis</p></div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp13">Copyright Dupuis</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp14">Copyright Dupuis</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp15">Copyright Dupuis</div>

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		<title>L&#8217;infini</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Aug 2008 09:44:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai la mémoire qui flanche, j&#8217;me souviens plus très bien Je m&#8217;appelle Kelsey FONTINE. Je suis un flic. Enfin, un ex-flic. Je traquais les transconnects, ces enfants nés dans l&#8217;illégalité et qui se font greffer clandestinement un connecteur. A quoi ça sert, un connecteur ? Ben, comment dire, toute la ville est connectée à un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>J&#8217;ai la mémoire qui flanche, j&#8217;me souviens plus très bien</h3>
<div id="attachment_267" class="wp-caption alignleft" style="width: 234px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/infini1.jpg"  class="wmp" id="wmp16"><img class="size-medium wp-image-267" title="L'Infini" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/infini1-224x300.jpg" alt="L'Infini - Tome 1 : La Citadelle du vide - Copyright Edition Les Humanoïdes Associés" width="224" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;Infini - Tome 1 : La Citadelle du vide - Copyright Edition Les Humanoïdes Associés</p></div>
<p>Je m&#8217;appelle Kelsey FONTINE. Je suis un flic. Enfin, un ex-flic. Je traquais les transconnects, ces enfants nés dans l&#8217;illégalité et qui se font greffer clandestinement un connecteur. A quoi ça sert, un connecteur ? Ben, comment dire, toute la ville est connectée à un ordinateur central et tout passe par le réseau, d&#8217;un appel au médecin à une commande au supermarché.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, je me rends compte que j&#8217;ai encore oublié de faire le plein, le frigo est vide. Et sans connecteur, en plus d&#8217;être mis au ban de la société, je ne peux même plus commander par le réseau&#8230;</p>
<p>C&#8217;est que j&#8217;en oublie des trucs, depuis que mon connecteur a grillé. Tiens, j&#8217;ai même dû oublier de vous dire qu&#8217;en fait la ville est un gigantesque vaisseau spatial, qui traverse l&#8217;univers à la recherche d&#8217;un monde à coloniser. Enfin, moi, en ce qui me concerne, je ne le verrai jamais. Mes arrières-arrières-arrières-arrières petits enfants peut-être, mais pas moi.</p>
<p>Pour le moment, je m&#8217;en fous, je me suis retrouvé un beau matin avec deux tueurs qui défoncent mon mur pour buter un gamin obsédé dont la mère a semble-t-il été assassinée, j&#8217;ai rencontré une jolie poupée en mal de solitude (Jean qu&#8217;elle s&#8217;appelle. Mignonne et bien roulée en plus) et maintenant je suis coursé par des défoncés de la gâchette au service de&#8230; de qui déjà ? J&#8217;ai encore oublié.</p>
<p>C&#8217;est que j&#8217;en oublie de trucs depuis que mon connecteur a grillé. Je vous l&#8217;ai déjà dit ? Mais au fait, vous êtes qui vous ? On se connaît ?!</p>
<h3>Du ryth&#8217;e, du ryth&#8217;e, du ryth&#8217;e !! (François MOREL)</h3>
<p>En voilà de la bonne BD qu&#8217;elle est bien !</p>
<blockquote><p>Les dialogues sont ciselés, succulents, les bons mots et les vannes fusent, le héros n&#8217;a pas une seconde pour souffler que déjà de nouveaux tueurs sont à ses trousses, puisque connectés par le réseau à toute personne munie d&#8217;un connecteur.</p></blockquote>
<p>S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un monde futuriste, le background ne sert en fait qu&#8217;à développer une série policière pleine d&#8217;intrigues et de fausses pistes.<br />
Le scénario est un des plus surprenant que j&#8217;ai lu depuis bien longtemps. Chuck AUSTEN n&#8217;est pas loin du virtuose.<br />
Les dialogues sont ciselés, succulents, les bons mots et les vannes fusent, le héros n&#8217;a pas une seconde pour souffler que déjà de nouveaux tueurs sont à ses trousses, puisque connectés par le réseau à toute personne munie d&#8217;un connecteur.<br />
Il a su ménager un suspense étonnant et on se prend très vite au jeu, encore une fois par ces dialogues qui vont à cent à l&#8217;heure.</p>
<p>Il attrape son lecteur dès les premières planches par le bout du nez et l&#8217;entraîne dans l&#8217;aventure sans le laisser réfléchir, pour l&#8217;abandonner, haletant, sur un cliffhanger des plus rageants (« rahhhh, non, la suite !! »). Il nous fait le coup du premier volume, normal. Mais il remet ça sur le deuxième, en pire (« RAHHHH, NON LA SUITE !»).<br />
Heureusement, la série se termine en beauté au 3e tome et toutes les questions trouveront leur réponse. Certes la fin peut décevoir au regard des premiers tomes, mais finalement elle ne se justifie pas trop mal.<br />
Les personnages sont vraiment attachants. Tous chiants, mais attachants.</p>
<div id="attachment_268" class="wp-caption alignleft" style="width: 237px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/infini2.jpg"  class="wmp" id="wmp17"><img class="size-medium wp-image-268" title="L'Infini" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/infini2-227x300.jpg" alt="L'Infini - Tome 2 : Mémoire interdite - Copyright Edition Les Humanoïdes Associés" width="227" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;Infini - Tome 2 : Mémoire interdite - Copyright Edition Les Humanoïdes Associés</p></div>
<p>FONTINE est un ex-flic revenu de tout, sans gêne et perdu sans son connecteur et ses trous de mémoire.</p>
<p>Sanji WESTIN est un « adorable » bambin de 10 ans, obsédé par les femmes (« <em>j&#8217;ai 18 ans, vous pouvez faire ça avec elle devant moi, c&#8217;est légal. </em>») et tout aussi décomplexé que FONTINE. Il est coursé par une bande de tueurs mais il sait pas pourquoi. Il ne sait pas grand-chose en fait, sinon que&#8230; ah ben, non, il ne sait rien.</p>
<p>Quant à Jean, la jeune opératrice, elle découvre qu&#8217;on peut être très seul même (surtout ?) quand on est connecté en permanence à tout le monde («<em>Nous pourrions être au restaurant en face de quelqu&#8217;un et dîner avec quelqu&#8217;un d&#8217;autre à l&#8217;autre bout de la ville </em>»). A la recherche de compagnie et de frissons, elle suivra FONTINE dans une aventure qui les mènera vers une machination bien secrète&#8230;</p>
<p>Le point commun c&#8217;est qu&#8217;ils ont tous de la répartie et les vannes fusent à tout va («<em>heureusement que t&#8217;es beau comme un ange, ça compense ton caractère de chiotte</em> »).<br />
Un régal.</p>
<p>Avec un scénario pareil on s&#8217;attend à un dessin à la hauteur. Et c&#8217;est là que le bât blesse.</p>
<p>Le dessin peu détaillé se révèle même, parfois, approximatif.<br />
Non pas laid mais approximatif.<br />
Mathieu COSSIN a un trait fin, rapide et plein d&#8217;énergie. Mais quand même, il pourrait dessiner les visages sur les plans éloignés&#8230;</p>
<p>La technique est là, le trait est sûr et les cadrages sont osés. Mais parfois il manque ce petit «quelque chose».<br />
Quant aux couleurs informatisées, une fois encore, elles finissent de lisser les planches. Dommage.</p>
<p>N&#8217;en reste pas moins que <em>l&#8217;Infini</em> est une excellente bande-dessinée, pleine d&#8217;énergie et de nouveautés sui vaut le détour pour ses personnages charismatiques et ses répliques cinglantes.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp16">L&#8217;Infini &#8211; Tome 1 : La Citadelle du vide &#8211; Copyright Edition Les Humanoïdes Associés</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp17">L&#8217;Infini &#8211; Tome 2 : Mémoire interdite &#8211; Copyright Edition Les Humanoïdes Associés</div>

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		<title>Jazz MAYNARD</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 10:29:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ca va swinguer ! Jazz MAYNARD est un trompettiste de renom qui connait la gloire à New York. Quand sa sœur lui écrit qu&#8217;elle a été kidnappée pour servir de joujou à des pervers, il part immédiatement à sa recherche pour la sortir de ce trou et la ramener à la maison, dans le quartier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jazz_maynard_couv1.jpg"  class="wmp" id="wmp20"><img class="alignleft size-medium wp-image-230" title="copyright Dargaud 2007" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jazz_maynard_couv1-226x300.jpg" alt="" width="226" height="300" /></a><strong>Ca va swinguer !</strong><br />
Jazz MAYNARD est un trompettiste de renom qui connait la gloire à New York. Quand sa sœur lui écrit qu&#8217;elle a été kidnappée pour servir de joujou à des pervers, il part immédiatement à sa recherche pour la sortir de ce trou et la ramener à la maison, dans le quartier d&#8217;El Raval à Barcelone qu&#8217;il avait quitté dix ans plus tôt. De retour au pays, il se rend bien vite compte que la mafia new yorkaise n&#8217;est pas si facile à semer et qu&#8217;on ne la vole pas impunément.</p>
<p>Non, stop.<br />
En fait, c&#8217;est pas vraiment ça.</p>
<p>Jazz MAYNARD a grandi dans le quartier pourri d&#8217;El Raval à Barcelone. A choisir entre la mort violente et la prison, il a préféré l&#8217;exile américain et s&#8217;est fait un nom comme trompettiste. Quand il apprend que sa sœur est retenue dans un bordel de la ville, il laisse tomber la trompette et retrouve ses vieux réflexes pour jouer à ces salopards une toute autre musique. Suivi au pays par la mafia, il est kidnappé, battu et presque exécuté et ne doit son salut qu&#8217;à l&#8217;intervention providentielle d&#8217;une vieille connaissance qui lui demande en échange un petit service que seules deux personnes au monde peuvent réaliser.</p>
<p><strong>Make my day, punk</strong>* (* en espagnol dans le texte)</p>
<p>Pour la suite, il va falloir lire les bouquins.<br />
Et quels bouquins.</p>
<p>Sous une couverture anodine, laissant présager une énième histoire de jazzman qui cherche la gloire, se cache en fait « <em>un polar trépidant et original </em>» (François BOUCQ).<br />
Raul et Roger sont deux jeunes auteurs espagnols qui grâce à Dargaud entrent en force sur le marché français avec cette série qui vient souffler un vent nouveau et frais sur la BD.<br />
Pour le plus grand plaisir des lecteurs français.</p>
<p>Par son scénario, tout d&#8217;abord, qui place l&#8217;intrigue dans la méconnue Barcelone (en tout cas en BD et sous cet angle) et son quartier d&#8217;El Raval, la « cuisine de l&#8217;enfer » espagnole.</p>
<p>Par son rythme, ensuite : flashbacks, ruptures, cliffhangers&#8230; Le scénario multiplie les astuces pour que le lecteur ne puisse pas décrocher. Et ça marche. Le rythme soutenu et maîtrisé, alternant comme un métronome des dialogues percutants et des bastons classieuses, fait qu&#8217;il est impossible de s&#8217;ennuyer. Aucun temps mort ne vient ralentir l&#8217;histoire et les deux volumes se dévorent d&#8217;une traite.</p>
<p>Par son héros qui, à la manière d&#8217;un Spike SPIEGEL, dissimule sous un air nonchalant et débonnaire une véritable machine à tuer. Vif, rapide et précis, c&#8217;est un véritable plaisir de le voir à l&#8217;œuvre. Que ce soit à mains nues ou armé, Jazz fait le ménage chez les gorilles dans des chorégraphies magnifiques d&#8217;esthétisme et de mise en scène.</p>
<p>Par son dessin enfin, « <em>à la limite entre la caricature et l&#8217;expressionnisme </em>» pour François BOUCQ (Bouncer), parrain de l&#8217;album (on a vu pire).<br />
Un dessin subtil et élancé superbement mis en valeur par une palette de couleurs recherchée : du sépia pour le ton, du noir profond pour les ombres desquelles surgissent les personnages et du jaune pour la lumière. On n&#8217;avait pas vu ça depuis la trilogie de <em>Berceuse Assassine</em> (à lire, relire et re-relire d&#8217;ailleurs).</p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jazz_maynard_couv2.jpg"  class="wmp" id="wmp21"><img class="alignright size-medium wp-image-231" style="float: right;" title="copyright Dargaud 2008" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/jazz_maynard_couv2-228x300.jpg" alt="" width="228" height="300" /></a>Le premier volume pose les bases de la série : baston, durs à cuire et mafia classieuse.<br />
Le volume deux change de style et nous plonge dans une ambiance plus &laquo;&nbsp;infiltration&nbsp;&raquo; où Jazz se métamorphose devant nous en Lupin mâtiné de Sam FISHER. Il nous démontre alors toute l&#8217;étendue de ses capacités de voleur après celle de combattant et retrouve (encore) une ancienne connaissance.</p>
<p>Un léger reproche vient cependant ternir cette formidable série : si les scènes d&#8217;anthologie se multiplient dans une ambiance prenante, on ne sait, par contre, pas trop où nous emmène le scénariste qui multiplie les personnages charismatiques et ouvre des portes à tout va.<br />
Sachant que la série est prévue depuis le départ comme une trilogie, il est difficile d&#8217;imaginer comment toutes les questions vont trouver leurs réponses dans le dernier tome.</p>
<p>Scénario surprenant, rythme maîtrisé, mise en scène souple et élégante, héros charismatiques, dessins et couleurs attirants : Jazz MAYNARD a tout pour cartonner et devenir un classique du polar. Un peu comme Blacksad en son temps (du même éditeur d&#8217;ailleurs&#8230;).<br />
Merci Monsieur DARGAUD d&#8217;avoir déniché cette petite perle.</p>

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