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	<title>Kroniks &#187; policier</title>
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	<description>le blog bd qui bronze en été</description>
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		<title>Brooklyn 62nd</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 09:53:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Starsky et Hutch ! Nananananin ! Starsky et Hutch! Nananananin !&#160;&#187; Le sergent REYNES et le Lieutenant KOTCHENKO sont deux flics de New York, affectés dans le 62e commissariat de la ville. Tout allait bien pour eux jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée de leur nouveau capitaine, bien décidée à recadrer tout ce beau monde, et notamment tirer au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;Starsky et Hutch ! Nananananin ! Starsky et Hutch! Nananananin !&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong></strong><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Brooklyn62nd01.jpg"><img class="alignleft  size-full wp-image-2391" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Brooklyn62nd01.jpg" alt="Copyright Paquet 2005" width="200" height="266" /></a>Le sergent REYNES et le Lieutenant KOTCHENKO sont deux flics de New York, affectés dans le 62e commissariat de la ville.<br />
Tout allait bien pour eux jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée de leur nouveau capitaine, bien décidée à recadrer tout ce beau monde, et notamment tirer au clair cette histoire de Juanito MENDEZ.<br />
Qu&#8217;est-il réellement arrivé à ce jeune dealer ? Si REYNES et KOTCHENKO ont été blanchis, pourquoi les affaires internes travaillent toujours sur eux ?</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Go ahead punk, make my day&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong></strong>Dès le départ le ton est donné: KOTCHENKO et REYNES ne sont pas des anges. Casquette à l&#8217;envers, tatouages et fusil à pompe, ils n&#8217;hésitent pas à rentrer à coups de 45 fillette dans le lard de ceux qui se mettraient en travers de leur chemin, fussent-ils flics ou voyous.<br />
Mais il ne faut pas pour autant perdre de vue que même s&#8217;ils sont (un peu) pourris, ils n&#8217;en demeurent pas moins des flics. Et des bons.<br />
La preuve, pour rendre service à un indic ils vont se mettre sur la trace d&#8217;une fugueuse et découvrir un réseau qui fait disparaître des filles dans une casse de bagnoles.<br />
Il semble bien que Frankie, le parrain sur le déclin, soit dans le coup.<br />
Pourquoi? Qui? Dans quel but? Pas mal de questions qui trouveront leurs réponses au terme de cette trilogie.</p>
<p>L&#8217;histoire est très riche puisqu&#8217;on suit en parallèle trois intrigues: l&#8217;affaire du dealer dans le coma après une rencontrer mouvementée avec les deux flics, l&#8217;histoire de Frankie et enfin celle des filles disparues qui fait le lien entre les enquêteurs et le mafieux.<br />
Et le lecteur n&#8217;est jamais perdu pour autant. Tout reste parfaitement clair et compréhensible jusqu’à la fin.</p>
<p><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/brooklyn62nd3_18042007.jpg"><img class="alignright  size-full wp-image-2392" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/brooklyn62nd3_18042007.jpg" alt="Copyright Paquet 2007" width="200" height="268" /></a>Les personnages sont plutôt bien décrits, plus profonds qu&#8217;ils n&#8217;y paraissent, et tout n&#8217;est pas blanc ou noir. Ils ont une épaisseur très intéressante qui permet à l&#8217;auteur de les développer tranquillement, sur trois tomes, pour au final nous fournir une belle palette de caractères.</p>
<p>Quant à la mise en scène, rien à redire. Michel KOENIGER connaît son affaire. La séquence dans la casse est une merveille: cadrages osés, dessins mouillés. On s&#8217;attend presque à voir des gouttes sur la focale.<br />
Michel KOENIGER (<em>Bushido, Eight Ball Hunter</em>) travaille sur de très grandes planches (mais alors vraiment grandes), ce qui lui permet d’aérer son dessin. Du coup, les cases sont claires, les persos volumineux et les plans aérés. On respire quoi.</p>
<p>Petite série sous testostérone, Brooklyn 62nd se lit avec plaisir et permet de prolonger avec bonheur des séries télé comme The Shield ou The Wire. Idéal pour les amateurs du genre et ceux qui auront apprécié <em>Bushido</em> (d’ailleurs, les deux séries se font écho en partageant quelques personnages, notamment le parrain Franckie).</p>
<p>Un seul bémol, la couverture (rose !) du premier tome. Mais impossible d’en vouloir à l’auteur, c’est une erreur de l’éditeur… Heureusement que les deux suivantes rattrapent le coup.</p>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/policier/" title="policier" rel="tag">policier</a><br />

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		<title>Shutter Island</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 21:39:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les années 50. Au large de Boston l&#8217;îlot de Shutter Island abrite un hôpital-forteresse réservé aux criminels atteints de troubles mentaux graves. Les marshals Teddy DANIELS et Chuck AULE sont appelés sur l&#8217;île afin de résoudre un bien étrange mystère. Rachel SOLANDO, une patiente psychotique, a disparu de sa cellule et reste introuvable. Les deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1658" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/shutter-island.jpg"><img class="size-medium wp-image-1658" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/shutter-island-225x300.jpg" alt="shutter island" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Shutter Island - Copyright Casterman</p></div>
<p>Les années 50. Au large de Boston l&#8217;îlot de Shutter Island abrite un hôpital-forteresse réservé aux criminels atteints de troubles mentaux graves. Les marshals Teddy DANIELS et Chuck AULE sont appelés sur l&#8217;île afin de résoudre un bien étrange mystère. Rachel SOLANDO, une patiente psychotique, a disparu de sa cellule et reste introuvable. Les deux enquêteurs auront bien du mal à démêler le vrai du faux et expliquer comment une femme a pu s&#8217;évaporer de la sorte. Leur mission se complique lorsqu&#8217;ils découvrent que la fugitive leur a laissé un message codé. Question à 100 000 : si l&#8217;établissement renferme 66 patients, qui est le numéro 67 ?</p>
<p><em>Shutter Island</em>, la bd, est l&#8217;adaptation de <em>Shutter Island</em>, le roman de Dennis LEHANE, et précède la sortie en France en octobre 2009 de <a href="http://www.shutterisland.com/" target="_blank"><em>Shutter Island</em></a>, le film réalisé par Martin SCORCESE (avec Léonardo DI CAPRIO et Mark RUFFALO dans les rôles titres). Le bouquin est édité dans la nouvelle collection de Casterman, <a href="http://bd.casterman.com/catalogues_list.cfm?CategID=3681&amp;OwnerId=436" target="_blank">Rivages Noirs</a>, qui réuni les adaptations en bd de grands romans noirs américains (comme <em>Pierre qui roule</em>, de Donald WESTLAKE adapté par LAX ou encore <em>Nuit de fureur</em> de THOMSON, HYMAN et MATZ).</p>
<p>Adapter en bande dessinée un roman de près de 400 pages est un exercice particulièrement ardu. Force est de constater que Christian de METTER s&#8217;en est plutôt bien tiré. Il a bien évidemment du opérer de nécessaires coupes mais a su rester fidèle au texte et aux personnages pour retenir la quintessence du livre original.</p>
<p>Shutter Island est une histoire complexe et à tiroirs. Tout du long le lecteur est entrainé dans une spirale de faux semblants, d&#8217;indices cryptés et des personnages ambigus. Jusqu&#8217;à la révélation finale, époustouflante.<br />
A la manière d&#8217;un M NIGHT SHYAMALAN, Dennis LEHANE réserve pour ses lecteurs un final littéralement renversant. Une révélation qui, une fois connue, confère un tout nouvel éclairage à l&#8217;histoire et invite à une relecture immédiate (en tout cas moi, je n&#8217;ai pas pu m&#8217;en empêcher).</p>
<p>Graphiquement, Christian de METTER (<em>L&#8217;œil était dans la tombe</em>) a opté pour le noir et blanc. Ou plutôt pour un dégradé de sépia en couleurs directes. Le résultat est étonnant. DE METTER maîtrise a ce point le pinceau que ses images ressemblent à des photographies retouchées.<br />
Un petit tour sur le <a href="http://bd.casterman.com/prepub_detail.cfm?ID=32543" target="_blank">site de l&#8217;éditeur</a> vous donnera une idée du talent du dessinateur pour restituer cette ambiance glauque et moite.</p>
<p>Un roman, une bd, un film… Chacun a ses avantages et ses inconvénients propres (le roman se révèle très immersif mais difficile à relire immédiatement, la bd est superbe mais perd en détails…). Il ne vous reste plus qu&#8217;à choisir le support qui vous conviendra le mieux pour découvrir cette histoire sombre et brillamment ficelée. Et vous plonger dans les deux autres pour poursuivre l&#8217;expérience.</p>
<p>A noter que l&#8217;album a reçu le <a href="http://www.kroniks.net/2009/06/21/prix-canal-bd-2008-2009/" target="_blank">prix des libraires Canal BD 2008-2009</a> face à une concurrence féroce. Un conseil, ne vous laissez pas abuser par une couverture austère, vous passeriez à côté d&#8217;une pépite noire.</p>

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		<title>MW</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 06:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Michio Yuki est un simple employé de banque. Il est diligent, charmant, compétent, bref, il a tout pour s&#8217;élever rapidement dans la hiérarchie de sa compagnie. Mais voilà, ce n&#8217;est qu&#8217;un aspect de sa personnalité. Michio Yuki est en effet également un psychopathe, un monstre de la pire espèce, un assassin. Et ce n&#8217;est pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1493" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/mw.jpg"><img class="size-medium wp-image-1493 " title="mw" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/mw-300x300.jpg" alt="copyright Osamu Tezuka / Tonkam 2004" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Osamu Tezuka / Tonkam 2004</p></div>
<p>Michio Yuki est un simple employé de banque. Il est diligent, charmant, compétent, bref, il a tout pour s&#8217;élever rapidement dans la hiérarchie de sa compagnie. Mais voilà, ce n&#8217;est qu&#8217;un aspect de sa personnalité. Michio Yuki est en effet également un psychopathe, un monstre de la pire espèce, un assassin. Et ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;il vient confesser chacun de ses crimes au père Garai qu&#8217;il éprouve des remords, loin de là. Il prendrait plutôt plaisir à tourmenter le prêtre avec ses récits tous plus monstrueux les uns que les autres et dont Garai peut juger de la véracité simplement en lisant le journal.</p>
<p>Garai et Yuki ne sont pas des étrangers l&#8217;un pour l&#8217;autre, bien au contraire. Ils sont en effet les seuls rescapés d&#8217;un accident avec un gaz militaire, sur une petite île japonaise isolée. Cela a tissé des liens très particuliers entre eux et leur relation est plus que trouble. Il demeure cependant que Yuki est un génie du crime qui ne cherche qu&#8217;à assouvir ses instincts de mort, alors que Garai est désespérément lié par le secret de la confession.</p>
<p>Le parcours de Yuki aurait pu continuer ainsi pendant longtemps, mais il parvient à mettre la main sur des informations selon lesquelles le fameux gaz de combat, le MW, serait encore présent sur cette fameuse ile. Dès lors, Yuki ne rêve plus que d&#8217;une chose, mettre la main dessus et passer à l&#8217;échelle supérieure du crime, le meurtre par arme de destruction massive. On imagine les conséquences à l&#8217;échelle planétaire&#8230; le père Garai va-t-il enfin se résoudre à arrêter Yuki ?</p>
<p>MW est l&#8217;un des manga qui révèlent toutes les facettes du génie d&#8217;Osamu Tezuka, surnommé dans son pays le « Dieu du manga ». Il faut d&#8217;ailleurs avertir le lecteur tout de suite : si vous pensez que Tezuka, ce n&#8217;est que Astro, le Roi Leo ou Princesse Saphir, attendez-vous à un sacré choc.</p>
<p>MW est en quelque sorte un condensé de la science de la narration de Tezuka. 3 petits tomes, pour une histoire parfaitement finie. Une histoire ? Non ! Un uppercut, un direct au foie, un coup de genou dans la tronche, oui ! Tezuka brasse des dizaines de thèmes : culpabilité, amour, folie, fidélité, trahison, crime et châtiment, responsabilité des états créateurs de telles armes, homosexualité ; de cet exercice casse-gueule par excellence, Tezuka se sort la tête haute, nous servant un concentré de tension, de suspense, d&#8217;espoir et de terreur comme peu d&#8217;auteurs auraient été capables.</p>
<p>En 3 tomes, Tezuka parvient à établir des personnages à la psychologie parfaitement définie et pourtant nullement figée. On ne peut que haïr Michio Yuki et pourtant, on se prend parfois à le plaindre et à se demander quelle aurait été la vie de cet enfant si il n&#8217;était pas tombé sur la bande de Garai et si ce gaz n&#8217;avait pas été stocké sur l&#8217;île. On ne peut que pester devant l&#8217;indécision de Garai et pourtant on se prend parfois à l&#8217;admirer dans sa volonté de réparer ses erreurs passées et de faire le bien autour de lui.</p>
<div id="attachment_1492" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/mw3.jpg"><img class="size-medium wp-image-1492 " title="mw3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/mw3-300x300.jpg" alt="copyright Osamu Tezuka / Tonkam 2004" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Osamu Tezuka / Tonkam 2004</p></div>
<p>Il n&#8217;empêche que MW est un des manga de Tezuka dont la lecture est la plus éprouvante sur le plan psychologique. On se surprend parfois à implorer mentalement ce dernier de mettre fin aux crimes horribles de Yuki, vu le sadisme dont il fait preuve et l&#8217;incapacité de la police à résoudre les enquêtes. Pourtant, Tezuka ne nous épargnera rien, rien en tout cas qui ne serve la démonstration de son propos. Il réussit à nous dire plus de choses dans ces trois tomes que dans d&#8217;autres de ses séries pourtant plus longues. C&#8217;est sans doute parce qu&#8217;il a pris le parti de « dégraisser » son récit à l&#8217;extrême, en enlevant par exemple toutes les caricatures, les anachronismes et les traits d&#8217;humour pourtant présents dans des œuvres sérieuses telles que « Bouddha ». MW est un récit réaliste, « brut de décoffrage », sans concession. Il mise aussi sur la réceptivité de son lecteur pour faire passer ses réflexions et ses idées. Inutile de dire que si vous ouvrez MW pour passer un bon moment, c&#8217;est raté. Mais c&#8217;est le but : vous faire passer un sale quart d&#8217;heure (enfin plus quand même) pour vous obliger à réfléchir sur ce que vous venez de lire. Pas si courant que ça, dans le monde de la BD en général.</p>
<p>On pourrait rapprocher MW de trois autres œuvres de Tezuka sur lesquelles j&#8217;espère avoir l&#8217;occasion de revenir ultérieurement : Ayako, Barbara et Kirihito, deux récits eux aussi très durs et très réalistes, aux limites de la folie, mais au combien enrichissants pour le lecteur qui s&#8217;en donnera la peine. Bref, MW est à réserver à des lecteurs avertis, mais pour ces derniers, c&#8217;est une œuvre à ne surtout pas manquer !</p>
<p>A noter que le 4 juillet 2009 sortira au Japon l&#8217;adaptation cinématographique de MW, avec notamment Tamaki Hiroshi dans le rôle de Yuki. Voilà qui va le changer radicalement, puisqu&#8217;il est plutôt habitué aux rôles de gentils garçons. On l&#8217;a ainsi vu dans l&#8217;adaptation très réussie de Nodame Cantabile. Bien sûr, on peut s&#8217;attendre à ce que le scénario originel de Tezuka soit quelque peu adapté, voire édulcoré, mais la complexité de la tâche d&#8217;adapter une telle œuvre au cinéma mérite au moins qu&#8217;on y jette un coup d&#8217;oeil. Et c&#8217;est par ici que ça se passe : <a href="http://mw.gyao.jp/">http://mw.gyao.jp/</a></p>
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	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/manga/" title="manga" rel="tag">manga</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/osamu-tezuka/" title="Osamu Tezuka" rel="tag">Osamu Tezuka</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/policier/" title="policier" rel="tag">policier</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/thriller/" title="thriller" rel="tag">thriller</a><br />

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		<title>Le chant des Stryges</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Dec 2008 17:50:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nouveau Mexique, 1997. Dans un complexe militaire un agent spécial tombe nez à nez avec une immense créature humanoïde qui disparaît aussi vite qu&#8217;elle est apparue. L’Ombre, le nom de code de notre agent, va tenter d&#8217;en savoir plus sur ce monstre indestructible jusqu&#8217;à ce qu&#8217;une mystérieuse organisation lui fasse comprendre qu&#8217;il est des secrets [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_734" class="wp-caption alignleft" style="width: 234px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/stryges6.jpg"><img class="size-medium wp-image-734" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/stryges6-224x300.jpg" alt="Copyright Delcourt" width="224" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Delcourt</p></div>
<p>Nouveau Mexique, 1997. Dans un complexe militaire un agent spécial tombe nez à nez avec une immense créature humanoïde qui disparaît aussi vite qu&#8217;elle est apparue. L’Ombre, le nom de code de notre agent, va tenter d&#8217;en savoir plus sur ce monstre indestructible jusqu&#8217;à ce qu&#8217;une mystérieuse organisation lui fasse comprendre qu&#8217;il est des secrets qu&#8217;il ne vaut mieux pas découvrir.</p>
<p>A la même époque, Kevin NIVEK (notez le subtil palindrome) se fait virer sans explication de son poste de responsable de la sécurité du Président des Etats Unis lorsque sa petite amie le docteur Mélinda CHAPMAN autopsie les restes calcinés d&#8217;une de ces créatures.</p>
<p>Les recherches de NIVEK croiseront celles de l&#8217;Ombre alors que Melinda contracte un mal inconnu après le baiser d&#8217;oubli du monstre.</p>
<p>Les voilà partis à la poursuite des plus mystérieuses créatures que le monde ait porté : les Stryges, qui semblent avoir infiltré les plus hautes sphères du pouvoir.</p>
<h3>Mensonges, pouvoir, complot : le destin de l’Homme en jeu.</h3>
<p>Disons le tout de suite, le chant des stryges est une série majeure et incontournable dans le monde de la bd franco-belge que tout lecteur se doit connaître.</p>
<p>Depuis maintenant 11 ans elle tient en haleine des milliers de fans qui essayent désespérément de percer les mystères créées de toutes pièces par CORBEYRAN (au scénario) et GUERINEAU (aux dessins). Depuis une décennie, petit à petit, albums après albums, les deux compères ont tissé un véritable mythe autour des créatures noires et de leurs ennemis.</p>
<p>A quoi tient une telle longévité ? A plusieurs choses, à commencer par l&#8217;histoire.</p>
<div id="attachment_737" class="wp-caption alignright" style="width: 234px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/stryges3.jpg"><img class="size-medium wp-image-737" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/stryges3-224x300.jpg" alt="Copyright Delcourt" width="224" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Delcourt</p></div>
<p>Dès le départ, CORBEYRAN avait eu la vision d&#8217;une série complexe, mêlant mythes urbains et histoire, policier et fantastique, espionnage et complot.</p>
<p>Il l&#8217;a pensée, organisée et écrite comme un véritable feuilleton télé : personnages riches aux sombres secrets, histoire haletante à rebondissements, cliffhangers insoutenables à la fin de chaque album… Tout, absolument tout ici est maîtrisé : des informations distillées avec parcimonie aux renvois à des scènes apparemment anodines, CORBEYRAN ménage ses effets et tient son lecteur en haleine.</p>
<p>Maîtrisant avec brio son histoire, il avance petit à petit et ne donne que quelques bribes d&#8217;information dans chaque album, posant de nouvelles questions à mesure qu&#8217;il apporte de rares réponses. Qui sont les Stryges ? Que veulent-ils ? Dominer le monde, asservir la race humaine ? Ou auraient-ils d&#8217;autres desseins ? CORBEYRAN sait, depuis le début, exactement où il va et prend un malin plaisir à perdre son lecteur pour mieux le captiver.</p>
<p>En 1991, Richard GUERINEAU rencontre Eric CORBEYRAN, un compatriote bordelais avec qui il signe d&#8217;abord l&#8217;<em>As de pique</em> (Delcourt). Ravi de cette première collaboration, il se laissera entraîner dans l&#8217;aventure des Stryges qu&#8217;il n&#8217;a pas lâchée depuis 10 ans.</p>
<p>Pour cette série, il adopte un style nerveux et des cadrages serrés, reprenant avec bonheur l&#8217;ambiance sérial voulue par le scénariste. Les personnages sont convaincants, les designs crédibles et les cadrages sortent tout droit d&#8217;une école de réalisation. C&#8217;est bien simple, on se croirait devant un écran de télé.</p>
<p>A l&#8217;origine la série a été publiée dans le petit format propre à Delcourt et force est de reconnaitre qu&#8217;il ne rendait absolument pas hommage aux planches du dessinateur. Devant le succès de la série et à partir du volume 8 l&#8217;éditeur a passé la série dans un format plus classique. Il en profitait pour rééditer les premiers volumes en grand format, pour le plus grand bonheur des fans qui pouvaient enfin apprécier la qualité des planches à leur juste valeur (et de superbes nouvelles couvertures).</p>
<div id="attachment_739" class="wp-caption alignleft" style="width: 239px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/clandeschimeres03.jpg"><img class="size-medium wp-image-739" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/clandeschimeres03-229x300.jpg" alt="Copyright Delcourt" width="229" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Delcourt</p></div>
<p>Revers de la médaille, les couleurs, informatisées à partir du volume 5, deviennent trop voyantes et fluos avec le grand format et lissent le dessin. Personnellement je préférais les couleurs plus artisanales des premiers volumes. Question de goût.</p>
<p>La série mère se décompose pour le moment en deux cycles de 6 albums. Et on peut véritablement parler de cycle, puisque le tome 6 met fin à un suspens insoutenable et apporte quantité de réponse, mais en contrepartie, il ouvre une nouvelle série de questions que le cycle 2 viendra conclure en beauté… en préparant le lecteur à un nouveau cycle prometteur sur la destinée de l&#8217;Ombre.</p>
<p>Revenons d&#8217;ailleurs un peu sur ce dernier tome.</p>
<p>Il clôt donc le 2e cycle et comme pour le tome 6, se révèle verbeux et dénué d&#8217;action. C&#8217;est pourtant un mal nécessaire vu la quantité d&#8217;informations délivrée. Toutes les questions posées depuis le début dans la série mère et dans les séries annexes trouveront ici leur réponse, toutes les pièces du puzzle finissent par s&#8217;assembler. Mais le tableau final se révèle lui-même être une nouvelle énigme.</p>
<p>A noter que les plus radins peuvent se procurer l’intégrale de la saison 1 en petit format. Idéal pour les petits budgets ou les petites bibliothèques.</p>
<h3>Un univers riche aux ramifications complexes</h3>
<p>La série des Stryges ne se limite pas qu&#8217;au chant. Fort du succès rencontré par ses créatures, CORBEYRAN s&#8217;est amusé à développer des détails évoqués dans le chant : qu&#8217;est-ce que le <em>grimoire de Venoncius</em> et quelle est son histoire ? Comment a-t-il été perdu puis retrouvé ? Qui sont Abeau et Cylinia ?</p>
<div id="attachment_738" class="wp-caption alignright" style="width: 239px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/maitre-du-jeu.jpg"><img class="size-medium wp-image-738" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/maitre-du-jeu-229x300.jpg" alt="Copyright Delcourt" width="229" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Delcourt</p></div>
<p>Toutes ces réponses, et bien d&#8217;autres, sont apportées en grande partie par les séries <em>Le clan des chimères</em> et <em>le Maître de jeu</em> et bientôt dans le Siècle des Ombres, une suite du clan située 300 ans après les évènement qui secouèrent les Rochebrune.</p>
<p>L&#8217;auteur va même plus loin puisqu&#8217;il nous détaille le futur qu&#8217;il réserve à ses monstres dans la série (très moyenne) des <em>Hydres d&#8217;Arès</em> se déroulant sur Mars.</p>
<p>Certes elles ne sont pas absolument nécessaires pour suivre et comprendre le chant (surtout les Hydres) mais elles prolongent l&#8217;univers des Stryges. D&#8217;autant qu&#8217;elles ont été écrites par CORBEYRAN lui-même et insérées avec une rare intelligence dans le maillage complexe de son univers. Le tout rend le monde des Stryges encore plus profond et cohérent. Une telle qualité a rarement été trouvée ailleurs.</p>
<p>CORBEYRAN se paye même le luxe de faire apparaître des stryges dans des séries qui n&#8217;ont a priori rien à voir avec eux (cf <em>Asphodèle</em>, scénarisée par CORBEYRAN donc et dessinée par… GUERINEAU pour le tome 1)</p>
<h3>Mythe ou réalité ?</h3>
<p>Comme il l&#8217;a été dit au début de ce long article (mais peut-on faire court quand on parle des Stryges ?), <em>le Chant des Stryges</em> est une série majeure dans la BD franco belge. Mêlant très habilement des thèmes aussi variés que complot, histoire, science, paranormal, policier et espionnage elle a posé les bases d&#8217;un genre nouveau et malgré son grand âge elle reste terriblement prenante et efficace. Son succès est principalement dû au talent qu&#8217;a CORBEYRAN pour distiller ses informations et construire un univers riche et cohérent. Elle le révèlera d&#8217;ailleurs comme un auteur majeur dans le monde de la BD. A tel point que ses autres séries, bien que réussies pour la plupart, semblent bien fades comparées à celle-ci.</p>
<p>Enfin petit conseil de lecteur avisé : si vous attaquez la série du début, dégustez la lentement et laissez-vous le temps de la frustration entre chaque épisode. Elle ne vous en paraîtra que meilleure.</p>
<p>Pour s&#8217;y retrouver un peu (toutes les séries sont publiées chez Delcourt) :</p>
<div id="attachment_740" class="wp-caption alignleft" style="width: 213px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/debrah-faith.jpg"><img class="size-medium wp-image-740" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/debrah-faith-203x300.jpg" alt="Edtiée par Figure et vous - Copyright Delcourt" width="203" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Editée par Figure et vous - Copyright Delcourt</p></div>
<p><strong>Passé </strong>: <em>Le clan des chimères</em> (série terminée en 6 tomes)</p>
<p><strong>A venir</strong> : <em>Le siècle des Ombres</em></p>
<p><strong>Présent </strong>: <em>Le Maître de jeu</em> (série terminée en 6 tomes)</p>
<p><em>Le Chant des Stryges</em> (2 cycles, 12 tomes, un 3e cycle à venir).</p>
<p><em>La loi des 12 tables</em> : cross-over avec le monde d&#8217;Asphodèle la sorcière</p>
<p><em>Le Chant des Stryges</em>, mythe et réalité (Edition Canal BD) : album offert à l’époque avec le tome 5 et spécialement édité par les <em>Editions Canal BD</em>. Outre des dessins inédits, il apporte de nombreux éclairages sur la série et revient sur les (véritables) recherches menées sur ces êtres par Peter Mackenzie (<em>Contact et inducement</em>)</p>
<p><strong>Futur </strong>: <em>Les Hydres d&#8217;Arès</em> (2 tomes à ce jour)</p>
<ul>
<li><a href="http://www.stryges.com/">Site officiel des Stryges</a> (attention, nombreux spoilers)</li>
<li><a href="http://chimeres.stryges.com/index.php">Site officiel du Maître de Jeu</a></li>
</ul>

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		<title>Baker Street</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 21:01:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Enfin !! Après de longs mois, d’interminables mois d’attente, le nouveau Baker Street est sorti. Le cheval qui murmurait à l’oreille de Sherlock Holmes (comprenne qui lira) marque le retour du détective le plus puéril de la bande dessinée et de tout le petit monde qui l’entoure : l’affreux LESTRADE, l’avinée Mme HUDSON et même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Enfin !!<br />
Après de longs mois, d’interminables mois d’attente, le nouveau Baker Street est sorti. <em>Le cheval qui murmurait à l’oreille de Sherlock Holmes</em> (comprenne qui lira) marque le retour du détective le plus puéril de la bande dessinée et de tout le petit monde qui l’entoure : l’affreux LESTRADE, l’avinée Mme HUDSON et même le club des sports dangereux (qui accueille un nouveau membre… de poids).<br />
Retour sur une série drôlissime.</p>
<div id="attachment_397" class="wp-caption alignleft" style="width: 238px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/baker-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-397" title="Copyright Delcourt 1999" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/baker-1-228x300.jpg" alt="" width="228" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Sherlock Holmes n&#39;a peur de rien - Copyright Delcourt 1999</p></div>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Le plus grand des détectives, oui c&#8217;est lui, Sherlock HOLMES le voici&#8230;&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>En fait, non, ce Sherlock là n&#8217;a rien à voir avec celui de MIYAZAKI ou même avec l&#8217;original.<br />
Celui qui nous intéresse ici est bête, méchant, jaloux, de mauvaise foi et puéril.<br />
Il est bien évidemment accompagné du Docteur WATSON, son collègue, ami, faire valoir et souffre douleur. Et pour les épauler, Scotland Yard a mis à leur disposition l&#8217;inspecteur LESTRADE (ça l&#8217;éloigne du service, ils sont contents du coup, au Yard), aussi laid que bête et inversement.<br />
Enfin, que serait Sherlock HOLMES sans Mme HUDSON la gouvernante, saoule de la première à la dernière planche qui leur prépare des petits déjeuners organiques et du thé au méthanol.</p>
<p>Le premier volume est un recueil d&#8217;histoires courtes, pré-publiées dans Spirou (ceci expliquant cela); dans le 2e tome HOLMES devra résoudre plusieurs affaires dans une histoire continue; les volumes 3 et 4 narrent une longue aventure de Londres aux Indes.</p>
<p>C&#8217;est méchant, caustique, irrévérencieux et&#8230; bourré de références.<br />
D&#8217;ailleurs, si vous hésitez à acquérir la série, jetez un coup d&#8217;œil aux 4e de couv&#8217; des 3 premiers tomes (j&#8217;insiste, pas la 4e du dernier volume, attention spoiler!): si vous riez ou simplement souriez, c&#8217;est gagné, jetez vous sur les albums.</p>
<blockquote><p>C&#8217;est méchant, caustique, irrévérencieux et&#8230; bourré de références.</p></blockquote>
<p>Ce qui fait la réussite des enquêtes (la longue aventure sur 2 volumes est vraiment à part dans la série) c&#8217;est que l&#8217;énigme est (très) souvent capillotractée (tirée par les cheveux quoi), et on se demande comment HOLMES (et VEYS) a pu en arriver à ces conclusions.</p>
<p>Pierre VEYS est un scénariste bourré d&#8217;humour et de non sens, une sorte de Gotlieb élevé par les Monthy Python.<br />
Du grand n&#8217;importe quoi du début à la fin. Et ça marche.<br />
Fidèle à la réputation du public lyonnais, je me considère (humblement) comme difficile, surtout en matière de bande dessinées d&#8217;humour. Et là, même en ayant déjà lu la série 3 ou 4 fois, je me suis surpris à sourire voire à rire ouvertement (attirant sur ma personne les regards interrogateurs des zombies parisiens dérangés par mes ricanements nasaux).</p>
<div id="attachment_398" class="wp-caption alignright" style="width: 239px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/baker-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-398" title="Copyright Delcourt 2000" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/baker-2-229x300.jpg" alt="" width="229" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Sherlock Holmes et le club des sports dangereux - Copyright Delcourt 2000</p></div>
<p>L&#8217;humour joue sur tous les tableaux: jeux de mots débiles, tartes à la crème, situations burlesques, personnages stupides, running gags (d&#8217;ailleurs, lisez IMPÉRATIVEMENT les volumes dans l&#8217;ordre de parution)&#8230;</p>
<p>Nicolas BARRAL nous offre des beaux dessins, au style épuré, fidèles à la tradition de la bédé dite &laquo;&nbsp;gros nez&nbsp;&raquo; d&#8217;humour. Pas de déception de ce côté là.<br />
L&#8217;intérêt ne vient pas du classicisme du trait (attention, je n&#8217;ai jamais dit que c&#8217;était moche, hein!) mais des talents combinés de VEYS pour les gags et de BARRAL pour la mise en scène, cartoonesque.<br />
Ça va vite, les répliques fusent, les gags abondent (en moyenne un par case!) et on passe un excellent moment.</p>
<p>Dans la même veine et des mêmes auteurs, je vous conseille <em>Les aventures de Philip et Francis</em>, parodie proprement hilarante de <em>Blake et Mortimer </em>qui ne demande aucune connaissance particulière de la série d&#8217;origine pour être appréciée. Un véritable régal.</p>

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		<title>L&#8217;infini</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Aug 2008 09:44:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai la mémoire qui flanche, j&#8217;me souviens plus très bien Je m&#8217;appelle Kelsey FONTINE. Je suis un flic. Enfin, un ex-flic. Je traquais les transconnects, ces enfants nés dans l&#8217;illégalité et qui se font greffer clandestinement un connecteur. A quoi ça sert, un connecteur ? Ben, comment dire, toute la ville est connectée à un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>J&#8217;ai la mémoire qui flanche, j&#8217;me souviens plus très bien</h3>
<div id="attachment_267" class="wp-caption alignleft" style="width: 234px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/infini1.jpg"><img class="size-medium wp-image-267" title="L'Infini" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/infini1-224x300.jpg" alt="L'Infini - Tome 1 : La Citadelle du vide - Copyright Edition Les Humanoïdes Associés" width="224" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;Infini - Tome 1 : La Citadelle du vide - Copyright Edition Les Humanoïdes Associés</p></div>
<p>Je m&#8217;appelle Kelsey FONTINE. Je suis un flic. Enfin, un ex-flic. Je traquais les transconnects, ces enfants nés dans l&#8217;illégalité et qui se font greffer clandestinement un connecteur. A quoi ça sert, un connecteur ? Ben, comment dire, toute la ville est connectée à un ordinateur central et tout passe par le réseau, d&#8217;un appel au médecin à une commande au supermarché.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, je me rends compte que j&#8217;ai encore oublié de faire le plein, le frigo est vide. Et sans connecteur, en plus d&#8217;être mis au ban de la société, je ne peux même plus commander par le réseau&#8230;</p>
<p>C&#8217;est que j&#8217;en oublie des trucs, depuis que mon connecteur a grillé. Tiens, j&#8217;ai même dû oublier de vous dire qu&#8217;en fait la ville est un gigantesque vaisseau spatial, qui traverse l&#8217;univers à la recherche d&#8217;un monde à coloniser. Enfin, moi, en ce qui me concerne, je ne le verrai jamais. Mes arrières-arrières-arrières-arrières petits enfants peut-être, mais pas moi.</p>
<p>Pour le moment, je m&#8217;en fous, je me suis retrouvé un beau matin avec deux tueurs qui défoncent mon mur pour buter un gamin obsédé dont la mère a semble-t-il été assassinée, j&#8217;ai rencontré une jolie poupée en mal de solitude (Jean qu&#8217;elle s&#8217;appelle. Mignonne et bien roulée en plus) et maintenant je suis coursé par des défoncés de la gâchette au service de&#8230; de qui déjà ? J&#8217;ai encore oublié.</p>
<p>C&#8217;est que j&#8217;en oublie de trucs depuis que mon connecteur a grillé. Je vous l&#8217;ai déjà dit ? Mais au fait, vous êtes qui vous ? On se connaît ?!</p>
<h3>Du ryth&#8217;e, du ryth&#8217;e, du ryth&#8217;e !! (François MOREL)</h3>
<p>En voilà de la bonne BD qu&#8217;elle est bien !</p>
<blockquote><p>Les dialogues sont ciselés, succulents, les bons mots et les vannes fusent, le héros n&#8217;a pas une seconde pour souffler que déjà de nouveaux tueurs sont à ses trousses, puisque connectés par le réseau à toute personne munie d&#8217;un connecteur.</p></blockquote>
<p>S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un monde futuriste, le background ne sert en fait qu&#8217;à développer une série policière pleine d&#8217;intrigues et de fausses pistes.<br />
Le scénario est un des plus surprenant que j&#8217;ai lu depuis bien longtemps. Chuck AUSTEN n&#8217;est pas loin du virtuose.<br />
Les dialogues sont ciselés, succulents, les bons mots et les vannes fusent, le héros n&#8217;a pas une seconde pour souffler que déjà de nouveaux tueurs sont à ses trousses, puisque connectés par le réseau à toute personne munie d&#8217;un connecteur.<br />
Il a su ménager un suspense étonnant et on se prend très vite au jeu, encore une fois par ces dialogues qui vont à cent à l&#8217;heure.</p>
<p>Il attrape son lecteur dès les premières planches par le bout du nez et l&#8217;entraîne dans l&#8217;aventure sans le laisser réfléchir, pour l&#8217;abandonner, haletant, sur un cliffhanger des plus rageants (« rahhhh, non, la suite !! »). Il nous fait le coup du premier volume, normal. Mais il remet ça sur le deuxième, en pire (« RAHHHH, NON LA SUITE !»).<br />
Heureusement, la série se termine en beauté au 3e tome et toutes les questions trouveront leur réponse. Certes la fin peut décevoir au regard des premiers tomes, mais finalement elle ne se justifie pas trop mal.<br />
Les personnages sont vraiment attachants. Tous chiants, mais attachants.</p>
<div id="attachment_268" class="wp-caption alignleft" style="width: 237px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/infini2.jpg"><img class="size-medium wp-image-268" title="L'Infini" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/infini2-227x300.jpg" alt="L'Infini - Tome 2 : Mémoire interdite - Copyright Edition Les Humanoïdes Associés" width="227" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;Infini - Tome 2 : Mémoire interdite - Copyright Edition Les Humanoïdes Associés</p></div>
<p>FONTINE est un ex-flic revenu de tout, sans gêne et perdu sans son connecteur et ses trous de mémoire.</p>
<p>Sanji WESTIN est un « adorable » bambin de 10 ans, obsédé par les femmes (« <em>j&#8217;ai 18 ans, vous pouvez faire ça avec elle devant moi, c&#8217;est légal. </em>») et tout aussi décomplexé que FONTINE. Il est coursé par une bande de tueurs mais il sait pas pourquoi. Il ne sait pas grand-chose en fait, sinon que&#8230; ah ben, non, il ne sait rien.</p>
<p>Quant à Jean, la jeune opératrice, elle découvre qu&#8217;on peut être très seul même (surtout ?) quand on est connecté en permanence à tout le monde («<em>Nous pourrions être au restaurant en face de quelqu&#8217;un et dîner avec quelqu&#8217;un d&#8217;autre à l&#8217;autre bout de la ville </em>»). A la recherche de compagnie et de frissons, elle suivra FONTINE dans une aventure qui les mènera vers une machination bien secrète&#8230;</p>
<p>Le point commun c&#8217;est qu&#8217;ils ont tous de la répartie et les vannes fusent à tout va («<em>heureusement que t&#8217;es beau comme un ange, ça compense ton caractère de chiotte</em> »).<br />
Un régal.</p>
<p>Avec un scénario pareil on s&#8217;attend à un dessin à la hauteur. Et c&#8217;est là que le bât blesse.</p>
<p>Le dessin peu détaillé se révèle même, parfois, approximatif.<br />
Non pas laid mais approximatif.<br />
Mathieu COSSIN a un trait fin, rapide et plein d&#8217;énergie. Mais quand même, il pourrait dessiner les visages sur les plans éloignés&#8230;</p>
<p>La technique est là, le trait est sûr et les cadrages sont osés. Mais parfois il manque ce petit «quelque chose».<br />
Quant aux couleurs informatisées, une fois encore, elles finissent de lisser les planches. Dommage.</p>
<p>N&#8217;en reste pas moins que <em>l&#8217;Infini</em> est une excellente bande-dessinée, pleine d&#8217;énergie et de nouveautés sui vaut le détour pour ses personnages charismatiques et ses répliques cinglantes.</p>

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