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	<title>Kroniks &#187; politique</title>
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	<description>le blog bd qui bronze en été</description>
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		<title>Sanctuary</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 02:47:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une Dream Team. Pas moyen de qualifier ça autrement ! Quand vous prenez Ryôichi Ikegami (Crying Freeman, Mai the Psychic Girl) et que vous lui adjoignez Shô Fumimura, dont le pseudo Buronson vous est sans doute plus connu puisque scénariste de Ken le survivant, moi j’appelle ça une Dream Team. Sanctuary narre les aventures de deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2360" class="wp-caption alignleft" style="width: 226px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Sanctuary1a_03042004.jpg"><img class="size-medium wp-image-2360" title="Sanctuary1a_03042004" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Sanctuary1a_03042004-216x300.jpg" alt="" width="216" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Ikegami-Fumimura / Kabuto 2004</p></div>
<p>Une Dream Team. Pas moyen de qualifier ça autrement ! Quand vous prenez Ryôichi Ikegami (Crying Freeman, Mai the Psychic Girl) et que vous lui adjoignez Shô Fumimura, dont le pseudo Buronson vous est sans doute plus connu puisque scénariste de Ken le survivant, moi j’appelle ça une Dream Team.</p>
<p>Sanctuary narre les aventures de deux jeunes hommes, Hôjô et Asami, quasiment frères de sang. Ils ont un but, lié à un passé commun douloureux : faire du Japon leur « sanctuaire », un endroit où ils pourraient être enfin chez eux. Si ça ce n’est pas de l’ambition !!</p>
<p>Pour ce faire, Hôjô va choisir la voie du Yakuza, tandis qu’Asami se lance dans la politique. Le challenge : arriver le plus vite possible en haut de l’échelle et pour cela, tous les moyens sont bons : chantages, viols, meurtres, manipulations…</p>
<p>Disons-le tout de suite : Sanctuary est un manga « adulte ». Oui, c’est violent, parfois érotique, mais c’est adulte aussi parce qu’on se prend une bonne grosse leçon de réalisme sur l’ambiance politico-sociale de l’archipel nippon.</p>
<p>En fait, si Sanctuary est une réussite incontestable sur le plan de la narration, elle l’est aussi sur celui du contenu. Y sont dénoncés tous les travers d’une société bien plus malade que ses dehors policés pourraient le laisser penser. La collusion mafia-monde politique, secret de polichinelle pour les nippons mais que les européens ne connaissent sans doute pas assez, la rigidité d’une société ultra-hiérarchique où les « vieux » accaparent tous les postes et s’y accrochent, ne laissant aucune chance aux jeunes, la prostitution étrangère, etc…</p>
<p>Du coup, la réaction de Hôjô et d’Asami est à la mesure de la déliquescence de la société : tous les coups sont permis !! Hôjô veut rapidement devenir boss de tous les yakuza du pays, mais il devra aussi compter avec les mafias chinoise et russe. Asami entre au service de l’éminence grise du gouvernement, l’homme qui tire les ficelles dans l’ombre… et va tout faire pour l’assassiner politiquement.</p>
<p>Alors oui, Sanctuary est une histoire de « salauds magnifiques », ambiance John Woo, où on ne peut pas détester les héros pour leurs actions, car le monde où ils évoluent ne leur laisse pas le choix. Hôjô et Asami sont des anti-héros et les deux auteurs les assument très bien.</p>
<div id="attachment_2359" class="wp-caption alignright" style="width: 214px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Sanctuary9_22022005.jpg"><img class="size-medium wp-image-2359" title="Sanctuary9_22022005" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/Sanctuary9_22022005-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Ikegami-Fumimura / Kabuto 2005</p></div>
<p>Car oui, Ikegami et Fumimura sont à la hauteur de leurs ambitions sur ce manga : le scénario est en béton, les personnages convaincants et pas monolithiques, le dessin confine au génie, le découpage tient en haleine le lecteur jusqu’à l’ultime page de l’ultime volume.</p>
<p>Les seuls problèmes de ce manga ? Peut-être un regard un peu trop tendre sur les agissements de Hôjô et d’Asami… mais après tout, c’est aussi pour ça qu’on aime les films de John Woo, hein ! Le second problème est matériel : l’éditeur, Kabuto, n’existe plus depuis 2008 et du coup, il peut être un peu difficile à trouver dans son intégralité.</p>
<p>Mais si vous le trouvez et que vous aimez les polars politico-mafieux, jetez-vous dessus, vous ne le regretterez pas !</p>

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		<title>Orbital</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 15:04:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Espace, frontière de l’infini Terre, 24 mai 2278, un immense congrès s’est réuni à Prague pour tenir la dernière conférence mondiale en faveur du « oui » confédéré. La terre va en effet bientôt voter pour savoir si elle accepte d’entrer dans la confédération interplanétaire qui réuni plus de 700 races de tout l’univers. 120 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_828" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orbital1.jpg"><strong><strong><img class="size-medium wp-image-828" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orbital1-225x300.jpg" alt="Copyright Dupuis 2006" width="225" height="300" /></strong></strong></a><p class="wp-caption-text">Copyright Dupuis 2006</p></div>
<h2><strong>Espace, frontière de l’infini</strong></h2>
<p>Terre, 24 mai 2278, un immense congrès s’est réuni à Prague pour tenir la dernière conférence mondiale en faveur du « oui » confédéré. La terre va en effet bientôt voter pour savoir si elle accepte d’entrer dans la confédération interplanétaire qui réuni plus de 700 races de tout l’univers. 120 000 personnes sont venues assister à la conférence.</p>
<p>Quinze plus tard. l’O.D.I. accueille ses nouveaux agents diplomates, formés pour maintenir la paix dans l’organisation interplanétaire. Caleb SWANY en fait partie. Il est le premier terrien à avoir pu passer et réussir les tests.<br />
Les agents diplomates travaillant en duo, Caleb va devoir faire équipe avec l’agent Mézoké IZZUA, de la race des sandjards.</p>
<p>Leur première mission sera de se rendre dans le secteur de la planète UPSALL, appartenant aux Jävlods, et de sa lune Senestam, colonisée dans des conditions difficiles par des terriens. Ils devront déterminer les circonstances de la mort de trois pilotes Jävelods, apparemment tués par les humains, et inviter les colons à quitter cette lune qu’ils ont vaille que vaille réussi à exploiter. Déjà ardue, leur mission va encore être compliquée par un complot qui se trame en coulisse.</p>
<h2><strong>Poukram ! J’ai déjà vu ça quelque part.</strong></h2>
<p>Une confédération interplanétaire, des agents de terrain pour des missions difficiles, des humains pas très bien vus, des complots politiques ? Non, ce n’est pas un nouveau Sillage.<br />
S’il fallait qualifier Orbital, ce serait un mélange détonnant de Star Wars, Valérian, Mézière, Bilal et Moebius. On a vu pire.<br />
Et malgré toutes ces subtiles références, le bouquin garde son identité propre.</p>
<p>Sylvain RUNBERG, qui a aussi œuvré sur les nouvelles aventures de Mic Mac Adam au côté de Luc BRUNSCHWIG (excusez du peu), maîtrise parfaitement son sujet. Son univers est d’une richesse et d’une densité rarement vues.<br />
Dans ces  deux premiers tomes il prend le parti de présenter cette civilisation vieille de 8000 ans. La moindre bulle contient une information essentielle pour la compréhension de ce monde. Du coup une seule lecture est insuffisante pour appréhender toute la richesse de son univers.<br />
Les personnages sont laissés un peu de côté. C’est un choix certes frustrant mais judicieux qui permet au scénariste de nous faire entrer lentement mais sûrement dans son monde, sans nous perdre en route. Mais qu’on se rassure, à la manière dont RUNBERG nous prend par la main on devine que ses personnages vont gagner en importance et s’étoffer dans les cycles à venir.</p>
<div id="attachment_829" class="wp-caption alignright" style="width: 238px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orbital2.jpg"><img class="size-medium wp-image-829" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/orbital2-228x300.jpg" alt="Copyright Dupuis 2007" width="228" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Dupuis 2007</p></div>
<p>Le premier cycle se termine (avec brio) en deux volumes. Ce choix est vraiment idéal : il permet de raconter une belle histoire sans perdre de temps tout en préservant les personnages qui vont pouvoir être affinés dans les cycles suivants.</p>
<p>Pour les dessins il fallait un homme à la hauteur. Serge PELLE a relevé le défi avec brio. Il a quitté le monde de la bédé en 1996 avec la fin de l’aventure du « Grand Chambardement » pour se tourner vers le dessin animé.<br />
Il revient dans le monde du neuvième art avec Orbital et marque un grand coup.<br />
Son dessin est fin et maîtrisé, les couleurs façon gouache sont magnifiques. La mise en scène dynamique rend la lecture fluide et très agréable. Serge a fait un tour par le dessin animé et ça se sent (voir la planche 25 du premier volume).<br />
La richesse du scénario aurait pu être plombée par un dessin lourd, surchargé. Ici, la ligne claire de PELLE et les couleurs minutieusement choisies allègent la lecture et l’ensemble se lit tout seul. Du grand art, aussi bien dans les cadrages serrés que pour les plans larges et les architectures imposantes.</p>
<p>Orbital a été une excellente surprise. Ne passez pas à côté, la série risque bien de devenir la nouvelle référence en matière de SF française. Rien que ça. Vivement le nouveau cycle.</p>
<p><em>Cession holo terminée</em></p>

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		<title>No comment</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Dec 2008 08:52:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Attention, coup de poing ! No comment ne va pas vous laisser intact. Si vous avez une once de conscience sociale, vous sortirez de cet album comme après dix rounds sur un ring contre Mike Tyson. Ivan Brun frappe fort et de préférence au défaut de la cuirasse, mais dites-vous que c&#8217;est pour votre bien. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_775" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/nocomment.jpg"><img class="size-medium wp-image-775" title="nocomment" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/nocomment-300x300.jpg" alt="copyright Ivan Brun / Vent des Savanes - 2008" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Ivan Brun / Vent des Savanes - 2008</p></div>
<p align="justify">Attention, coup de poing ! No comment ne va pas vous laisser intact. Si vous avez une once de conscience sociale, vous sortirez de cet album comme après dix rounds sur un ring contre Mike Tyson. Ivan Brun frappe fort et de préférence au défaut de la cuirasse, mais dites-vous que c&#8217;est pour votre bien. En même temps, il ne vous impose rien, c&#8217;est à vous, après lecture, de voir ce que vous en ferez. Ivan Brun montre ce qu&#8217;on préfèrerait ne pas voir, force parfois le trait pour provoquer une réaction chez le lecteur, mais en même temps c&#8217;est tellement vrai ! No comment ne fait que pousser à leur paroxysme certains concepts bien présents dans nos sociétés actuelles. Téléréalité, espoirs déçus, engrenages infernaux manipulés par « ceux d&#8217;en haut » pour ne pas reprendre une expression célèbre, pauvreté, autant de thèmes et bien d&#8217;autres que No comment décortique et nous renvoie en pleine tronche.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Le tour de force d&#8217;Ivan Brun est de nous présenter tout cela sous une forme totalement paradoxale et pourtant parfaitement adaptée. Pas de texte, juste « l&#8217;action » et quelques idéogrammes limpides qui suffisent à faire passer le message. Un graphisme qui n&#8217;est pas sans rappeler une version satirique d&#8217;Arthur de Pins (Les péchés mignons) pour un propos dur et sans concession. Etonnant d&#8217;ailleurs de voir à quel point ce style graphique implique le lecteur, alors qu&#8217;il devrait le distancier normalement. Ca fait mouche à chaque fois, c&#8217;est terrible et imparable.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Ivan Brun n&#8217;en est pas à son coup d&#8217;essai. Ses précédentes œuvres (notamment Lieux communs et Lowlife) avaient une toute aussi grande portée sociale et politique, même si le graphisme était infiniment plus réaliste et glauque. Mais No comment, c&#8217;est un grand format, en couleur, donc peut-être plus accessible visuellement au grand public&#8230; Que ce dernier ne s&#8217;y trompe cependant pas : No comment n&#8217;est pas une production commerciale et est à réserver à un public averti, car c&#8217;est dur, très dur, mais en même temps tellement salutaire.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Ivan Brun mérite d&#8217;être connu et reconnu, tant que cela est encore possible au vu de la tournure que prennent les évènements en France&#8230; Ses éditeurs successifs méritent d&#8217;ailleurs d&#8217;être salués pour les risques évidents qu&#8217;ils prennent. Le Festival BD d&#8217;Angoulême ne s&#8217;y est pas trompé en l&#8217;incluant cette année (2009) dans sa sélection officielle.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Si vous voulez vous prouver ou prouver à quelqu&#8217;un que la BD, ce n&#8217;est pas uniquement Astérix ou Lanfeust de Troy, No comment est pour vous. Si vous voulez constater que la BD sait aussi délivrer des pamphlets, des brûlots sociaux et politiques implacables, No comment est pour vous. Si la réalité ne vous fait pas peur, No comment est pour vous. Ouvrez les yeux !!</p>

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		<title>Little Annie Fanny</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 13:05:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Création de l&#8217;immense Harvey Kurtzmann, fondateur par ailleurs d&#8217;un certain magazine MAD mondialement connu, et du non moins talentueux Will Elder, Little Annie Fanny est une oeuvre très paradoxale. Publiée dans les pages de Playboy USA, elle est bien plus qu&#8217;une oeuvre « sexy ». Sa longévité (plus de 25 ans !) en témoigne. Certes, la plastique irréprochable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--:de--></p>
<div id="attachment_758" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny1.jpg"><img class="size-medium wp-image-758" title="fanny1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny1-300x300.jpg" alt="copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001</p></div>
<p>Création de l&#8217;immense Harvey Kurtzmann, fondateur par ailleurs d&#8217;un certain magazine MAD mondialement connu, et du non moins talentueux Will Elder, Little Annie Fanny est une oeuvre très paradoxale. Publiée dans les pages de Playboy USA, elle est bien plus qu&#8217;une oeuvre « sexy ». Sa longévité (plus de 25 ans !) en témoigne.</p>
<p>Certes, la plastique irréprochable de l&#8217;héroïne, sa candeur dans ce monde de brutes et sa tendance à se retrouver dénudée pour un oui ou pour un non font que cette série ne dépare pas les pages du magazine au lapin blanc. Cependant, tout comme Playboy, elle est bien plus complexe qu&#8217;elle n&#8217;y paraît.</p>
<p>Little Annie Fanny est ainsi le support idéal pour faire passer toutes les idées « subversives » du tandem. Politique, argent, modes, sport, aucun domaine n&#8217;échappe à la griffe du duo, dans une peinture sociale acide et étrangement toujours d&#8217;actualité, même pour les plus anciens épisodes qui remontent à 1962. De Gaulle, Sean Connery, Marcello Mastroianni, Woody Allen, Arnold Schwartzenegger, tous font des apparitions dans les pages de Little Annie Fanny aussi improbables que décapantes, tout à fait dans la veine de ce qu&#8217;est MAD, maniant avec bonheur humour absurde, potache et pince-sans-rire. Le talent de Kurtzmann est tel qu&#8217;on n&#8217;a aucun mal à reconnaître les personnalités qu&#8217;il caricature&#8230; pour peu qu&#8217;on les connaisse bien sûr !</p>
<div id="attachment_757" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny2.jpg"><img class="size-medium wp-image-757" title="fanny2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny2-300x300.jpg" alt="copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001</p></div>
<p>C&#8217;est donc une fort bonne idée de la part de Hors Collections que d&#8217;avoir rassemblé, en quatre tomes, le meilleur de Little Annie Fanny en le classant par période. Du coup, en plus de la bande dessinée, on suit l&#8217;évolution politique, sociale, culturelle des Etats-Unis et du reste du monde. D&#8217;autant que Hors Collection a pris l&#8217;indispensable initiative d&#8217;agrémenter les différents tomes de notices explicatives qui aident les lecteurs à décrypter les planches, surtout pour les époques qu&#8217;ils n&#8217;ont pas connu (je ne lisais pas Playboy USA dans les années 60&#8230;)</p>
<p>Little Annie Fanny est donc une lecture surprenante d&#8217;intelligence, un vrai panorama de l&#8217;histoire et des moeurs de ces quarante dernières années, même si le troisième tome (les années 70) est moins percutant et plus érotique que les précédants. Heureusement, le dernier tome renoue avec l&#8217;esprit originel et la satire refait mouche à tous les coups. Un conseil cependant : pour savourer Little Annie Fanny, sachez aller lentement dans les planches et chercher tous les clins d&#8217;oeil cachés ![/lang_fr]<!--:--><!--:en-->[lang_fr]</p>
<div id="attachment_758" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny1.jpg"><img class="size-medium wp-image-758" title="fanny1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny1-300x300.jpg" alt="copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001</p></div>
<p>Création de l&#8217;immense Harvey Kurtzmann, fondateur par ailleurs d&#8217;un certain magazine MAD mondialement connu, et du non moins talentueux Will Elder, Little Annie Fanny est une oeuvre très paradoxale. Publiée dans les pages de Playboy USA, elle est bien plus qu&#8217;une oeuvre « sexy ». Sa longévité (plus de 25 ans !) en témoigne.</p>
<p>Certes, la plastique irréprochable de l&#8217;héroïne, sa candeur dans ce monde de brutes et sa tendance à se retrouver dénudée pour un oui ou pour un non font que cette série ne dépare pas les pages du magazine au lapin blanc. Cependant, tout comme Playboy, elle est bien plus complexe qu&#8217;elle n&#8217;y paraît.</p>
<p>Little Annie Fanny est ainsi le support idéal pour faire passer toutes les idées « subversives » du tandem. Politique, argent, modes, sport, aucun domaine n&#8217;échappe à la griffe du duo, dans une peinture sociale acide et étrangement toujours d&#8217;actualité, même pour les plus anciens épisodes qui remontent à 1962. De Gaulle, Sean Connery, Marcello Mastroianni, Woody Allen, Arnold Schwartzenegger, tous font des apparitions dans les pages de Little Annie Fanny aussi improbables que décapantes, tout à fait dans la veine de ce qu&#8217;est MAD, maniant avec bonheur humour absurde, potache et pince-sans-rire. Le talent de Kurtzmann est tel qu&#8217;on n&#8217;a aucun mal à reconnaître les personnalités qu&#8217;il caricature&#8230; pour peu qu&#8217;on les connaisse bien sûr !</p>
<div id="attachment_757" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny2.jpg"><img class="size-medium wp-image-757" title="fanny2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny2-300x300.jpg" alt="copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001</p></div>
<p>C&#8217;est donc une fort bonne idée de la part de Hors Collections que d&#8217;avoir rassemblé, en quatre tomes, le meilleur de Little Annie Fanny en le classant par période. Du coup, en plus de la bande dessinée, on suit l&#8217;évolution politique, sociale, culturelle des Etats-Unis et du reste du monde. D&#8217;autant que Hors Collection a pris l&#8217;indispensable initiative d&#8217;agrémenter les différents tomes de notices explicatives qui aident les lecteurs à décrypter les planches, surtout pour les époques qu&#8217;ils n&#8217;ont pas connu (je ne lisais pas Playboy USA dans les années 60&#8230;)</p>
<p>Little Annie Fanny est donc une lecture surprenante d&#8217;intelligence, un vrai panorama de l&#8217;histoire et des moeurs de ces quarante dernières années, même si le troisième tome (les années 70) est moins percutant et plus érotique que les précédants. Heureusement, le dernier tome renoue avec l&#8217;esprit originel et la satire refait mouche à tous les coups. Un conseil cependant : pour savourer Little Annie Fanny, sachez aller lentement dans les planches et chercher tous les clins d&#8217;oeil cachés ![/lang_fr]<!--:--><!--:fr--></p>
<div id="attachment_758" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny1.jpg"><img class="size-medium wp-image-758" title="fanny1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny1-300x300.jpg" alt="copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001</p></div>
<p>Création de l&#8217;immense Harvey Kurtzmann, fondateur par ailleurs d&#8217;un certain magazine MAD mondialement connu, et du non moins talentueux Will Elder, Little Annie Fanny est une oeuvre très paradoxale. Publiée dans les pages de Playboy USA, elle est bien plus qu&#8217;une oeuvre « sexy ». Sa longévité (plus de 25 ans !) en témoigne.</p>
<p>Certes, la plastique irréprochable de l&#8217;héroïne, sa candeur dans ce monde de brutes et sa tendance à se retrouver dénudée pour un oui ou pour un non font que cette série ne dépare pas les pages du magazine au lapin blanc. Cependant, tout comme Playboy, elle est bien plus complexe qu&#8217;elle n&#8217;y paraît.</p>
<p>Little Annie Fanny est ainsi le support idéal pour faire passer toutes les idées « subversives » du tandem. Politique, argent, modes, sport, aucun domaine n&#8217;échappe à la griffe du duo, dans une peinture sociale acide et étrangement toujours d&#8217;actualité, même pour les plus anciens épisodes qui remontent à 1962. De Gaulle, Sean Connery, Marcello Mastroianni, Woody Allen, Arnold Schwartzenegger, tous font des apparitions dans les pages de Little Annie Fanny aussi improbables que décapantes, tout à fait dans la veine de ce qu&#8217;est MAD, maniant avec bonheur humour absurde, potache et pince-sans-rire. Le talent de Kurtzmann est tel qu&#8217;on n&#8217;a aucun mal à reconnaître les personnalités qu&#8217;il caricature&#8230; pour peu qu&#8217;on les connaisse bien sûr !</p>
<div id="attachment_757" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny2.jpg"><img class="size-medium wp-image-757" title="fanny2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny2-300x300.jpg" alt="copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001</p></div>
<p>C&#8217;est donc une fort bonne idée de la part de Hors Collections que d&#8217;avoir rassemblé, en quatre tomes, le meilleur de Little Annie Fanny en le classant par période. Du coup, en plus de la bande dessinée, on suit l&#8217;évolution politique, sociale, culturelle des Etats-Unis et du reste du monde. D&#8217;autant que Hors Collection a pris l&#8217;indispensable initiative d&#8217;agrémenter les différents tomes de notices explicatives qui aident les lecteurs à décrypter les planches, surtout pour les époques qu&#8217;ils n&#8217;ont pas connu (je ne lisais pas Playboy USA dans les années 60&#8230;)</p>
<p>Little Annie Fanny est donc une lecture surprenante d&#8217;intelligence, un vrai panorama de l&#8217;histoire et des moeurs de ces quarante dernières années, même si le troisième tome (les années 70) est moins percutant et plus érotique que les précédants. Heureusement, le dernier tome renoue avec l&#8217;esprit originel et la satire refait mouche à tous les coups. Un conseil cependant : pour savourer Little Annie Fanny, sachez aller lentement dans les planches et chercher tous les clins d&#8217;oeil cachés !<!--:--><!--:zh-->[lang_fr]</p>
<div id="attachment_758" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny1.jpg"><img class="size-medium wp-image-758" title="fanny1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny1-300x300.jpg" alt="copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001</p></div>
<p>Création de l&#8217;immense Harvey Kurtzmann, fondateur par ailleurs d&#8217;un certain magazine MAD mondialement connu, et du non moins talentueux Will Elder, Little Annie Fanny est une oeuvre très paradoxale. Publiée dans les pages de Playboy USA, elle est bien plus qu&#8217;une oeuvre « sexy ». Sa longévité (plus de 25 ans !) en témoigne.</p>
<p>Certes, la plastique irréprochable de l&#8217;héroïne, sa candeur dans ce monde de brutes et sa tendance à se retrouver dénudée pour un oui ou pour un non font que cette série ne dépare pas les pages du magazine au lapin blanc. Cependant, tout comme Playboy, elle est bien plus complexe qu&#8217;elle n&#8217;y paraît.</p>
<p>Little Annie Fanny est ainsi le support idéal pour faire passer toutes les idées « subversives » du tandem. Politique, argent, modes, sport, aucun domaine n&#8217;échappe à la griffe du duo, dans une peinture sociale acide et étrangement toujours d&#8217;actualité, même pour les plus anciens épisodes qui remontent à 1962. De Gaulle, Sean Connery, Marcello Mastroianni, Woody Allen, Arnold Schwartzenegger, tous font des apparitions dans les pages de Little Annie Fanny aussi improbables que décapantes, tout à fait dans la veine de ce qu&#8217;est MAD, maniant avec bonheur humour absurde, potache et pince-sans-rire. Le talent de Kurtzmann est tel qu&#8217;on n&#8217;a aucun mal à reconnaître les personnalités qu&#8217;il caricature&#8230; pour peu qu&#8217;on les connaisse bien sûr !</p>
<div id="attachment_757" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny2.jpg"><img class="size-medium wp-image-757" title="fanny2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/fanny2-300x300.jpg" alt="copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Kurtzmann-Elder / Hors Collection 2001</p></div>
<p>C&#8217;est donc une fort bonne idée de la part de Hors Collections que d&#8217;avoir rassemblé, en quatre tomes, le meilleur de Little Annie Fanny en le classant par période. Du coup, en plus de la bande dessinée, on suit l&#8217;évolution politique, sociale, culturelle des Etats-Unis et du reste du monde. D&#8217;autant que Hors Collection a pris l&#8217;indispensable initiative d&#8217;agrémenter les différents tomes de notices explicatives qui aident les lecteurs à décrypter les planches, surtout pour les époques qu&#8217;ils n&#8217;ont pas connu (je ne lisais pas Playboy USA dans les années 60&#8230;)</p>
<p>Little Annie Fanny est donc une lecture surprenante d&#8217;intelligence, un vrai panorama de l&#8217;histoire et des moeurs de ces quarante dernières années, même si le troisième tome (les années 70) est moins percutant et plus érotique que les précédants. Heureusement, le dernier tome renoue avec l&#8217;esprit originel et la satire refait mouche à tous les coups. Un conseil cependant : pour savourer Little Annie Fanny, sachez aller lentement dans les planches et chercher tous les clins d&#8217;oeil cachés !<!--:--></p>

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