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	<title>Kroniks &#187; quotidien</title>
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	<description>le blog bd qui vous dit bonne année</description>
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		<title>Mon année</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 21:22:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD Franco-Belge]]></category>
		<category><![CDATA[Mangas]]></category>
		<category><![CDATA[Jiro TANIGUCHI]]></category>
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		<description><![CDATA[Un scénario signé Jean David MORVAN qui ne soit pas de la SF ? Un album dessiné par TANIGUCHI qui ne se passe pas au Japon? La réunion du plus japonais des scénaristes français avec le plus européen des mangakas ?? Voilà un bien étrange mélange qui attise la curiosité. D’autant que le sujet abordé est particulièrement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1808" class="wp-caption alignleft" style="width: 326px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/mon-année.jpg"  class="wmp" id="wmp1"><img class="size-full wp-image-1808 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/mon-année.jpg" alt="copyright Dargaud 2009" width="316" height="415" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Dargaud 2009</p></div>
<p>Un scénario signé Jean David MORVAN qui ne soit pas de la SF ? Un album dessiné par TANIGUCHI qui ne se passe pas au Japon? La réunion du plus japonais des scénaristes français avec le plus européen des mangakas ?? Voilà un bien étrange mélange qui attise la curiosité. D’autant que le sujet abordé est particulièrement casse gueule : raconter l’histoire d’une enfant trisomique. Qu’en sort-il finalement ? Cessons là le suspens : <em>Mon année</em> est un livre humain et attachant. Explications.</p>
<p><strong>Le 8<sup>e</sup> jour, Dieu créa l’amour</strong></p>
<p>Capucine est une charmante petite fille de 8 ans, enjouée et cajolée par sa famille. Mais Capucine n’est pas une enfant comme les autres. A son âge, elle accuse déjà deux ans de retard et est toujours en CP malgré ses efforts et ceux de ses parents pour la stimuler. C’est juste que Capucine est atteinte de trisomie 21.</p>
<p>Ce printemps (le titre de l’album) est particulier pour elle. Alors qu’elle vient de fêter ses huit ans, de nouveaux problèmes apparaissent dans sa vie : ses parents sont sur le point de craquer face à leur enfant si « différente », son école la pousse dehors pour la réorienter vers un institut spécialisé et sa tante est gravement malade.</p>
<p>Jean David MORVAN est un scénariste rémois plus connu pour ses histoires d’action et de SF que pour ses études de l’âme humaine. C&#8217;est lors d&#8217;un dîner à Tokyo que Jiro TANIGUCHI  a fait part à Jean David de son envie de dessiner une famille française. L’histoire de cette petite fille touchée par la trisomie et sur la vie quotidienne de ses parents est venue au scénariste sur le chemin de son hôtel (en pensant à la fille du mangaka, elle même handicapée). Pari réussi puisqu’il arrive à aborder le sujet avec un sérieux, une tendresse et une humanité qu’on ne lui connaissait pas.</p>
<p>La lecture de l’album montre qu’il s’est véritablement impliqué et a fait de nombreuses et sérieuses recherches sur le sujet auprès des professionnels, des parents mais aussi des enfants trisomiques.</p>
<p>Capucine est une fillette pleine de joie et d’amour qui ne cherche qu’à faire plaisir aux autres à sa manière. MORVAN réussit à faire voir le monde à travers les yeux et les émotions d’un enfant trisomique touchante de joie de vivre et de bonne volonté.</p>
<p>Il nous rappelle aussi que ces enfants « différents » ont une perception bien plus fine de ceux qui l’entourent et sont capables de voir au-delà du masque que chaque adulte affiche en société. Capucine sent bien que ses parents sont tendus, que sa tante est triste ou que son père est étrange avec la jolie kiné. Mais elle est incapable de comprendre ou de décrypter ces émotions qui la touchent dès lors plus intensément encore.</p>
<p>Le scénariste aborde aussi dans son récit le monde des adultes, leurs troubles, leurs déceptions et leurs difficultés. A commencer par la plus délicate: garder ou non un bébé qui sera « différent ». Puis viennent les efforts qu’il faut déployer pour s’occuper d’un enfant qui nécessite en permanence toute leur attention tout en essayant de préserver une vie conjugale mise à mal.</p>
<blockquote><p>Un livre d’une richesse et d’une humanité rare qui nous rappelle que la trisomie n’est pas une maladie mais un état et que le handicap est dans les yeux de l&#8217;autre.</p></blockquote>
<p>Ce sujet des parents est traité à part entière et à égalité avec le monde vu par la fillette, avec la même sensibilité et le même sérieux. MORVAN s’est là encore beaucoup documenté et a su restituer le quotidien de ces parents courageux.</p>
<p>Aux dessins rien moins que Jiro TANIGUCHI. Délaissant son Japon natal, le mangaka s’aventure dans la France contemporaine et réussit à se glisser dans le quotidien d’une famille française. Si ce n&#8217;est pas la première fois qu&#8217;il travaille avec un auteur européen (cf Icare, réalisé avec Moebius), c&#8217;est bien la première fois qu&#8217;il situe son action en France.</p>
<p>Son dessin, réaliste et pur, accompagne avec merveille cette tendre chronique. Il nous gratifie comme à l’accoutumée de décors précis que certaines mauvaises langues qualifieraient de « recopiés d’après photo ». Laissons là ces médisants pour savourer les détails de la belle ville de Reims et apprécier la tranquillité et le calme qui se dégagent de ses planches.</p>
<p>Douceur amplifiée d’ailleurs par son travail sur la couleur (chose rare pour l’auteur, plus habitué aux trames en noir et blanc des planches japonaises). Usant de touches pastel, il utilise  différents codes pour guider la narration : lavis pour les scènes quotidiennes, dessins d’enfant pour représenter le monde vu par Capucine et un ton monochrome sépia pour les flash-back. Ses précédents albums étaient magnifiques, avec la couleur ses planches deviennent sublimes.</p>
<p><strong>« Je suis pas handicapée ! »</strong></p>
<p>Peu d’album bd se sont aventurés sur le terrain glissant de la trisomie 21<em>*</em>. Le duo improbable Jean-David MORVAN/Jiro TANIGUCHI s’en sort admirablement. Avec une approche tendre, simple mais réaliste les auteurs évitent avec soin la caricature comme l’obséquiosité et balayent d’un revers de page tous les a priori et les idées reçues sur le sujet.</p>
<p>Un livre d’une richesse et d’une humanité rare qui nous rappelle que la trisomie n’est pas une maladie mais un état et que le handicap est dans les yeux de l&#8217;autre. Vite, la suite.</p>
<p><em>*sur le même thème vient de sortir Le cœur enclume (de Jérôme RUILLIER aux éditions Sarbacane), un récit poignant que je vous recommande chaudement.</em>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp1">copyright Dargaud 2009</div>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/jiro-taniguchi/" title="Jiro TANIGUCHI" rel="tag">Jiro TANIGUCHI</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/quotidien/" title="quotidien" rel="tag">quotidien</a><br />
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		<title>Celle que je voudrais être</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 21:32:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD Franco-Belge]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
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		<category><![CDATA[Vanyda]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite des péripéties de Valentine. Séparée de ses copines lors de son passage en seconde, elle va devoir apprendre à partager son temps entre son ancienne bande et ses nouveaux amis. C’est l’occasion pour elle de s’ouvrir à de nouveaux mondes et de faire de nouvelles rencontre comme Juliette et Melvin les danseurs de hip-hop [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1533" class="wp-caption alignleft" style="width: 327px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/celle-que-2.jpg"  class="wmp" id="wmp2"><img class="size-full wp-image-1533 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/celle-que-2.jpg" alt="Copyright Dargaud 2009" width="317" height="451" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Dargaud 2009</p></div>
<p>Suite des péripéties de Valentine. Séparée de ses copines lors de son passage en seconde, elle va devoir apprendre à partager son temps entre son ancienne bande et ses nouveaux amis.<br />
C’est l’occasion pour elle de s’ouvrir à de nouveaux mondes et de faire de nouvelles rencontre comme Juliette et Melvin les danseurs de hip-hop ou encore Yamina qui la poussera à s’inscrire au club de mangas de son lycée.<br />
De découvertes musicales en prises de conscience citoyenne, Valentine grandit, mûrit, et porte un regard différent sur le monde qui l’entoure. Se dessine alors la future femme qu’elle sera.</p>
<p>Lors de la sortie de du premier tome, <em>Celle que je ne suis pas</em>, j’avais écrit combien l’ennui m’avait habité lors de sa lecture alors que je ne pouvais que louer le talent de Vanyda pour raconter des histoires.<br />
Cette suite a-t-elle eu le même effet soporifique sur moi ? Oui et non. En fait, là encore je suis partagé même si je reconnais avoir un peu plus accroché cette fois.</p>
<p>La série s’adresse clairement aux jeunes filles de 15 à 18 ans et aux jeunes femmes qui voudraient se replonger dans leurs émois d’adolescence. Je suis donc très loin du cœur de cible.<br />
Je ne peux dès lors absolument pas me projeter dans cette jeune femme en construction. Pour moi, cette histoire ne présente aucun intérêt. Pourtant, je dois reconnaître que Valentine se révèle finalement attachante et sa bande d’amis plutôt sympathique.<br />
Vanyda aura donc réussi ce tour de force de m’intéresser un tant soit peu à la vie banale d’une jeune fille de 15 ans. Très fort.</p>
<p>Vanyda arrive à rendre crédible cette jeune fille obligée de se construire seule. L’absence d’un père protecteur, rassurant, est une blessure béante qu’elle tente de cacher. Une histoire quelconque finalement, celle d’une ado sensible qui doit grandir dans une famille décomposée, mais délicatement et subtilement racontée. L&#8217;auteur a surtout un don pour ciseler précisément la psychologie de son héroïne et la faire évoluer en douceur.</p>
<p>Cette succession de petits riens, gracieusement mis bout à bout, déroule un récit simple et attachant. C&#8217;est cette même banalité qui m’avait fait adorer<em> l’Immeuble d’en face</em>, le quotidien de ses habitants et ces petits riens qui parlent à chacun.</p>
<p>Et puis, Vanyda c’est aussi un graphisme. Mélange de trait asiatique et d’ambiances européennes, son dessin fin et délicat donne corps à ses personnages. S’appuyant sur le genre shojo (manga pour filles), elle a su dépasser le stade de l’imitation pour imprimer son style et le transposer dans une ambiance européenne.<br />
Détails dans les décors, douceurs des cadrage, finesse des traits, inventivité des garde-robes…  tout ce que j&#8217;avais déjà dénoncé dans mon premier billet.</p>
<p>Alors oui, j’aime le travail de Vanyda, son approche humaine et tendre de l&#8217;ordinaire et son dessin fin et chaleureux. Et non, je n’aime pas la série <em>Celle que…</em>, que je reconnais pourtant comme excellente à tout point de vue. Elle reste pour moi une agréable découverte, sans plus.<br />
Une série conseillée en fait à tous ceux qui ne sont pas moi.</p>
<p>Il ne me reste plus qu’à patienter et attendre que Vanyda en finisse avec ce cycle et revienne à des histoires plus universelles (un tome trois pour <em>l’Immeuble d’en face</em>, c’est possible ?).</p>
<p>Retrouvez l&#8217;univers de Vanyda sur <a href="http://vanyda.free.fr/news.htm" target="_blank">son site personnel</a>.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp2">Copyright Dargaud 2009</div>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/chronique/" title="chronique" rel="tag">chronique</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/quotidien/" title="quotidien" rel="tag">quotidien</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/vanyda/" title="Vanyda" rel="tag">Vanyda</a><br />
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		<title>J&#8217;aurais adoré être ethnologue</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2009 18:07:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Featured]]></category>
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		<description><![CDATA[Illustratrice, modiste, journaliste freelance (notamment pour le magazine &#171;&#160;Muteen&#160;&#187;), Margaux MOTIN raconte sa vie de trentenaire dynamique sur son blog depuis début 2008. Repérée par MARABOUT, la voilà compilée dans J&#8217;aurais adoré être ethnologue. Il s&#8217;agit donc (encore une fois) d&#8217;un recueil d&#8217;illustrations précédemment postées sur un blog, dont certaines ont été un peu retouchées, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1454" class="wp-caption alignleft" style="width: 269px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/ethnologue.gif"  class="wmp" id="wmp3"><img class="size-full wp-image-1454 " src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/ethnologue.gif" alt="Copyright Marabout 2009" width="259" height="365" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Marabout 2009</p></div>
<p>Illustratrice, modiste, journaliste freelance (notamment pour le magazine &laquo;&nbsp;Muteen&nbsp;&raquo;), Margaux MOTIN raconte sa vie de trentenaire dynamique sur<a href="http://margauxmotin.typepad.fr/" target="_blank"> son blog</a> depuis début 2008. Repérée par MARABOUT, la voilà compilée dans <em>J&#8217;aurais adoré être ethnologue</em>. Il s&#8217;agit donc (encore une fois) d&#8217;un recueil d&#8217;illustrations précédemment postées sur un blog, dont certaines ont été un peu retouchées, et complété d&#8217;inédits.</p>
<p>C&#8217;est qu&#8217;elle en a des choses à dire la miss: trentenaire bien dans sa peau, fashion victime assumée, en ménage avec un geek, maman d&#8217;un petit bout envahissant&#8230;, ça en fait des idées de gags.</p>
<p>Classique? Pas vraiment car si les dessins, quoique forts jolis, ne sortent pas de l&#8217;ordinaire, la manière d&#8217;aborder les choses change radicalement des autres productions pour fillasses. L&#8217;auteur ici se démarque par un style plein de verve et de dynamisme. Assumant pleinement sa vie, elle se met en scène dans des situations réellement drôles et bourrées d&#8217;énergie, sans jamais tomber dans le gnangnan ni la pleurnicherie féminine.<br />
Mieux, prenant le contre-pied de l&#8217;idée qu&#8217;une fille c&#8217;est beau, ça sent bon et c&#8217;est glamour, Margaux entraine ses lectrices dans les coulisses des femmes pour montrer l&#8217;envers du décor: les poils, le gras, les masques au concombre. Mais pas que, il y a aussi les réveils en survêtement, les culottes de ragnagnas, les soirées bourrées et les toutes ces petites choses qu&#8217;elles ne se racontent qu&#8217;entre elles. Le mythe en prend un coup mais c&#8217;est tellement drôle.</p>
<p>Pour ne rien gâcher, le livre en lui-même est superbe: épais, beau papier, couverture rigide, c&#8217;est un plaisir de le tenir en mains et de le feuilleter.</p>
<p>Certes, on pourrait lui reprocher de surfer sur la vague des compiles de blogs féminins et de s&#8217;engouffrer sans vergogne dans la brèche ouverte par Pénélope BAGIEU. Mais la classer dans la catégorie &laquo;&nbsp;copiteuse-profiteuse&nbsp;&raquo; serait une grave erreur de casting. Par son énergie et sa fantaisie, sa vision décomplexée de la vie et son dessin subtil, Margaux MOTIN arrive à apporter de l&#8217;originalité dans un genre qui commence doucement à s&#8217;essouffler à force de déprime post-épilation et de gags convenus.</p>
<p>On dit qu&#8217;avoir de l&#8217;humour c&#8217;est savoir se moquer de soi. Dans ce cas, Margaux MOTIN a autant d&#8217;humour que de talent. Le bouquin est franchement marrant et s&#8217;il s&#8217;adresse prioritairement aux lectrices, les lecteurs handicapés par un chromosome Y et un surplus de poils peuvent sans problème se jeter (en douce) dessus.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp3">Copyright Marabout 2009</div>

	Tags :<a href="http://www.kroniks.net/tag/filles/" title="filles" rel="tag">filles</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/humour/" title="humour" rel="tag">humour</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/margaux-motin/" title="Margaux Motin" rel="tag">Margaux Motin</a>,<a href="http://www.kroniks.net/tag/quotidien/" title="quotidien" rel="tag">quotidien</a><br />
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		<title>IWGP &#8211; Ikebukuro West Gate Park</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 06:27:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mangas]]></category>
		<category><![CDATA[Ira Ishida]]></category>
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		<description><![CDATA[Bievenue au parc d&#8217;Ikebukuro ouest, Ikebukuro West gate Park ou encore IWGP pour les initiés. On y drague, on y trafique, c&#8217;est à deux pas des love-hôtels et des bars à fille, ça sent l&#8217;échec, la came et les bandes de jeunes qui se bastonnent, les vieux qui viennent se payer une fille, les filles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 	 	 --></p>
<p align="justify">
<div id="attachment_889" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-889" title="iwgp" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/iwgp-300x300.jpg" alt="Copyright Ishida-Aritou / Asuka 2004" width="300" height="300" /><p class="wp-caption-text">Copyright Ishida-Aritou / Asuka 2004</p></div>
<p>Bievenue au parc d&#8217;Ikebukuro ouest,  Ikebukuro West gate Park ou encore IWGP pour les initiés. On y drague, on y trafique, c&#8217;est à deux pas des love-hôtels et des bars à fille, ça sent l&#8217;échec, la came et les bandes de jeunes qui se bastonnent, les vieux qui viennent se payer une fille, les filles qui se vendent à des vieux pour se payer des trucs de marque. Bref, c&#8217;est l&#8217;envers (l&#8217;enfer ?) de ce Tôkyô de carte postale qu&#8217;on voit généralement.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">C&#8217;est également le domaine de Makoto Majima. Lui, il ne fait rien de spécial, il a arrêté le lycée, il aide juste sa mère à tenir un petit magasin de fruits et légumes qui surfacture ses produits aux boîtes du coin, qui ne se privent pas d&#8217;en faire autant avec leurs clients. Il demande rien à personne, il sait pas trop ce qu&#8217;il veut, ce qu&#8217;il fera dans le futur, mais ce n&#8217;est pas un crétin pour autant. Avec pour ami le chef des chefs de bande de jeunes du coin, les G-boys, Makoto est quand même un gamin de la rue, qui sait se débrouiller, qui sait ce qui se passe dans son environnement.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Il passe ses journées entre le magasin de sa mère et le IWGP, point nodal du quartier, où l&#8217;on vient voir et se faire voir, et tenter de trouver quelqu&#8217;un avec qui aller visiter un des love-hôtels du coin. Makoto, son truc, c&#8217;est plutôt observer, prendre le pouls de son quartier, pendant que ses amis draguent. Quand un jour, Rika et son amie Hikaru lui « tombent » dessus, les choses s&#8217;accélèrent : Hikaru s&#8217;entiche visiblement de lui, petite fille de bonne famille qui ne sait pas comment se faire des amis sans les acheter avec des cadeaux de marque ; Rika, elle, la fille bronzée et maquillée comme un camion volé, voudrait lui parler d&#8217;un truc, mais elle meurt, victime de l&#8217;Etrangleur. Makoto met alors en branle son réseau d&#8217;amitiés et lance la chasse à l&#8217;homme, pour un résultat qui finalement n&#8217;est pas ce qu&#8217;il pensait être&#8230;</p>
<p align="justify">
<p align="justify">IWGP, c&#8217;est ça : l&#8217;envers du décor du Japon qui nous paraît si lisse, vu de loin. Comme partout, il y a des paumés, des prédateurs sexuels, des ratés, des drogués. On navigue entre survie et réussite, on cultive son réseau de connaissances, d&#8217;amitiés et aussi de services qu&#8217;on vous doit. On essaie de ne pas se faire prendre dans quelque chose de trop gros pour soi.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">IWGP, c&#8217;est la collection d&#8217;instants, d&#8217;évènements : Rika et Hikaru, l&#8217;enlèvement de Princesse, la fille du boss yakuza du coin, Chiaki et son amant iranien Kassif poursuivi par des dealers&#8230; C&#8217;est un recueil de nouvelles avec comme dénominateur commun Makoto Majima. Une mosaïque de caractères, de personnalités. C&#8217;est aussi l&#8217;affection qu&#8217;on peut porter à son quartier, malgré tous ses défauts et son style craignos, et l&#8217;envie de le protéger.</p>
<div id="attachment_888" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-888" title="iwgp4" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/iwgp4-300x300.jpg" alt="Copyright Ishida-Aritou / Asuka 2005" width="300" height="300" /><p class="wp-caption-text">Copyright Ishida-Aritou / Asuka 2005</p></div>
<p align="justify">
<p align="justify">Au scénario, c&#8217;est Ira Ishida qui s&#8217;y colle : ça tombe bien, c&#8217;est lui qui a écrit le roman dont le manga s&#8217;inspire ! Peu de risques donc de trahir son travail initial. Au dessin, Sena Aritou, dans un style résolument manga, mais qui paradoxalement était sans doute le meilleur choix pour cette œuvre : avec ses personnages un peu dégingandés, façon Cowboy Bebop, ses filles kawaii mais chez qui on sent la fissure intérieure au premier coup d&#8217;œil, on rentre tout de suite dans l&#8217;œuvre. Le dynamisme de la narration est bien servi par celui du dessin : pas de temps mort, pas de fioriture inutile. On est pris dans le mouvement dès la première page et on ne peut lâcher avant la fin du 4e tome.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">IWGP est un manga attachant, car il raconte justement ce quotidien de débrouille, de galères mais aussi de joies qui existe aussi bien au Japon qu&#8217;ailleurs dans le monde. C&#8217;est pour ça sans doute qu&#8217;il peut, comme le roman le fait d&#8217;ailleurs, toucher son public aussi facilement. On peut tous s&#8217;identifier à Makoto ou à ses amis car ils ne sont pas les caractères monolithiques qu&#8217;on rencontre trop souvent  dans la BD en général. Ils doutent, se trompent, ont des intuitions, des faiblesses, bref, Makoto, c&#8217;est vous, c&#8217;est moi, c&#8217;est quelqu&#8217;un qu&#8217;on connait et qu&#8217;on peut comprendre.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">IWGP est une œuvre, forte, entière et beaucoup moins superficielle qu&#8217;on pourrait le croire de prime abord. Elle est à réserver à un public averti en raison d&#8217;es thèmes qu&#8217;elle aborde, mais elle ne vire jamais dans le voyeurisme ou la complaisance. Tous les détails ont ici leur justification scénaristique. D&#8217;ailleurs, si le manga vous plait, jetez-vous également sur le roman, disponible en français chez Piquier poche pour un prix modique. Une adaptation en « drama » (feuilleton télévisé japonais avec des acteurs) existe également, mais je suis moins fan&#8230;</p>

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		<title>Les croqueuses</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 20:06:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans la lignée des Lucille GOMEZ  (Des seins, Les fables de Belles Lurette), Hélène BRULLER (Je veux le prince charmant) et autre Claire BRETECHER, Karine BERNADOU s’attaque à son tour aux petits tracas des femmes d’aujourd’hui : les mecs, l’absence de mec, le prince charmant qui n’arrive jamais, les jules gamins et le train-train du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-817" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/croqueuses-227x300.jpg" alt="Les croqueuses" width="227" height="300" />Dans la lignée des Lucille GOMEZ  (<em>Des seins, Les fables de Belles Lurette</em>), Hélène BRULLER (<em>Je veux le prince charmant</em>) et autre Claire BRETECHER, Karine BERNADOU s’attaque à son tour aux petits tracas des femmes d’aujourd’hui : les mecs, l’absence de mec, le prince charmant qui n’arrive jamais, les jules gamins et le train-train du couple.</p>
<p>Avec beaucoup d’humour et d’acuité, osant certains thèmes casse-gueule sans verser dans le vulgaire, l’auteur croque les tranches de vie de ces femmes actuelles.<br />
C’est léger, drôle, tendre, parfois féroce mais toujours efficace.</p>
<p>Issue de l’illustration et récompensée en 2006 par le prix du jeune talent à Angoulême, l&#8217;auteur de <em>La femme toute nue</em> met en scène ses petits bouts de femmes avec un trait léger et minimaliste dans des décors absents. Résultat : le lecteur s’accroche plus aux dialogues, justes et percutants, et se laisse facilement porter par l’enthousiasme communicatif de la jeune femme.</p>
<p>Certes, on peut lui reprocher du déjà-vu ou parfois un manque d’originalité dans les thèmes abordés, notamment par comparaison avec d’autres bouquins. Mais le sens de l’observation de l’auteur, son humour caustique et riche en nuance dégagent finalement une fraîcheur bienvenue.<br />
C’est franchement drôle et vraiment mignon. Et c’est un mec qui le dit.</p>
<p>Pur produit estampillé « chick litt&#8217; », le recueil arrachera quelques sourires à ces messieurs et de francs rires à ces dames. En tout cas, Madame CRUCHOT a adoré. Preuve que la cible visée est atteinte.</p>
<p><a href="http://www.karinebernadou.com/" target="_blank">Sur le site de Karine BERNADOU</a>, vous pourrez vous faire une idée de son univers et retrouver quelques planches issues de l’album. A acheter sans soucis et à ranger soigneusement entre les bouquins de Candace BUSHNELL et Pénélope BAGIEU.</p>

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		<title>Maka-Maka 2</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 16:17:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chose promise chose dûe, voici la suite (et la fin) des aventures libertines de Jun et Nini, les deux complices libérées de Maka-Maka. Je disais dans ma chronique du volume précédent que ce second et dernier tome serait sans doute l&#8217;occasion pour Kishi Torajiro d&#8217;approfondir la dimension psychologique de ses héroïnes. L&#8217;espoir n&#8217;est pas déçu, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_768" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/maka2.jpg"  class="wmp" id="wmp4"><img class="size-medium wp-image-768" title="maka2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/maka2-300x300.jpg" alt="copyright Kishi Torajiro / Delcourt 2008" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Kishi Torajiro / Delcourt 2008</p></div>
<p>Chose promise chose dûe, voici la suite (et la fin) des aventures libertines de Jun et Nini, les deux complices libérées de Maka-Maka. Je disais <a href="http://www.kroniks.net/2008/06/01/maka-maka/">dans ma chronique du volume précédent</a> que ce second et dernier tome serait sans doute l&#8217;occasion pour Kishi Torajiro d&#8217;approfondir la dimension psychologique de ses héroïnes. L&#8217;espoir n&#8217;est pas déçu, on en apprend plus sur le passé de Jun et Nini, sur toutes ces petites fêlures qui parsèment leur vie et qui influencent pour partie leur comportement.</p>
<p>Pour autant, rassurez-vous, Maka-Maka n&#8217;est pas devenu un manga psychologico-chiant ! Les deux petites diablesses s&#8217;en donnent toujours à cœur joie du côté « physique » et échaufferont toujours autant les sens de leurs lecteurs/lectrices. A la maison, dans un bar, dans un train, dans une cabine d&#8217;essayage, rien ne les arrête ! Et on ne voit pas pourquoi, puisque à chaque fois ce n&#8217;est pas dans un but exhibitionniste, mais bel et bien parce que c&#8217;est leur mode de communication privilégié. Le sexe comme moyen de communication, que voilà une bonne idée&#8230;</p>
<p>Encore une fois, que vous soyez une femme ou un homme, difficile de rester insensible aux ébats de Jun et Nini. La patte de Kishi Torajiro est toujours aussi sensuelle, érotique dans ce qu&#8217;elle montre et ce qu&#8217;elle ne fait que suggérer. C&#8217;est un vrai tour de force, une de ces œuvres rares qui se permettent d&#8217;être très crues sans jamais être pornographiques ! Dans Maka-maka, le sexe est beau, mieux, il est naturel, libéré de toute arrière-pensée. Le choix des situations, mais aussi des cadrages et de la mise en couleur, tout concourt à faire de Maka-maka 2 une réussite au même titre que le tome 1&#8230; On pourrait regretter la brièveté de cette œuvre, 2 tomes c&#8217;est vraiment court surtout pour un manga, mais on se consolera en préférant 2 volumes réussis à la perfection que X volumes qui risqueraient d&#8217;étirer inutilement le concept (humour&#8230;)</p>
<p>Laissez-vous donc emporter dans le tourbillon des sens de Jun et Nini, que vous soyez homme ou femme, nul doute que vous y trouverez votre compte, aussi bien pour le réveil ou l&#8217;entretien de votre libido que pour cet aperçu de la vie de deux personnages attachants et pas si « simples » qu&#8217;il n&#8217;y parait.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp4">copyright Kishi Torajiro / Delcourt 2008</div>

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		<title>Journal d&#8217;un remplaçant</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Nov 2008 17:21:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’école c’est beau, l’école c’est ce qu’il vous faut. Cette année est une année particulière pour Martin. En effet il ne fait pas sa rentrée comme les autres, dans une école normale. Non, cette année il doit intégrer une classe pour enfants spéciaux. Non pas que Martin soit un enfant spécial. D’ailleurs, Martin n’est même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_724" class="wp-caption alignleft" style="width: 221px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/remplacant.jpg"  class="wmp" id="wmp5"><img class="size-medium wp-image-724" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/remplacant-211x300.jpg" alt="copyright Delcourt 2007" width="211" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Delcourt 2007</p></div>
<p><strong>L’école c’est beau, l’école c’est ce qu’il vous faut.</strong></p>
<p>Cette année est une année particulière pour Martin. En effet il ne fait pas sa rentrée comme les autres, dans une école normale. Non, cette année il doit intégrer une classe pour enfants spéciaux.</p>
<p>Non pas que Martin soit un enfant spécial. D’ailleurs, Martin n’est même pas un enfant. Non, Martin est un instituteur remplaçant. Et cette année donc, on lui propose un poste dans un centre pour enfants en difficulté, l’Institut de Redressement des Sapins.</p>
<p>Le voilà donc parti pour une année vraiment particulière au cours de laquelle il va devoir enseigner à six petits diables « ultra violents », en grave difficulté sociale.</p>
<p><strong>Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école ?</strong></p>
<p>Martin VIDBERG a toujours aimé l’école. Forcé de passer au collège, alors qu’il suppliait son instituteur de le laisser redoubler, il n’aura dès lors qu’une obsession : revenir au primaire. Et quoi de mieux pour retourner à l’école que de devenir… instituteur, naturellement.</p>
<p><em>Journal d’un remplaçant</em> porte bien son titre puisqu’il s’agit véritablement d’un journal tenu jour après jour (ou presque) par l’auteur lui-même, Martin VIDBERG. Il s’agit d’un journal purement professionnel et mis à part une courte séquence de quelques pages, tout tourne ici autour de sa vie aux Sapins.</p>
<p>Pendant une année scolaire il aura la charge de six élèves, tous turbulents et portant leur propre fardeau social et familial. Entre les bagarres et les balades à poney, cette année aura été bien remplie.</p>
<p>Pourtant, malgré les difficultés et les matins chagrins, notre héros assure avec professionnalisme et engagement la mission qu’il a acceptée. Et toujours avec entrain. Parce que Martin a la foi et la vocation et qu’il partage son amour du métier avec le lecteur.</p>
<p>Martin VIDBERG aime son métier et n’hésite pas à le clamer haut et fort.</p>
<p>Le ton s’en ressent : frais, léger, les aventures de notre instituteur sont vraiment agréables à suivre. Simple sans être simpliste, enfantin sans tomber dans l’infantilisme, le bouquin se dévore avec un réel plaisir.</p>
<p>Martin nous fait partager son plaisir d’enseigner et son affection pour les enfants. A tel point que l’album se lit d’une traite et fait remonter l’enfant qui sommeil en chacun de nous.</p>
<p>On en ressort souriant et heureux d’avoir partagé ce pur moment de nostalgie.</p>
<blockquote><p>Martin VIDEBERG aime son métier et n’hésite pas à le clamer haut et fort.</p></blockquote>
<p>Graphiquement le style de l’auteur saute aux yeux. Et ce style vous le connaissez : vous avez forcément vu un jour ou un autre ses petits personnages en forme de patate à la télé, dans une publicité pour une compagnie d’assurance.</p>
<p>A l’image du ton général, le trait est simple, sans fioriture. Ses personnages, bien que stylisés, restent très expressifs (Martin a bien compris que l’expression passe par les yeux).</p>
<p>Enfin, la typographie retenue complète l’ensemble. Fidèle à sa profession, Marin VIDBERG rempli ses phylactères avec des lettres scolaires, déliées et bien formées. Un vrai régal qui achève de fluidifier la lecture.</p>
<p><em>Journal d’un remplaçant</em> est un album réellement emballant : simple, efficace, agréable à lire et à relire. Avec lui, c’est une plongée déculpabilisée dans l’enfance et les joies de l’école primaire.</p>
<div id="attachment_725" class="wp-caption alignright" style="width: 225px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/instits.gif"  class="wmp" id="wmp6"><img class="size-medium wp-image-725" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/instits-215x300.gif" alt="Copyright Blop 2008" width="215" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Blop 2008</p></div>
<p>Une fois lu et relu vous pourrez prolonger le plaisir avec <em>Les instits n’aiment pas l’école</em>. Dans ce tout petit bouquin édité chez Blop, il revient plus précisément sur la naissance de sa vocation, le regard des autres sur son métier et d’une manière générale, sur tout le plaisir qu’il prend à enseigner.</p>
<p>Bon, d’accord, il y a certains matins difficiles. Mais même ces jours là, il y a toujours quelque chose à faire qu’il apprécie : un élève qui devient subitement bon, inventer des jeux, résoudre des énigmes mathématiques.</p>
<p>Ce petit livre complète vraiment bien le gros. Et puis pour 5 €, pourquoi se priver de rab de plaisir ?</p>
<p>Pour vous faire une idée du talent et de la gentillesse de l’auteur, et avant toute dépense dispendieuse, vous pouvez visiter les sites officiels de Martin VIDBERG : <a href="http://www.bulledair.com/everland/index.html" target="_blank">son site perso</a> et <a href="http://www.martinvidberg.com/" target="_blank">son autre site perso</a>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp5">copyright Delcourt 2007</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp6">Copyright Blop 2008</div>

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		<title>Neverland</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Oct 2008 15:34:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après le départ de son amie Laura venue consulter ses mails, Betty KOLCHAK remarque que sa plante tropicale que lui a offerte son oncle a disparu. Le végétal a quitté le rebord de sa fenêtre. Une chose est sûre, elle n’a pas pu disparaître toute seule. Le mystère s’épaissit quand Betty découvre qu’une agence de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_628" class="wp-caption alignleft" style="width: 225px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/neverland.jpg"  class="wmp" id="wmp7"><img class="size-medium wp-image-628" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/neverland-215x300.jpg" alt="Copyright editions Soleil 2008" width="215" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Editions Soleil 2008</p></div>
<p>Après le départ de son amie Laura venue consulter ses mails, Betty KOLCHAK remarque que sa plante tropicale que lui a offerte son oncle a disparu. Le végétal a quitté le rebord de sa fenêtre. Une chose est sûre, elle n’a pas pu disparaître toute seule. Le mystère s’épaissit quand Betty découvre qu’une agence de publicité utilise SA plante pour vanter les mérites d’un engrais chimique. Comment se la sont-ils procurée ? Et qui est derrière tout cela ? D’interview télé en cavale, Betty finira par rencontrer trois mômes paumés qui squattent une maison vouée à la démolition. Leur logement étant destiné à héberger une agence de pub, ils ont viré terroristes antipub et n’hésitent par à faire chanter les pouvoirs publics. Betty décide d’agir elle aussi contre la lèpre publicitaire aux côtés de ses nouveaux amis. Encore faut-il pouvoir assumer sa désobéissance civile.</p>
<p><strong>Tiens, ils ont remis des émissions entre les pubs ?</strong></p>
<p>Neverland est le premier album de Nicolas SURE (aux dessins) et Stéphane PIATZSZEK (au scénario). Scénariste pour la télé, Stéphane a voulu tenter l’aventure du 9e art pour raconter son vécu social mais aussi combien la télé peut écraser les gens.<br />
L’idée, nous explique-t-il dans la postface, est partie de cette maison du 20e arrondissement de Paris qu’il occupait pour monter des pièces de théâtre et qui par un beau matin a été investie par des « flics habillés en Terminator ». Blessé par le manque de respect pour l’Histoire (la maison avait servi à cacher de jeunes juifs pendant la guerre) il a voulu parler de tous ces refuges habités par les déshérités de la société et que l’Etat vire sans ménagement.<br />
Le terreau de la pub est venu s’ajouter quand il s’est remémoré les paroles d’un dirigeant d’une grande chaîne qui disait fabriquer « du temps de cerveau disponible pendant les pubs ».<br />
Neverland est donc une fable citoyenne qui s’attaque à tous les genres : la pub omniprésente et omnipotente, les enfants abandonnés, les pouvoirs publics qui s’en foutent et la télé qui sacrifie des vies sur l’autel de l’audimat.<br />
Marquée socialement et politiquement, la série invite le lecteur à se questionner sans jamais tomber dans les travers inverses de la démonstration partisane ou la lourdeur pédagogique.</p>
<p>D’une manière générale, l’album s’adresse plutôt aux ados et préados de 12 à 15 ans.<br />
Le dessin léger et coloré sort tout droit des canons de la BD jeunesse (Nicolas a commencé à dessiner des petits mickeys dans les cases du Journal de Spirou). Le trait est fin est tout en rondeurs et les personnages mignons comme tout. Le design lisse associé à des couleurs chaudes informatisées et des décors épurés fluidifient encore la lecture du bouquin.</p>
<blockquote><p>Marquée socialement et politiquement, la série invite le lecteur à se questionner</p></blockquote>
<p>Le ton employé quant à lui est dans l’ensemble léger. Pourtant les auteurs évitent les clichés infantilisants et parlent vrai à leurs jeunes lecteurs.<br />
Ainsi, il n’est pas rare de se trouver face à des situations noires ou des expressions crues. La meilleure amie de Betty est une prostituée joviale qui parle ouvertement de son métier et des enfants meurent sous les coups de matraque des vigiles de supermarchés.<br />
On ne tombe pas dans le polar noir et les scènes choc mais les enfants ne sont pas pris pour de gentils bêtas gavés aux niaiseries.<br />
Les adultes quant à eux y trouveront une histoire dans l’air du temps et des thèmes forts, qu’ils pourront aborder avec leurs ados pour en débattre ensuite.</p>
<p>Scénario citoyen, personnages attachants, dessins agréables, Neverland cumule les bons points. L’album ne prétend pas se positionner comme un incontournable du 9e art mais il serait dommage de passer à côté de cette jolie réussite.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp7">Copyright editions Soleil 2008</div>

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		<title>Le promeneur</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 19:18:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mangas]]></category>
		<category><![CDATA[Casterman]]></category>
		<category><![CDATA[Jiro TANIGUCHI]]></category>
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		<description><![CDATA[Aruko, aruko, watashiwa genki* « Mince, j’ai raté mon bus. Et si j’allais à la gare à pied ? » « Tiens, je ne connaissais pas ce quartier, c&#8217;est plutôt joli. » Et voilà comment commencer une balade sous un ciel radieux. C’est le cas pour le héros du Promeneur. On ne connaîtra jamais son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Aruko, aruko, watashiwa genki*</strong></h3>
<div id="attachment_527" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/le-promeneur.jpg"  class="wmp" id="wmp8"><img class="size-medium wp-image-527" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/le-promeneur-225x300.jpg" alt="copyright Casterman 2008" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le Promeneur - Copyright Casterman 2008</p></div>
<p>« <em>Mince, j’ai raté mon bus. Et si j’allais à la gare à pied ?</em> »</p>
<p>« <em>Tiens, je ne connaissais pas ce quartier, c&#8217;est plutôt joli.</em> »</p>
<p>Et voilà comment commencer une balade sous un ciel radieux. C’est le cas pour le héros du <em>Promeneur</em>. On ne connaîtra jamais son nom, tout au plus on saura qu’il est marié, sans enfant, qu’il travail au service marketing d’une société de papeterie et … qu’il aime se promener.</p>
<p>Que ce soit la faute d’un bus en retard, une sortie mal indiquée débouchant dans une ruelle inconnue ou tout simplement un temps doux propice, il n’aime rien tant que se laisser aller à la flânerie.</p>
<p>En huit promenades et autant de découvertes, il se laisse porter par ses pieds et le nez en l’air redécouvre le plaisir simple de la marche.</p>
<p>Redécouvrir un vieux quartier ou une ancienne voie, marcher au clair de lune ou déambuler dans un festival hippie, tout est propice à l’émerveillement simple, à la tranquillité et au délassement. Et en chemin, pourquoi ne pas s’arrêter boire une bière bien fraîche, acheter quelques gâteaux aux haricots rouges ou encore chiner de vieux livres scolaires chez un bouquiniste ?</p>
<h3><strong>Comment dit-on « madeleine de Proust » en japonais ?</strong></h3>
<p>Enfin un nouveau TANIGUCHI. Après <em>la Montagne magique</em> (chez le même éditeur), une fable écolo assez décevante, on attendait beaucoup du prochain titre traduit du maître. Le plus européen des mangakas, l’un des plus appréciés aussi, signe ici une ode à la liberté.</p>
<p>A mi-chemin entre <em>L’homme qui marche</em> (les bulles en plus) et <em>Le gourmet solitaire</em> (l’eau à la bouche en moins), <em>Le promeneur</em> nous entraîne dans un rythme lent et reposant, au gré des excursions de son héros. Pour lui, rien de ne vaut le plaisir de marcher tranquillement, sans guide, au gré de ses envies et sans objectif précis. En se perdant on finit forcément par trouver des endroits intéressant.</p>
<p>Chaque tour est l’occasion de laisser remonter tous ces souvenirs d’enfance, toutes ces sensations oubliées dans le stress de la vie.</p>
<p>Et si la finalité de la balade n’était tout simplement pas de retrouver le plaisir de goûter le monde, de redécouvrir ces petits riens, de vivre tout simplement.</p>
<p>Masayuki KUSUMI, déjà scénariste du <em>Gourmet solitaire</em> (une ode au plaisir de manger), signe là encore de petits récits non linéaires, sans action, sans fioriture, sans histoire précise. Il nous entraîne juste dans les pas de garçon sympathique et des ruelles méconnues.</p>
<blockquote><p>Chaque tour est l’occasion de laisser remonter tous ces souvenirs d’enfance, toutes ces sensations oubliées dans le stress de la vie.</p></blockquote>
<p>Jiro TANIGUCHI met en scène avec son dessin lumineux et clair des randonnées dans des quartiers typiques du Japon, ou des lieux oubliés. Le maître parvient à nous faire ressentir le souffle d’une journée de printemps, l’odeur du riz aux haricots rouge ou le chant des cigales.</p>
<p>Comme toujours, il est difficile de résister aux sensations et on se laisse emporter avec bonheur dans ce rythme paisible et posé.</p>
<p>L’album empreint de poésie et de sérénité est à lire partout et souvent. A la maison au chaud sous la couette pour se détendre, dans les transports en communs pour oublier le bus bondé (vécu), quelle que soit l’occasion de le lire, il vous procurera un sentiment de plénitude et une envie irrésistible … d’aller vous promener.</p>
<p><em>* En avant, en avant, je suis en pleine forme.</em></p>
<p><em>Vous aurez bien entendu reconnu les premières paroles de la chanson d’ouverture de Mon voisin Totoro. Hé quoi, moi aussi je peux me la péter « ouais, je parle japonais ». Non mais.</em>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp8">copyright Casterman 2008</div>

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		<title>Les indégivrables</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 20:08:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cruchot</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD Franco-Belge]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
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		<description><![CDATA[Même si je suis contre la publication de blogs en BD, pour des raisons diverses et (a)variées sur lesquelles je ne m&#8217;étendrai pas (là n&#8217;est pas le propos), force est de constater que la sortie des Indégivrables en livre est une réelle bonne idée. Alors de quoi qu&#8217;est-ce que ça cause ? De pingouins. Pardon. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_511" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/indegivrables02.jpg"  class="wmp" id="wmp9"><img class="size-medium wp-image-511" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/indegivrables02-300x297.jpg" alt="Copyright Inzemoon 2007" width="300" height="297" /></a><p class="wp-caption-text">Les Indégivrables - Copyright Inzemoon 2007</p></div>
<p>Même si je suis contre la publication de blogs en BD, pour des raisons diverses et (a)variées sur lesquelles je ne m&#8217;étendrai pas (là n&#8217;est pas le propos), force est de constater que la sortie des <em>Indégivrables </em>en livre est une réelle bonne idée.</p>
<p>Alors de quoi qu&#8217;est-ce que ça cause ? De pingouins. Pardon. De manchots.<br />
Des manchots mis en scène par Xavier GORCE, et dont les tribulations quotidiennes sont envoyées aux (heureux) abonnés de la lettre électronique du Monde.</p>
<p>D&#8217;abord porté sur les animaux en général, monsieur GORCE a abandonné depuis 2004 son zoo pour se concentrer sur ses manchots.</p>
<p>En quelques cases et autant de répliques cinglantes, il fustige tous les jours avec beaucoup d&#8217;humour et énormément d&#8217;acuité nos petits travers, qu&#8217;ils soient sociaux, religieux ou (bien évidemment) politiques.<br />
Extrait :</p>
<div id="attachment_512" class="wp-caption aligncenter" style="width: 295px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/violence-conjugale.gif"  class="wmp" id="wmp10"><img class="size-full wp-image-512" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/violence-conjugale.gif" alt="copyright Inzemoon" width="285" height="301" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Inzemoon</p></div>
<div id="attachment_513" class="wp-caption alignleft" style="width: 226px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/indegivrables3.jpg"  class="wmp" id="wmp11"><img class="size-medium wp-image-513" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/indegivrables3-300x300.jpg" alt="copyright Inzemoon" width="216" height="216" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Inzemoon</p></div>
<p>Alors oui, c&#8217;est du blog en papier. Oui, ce ne sont &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; des dessins de presse. Mais l&#8217;achat des trois tomes est obligatoire.<br />
Parce que Xavier GORCE a du talent à revendre. Parce que le dessin de presse n’est pas l’exercice le plus aisé. Parce que même avec beaucoup de recul (le premier tome date de 2006) ses répliques restent terriblement actuelles. Et surtout parce que c&#8217;est pertinent, cinglant, drôle, implacable et donc incontournable.</p>
<p>Trois tomes sont actuellement disponibles, édités par INZEMOON et, inutiles de vous le dire, tous sont chaudement conseillés.<br />
Vous les trouverez facilement dans toute bonne crèmerie qui se respecte.</p>
<p>Extrait final :</p>
<div id="attachment_514" class="wp-caption aligncenter" style="width: 294px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/embauche.gif"  class="wmp" id="wmp12"><img class="size-medium wp-image-514" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/embauche-284x300.gif" alt="copyright Inzemoon" width="284" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Inzemoon</p></div>
<p>Retrouvez d&#8217;autres dessins sur<a href="http://indegivrables.blogspot.com/" target="_blank"> le blog des Indégivrables</a>.
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp9">Copyright Inzemoon 2007</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp10">copyright Inzemoon</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp11">copyright Inzemoon</div>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp12">copyright Inzemoon</div>

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