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	<title>Kroniks &#187; samourai</title>
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	<description>le blog bd qui vous dit bonne année</description>
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		<title>Okko</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 01:36:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD Franco-Belge]]></category>
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		<description><![CDATA[A l’occasion d’une chronique (déjà ancienne) sur Usagi Yojimbo, j’avais en passant évoqué la BD Okko, de Hub. Je comptais bien vous en faire la chronique. Et puis, et puis… le temps passe, les chroniques s’accumulent et on remet toujours au surlendemain ce qu’on devrait faire l’avant-veille, vous connaissez le topo. Mais pour Okko, c’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3069" class="wp-caption alignleft" style="width: 222px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko1.jpg"  class="wmp" id="wmp1"><img class="size-medium wp-image-3069" title="okko1" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko1-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Hub / Delcourt - 2005</p></div>
<p>A l’occasion d’une chronique (déjà ancienne) sur <a href="http://www.kroniks.net/2009/05/22/usagi-yojimbo/" target="_blank">Usagi Yojimbo</a>, j’avais en passant évoqué la BD Okko, de Hub. Je comptais bien vous en faire la chronique. Et puis, et puis… le temps passe, les chroniques s’accumulent et on remet toujours au surlendemain ce qu’on devrait faire l’avant-veille, vous connaissez le topo.</p>
<p>Mais pour Okko, c’est une vraie injustice, tant cette œuvre mérite qu’on s’y attache. Et puisque je viens de terminer la lecture du 3<sup>e</sup> cycle de cette fresque, quel meilleur moment que maintenant pour mettre à exécution mon projet ? Allez, hop, je me lance.</p>
<p>Oui, je me lance, le mot n’est pas trop fort. Okko est en effet une œuvre vaste, qu’il faut savoir décrypter. Tout d’abord, le décor : Hub a pris le parti de camper son histoire dans un univers qui ressemble à s’y méprendre au Japon shogunal : samourais, daimyos, geishas, ronins, moines s’y croisent. Mais Hub n’a pas voulu s’enfermer dans un cadre historique contraignant : il n’y a donc aucune référence géographique réaliste, c’est comme si ce monde n’était en définitive qu’un « écho » du Japon réel, dont il se serait éloigné sur bien des points. Bienvenue donc dans l&#8217;Empire du Pajan !</p>
<p>Oui, car en plus des éléments cités ci-dessus, on croise également dans le monde d’Okko des monstres, de la magie et des technologies surprenantes. Certains guerriers utilisent ainsi de véritables armures exosquelettes appelées « bunraku » (qui en « vrai » japonais, veut dire « théâtre de marionnettes ») mues par des sortes de vers à soie et manipulées de l’intérieur par un système de cordes et de poulies. Okko, c’est donc l’alliance du Japon médiéval traditionnel et d’un côté indéniablement « steampunk ». Le cocktail se révèle d’une richesse insoupçonnée sous la direction éclairée de Hub.</p>
<p>Mais en définitive, Okko, qu’est-ce que c’est ? C’est le nom d’un ronin, un samourai déchu, donc, qui parcourt les terres de ce monde en effectuant des contrats. Il est accompagné dans ses errances de Noburo, étrange homme fort comme un bœuf et qui ne quitte jamais son masque de kabuki, et de Noshin, prêtre alcoolique et jouisseur.</p>
<div id="attachment_3070" class="wp-caption alignright" style="width: 225px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko2.jpg"  class="wmp" id="wmp2"><img class="size-medium wp-image-3070" title="okko2" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko2-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Hub / Delcourt - 2007</p></div>
<p>Au détour d’une auberge, où Noshin et Noburo attendent le retour de leur maître Okko, le petit groupe va s’agrandir en la personne de Tikku, frère de la geisha Petite Carpe, geisha préférée de Noburo d’ailleurs. Soudain, le relais est attaqué par des mercenaires, accompagnés d’un bunraku, qui enlèvent toutes les geishas, malgré l’opposition de Noburo.</p>
<p>A son retour, Okko découvre donc le relais brûlé et Noburo blessé. Quant à Noshin, couard comme il est, il n’a évidemment rien. Okko décide alors que tout cela ne le concerne pas et de poursuivre son chemin. C’est alors que Tikku se jette à ses pieds en l’implorant de partir à la recherche de sa sœur. N’ayant pas d’argent pour se payer les services d’Okko, il se propose alors de devenir son esclave. Okko cède et lui accorde alors 10 jours de recherches : si au-delà, aucune piste n’est découverte, le contrat sera alors nul. Ce n’est bien sûr que le début des aventures de Tikku auprès d’Okko. Après tout, il a juré d’entrer au service du ronin, même si ce dernier l’a confié à Noshin, pour son éducation.</p>
<p>Sur le plan visuel, Okko est tout bonnement somptueux : le train de Hub est maitrisé à la perfection, aussi bien dans les scènes d’action, aussi dynamiques qu’un film, que dans les scènes plus contemplatives. Il sait aussi bien dessiner un ronin affrontant un démon qu’un paysage maritime lors d’un coucher de soleil. Il faut dire que la colorisation magnifie encore un peu plus l’ensemble, apportant une ambiance absolument poignante. C’est donc un régal visuel que je ne peux m’empêcher de comparer, quoi que dans un tout autre style bien sûr, à la saga De Cape et de Crocs. C’est dire si le niveau est haut !</p>
<div id="attachment_3071" class="wp-caption alignleft" style="width: 231px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko3.jpg"  class="wmp" id="wmp3"><img class="size-medium wp-image-3071" title="okko3" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/okko3-221x300.jpg" alt="" width="221" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright Hub / Delcourt - 2009</p></div>
<p>Mais vous savez bien qu’un dessin aussi beau soit-il ne pallie que difficilement l’absence d’un bon scénario. Rassurez-vous, sur ce plan là également, Hub fait plus qu’être à la hauteur.  Il faut dire qu’il a choisi une astuce narrative qui se révèle être une idée formidable : il a divisé les aventures de son ronin en cycles de deux tomes, chacun basé sur une énergie élémentaire (eau, terre, etc…). De fait, ces cycles constituent des histoires complètes et on peut à la rigueur ne pas avoir lu le premier cycle avant de lire le second.</p>
<p>La conséquence est qu’Hub peut ainsi concentrer sa narration sur deux tomes à chaque fois, ce qui lui laisse assez de temps pour développer son histoire et ses protagonistes tout en ayant un cadre suffisamment contraignant pour que son scénario ne parte pas dans des directions incontrôlables. On a donc à chaque fois affaire à un scénario maitrisé de bout en bout, nerveux et rythmé. Rien de mieux pour accrocher tout de suite le lecteur !</p>
<p>Cependant, si ces histoires sont closes en deux volumes, il reste bien sûr préférable de lire les cycles dans l’ordre. En effet, si le premier cycle, en plus d’avoir un vrai scénario, présente les protagonistes, leurs histoires personnelles ne cessent d’être développées dans les cycles suivants. Et je peux vous dire que là aussi, il y a matière à rebondissement !</p>
<p>Bref, difficile de passer à côté d’Okko quand on aime la BD. Si vous ne connaissez pas encore cette série, ruez-vous dessus, le 3<sup>e</sup> cycle vient tout juste de se terminer et les choses prennent un tour vraiment dramatique, avec l&#8217;ouverture du cycle du feu, dont le premier tome est paru mi-octobre !
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		<title>Usagi Yojimbo</title>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2009 07:05:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les lapins, on connait, même en BD : Lapinot de Trondheim, Lapin par Phiip, etc&#8230;, ça n&#8217;a rien de très original. Les samouraïs, les ninjas, les bonzes, tout pareil, c&#8217;est du vu et revu en BD : Okko, Kogaratsu et bien d&#8217;autres en sont de dignes représentants. Mais des lapins samouraïs ? Des chats et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1349" class="wp-caption alignleft" style="width: 212px"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/usagi.jpg"  class="wmp" id="wmp4"><img class="size-medium wp-image-1349 " title="usagi" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/usagi-202x300.jpg" alt="copyright Stan Sakai / Paquet Eds 2009" width="202" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Stan Sakai / Paquet Eds 2009</p></div>
<p>Les lapins, on connait, même en BD : <em>Lapinot </em>de Trondheim, <em>Lapin </em>par Phiip, etc&#8230;, ça n&#8217;a rien de très original. Les samouraïs, les ninjas, les bonzes, tout pareil, c&#8217;est du vu et revu en BD : Okko, Kogaratsu et bien d&#8217;autres en sont de dignes représentants.</p>
<p align="justify">Mais des lapins samouraïs ? Des chats et des chauve-souris ninja ? Des serpents conseillers du shogun ? Ha ha, là vous calez, hein ? C&#8217;est déjà moins banal ! Normal, c&#8217;est <em>Usagi Yojimbo</em> !</p>
<p align="justify">Créée dans les années 80 par Stan Sakai, cette série a de nombreuses particularités qui font son charme. D&#8217;abord par son créateur : bien que né au Japon, il a grandi, étudié et vit toujours aux Etas-Unis. De son héritage culturel nippon, il a retenu les thèmes, pas le style. <em>Usagi Yojimbo</em> est donc un paradoxe : créée par un japonais, sur des thèmes japonais, cette série est réalisée dans un style graphique qui n&#8217;a rien à voir avec le manga. C&#8217;est du comics, mais version « underground », loin des canons stylistiques du genre. Stan Sakai a développé sa patte propre, tout en traits simples mais très expressifs.</p>
<p align="justify">Usagi Yojimbo narre donc les aventures d&#8217;Usagi, samouraï sans maître qui vend ses services de garde du corps (un Yojimbo, donc). Cependant, Usagi n&#8217;a jamais renié les principes d&#8217;honneur et de probité inculqués par son éducation de samouraï, ce qui l&#8217;entraîne souvent dans des problèmes ; il a en effet à cœur de secourir la veuve et l&#8217;orphelin, la plupart du temps de manière désintéressée. Ce qui ne l&#8217;empêche pas de pouvoir être ami avec des personnes moins recommandables mais qui ont un bon fond, comme Gen le chasseur de primes.</p>
<p align="justify">Stan Sakai n&#8217;a pas voulu faire œuvre d&#8217;historien dans son comics. Cela lui permet donc de saupoudrer de temps en temps les aventures de son personnage d&#8217;une touche de mythologie. Dieux, démons, épées légendaires, tout cela est aussi présent dans Usagi Yojimbo, mais sans que cela alourdisse le récit ou le fasse basculer dans le fantastique complet. Usagi Yojimbo est donc un mélange des genres très réussi : aventure, amour, complots, fantastique et grands sentiments, dans une veine qu&#8217;on pourrait quasiment qualifier de cinématographique. Les aventures du samouraïs aux longues oreilles se dévorent à toute vitesse tant elles sont passionnantes.</p>
<p align="justify">Les éditions Paquet ont d&#8217;ailleurs décidé de rendre accessibles aux plus grand nombre ces aventures d&#8217;un genre peu commun: si les quatre premiers tomes furent édités en grand format en leur temps, un format beaucoup plus compact a depuis été adopté, sans que cela ne gène la lecture en aucune manière. Avantage : le prix de vente est très agressif, un des moins chers du marché. Inconvénient : vu le format, une belle dédicace n&#8217;est plus aussi facile qu&#8217;en grand format&#8230; Mais Stan Sakai sait toujours faire plaisir à ses fans d&#8217;un croquis rapide et bien senti, ainsi qu&#8217;il l&#8217;a prouvé les deux fois où il est venu au festival de BD d&#8217;Angoulême !</p>
<p align="justify">Bref, pour tous ceux qui cherchent des aventures passionnantes, ceux que le folklore japonais attire mais l&#8217;esthétique manga rebute, pour tout le monde en définitive, <em>Usagi Yojimbo</em> est une lecture recommandée !</p>
<p align="justify">A noter qu&#8217;en 2004, un art-book « The art of Usagi Yojimbo » fut produit, mais à ma connaissance il n&#8217;a pas encore été traduit en français&#8230;</p>
<div style="display: none;" class="wmpDesc wmp4">copyright Stan Sakai / Paquet Eds 2009</div>

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		<title>Tueur !</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 16:19:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><!--[if gte mso 9]><xml> Normal   0   21                                 MicrosoftInternetExplorer4 </xml><![endif]--> <!--[if gte mso 10]></p>
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<p><!--[endif]--></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/tueur.jpg"  class="wmp" id="wmp6"><img class="alignleft size-medium wp-image-123" title="tueur" src="http://www.kroniks.net/wp-content/uploads/tueur-213x300.jpg" alt="" width="213" height="300" /></a>Tueur ! est l&#8217;adaptation en <em>gekiga</em> (manga d&#8217;époque) par Hiroshi Hirata du film du même nom réalisé en 1969 par Hideo Gosha et Shinobu Hashimoto avec notamment les immenses Shintaro Katsu et Tetsuya Nakadai, mais aussi le fameux romancier Yukio Mishima.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelque part, Tueur ! ne pouvait pas échapper au crayon d&#8217;Hiroshi Hirata, tant le sujet se rapproche de ceux qu&#8217;il traite notamment dans <em>Satsuma &#8211; l&#8217;honneur de ses guerriers</em> (également édité chez Delcourt) ou dans bon nombre de ses manga non encore traduits : le samouraï, son honneur, sa vie et son devenir dans un Japon qui change.</p>
<p style="text-align: justify;">On suit donc ici les tribulations d&#8217;Izô Okada, samouraï de basse classe et tueur un peu paumé du clan Tosa, mené à la baguette par son maître Hanpeita Takeshi. Au-delà des enjeux politiques et des motivations des différents protagonistes, c&#8217;est sur les traces d&#8217;un homme qui cherche sa voie que nous entraîne Hiroshi Hirata. Izö Okada va ainsi peu à peu se rendre compte de la duplicité de son maître et tenter de trouver son propre mode de vie. Pas facile cependant pour un rônin (samouraï sans maître) réputé pour ses talents de tueur&#8230; Hiroshi Hirata nous décrit ainsi les errances d&#8217;un homme perdu, vers une conclusion que l&#8217;on devine inévitablement tragique, tant il ne peut trouver sa place dans une société qui n&#8217;est pas faite pour lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce n&#8217;est peut-être pas la meilleure œuvre d&#8217;Hiroshi Hirata publiée à ce jour en France, c&#8217;est sans doute la meilleure porte d&#8217;entrée vers son style graphique et sa thématique de prédilection. Trait nerveux, sans concession, impact du mouvement mais aussi profondeur des sentiments et émotions visibles des protagonistes, ce volume unique est un passeport vers le Japon des samouraï, qui n&#8217;est pas forcément celui qu&#8217;on croit connaître. L&#8217;appendice de commentaires apporte d&#8217;ailleurs une foule de précisions aussi utiles qu&#8217;intéressantes, confirmant par là le remarquable travail d&#8217;édition auquel nous a habitué Delcourt &#8211; Akata.</p>
<p style="text-align: justify;">

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